Archives de avril 2009

La fin des panneaux « d ‘expression libre »

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« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses,

le pouvoir arrête le pouvoir ». Montesquieu dans « L’Esprit des lois »

 

UNE NOUVELLE ATTEINTE A LA DEMOCRATIE LOCALE

 

Une fois de plus, le Maire de Castres s’acharne à écorner les principes qui fondent le cœur de notre démocratie locale dans la forme et dans le fond. C’est en effet par surprise, sans information, sans concertation, sans annonce dans une commission ou au Conseil municipal que nous avons vu soudainement disparaître les panneaux « d’expression libre » de notre ville. Il en reste à ce jour une dizaine sur 50.

 

Aujourd’hui, cela peut paraître à certains de peu d’importance et pourtant à l’image de la plupart des villes de notre pays, la municipalité de Gauche de Jean Pierre Gabarrou avait installé ces panneaux pour favoriser un «  espace démocratique » afin de permettre l’expression des associations, des syndicats, des partis politiques. Tout affichage commercial était d’ailleurs interdit. La création de la Maison des Associations et des Syndicats à la même époque répondait également à ce besoin.

 

La municipalité de Gauche d’Arnaud Mandement avait remplacé ces panneaux vieillissants par des panneaux neufs et plus grands. Après la disparition de la Fête des associations, P.Bugis décide entre autres d’affaiblir le mouvement associatif qu’il soit social, culturel, sportif  avec toujours cette même idée : ce qu’il ne peut contrôler, il faut par un biais ou par un autre le supprimer.

 

Pourtant ces panneaux étaient un élément important (bien souvent le seul espace) pour l’information indispensable des associations qui leur permettent de s’exprimer et d’informer la population sur leurs activités.

 

Pourquoi cette précipitation ? Au dernier Conseil municipal en date du 31 mars, une délibération : « Mobilier urbain – supports d’informations publicitaires et municipales »était votée par la majorité, la convention avec l’entreprise «  Decaux » arrivant à échéance le 31 décembre 2009. Il est indiqué « qu’il est nécessaire de prévoir le remplacement du mobilier urbain mis à la disposition de la ville par son titulaire, à ce titre, une harmonisation du mobilier implanté ,etc… »

 

L’entreprise Decaux était en charge de l’entretien des abribus et des «  sucettes ( affiches sous verre avec d’un côté une affiche commerciale). Pourquoi donc aujourd’hui avoir supprimé brutalement les panneaux d’expression libre ? Veut-on développer l’affichage sauvage dans notre ville ? Veut-on, et c’est sans doute cela la réalité, développer uniquement l’affichage commercial, institutionnel voire au mieux celui de quelques grandes associations ?

Certains mauvais esprits pensent qu’il faut surtout, en cette période de crise économique et sociale, limiter l’affichage syndical voire tout affichage politique pour les élections européennes à venir.

 

Rien ne peut donc justifier la disparition de ces panneaux. Cet étouffement de tout ce qui pourrait ressembler dans notre ville à des «  contre-pouvoirs » est inadmissible.

 

 Devant l’émotion et la colère suscitées par cette mesure, les 5 conseillers municipaux de la « Gauche rassemblée pour un réel changement » prendront dans les jours qui viennent tous les contacts nécessaires afin de développer les initiatives qui s’imposent.

 

Nous en discuterons au cours de la réunion publique sur  « LES LIBERTES PUBLIQUES EN DANGER » prévue :

 

à la Maison des Associations et des Syndicats

 

Le mercredi 29 avril  -  20h30

 

en présence d’Odile BARRAL, juge d’instance, membre du Syndicat de la Magistrature

et de Jean François MIGNARD, Président de la Ligue des Droits de l’Homme de Toulouse.

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Elections européennes

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 UNITE DANS LA RUE,

UNITE DANS LES URNES !

 

 

Nous sommes à 40 jours d’une échéance électorale très importante : les élections européennes. Elles auront lieu le 7 juin prochain. Tout est fait jusque là pour en cacher l’existence. On prévoit un taux d’abstention particulièrement élevé. Rien d’étonnant !

Sommes nous informés sur le rôle du Parlement européen ,sur le bilan de la construction européenne actuelle , sur les enjeux véritables du scrutin du 7 juin qui aura pourtant d’importantes conséquences sur notre vie quotidienne, l’avenir de la jeunesse, etc… ?

L’UMP, le PS qui avaient appelé à voter Oui lors du référendum sur le TCE en 2005 se réveillent à peine. Pourquoi un tel silence ? Pourquoi entretenir une telle confusion sur les conséquences du Traité de Lisbonne pour notre pays ?

