Archives de mars 2009

Le Budget 2009(2)

  Analyse de l’évolution du personnel municipal entre l’année 2002 et l’année 2009

 

Etudier la gestion du personnel municipal et son évolution au cours des 7 dernières années permet de porter un jugement sur la politique «  ultra-libérale » du maire UMP de Castres.

 

Affaiblissement du service public et grande précarité

 

Au 01/01/2002, le nombre d’emplois titulaires ( effectifs budgétaires) s’élevait à 878 .

Au 01/01/2009, le nombre d’emplois titulaires ( effectifs budgétaires) s’élevait à 754 

Soit une baisse de 124 ( ce chiffre cache par ailleurs une baisse significative dans certains secteurs et une hausse dans d’autres, notamment la police municipale).

 

Le secteur technique est particulièrement touché : 494 –376 = 118

Il s’agit là notamment de «  transfert de personnels » vers la Communauté d’agglomération : ordures ménagères, transport ( Libellus)…

Ce qui soulage d’une manière significative la masse salariale pour la ville de Castres.

 

Il faut ajouter la privatisation ( externalisation) de certains services ( nettoyage de divers locaux scolaires, sportifs, culturels…, espaces verts…).

A l’image de N.Sarkozy, le maire de Castres ne remplace pas tous les départs en retraite.

 

On peut constater que le secteur social est passé de 93 personnes à 76, au cours des 7 dernières années ; le secteur médico-social de 39 à 36 ; le secteur culturel n’a pas évolué ( 30) ; la police municipale est passée de 13 à 28 sans compter l’UPU .

A noter et cela est dénoncé par les syndicats de policiers, une baisse significative des effectifs de la Police nationale, donc un désengagement de l’Etat que nous payons par nos impôts.

 

Si le nombre d’agents titulaires a fortement diminué, celui des agents non titulaires a fortement augmenté : de 105 à 170 parmi lesquels les agents remplaçants et besoins occasionnels de 22 à 94.

Mais il faut constater que les assistantes maternelles(gardiennes à domicile) sont passées de 51 à 32 alors que les besoins sur notre ville augmentent .

 

On assiste donc à une multiplication de contrats de courte durée sans ou avec très peu d’espoir de titularisation.

 

Au moment où sur le plan national, certains redécouvrent les vertus de  «  l’Etat Providence »  en période de crise, P.Bugis et sa majorité seraient bien inspirés d’avoir une politique de gestion du personnel qui réponde aux attentes de la population et évite l’affaiblissement durable de notre «  service public local ».

Faut il rappeler que derrière ces chiffres, par ailleurs peu évoqués, se cachent des petits salaires et des conditions de travail souvent difficiles et aujourd’hui, il faut ajouter la trop grande précarité.

 

 

Le Budget 2009 (1)

 

 Le Budget 2009 de Castres

POUR

LES NULS 

 

 

Introduction

 

Dans 24 heures sera voté le Budget 2009, il s’élèvera à 89 571 098, 08 €.

Total de la section de fonctionnement : 59 662 076, 55 €

Total de la section d’investissement : 29 909 021, 53 €

 

Sommes financières à l’évidence très importantes mais qui seront débattues puis votées à l’écart de la population, entre conseillers municipaux qui bénéficieront au mieux le lendemain de quelques lignes dans la presse.

Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, un effort est fait pour présenter le Budget dans différents quartiers et ainsi faire vivre le début d’une démocratie locale.

Chacune et chacun devant savoir ce que cache la multitude de chiffres, définir collectivement les priorités pour sa ville et préparer ainsi l’avenir .

 

EN UN MOT, ETRE UN CITOYEN CONSCIENT ET RESPONSABLE.

 

A Castres, ce n’est pas le cas, loin de là !

Il est difficile voire impossible pour les conseillers municipaux d’opposition de faire tout simplement leur travail.

