B.Carayon : un danger pour la démocratie

«  Le ministre Mercier et le député UMP Carayon veulent museler un magistrat »

Tel est le titre d’un article paru ce jour sur le site d’information Médiapart, je vous laisse en prendre connaissance…

« Bien qu’étant garantie par la Constitution, la liberté de parole à l’audience dont jouissent les magistrats du parquet est une fois de plus remise en question de manière insidieuse par le ministère de la justice. Selon des informations obtenues par Mediapart, le vice-procureur Philippe Mao, du tribunal de Castres (Tarn), a été convoqué jeudi 26 janvier à l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) pour se voir reprocher une phrase prononcée lors d’un réquisitoire.

7 décembre 2011. Jean-Yves Podeur, 48 ans, ancien sergent-chef au 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres, par ailleurs adhérent du Front national, comparaît devant le tribunal correctionnel. Jugé pour « violation de sépulture », il doit répondre de la profanation de trois tombes du carré musulman du cimetière local, sur lesquelles il a déposé des couennes de porc. L’ancien para a été confondu par son ADN.

A la barre, le prévenu bafouille qu’il s’était donné pour mission de « défendre la chrétienté contre les musulmans qui l’envahissent », et avait voulu faire une « provocation », mais sans préméditer son geste. Penaud, il présente ses excuses aux familles et aux associations des parties civiles.

Alors que l’ancien para risque un an de prison ferme, le vice-procureur Philippe Mao ne requiert contre lui que quatre mois avec sursis (l’homme sera finalement condamné à trois mois avec sursis et 1.000 euros de dommages et intérêts). Le magistrat déclare notamment ceci (selon le compte-rendu de La Dépêche du Midi) : « Ce que nous avons à juger, c’est le résultat d’un vent mauvais qui souffle sur notre pays depuis de nombreuses années et dont je crois pouvoir dire que les plus hautes autorités de l’État n’y sont pas étrangères et alimentent ce climat même si ce ne sont pas les seules. Il y a les incendiaires qui poussent avec leurs mots et ceux qui les appliquent. »

Le procès s’achève sans incident, et la hiérarchie judiciaire ne bronche pas quand paraissent les articles de presse, le 8 décembre.

Mais 48 heures plus tard, le député (UMP) Bernard Carayon pique une colère à l’antenne d’une radio locale et dans La Dépêche : « Ces propos, qui établissent un lien entre cet acte inqualifiable et la politique engagée par le chef de l’Etat, sont indignes d’un magistrat, profondément antirépublicains, et appellent une réponse judiciaire ou administrative appropriée », rugit l’élu, qui est l’un des animateurs de la Droite populaire (et un ancien membre du GUD).

Maire de Lavaur (Tarn), Bernard Carayon s’en est déjà pris à plusieurs reprises aux magistrats, critiquant des remises en liberté à l’issue de gardes à vue, ou le manque de comparutions immédiates. Selon des sources judiciaires, l’élu est tenu au courant des procédures en cours, par des gendarmes notamment.

Chez les bœuf-carottes à la demande du député ?

Curieusement, la machine administrative de la justice s’est mise en marche après la sortie musclée du député Carayon, et bien que l’affaire soit minime. Selon des sources judiciaires, l’Inspection générale des services judiciaires a déjà entendu ces jours-ci le procureur général et le premier président de la cour d’appel sur cette affaire. Elle convoquera également les trois magistrats qui siégeaient au tribunal correctionnel le 7 décembre, ainsi que la greffière, le procureur de la République, et même son prédécesseur…

Inédite autant que symptomatique, l’affaire est suivie de très près par les organisations professionnelles, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), qui dénoncent une volonté répétée de museler juges et parquetiers.

A l’USM, qui a défendu récemment devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) un vice-procureur de Bobigny qui avait comparé des policiers frappeurs et menteurs à la Gestapo, on rappelle l’évidence : « Les magistrats du parquet ont la liberté de parole à l’audience, sauf à commettre une infraction ou un manquement grave à leurs obligations, ce qui ne semble pas être le cas dans cette affaire. »

La pilule de Castres risque d’avoir d’autant plus de mal à passer dans le monde judiciaire que Michel Mercier a annoncé son intention de renvoyer la juge Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM, alors qu’il n’envisage aucune sanction contre le procureur de Nanterre Philippe Courroye, pourtant mis en examen dans l’affaire d’espionnage des journalistes du Monde.

 

Au Syndicat de la magistrature, on est très remonté. « Qu’un député veuille faire taire un magistrat est déjà pathétique, mais que le ministre actionne l’inspection des services judiciaires, c’est grave », lâche Matthieu Bonduelle, le président du SM.

