Le Budget 2009(2)
Publié dans c) Vie municipale (86), le 31/03/2009 à 8:27, par adminAnalyse de l’évolution du personnel municipal entre l’année 2002 et l’année 2009
Etudier la gestion du personnel municipal et son évolution au cours des 7 dernières années permet de porter un jugement sur la politique « ultra-libérale » du maire UMP de Castres.
Affaiblissement du service public et grande précarité
Au 01/01/2002, le nombre d’emplois titulaires ( effectifs budgétaires) s’élevait à 878 .
Au 01/01/2009, le nombre d’emplois titulaires ( effectifs budgétaires) s’élevait à 754
Soit une baisse de 124 ( ce chiffre cache par ailleurs une baisse significative dans certains secteurs et une hausse dans d’autres, notamment la police municipale).
Le secteur technique est particulièrement touché : 494 –376 = 118
Il s’agit là notamment de « transfert de personnels » vers la Communauté d’agglomération : ordures ménagères, transport ( Libellus)…
Ce qui soulage d’une manière significative la masse salariale pour la ville de Castres.
Il faut ajouter la privatisation ( externalisation) de certains services ( nettoyage de divers locaux scolaires, sportifs, culturels…, espaces verts…).
A l’image de N.Sarkozy, le maire de Castres ne remplace pas tous les départs en retraite.
On peut constater que le secteur social est passé de 93 personnes à 76, au cours des 7 dernières années ; le secteur médico-social de 39 à 36 ; le secteur culturel n’a pas évolué ( 30) ; la police municipale est passée de 13 à 28 sans compter l’UPU .
A noter et cela est dénoncé par les syndicats de policiers, une baisse significative des effectifs de la Police nationale, donc un désengagement de l’Etat que nous payons par nos impôts.
Si le nombre d’agents titulaires a fortement diminué, celui des agents non titulaires a fortement augmenté : de 105 à 170 parmi lesquels les agents remplaçants et besoins occasionnels de 22 à 94.
Mais il faut constater que les assistantes maternelles(gardiennes à domicile) sont passées de 51 à 32 alors que les besoins sur notre ville augmentent .
On assiste donc à une multiplication de contrats de courte durée sans ou avec très peu d’espoir de titularisation.
Au moment où sur le plan national, certains redécouvrent les vertus de « l’Etat Providence » en période de crise, P.Bugis et sa majorité seraient bien inspirés d’avoir une politique de gestion du personnel qui réponde aux attentes de la population et évite l’affaiblissement durable de notre « service public local ».
Faut il rappeler que derrière ces chiffres, par ailleurs peu évoqués, se cachent des petits salaires et des conditions de travail souvent difficiles et aujourd’hui, il faut ajouter la trop grande précarité.