Il faut du temps, beaucoup de temps, des moyens, disposer d’une expertise financière pour étudier sérieusement chaque chapitre du Budget, d’autant plus qu’il arrive au maire de se vanter que l’opposition n’ait pas décelé ce qui se cachait derrière telle somme d’argent.

Les conseillers municipaux ne reçoivent les documents budgétaires qu’au mieux 6 jours avant le CM ( 300 pages). Ils doivent se rendre au Secrétariat Général pour étudier les dossiers des délibérations aux heures ouvrables . Mieux vaut donc être retraité…

 

Un exemple : le total de la section d’investissement que vous avez lu ci-dessus ne signifie rien.

  1. Les crédits de report de l’exercice 2008 s’élèvent à 6 millions d’€.

  2. Les crédits nouveaux 2009 ne s’élèvent qu’à 7,62 millions d’€ ce qui demeure très faible.

 

A suivre : chapitre 1 : Etat du personnel ( entre le 01/01/2002 et le 01/01/2009)

 

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Deux mois avant le vote du Budget, la loi impose depuis 1992 un « débat d’orientations budgétaires ». Il s’est tenu à Castres le 3 février.

 

Je suis intervenu au nom du groupe « La Gauche Rassemblée pour un réel changement » . Voici quelques extraits de mon intervention :

« La crise financière, avec aujourd’hui ses conséquences économiques et sociales est une crise sans précédent par son ampleur, sa violence et sa gravité. La récession s’annonce majeure, 2009 sera une année noire et personne ne parie sur ce qui peut se passer dans la première moitié de 2010.

Dans ce cadre là, notre ville et notre Communauté d’agglomération ont besoin, non d’un maire replié sur lui-même qui divise et exclut- comme j’ai pu le noter hier soir à la CA-, mais d’un maire qui rassemble et mobilise.

Pour cela, à situation de crise , BUDGET DE CRISE ; à situation de crise, BUDGET DE SOLIDARITE .

Malheureusement, ces orientations budgétaires ne prennent pas la mesure de la crise. Celle-ci a dû s’arrêter aux frontières de notre Bassin d’emploi. Nous le constatons tous les jours :

l’écart entre la vie de nos concitoyens et ce que fait cette municipalité ne cesse de s’agrandir(…) Pourtant, vous le savez j’espère, la souffrance sociale est grande dans notre

ville et elle ne cesse de s’accentuer.

Avant la crise, le nombre de travailleurs pauvres, de chômeurs, de précaires , etc…était déjà important. Depuis, on peut se douter de la progression de ces chiffres qui étaient déjà très alarmants(…) C’est bien à partir d’une analyse sociale sérieuse que devrait se construire un Budget(…)

L’heure est à une solidarité active. Lorsque tous les indicateurs de notre ville sont au rouge, il faut aider les associations qui interviennent dans le domaine caritatif, faire en sorte que le Budget du CCAS ( Centre Communal d’Action Sociale) soit à la hauteur de l’enjeu, etc…

Au nom du groupe, je vais à présent vous faire part de 10 propositions qui devraient apparaître dans le Budget 2009. J’espère que certaines d’entre elles pourront être retenues (…) : l’augmentation de l’allocation municipale pour les élèves des écoles maternelles et primaires ( inchangée depuis 2004), une extension de l’accompagnement péri-scolaire, un plan de rénovation et d’isolation thermique des bâtiments scolaires et municipaux pour encourager l’artisanat local, les PME…, un plan pluri-annuel d’envergure pour la réhabilitation de logements anciens, un soutien à la construction pour une accession sociale à la propriété, l’ extension du CHRS ( Centre d’Hébergement et de Réadaptation Sociale), etc…

 

Voilà quelques unes des propositions que nous faisons, il peut y en avoir d’autres, pour que ce Budget soit perçu comme un budget répondant réellement à la situation de crise.

Notre collectivité locale doit avoir un rôle d’amortisseur de la crise et un rôle d’accompagnement et d’initiatives(…) ».