« Que ces gens-là se sentent agressés parce que l’on rappelle un climat bien réel, qui a notamment abouti au procès de Brice Hortefeux pour injure raciale ou au retrait de la circulaire sur les Roms, et qu’ils utilisent pour se défendre les moyens de l’Etat, c’est hallucinant. Michel Mercier n’est pas le garde de l’UMP mais le garde des Sceaux », assène le président du SM, selon qui « l’Etat n’est plus du tout impartial ».

Le député Carayon a un nouveau motif de se plaindre de la justice. Le 4 janvier, un homme contre lequel il avait déposé plainte pour « diffamation envers une personne représentant l’autorité publique » a été relaxé par le tribunal correctionnel de Castres. Les juges ont constaté que les propos incriminés, notés par un policier municipal zélé, avaient été tenus dans un cadre privé, en l’absence de Bernard Carayon, et ne visaient pas ses fonctions. Moyennant quoi, l’affaire relevait au mieux d’une simple amende devant le tribunal de police. »

 

2012 avec le FRONT de GAUCHE !

 

Battons la droite et l’extrême droite dans les urnes et dans les luttes !

Changeons la vie vraiment à gauche !

VŒUX TRES POLITIQUES des candidats et de leurs suppléants

du Front de gauche

dans la 1ère et 3ème circonscriptions

 

JEUDI 26 JANVIER – 18h – Parc Expos (salle du restaurant n°2) – Castres

 

avec Alain CARAYON, responsable syndical

 

pour la 1ère circonscription :

Géraldine ROUQUETTE, conseillère municipale de Castres

Et le Dr. Serge JIMENEZ, syndicaliste, ancien élu, Villefranche d’Albi (suppléant)

 

pour la 3ème circonscription :

Philippe GUERINEAU, conseiller municipal de Castres

Et Yvette GRENET, conseillère municipale déléguée à la culture à Saint Amans Soult, en charge du Tortill’art, conseillère Pays d’Autan (suppléante)

 

La rencontre se terminera par un apéro-concert : « El communero »

Avec le Front de gauche :

-         reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers

-         partager les richesses et abolir l’insécurité sociale

-         la planification écologique. Produire autrement.

-         convoquer l’assemblée constituante de la VI° République

-         sortir du Traité de Lisbonne, construire une autre Europe

-         la France pour changer le cours de la mondialisation

-         l’émancipation humaine en tête

Le programme du Front de gauche et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon « l’humain d’abord » sera en vente, 2€.

« Les marchés gouvernent, je n’ai pas voté pour eux »

« Les marchés n’ont pas de frontière, notre colère non plus »

« Ceci n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! »

«  Regarde bien ta Rolex, c’est l’heure de la révolte »

« Elle est pas bientôt finie, cette nuit du Fouquet’s ? »

 

Alors, à jeudi « La droite mérite une bonne gauche »

 

Mélenchon à Besançon

Il y a quarante ans, les LIP : l’imagination au pouvoir

 

Qui ne se souvient pas de la très juste et belle phrase de l’historien Fernand Braudel : «  Un présent sans passé n’a pas d’avenir » ? Phrase relue cette semaine dans Midi Olympique.   Eh oui, le monde du rugby a de la culture !

Ce soir, j’ai assisté en direct ( c’est beau le progrès) au meeting tenu par Jean Luc Mélenchon à Besançon. Un discours tonique, galvanisant la salle , très argumenté, quelle ambiance ! Allez donc faire un tour sur le site Place au peuple 2012 ! Plus de 4500 personnes.

C’est l’occasion de revenir sur une des luttes les plus emblématiques des années 70, pas pour ressasser le passé mais pour transmettre une mémoire ouvrière et éclairer l’avenir.

Toute la gauche s’était alors retrouvée au cours d’une très grande manifestation de plus de 100 000 personnes à Besançon. J’en étais, histoire commune de toute une génération. Cette même histoire qui recommence aujourd’hui.

A l’heure où les modèles de Scop se popularisent, l’expérience autogestionnaire des « Lip » reste une source d’inspiration.