 

« Ethique de conviction, éthique de responsabilité »

 

J’ai signé il y a plusieurs mois «  l’appel de Politis » pour que la « Gauche de gauche » devienne enfin une véritable force alternative, je ne voulais pas me résigner à la division des forces de la Gauche de transformation sociale et écologique. J’ai espéré l’unité de la Gauche qui avait appelé à voter Non en 2005 et qui était alors majoritaire, afin que celle-ci puisse se retrouver à l’occasion des élections européennes. Cela n’a pas été possible.

Faut-il alors déserter le combat qui s’annonce ? Une unité partielle s’est constituée : le Front de Gauche qui se présente comme un rassemblement ouvert à tous ceux qui souhaitent changer d’Europe. C’est à l’évidence une avancée. Celui-ci comprend le Parti Communiste, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire issue du NPA, et des milliers de militants associatifs, syndicalistes, etc…

Eternelle question, comment allier «  l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité » qui me guide dans ma vie politique ? Comment défendre des convictions si on se refuse à prendre ses responsabilités ? J’ai, inutile de le cacher, beaucoup hésité ces derniers jours ; ma responsabilité de tête de liste aux dernières élections municipales, la responsabilité présente et à venir de l’association «  Castres A Gauche Vraiment » (qui tiendra d’ailleurs à ce sujet une Assemblée générale prévue le 12 mai) m’engagent devant notre électorat , devant tout un collectif d’amis dont la diversité politique fait la richesse.

Je suis «  libre » de tout engagement politique et entend le demeurer. Face à de nombreuses sollicitations, je n’entends pas toutefois me dérober ( ce n’est pas mon genre).

J’ai donc accepté d’initier un comité de soutien ( et éventuellement le présider) à la candidature de Jean Luc Mélenchon, qui conduit la liste du Front de Gauche, avec Cathy Daguerre, dans la grande circonscription du Sud-ouest.

Le Front de Gauche peut et doit encore s’élargir, devenir un Front citoyen et populaire, être aux côtés de toutes celles et ceux qui se battent pour leur emploi, leur salaire, l’avenir de leurs enfants, leur protection sociale, etc…

Face à l’urgence économique, sociale, écologique, démocratique, il y a aujourd’hui l’urgence européenne . Nous avons plus que jamais besoin de clarté et non de confusion. Le double langage notamment du Parti Socialiste est intolérable. Le Traité de Lisbonne est le frère jumeau du Traité Constitutionnel Européen refusé par le peuple français, ( le Non de Gauche était majoritaire). Il a pourtant été adopté par le Parlement français ( grâce aux votes favorables de députés socialistes, radicaux et Verts) , il avait été approuvé par le Parlement européen. Tous les députés européens du PS de notre circonscription – le sud ouest l’ont voté.

Aujourd’hui, les mêmes nous promettent que l’Europe va changer ( harmonisation de la fiscalité, etc…). Le Manifesto du Parti Socialiste européen, qu’ils ont signé, réclame la ratification définitive du Traité de Lisbonne or ce dernier interdit justement cette harmonisation fiscale, sociale et des politiques économiques si indispensable aujourd’hui face à la crise.

Vendredi dernier, le PS lançait sa campagne en compagnie de dirigeants sociaux démocrates qui gouvernent leur pays en coalition avec la droite, notamment en Allemagne, aux Pays Bas… Que penser du soutien apporté par l’Espagnol Zapatero, l’Anglais Brown, le Portugais Socrates au Président de la Commission européenne, Barroso responsable en chef de toutes les dérégulations ? Assez de confusion qui déroute l’électorat de Gauche et favorise l’abstention !

Le 7 juin, il faut voter pour ses convictions.

Il y a bien 4 bonnes raisons pour se mobiliser dés maintenant et de voter pour le Front de Gauche :

  • Pour donner un carton rouge à Sarkozy qui a déclaré qu’il voulait profiter de la crise pour «  accélérer sa politique ». Ne le laissons pas faire !
  • Pour changer d’Europe, l’Europe actuelle est incapable de répondre à la crise.
  • Pour faire avancer l’unité dans les luttes, les salariés ont su construire l’unité. Assez de divisions stériles, ensemble nous pouvons bouleverser la donne à Gauche !
  • Pour des élus européens à nos côtés pour s’opposer aux politiques libérales et soutenir les mobilisations, pour imposer des avancées nouvelles, les élus du Front de Gauche seront des points d’appui indispensables.

A l’occasion d’un meeting jeudi dernier à Toulouse, devant plus de 1300 personnes, Jean Luc Mélenchon déclarait : «  Les syndicats, par leur unité, ont réussi à soulever le couvercle de la résignation sociale. Nous avons la responsabilité de soulever le couvercle de la résignation politique, notre seule force, c’est nous ».