 

Vous allez être surpris, aucune de ces propositions pourtant de la compétence du Conseil municipal ne fut simplement discutée. Circulez, y a rien à voir !

 

 

Welcome – Forum Développement Durable

 

Précipitez vous pour voir

«  WELCOME »

 

 

Au cinéma LIDO Castres jusqu’au 7 avril

 

L’histoire poignante d’un maître nageur qui se retrouve avec les pires ennuis judiciaires pour avoir seulement offert son toit à un gamin sans abri. Une poignée de braves gens qui essaient comme ils peuvent de soulager une détresse humaine qui les révolte. Un film magnifique de Philippe Lioret qui évoque des migrants bloqués sur les rives françaises de la Manche. Un homme indifférent qui ne peut plus être insensible. Oui, aujourd’hui, dans notre pays, des hommes souvent jeunes, vivent dans ce que l’on appelle « la jungle » c’est à dire des campements pouilleux, faits de toiles de plastique et de vieux matelas, dressés dans un petit bois de l’autre côté d’une usine chimique. Le jeune homme Bilal vient de voyager 3 mois dans des conditions épouvantables et se trouve devoir traverser la Manche à la nage pour rejoindre en Angleterre celle qu’il aime.

Dans notre monde, tendre la main à plus démuni que soi peut conduire au poste, au tribunal. Face à cela et tant d’autres injustices encore, faire semblant de ne rien voir ou ouvrir son cœur.

Un film qu’il est impossible d’oublier !

 

 

 

 

FORUM

DEVELOPPEMENT DURABLE POUR TOUS

3 et 4 avril 2009 Lycée de la Borde Basse à Castres

 

Samedi 4 avril : journée grand public de 10h à 12h et de 13h30 à 17h

 

Ateliers thématiques : le compostage et le paillage, le tri et la récupération des déchets, les énergies renouvelables, l’eau potable et sa gestion, l’alimentation, l’économie solidaire, la démarche éco-établissement, des éco-délégués pourquoi faire ?

 

Associations : AMAP tarnaise, Artisans du Monde, comité de coopération Rwanda, CPIE des pays tarnais, IDRR, la boîte à outils, la Pouzaque, Point Info Energie du Tarn, Troc SEL, Trifyl

 

 

 

Jaurès assassiné une 2ème fois

 

Quand le FN assassine une seconde fois Jean Jaurès, dirigeant socialiste et fondateur de l’Humanité.

«  Ce sont bien les allégations mensongères et les attaques directes de l’extrême droite et de la droite extrême d’alors qui ont tué Jaurès. »

 

 

Par Alain Boscus, Rémy Cazals, Jean Faury, Rémy Pech,

Rolande Trempé, (Historiens), Bruno Antonini (Philosophe),

Jacques Poumarède (Historien du Droit) (1)

 

Pour lancer sa campagne des élections européennes de juin prochain dans la région Sud-ouest, le Front national vient d’éditer un tract et une affiche (déjà apposée sur les murs de plusieurs villes) scandaleusement mensongers. Après avoir repris, hors contexte, une phrase de Jaurès (« A celui qui n’a plus rien, la patrie est son seul bien »), ces deux documents affirment en effet, en reproduisant un portrait connu du personnage, que le député socialiste du Tarn aurait voté Front national.

 

C’est particulièrement malhonnête et c’est bien mal connaître Jaurès que de le faire parler ainsi un siècle après sa mort… Et cela ne repose bien sûr sur aucun fondement historique.

 

Les nationalistes et la droite d’alors l’ont en effet sans cesse insulté, méprisé, menacé, agressé, et ce qu’il a fait et qu’il représente est encore aujourd’hui profondément honni de l’extrême droite et d’une bonne partie de la droite.