 

Ci dessous, texte de Maxime Prieto, paru sur le site du Parti de gauche :  

« C’est possible : on vend, on fabrique, on se paie ! » C’est le slogan que l’on pouvait lire à l’entrée de l’entreprise de montres « Lip ». A l’été 1973, les salariés en grève contre un plan de licenciement massif ont franchi le pas : ils ont remis en route la chaîne de montage, sans l’accord de leur patron. Comment en sont-ils arrivés là ? D’abord, il y eut le mépris des dirigeants de l’entreprise : « 480 à larguer ». Formulation brutale pour annoncer les licenciements, que les salariés découvrent dans une sacoche en les séquestrant. Et puis il y eut la violence des policiers, venus les déloger, n’hésitant pas à défoncer sans ménagement les portes. Dans le documentaire de Christian Rouaud, Les LIP l’imagination au pouvoir (sorti en 2007), Charles Piaget, un des leaders syndicalistes résume la pensée des ouvriers : « Ça nous a choqués, nous qui avions été si attentifs au cours des grèves précédentes à ne pas rayer un mur. » Piqués au vif, les « Lip » se rendent compte qu’ils sont les seuls à respecter l’entreprise et la condition des travailleurs. L’usine tournera donc sans dirigeants. C’est l’autogestion qui se réalise.

Une vente sauvage de montres est organisée, le succès est immédiat. En six semaines, le chiffre d’affaires représente 50% du total d’une année ordinaire. « Le plus grand moment d’exaltation », témoigne toujours dans le documentaire de Christian Rouaud, une ouvrière de Lip, « ça a été notre paie sauvage. On a touché du doigt le fait que c’était possible. »

Dans la France post-soixante-huitarde, les « Lip » deviennent le symbole d’une classe ouvrière qui n’a plus peur de rien, qui n’attend plus les consignes pour agir. De tout le pays et même d’Europe, les visiteurs se précipitent à Besançon, l’usine devient un lieu de pèlerinage. Dans une région marquée par l’influence chrétienne, l’évêque apporte son soutien au mouvement. Lorsque les gendarmes mobiles sont de nouveau envoyés évacuer l’usine, de nombreuses entreprises locales se mettent en grève par solidarité. Sous une pluie battante, 100 000 personnes manifestent dans les rues de Besançon, du jamais vu.

L’opposition de l’Etat et du grand patronat est féroce. Après l’échec des négociations à l’automne, le Premier Ministre Pierre Messmer l’annonce : « Lip c’est fini ! ». L’arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d’Estaing en mai 1974 marque l’émergence d’un capitalisme financier au détriment du capitalisme industriel. Le nouveau président de la République aurait alors déclaré au sujet des ouvriers de Lip : « qu’ils soient chômeurs et qu’ils le restent. Ils vont véroler tout le corps social. » La fin de Lip ressemble à un règlement de compte impitoyable. L’entreprise automobile Renault, alors nationalisée, retire brusquement ses commandes et les banquiers refusent de prêter l’argent nécessaire à la survie de Lip.

Il est toujours périlleux de réécrire l’Histoire. Mais si les conditions politiques avaient été différentes en 1974 ? Si la gauche et le programme commun avaient remporté l’élection présidentielle, l’issue du combat des « Lip » aurait-il été différent ? Quoiqu’il en soit, les ouvriers et les ouvrières de Lip nous laissent en héritage une démonstration. Si les patrons ne peuvent pas se passer des ouvriers pour faire tourner une usine, les ouvriers, eux, peuvent très bien se passer de patrons ! Aujourd’hui, l’économie sociale et solidaire proposée par le Front de Gauche réactualise cette perspective : ni propriété privée, ni propriété étatique, une entreprise peut être gérée directement par ses salariés. A chacun d’y méditer.

Les LIP, l’imagination au pouvoir ( bande-annonce)

 

RAPPEL :  VŒUX TRES POLITIQUES  -  FRONT DE GAUCHE -

Géraldine ROUQUETTE 1° circonscription - Philippe GUERINEAU 3° circonscription

Jeudi 26 janvier à partir de 18h – Parc Expo (salle du restaurant n°2) Castres

Apéro- concert

 

Le F.N. chez lui, place Jean Jaurès …

…enfin, presque, il y avait en nombre le Front de gauche

Samedi matin, les amis du Front de gauche s’étaient donnés rendez vous afin de distribuer un tract appelant pour le jeudi 26 janvier aux vœux très très politiques de la  candidate pour la 1ère circonscription, à savoir la conseillère municipale de Castres, Géraldine Rouquette et de moi-même pour la 3ème circonscription.

A mon arrivée, des militants et responsables départementaux du Front national étaient bien en place. Il y avait longtemps que je ne les avais pas croisés. Durant presque 2 heures, nous ne serons éloignés que de quelques mètres. Poste d’observation instructif et surtout bien révélateur de ce qu’est devenu aujourd’hui le F.N. Que cela puisse servir d’avertissement pour celles et ceux qui seraient encore dans le déni de réalité.