Encore et toujours, l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité.

total

 

29 avril réunion libertés publiques

 

CASTRES A GAUCHE VRAIMENT

 

Les conseillers municipaux

Philippe GUERINEAU-Monique MAYNADIER-André MARTINEZ-Géraldine ROUQUETTE-Robert GOURJADE

 

Vous invitent à une

 

 CONFERENCE – DEBAT :

 LIBERTES PUBLIQUES EN DANGER ?

 Fichier Edvige, fichier Base élèves, explosion des gardes à vue et du délit d’outrage, vidéosurveillance, indépendance des médias mise à mal, internet sous surveillance, fichage ADN, délit de solidarité…une société de surveillance se met en place.

Le recul des libertés menace la vie privée, le travail social, l’action militante…
Le besoin légitime de sécurité est détourné par nos gouvernements ce qui porte atteinte aux principes républicains les plus fondamentaux.

 Avec

 

 Odile BARRAL

Juge d’Instance – Membre du Syndicat de la Magistrature

  et Jean-François MIGNARD

Président de la Ligue des Droits de l’Homme de Toulouse

  

 

Mercredi 29 Avril

Maison des Associations

20 h 30

à Castres

 

 

Une politique demagogique et dangereuse

pour les libertés

 

 

Depuis son passage au ministère de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy n’a cessé de faire de la sécurité un argument électoraliste.Pourtant les chiffres montrent qu’en mettant l’accent sur la répression plus que sur la prévention, l’efficacité n’est pas au rendez vous malgré l’accumulation de lois :

 

     La loi du 10-08-2007 qui instaure des peines automatiques et qui remet en cause la loi pénale de 1945 et l’indépendance de la justice.

     La loi du 25-02-2008 qui institue “la rétention de sureté” avec ses internements arbitraires.

     La remise en cause de la spécificité de la justice des enfants et de l’ordonnance de 1945 qui consacrait la primauté de l’éducation, la différenciation des peines.

     La loi Hadopi qui renforce le contrôle sur internet.

 

Cette politique “sécuritaire” rencontre la résistance et l’opposition de nombreux syndicalistes et militants associatifs. La réponse du gouvernement est sur ce sujet comme sur d’autres, la répression, les sanctions, la criminalisation du mouvement social.

 

Gestion dangereuse de la police, menaces flagrantes sur l’indépendance de la justice, surpopulation honteuse des prisons, multiplication des systèmes de surveillance et de contrôle, les orientations politiques sont de plus en plus préoccupantes.

 

 

CASTRES : laboratoire municipal des idées de Sarkozy

 

En militant zélé de l’UMP P.Bugis décline localement toutes les mesures “sécuritaires” proposées par le gouvernement, sans discernement quitte à appliquer les plus absurdes.

     Le couvre feu pour les mineurs : ridicule, sans intérêt mais lourd de sens sur le plan idéologique.

     Le Conseil des Droits et Devoirs des Familles qui donne au Maire tous les pouvoirs, éducateur, juge policier etc…… qui remet en question le secret professionnel des travailleurs sociaux et qui ….ne s’est jamais réuni.

     Après la création de l’UPU maintenant la vidéosurveillance, toujours plus d’annonces “sécuritaires” et rien pour la prévention.

 

 

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Castres à Gauche Vraiment

 Pour nous écrire : cagv@free.fr

 

 

Les meilleurs lycées ? + Appel de la CGT

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ATTENTION DANGER : DES CHIFFRES PEUVENT EN CACHER D’AUTRES !

 

 

A peine rentré de vacances, je prends connaissance des journaux locaux parus pendant ma courte absence. Mon attention est attirée par un gros titre : «  Où sont les meilleurs lycées ? » suivi d’un court article où l’on peut lire : «  En ce qui concerne le Tarn, 4 lycées privés se partagent la tête du classement (…) » ( La Dépêche du Midi-vendredi 10 avril 2009).

Je suis d’autant plus étonné que j’avais pris connaissance des résultats du classement annuel des établissements français (2008) publiés par le Ministère de l’Education nationale dans un dossier complet du Nouvel Observateur ( n° du 9 au 15 avril) et ma conclusion n’avait pas été la même. Pourquoi ?

Chaque année, à la même époque, le ministère de l’Education Nationale publie les «  indicateurs de résultats des lycées publics et privés sous contrat ».

 Parmi ses objectifs, on retiendra :

1)      rendre compte des résultats du service public d’éducation

2)      fournir aux responsables et enseignants de lycée des éléments de réflexion pour les aider à améliorer l’efficacité de leurs actions.

Cette démarche , ( de mise en concurrence ? ) a toujours soulevé beaucoup de scepticisme et de critiques certaines mais comme nous allons le voir, c’est moins le travail complexe et complet du ministère de l’Education qui peut être mis en cause que l’EXPLOITATION – INSTRUMENTALISATION consciente ou inconsciente qui en est faite.