 

Nous assistons donc à une campagne d’opinion indécente qui a pour but de perturber les programmes en cours relatifs au 150e anniversaire de la naissance de Jean Jaurès. Et ce n’est pas un hasard si c’est dans la région toulousaine qu’a été conçu ce « coup médiatique », puisque c’est là que rayonne le plus la mémoire du leader socialiste et que les projets culturels les plus ambitieux ont été décidés.

 

Tout au long de sa vie politique, notamment lors de l’affaire Dreyfus et au moment du débat contre la loi de trois ans de service militaire, les nationalistes l’ont traité d’ennemi de la France, de sans-patrie, de lâche et de traître. A l’approche de la crise de l’été 1914, leur presse et une partie des titres conservateurs ainsi que les Maurras, les Daudet, les De Waleffe, les Franc-Nohain ont même armé, par leurs propos haineux et serviles, le bras de son assassin. Oui ! ce sont bien les allégations mensongères et les attaques directes de l’extrême droite et de la droite extrême d’alors qui ont tué Jaurès.

Et ceux-là mêmes qui se situent aujourd’hui dans la lignée directe de ces mouvements d’idées et d’action et de ces pousse-au-crime, se réclameraient à présent de lui ? C’est un comble !…

 

Nous ne pouvons accepter qu’ils salissent ainsi la mémoire de Jaurès. Sans dénier à quiconque le droit de le citer, dans la mesure où les principes d’honnêteté intellectuelle et de probité de langage et de méthode sont observés, et sans nous ériger en gardiens d’une mémoire unique et d’un temple jaurésien intouchable qui n’existent pas, nous voulons seulement remettre l’histoire à sa place et rappeler quelques points fondamentaux de la vie du Grand homme qui savait, lui, respecter ses adversaires…

 

Jaurès était profondément attaché à son pays, à la nation française, tout en étant internationaliste. Il aimait la France, mais pas celle de la droite et de l’extrême droite monarchiste, cléricale et nationaliste. Nul besoin de jouer sur la complexité historique du mot Patrie pour affirmer cela. Il aimait en effet la France républicaine, celle des Lumières et de la révolution de 1789, celle des Quarante-huitards, de la Commune, de Hugo et de Zola ; celle qui lui paraissait de plus en plus en capacité, grâce à la progression du socialisme et du syndicalisme, d’imposer la République sociale qu’il appelait de ses vœux. Il s’est maintes fois prononcé en faveur d’une « armée nouvelle », liée à la nation, défensive et débarrassée du code militaire barbare alors en vigueur.

 

Il s’est battu pour les droits de l’homme, mais de tous les hommes, pas seulement des Français. Il a par exemple défendu les militants syndicaux poursuivis et son plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort demeure un des moments forts de son engagement. Il s’est aussi prononcé à différentes reprises pour le droit de vote des femmes, mesure à laquelle s’opposaient avec acharnement tous les conservateurs (et en ce domaine, nous le savons, il y en avait aussi à gauche …) appuyés sur le Sénat.

 

Il a lutté, en outre, contre la politique coloniale de la France, pour l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté, contre l’antisémitisme et le racisme. Dans un de ses derniers articles (L’Humanité, 24 juin 1914), il demandait par exemple de « protéger les ouvriers étrangers contre l’arbitraire administratif et policier pour qu’ils puissent s’organiser avec leurs camarades de France et lutter solidairement avec eux sans crainte d’expulsion ».

 

Au sein de l’Internationale socialiste, dont il fut un des deux représentants français, il a oeuvré en faveur de l’entente entre les peuples et de la paix. Il voulait aussi que soient établies des règles de droit (tel l’arbitrage obligatoire) qui dépassent le cadre politique national. Contre la guerre de revanche, il s’est sans cesse opposé au nationalisme cocardier et à ceux qu’il nommait lui-même « les maquignons de la patrie », souhaitant l’apaisement au moment des crises diplomatiques et le rapprochement, en vue d’actions communes, des socialistes et des salariés français et allemands. Il alla même jusqu’à proposer la grève générale simultanée en cas de guerre.