Bien sûr, le F.N. a toujours réalisé des scores électoraux importants à Castres, aux alentours de 20 %, c’est à dire que sur ce marché, une personne sur cinq a déjà voté ou s’apprête à voter pour le F.N. Bien sûr, nous nous souvenons du pourcentage obtenu par des candidats totalement inconnus en mars 2011 lors des élections cantonales (pour le sud du Tarn : Mazamet Sud Ouest : 26,10 % ; Mazamet Nord Est : 23,60 % ; Labruguière : 23,31 % …)

Bien sûr, nous savons que les réseaux du F.N. dans divers milieux sont actifs, bien sûr, bien sûr…

Au cours des dernières années, des distributions de tracts F.N. ont déjà eu lieu, place Jean Jaurès mais force est de constater que l’accueil en général était assez hostile et que très très peu de personnes s’arrêtaient pour discuter. En ce samedi triste et pluvieux, il en a été tout autrement. Quelques gestes de rejet, quelques réflexions mais dans l’ensemble, bon accueil. Le tract était pris, «  c’est pour Marine », des mots d’encouragement étaient criés, l’on me serrait la main avant d’aller échanger quelques mots avec le responsable F.N., je reconnaissais certaines personnes, des retraités, des habitants de certains de nos quartiers, etc…

Je peux vous avouer que j’en suis encore assez abasourdi. Jusqu’à ce jour, à Castres le F.N. était fort mais nul ne connaissait réellement son influence, ses adhérents. Aujourd’hui donc, on se salue au grand jour, on se congratule, on plaisante … Inquiétant ! A l’évidence, l’opération « dédiabolisation » ou si vous préférez « enfumage » porte ses fruits.

Il est vrai que les grands médias, dans cette affaire ont facilité la tâche. Heureusement la présence du Front de gauche rassurait les démocrates et progressistes de passage. Alors, au travail !

Il faudra donc tout reprendre et démonter pièce par pièce un an de mystification. Ce blog y reviendra plus précisément.

La candidate  « fréquentable » n’est en aucun cas différente du parti d’extrême droite de J.M. Le Pen (ce n’est que l’avatar). Il n’y a pas de « nouveau F.N. » (toujours la même extrême droite, xénophobe et sa dénonciation obsessionnelle des immigrés). Mme Le Pen veut faire croire qu’elle s’est débarrassée de l’aile la plus radicale de son parti, c’est de l’esbroufe (à lire, « Le système Le Pen – Enquête sur les réseaux du Front national » ouvrage rédigé par des journalistes du Monde).

Il y aurait, répète-t-on en boucle, « un virage social », entourloupe ! En réalité les thèses du F.N. sont proches de celles du Medef. Le F.N. entend se conformer aux exigences des marchés financiers (agences de notation), refuse toute répartition de richesses entre le capital et le travail, refuse toute augmentation du SMIC et toute limitation des hauts revenus. Sa proposition d’une augmentation de 200 € des bas salaires est une arnaque de même type que la TVA sociale.

Pas un mot sur les entreprises qui sont pourtant responsables à 80 % de la fraude sociale, etc…Que dire d’une rhétorique laïque qui ne s’attaque en priorité qu’à… l’islam ? Prétendre que la classe ouvrière est acquise au F.N. n’est qu’une grossière manipulation…

Alors, que faire ? Combattre l’idéologie F.N., cela va de soi mais reste insuffisant. Il faut être capable, sur le terrain, au porte à porte, de nous adresser à toutes celles et ceux, premières victimes de l’aggravation de la crise qui s’égarent dans une voie sans issue où n’existerait plus que la haine de l’autre tant la souffrance est grande.

Sachons écouter ce que certains électeurs potentiels de Mme Le Pen ont à dire, après les échecs des gouvernements de droite ou de gauche des dernières décennies. Ils ne doivent pas se tromper de colère, l’adversaire n’est pas « l’immigré » mais bien le financier. J’en suis persuadé, il n’y aura pas d’alternance s’il n’y a pas alternative (qui sait qu’à Metz, dernièrement là où Mme Le Pen réunissait moins de 800 personnes, Jean Luc Mélenchon réunissait dans la même ville plus de 2500 personnes ?) La tâche sera difficile et alors ?

Ce n’est pas un drame d’avoir des convictions et de les défendre, c’est le moment «  ici et maintenant » de rejoindre la dynamique et le rassemblement du Front de gauche.