 

Anticlérical mais non anti-religieux, il fut aussi un ardent militant de la laïcité, de l’éducation publique et laïque et un artisan de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Ce fut là encore un épisode qui attira contre lui les foudres les plus véhémentes des droites coalisées.

 

Enfin, son engagement de tous les jours consistait à améliorer les conditions de travail et à étendre les droits économiques et sociaux (au profit de tous les travailleurs, et pas seulement des travailleurs français) : assurances sociales contre la maladie, les accidents du travail, le chômage…, retraites ouvrières et paysannes, impôts progressifs sur les revenus et sur les successions, baisse du temps de travail… Plus généralement, mais en l’affirmant sans relâche, il voulait créer les conditions pour qu’advienne, en France comme ailleurs, une société nouvelle débarrassée de toute forme d’oppression et d’exploitation ; une société basée sur la propriété collective et l’intervention directe des travailleurs et de leurs syndicats dans l’économie, sous l’égide d’un Etat démocratisé de fond en comble : le socialisme.

 

Ces quelques exemples non exhaustifs l’indiquent clairement : sa conception de l’homme, des rapports sociaux et des relations internationales, de la vie même, n’avait rien de commun avec celle prônée aujourd’hui par le FN. Ni même sa conception du passé, du présent et de l’avenir.

L’opération qui consiste à « annexer Jaurès » n’est pas nouvelle. Mais elle témoigne autant de la grandeur du personnage lui-même que de la malhonnêteté intellectuelle et politique de celles et ceux qui s’y livrent, tout en sachant que rien ne les y autorise, souvent par calcul électoral et pour brouiller les repères politiques historiquement construits. Déjà l’entourage de Pétain s’était prêté à ce jeu sous Vichy et, depuis une trentaine d’années, les milieux les plus rétrogrades du patronat lui ont emboîté le pas, en faisant circuler un texte tronqué de Jaurès, sans jamais tenir compte des observations faites par les historiens de la Société d’Etudes Jaurésiennes. Et l’on sait que le Président de la République s’est lui aussi « recommandé » du dirigeant socialiste à plusieurs reprises, durant la campagne des élections présidentielles, en utilisant tous les ressorts des plans de communication « politiciens » … L’affiche et le tract édités aujourd’hui par le FN continuent de creuser ce sillon. Sans leur donner l’importance qu’ils n’auront pas, ces documents de propagande montrent à quoi en sont réduits à présent les responsables et candidats du FN pour tenter de gagner quelques voix…

 

Non, vraiment, tout le monde ne peut pas se réclamer de Jaurès !

 

Le 150e anniversaire de sa naissance, auquel nous sommes nombreux à travailler, notamment en Midi-Pyrénées, ne fera que rappeler une nouvelle fois cette évidence.

 

 

 (1) : Bien connus à Castres pour leurs fréquentes interventions au Centre National et Musée Jean Jaurès.

 

Les bornes WiMax : danger !

 Quand les bornes WiMax sont franchies, il n’y a plus de limites.

 

 

Le 1er journal des 5 élus municipaux de la «  Gauche Rassemblée pour un réel changement » intitulé «  Castres A Gauche » vient de sortir, distribué à 600 exemplaires samedi dernier sur le marché Jean Jaurès.

 

Parmi les articles, on peut lire celui de Robert Gourjade, conseiller municipal, en collaboration avec Stéphane intitulé :

« WiMax : comment faire payer aux Castrais l’idée de modernité”

 

La ville de Castres va s’engager avec une société privée en vue de l’installation de bornes Wimax (différent du Wifi). Les buts recherchés pour la ville sont l’internet nomade (se connecter avec son portable hors de chez soi) et des relais pour la vidéosurveillance. Selon le maire « cela ne coûtera rien à la ville », qui ne concède que son mobilier urbain, mais est-ce si anodin que cela ?

 

Technologie.

La technologie Wimax n’est pas opérationnelle (son coût reste donc élevé), et demandera de nouveaux équipements aux particuliers (non disponibles actuellement). Le Wimax est en concurrence avec 2 autres standards technologiques du même type (LTE et UMB) et il n’est pas le mieux placé. Par ailleurs les 3 grands opérateurs d’internet ne sont pas intéressés par ces développements, d’autant que Neuf permet déjà le nomadisme pour ses abonnés.

 

Qui paye quoi ?

La société qui installe des bornes doit à un moment faire des bénéfices (même principe que les téléphones mobiles), ce qui implique pour les particuliers (les étudiants ?) des abonnements supplémentaires (mensuel ? 10 € ?, 20 € ?) pour venir surfer place Jean Jaurès. Il n’est pas possible d’équilibrer l’investissement par ces hypothétiques abonnements. C’est la ville qui paiera donc cet investissement privé par la souscription d’un abonnement pour 10 ans (15 ans ?), principalement pour la vidéosurveillance. Quels en seront les termes ? Les Castrais pourraient donc payer 2 fois pour une technologie incertaine.

 

Au fait, a-t-on réfléchi aux nouvelles ondes générées, et au débat sur la santé ?”

 

Cet article fait suite à une délibération votée par le Conseil municipal de Castres le 3 février 2009 .

 

Extrait de la délibération : «  L’opérateur ALTITUDEWIRELESS qui détient les licences d’exploitation de boucle locale radio WiMax(…) a développé une solution consistant à installer sur des lampadaires urbains des équipements d’enregistrement, de réception, et de transmission de données en haut débit sans fil permettant de couvrir un secteur géographique (…) l’opérateur ALTITUDEWIRELESS a sollicité la ville de Castres pour l’octroi d’une autorisation du domaine public routier pour installer et gérer ces équipements(…) »

 

André Martinez, conseiller municipal de notre groupe a déposé la «  question orale » ci-après pour le Conseil municipal prévu le 31 mars :

 

«  DES QUESTIONS SUR LES BORNES WIFI WIMAX :

 

1/ Pourquoi le signal diffusé est le wifi 802.11g alors qu’on parle de boucle locale radio WiMAX ?

Est-il prévu de diffuser en signal wimax 802.16(d,e ou m)?

Aujourd’hui le standard WiMAX est très peu développé et il n’existe presque aucun appareil électronique pour utiliser ce signal.

De plus, le standard WiMAX est en train de perdre la bataille contre le standard concurrent, LTE.

Les principales entreprises qui fournissent des équipements de télecom (Ericsson, Nokia, ZTE, Huawei) aus fournisseurs d’accès (Orange, Vodaphone) ont pris position pour LTE.

Les bornes seront déjà obsolètes dans une paire d’années.

 

2/ On nous dit que 99 bornes seront mises en place.

Pour quelle puissance d’émission?

Où seront-elles mises en place ?Près des écoles ?A t on pris en compte les effets sanitaires dont font état certaines recherches ?

Quelle couverture de la ville?

Quelle est l’utilité de couvrir une autre zone que celle de l’hyper centre (place Jean Jaures) ?

 

3/ Quelle garantie sur la sécurité des connexions et quel accès à internet ? gratuit et libre pour tous ?

Si on a vraiment un besoin de wifi, pourquoi ne pas avoir fait un appel d’offre et étudié d’autres propositions que celles de la société Altitudewireless?

 

4/ à la place des bornes wifi de altitudewireless, pourquoi ne pas mettre des zones hotspots Orange, SFR ou autres ? »

 

 

Où l’on peut déjà voir que la délibération votée à la sauvette le 3 février peut entraîner des conséquences graves pour l’avenir de notre ville et de ses habitants, pas simplement parce qu’elle permettra un développement sans précédent et non maîtrisé de la vidéosurveillance mais aussi d’un point de vue sanitaire et financier.

Bien évidemment, je reviendrai sur l’enjeu de ce débat.

 altitudewireless