« Le système Le Pen – Enquête sur les réseaux du Front national » Caroline Monot, Abel Mestres. Ed. Denoël, 14,50€.

« Les 5 mensonges du Front National. Réplique à Marine le Pen » Laurent Mafféis, Ed. Bruno Leprince, 5€.

RAPPEL :  VŒUX TRES POLITIQUES  -  FRONT DE GAUCHE -

Géraldine ROUQUETTE 1° circonscription - Philippe GUERINEAU 3° circonscription

Jeudi 26 janvier à partir de 18h – Parc Expo (salle du restaurant n°2) Castres

 

« L’humain d’abord », c’est aussi au cinéma

«  Un film populaire est un film qui révèle aux gens la grandeur qu’ils ont en eux »      Robert Guédiguian

Que serait une vie politique détachée de toute curiosité ou activité culturelle ? Hommes ou femmes politiques désincarnés, asséchés sur pied, fermés à toute forme de sensibilité, nous en rencontrons malheureusement tous les jours. Triste constat ! Un livre, un poème, une chanson, un tableau, un film peuvent ou doivent soudainement vous bouleverser et par là même (re)donner du sens à votre engagement ou alors c’est à désespérer…

Robert Guédiguian, dans son dernier film, «  Les neiges du Kilimandjaro » se refuse à toute désespérance. C’est en cela que ce film (comme beaucoup d’autres en ce moment) est nécessaire… à notre équilibre.

Quand tout semble disparaître, travail, usine, solidarité, conscience de classe … le cinéaste nous appelle à refuser de sombrer dans l’individualisme, la résignation ou la haine. Pour lui, l’espoir, la fraternité, l’utopie sont toujours d’actualité.

Le film est librement inspiré d’un poème connu de Victor Hugo «  Les Pauvres Gens » (Prenez le temps de le lire).

Autour de sa troupe de comédiens fétiches, Jean Pierre Daroussin Ariane Ascaride et Gérard Meylan, il tisse une histoire où la solidarité ouvrière vacille sous le poids de la colère. Michel, délégué syndical CGT, perd son emploi avec 19 autres de ses camarades, après avoir soutenu, en accord avec la direction, le principe d’un tirage au sort. Mais à peine a t-il retrouvé un fragile équilibre qu’un drame vient bouleverser son existence…Son univers bascule.

On se souvient de Marius et Jeannette (1997), du Promeneur du Champ de Mars (2005), de l’Armée du crime ( en 2009).

Avec ce film, c’est un retour dans le quartier de l’Estaque à Marseille, un retour aux vertus du combat collectif : l’attention aux autres, générosité, fidélité, engagement social, même si perce une certaine désillusion.

Dans le cadre du festival Télérama – Association Française des Cinémas d’Art et d’Essai, du 18 au 24 janvier 2012, le film est programmé ( avec d’autres dont Une séparation, Le gamin au vélo, L’Exercice de l’Etat, etc…) dans notre cher cinéma Le Lido à Castres.

Retenez les dates et les heures, samedi 21 à 20h , dimanche 22 à 18h30, lundi 23 à 14h, mardi 24 à 14h.

Lors d’une longue interview (Télérama 12-18 novembre), le cinéaste répond à cette question du journaliste : «  Dans les neiges du Kilimandjaro, Michel demande à Marie Claire ce que le couple qu’il formait à 20 ans penserait de ce qu’ils sont devenus. Qu’aurait pensé le jeune Robert du Guédiguian d’aujourd’hui ? »

Réponse : «  Il serait très content…En tout cas, je me suis efforcé d’être fidèle à ce jeune homme. Avec le temps, c’est même devenu un impératif moral, et cette question, je me la pose tous les jours ».

« L’humain d’abord », c’est sans doute et avant tout pour cela que Robert Guédiguian soutient la candidature de Jean Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et s’engage avec détermination pour le Front de gauche. 

Bande annonce :

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/les-neiges-du-kilimandjaro,195286

Extrait 1 :

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/les-neiges-du-kilimandjaro,195286-video-20523

Extrait 2 :

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/les-neiges-du-kilimandjaro,195286-video-20524

Extrait 3 :

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/les-neiges-du-kilimandjaro,195286-video-20525

 

A retenir : JEUDI 26 JANVIER  -  à partir de 18 H – PARC DES EXPOS- Salle du restaurant n°2 – VOEUX D’ESPOIR  – FRONT DE GAUCHE -  ELECTIONS LEGISLATIVES – 1ère et 3ème circonscriptions – Géraldine ROUQUETTE – Philippe GUERINEAU – A suivre…