3 indicateurs sont pris en compte :

-         le taux de réussite au baccalauréat

-         le taux d’accès de seconde et de première au baccalauréat ( ne tient pas compte des années nécessaires)

-         la proportion de bacheliers parmi les sortants.

Ces trois indicateurs sont intimement liés, aucun ne peut être privilégié car l’objectif nous dit le ministère, est «  d’apprécier les apports et la valeur ajoutée d’un lycée » en d’autres termes, la question est bien de savoir ce qu’un lycée a «  ajouté » au niveau initial des élèves ( c’est le taux attendu comprenant divers paramètres qu’il serait trop long de détailler, parmi lesquels le recrutement social, le niveau scolaire des élèves à la fin de la 3ème ).

Dans le Tarn

Le tableau des lycées paru dans la Dépêche du Midi est très incomplet, ce qui risque d’entraîner de fausses analyses. Passons sur le fait que les effectifs n’apparaissent pas, peut-on comparer les 23 élèves ( Terminales) du lycée Saint Joseph de l’Apparition ( Gaillac) aux 389 élèves ( Terminales) du lycée de la Borde Basse ( Castres) ?

Contrairement au dossier du Nouvel Observateur, le tableau de la Dépêche ne fait pas apparaître la colonne ( taux d’accès de la Seconde au bac). C’est pourtant un indicateur important sinon décisif. Passons encore une fois sur le lycée Saint Joseph de l’Apparition ( Gaillac) avec ses 23 élèves, pourtant classé 2ème et qui a le plus mauvais taux départemental « d’accès de Seconde en Terminale » avec un taux brut de 45 alors que le taux attendu est fixé à 63, soit –18 pour la valeur ajoutée.

Prenons ( au hasard ?) les indicateurs du lycée public de la Borde Basse et du lycée privé Barral tous deux à Castres.

Pour les 389 élèves ( Terminales) du  lycée la Borde Basse, ( 6 sections : L, ES, S, STG, STI, STL) on obtient un taux d’accès de la seconde au bac de 72. Le taux attendu ( référence académique) est de 65, soit une «  valeur ajoutée » de +7.

Pour les 104 élèves du lycée privé Barral, (2 sections : L , S), on obtient un taux d’accès de la seconde au bac de 62. Le taux attendu se situe à 74 soit une «  valeur ajoutée » de –12, classant le lycée sur le plan départemental en 18° position sur 33 ( chiffre indiqué d’ailleurs sur le site du lycée ).

On peut donc afficher un taux de réussite frôlant les 100% au bac et avoir une politique maison consistant à « écrémer » en fin de Seconde ou de Première.

Ces 2 lycées obtiennent la note A attribuée par le Nouvel Observateur , tout va bien ! Mais ce n’était vraiment pas l’impression que l’on avait à la suite de la lecture de la Dépêche du Midi.

Le 3° indicateur : «  la proportion de bacheliers parmi les sortants »,  ( celles et ceux qui ont quitté le lycée quelle que soit la raison avant le bac, et qui l’ont obtenu) le taux est de 73 pour la Borde Basse et 65 pour Barral.

Il ne s’agit là que d’une analyse partielle mais qui montre comment certains articles et tableaux parus ne sont que «  TROMPE L’ŒIL » , ils peuvent donc induire en erreur de nombreux parents et être utilisés à des fins politiques remettant en cause le service public d’éducation.

A vous de juger !…

Pour un dossier complet : http://www.indicateurs.education.gouv.fr 

  

 

 

AVANT LE 1° MAI A CASTRES

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Après le 29 janvier et le 19 mars, sans attendre

 le 1er mai les salariés ont toutes les raisons d’être

 

dans l’action le  jeudi 23 avril 2009

 

 

 

 

 

 

Les salariés de la filière automobile en danger

Le Collectif automobile national de la FTM, associant tous les groupes de la filière, réuni le mardi 31 mars, a décidé de faire de la journée du 23 AVRIL 2009, une journée d’action dans les entreprises.

Lors de la manifestation interprofessionnelle du 19 mars, ils ont été des milliers à défiler et exprimer leur colère et leur exigence d’un changement de politique économique et sociale dans le pays. Les groupes constructeurs, depuis plusieurs mois, ont baissé leur production, provoquant la casse de l’emploi, des congés forcés, du chômage partiel, des destructions d’activités et des délocalisations.

La filière, dans son intégralité, en est affaiblie, le dense tissu des équipementiers, des sous-traitants et des services qu’ils soient de la Métallurgie, de la chimie, de la plasturgie, du textile ou des garages est en souffrance alors que des profits et dividendes sont redistribués aux actionnaires et qu’ils se servent de la crise pour régler les comptes avec les salariés.

La crise a bon dos !! Elle leur permet de justifier l’accélération de la restructuration industrielle d’ampleur des équipementiers et des sous-traitants sur fond de délocalisation, de gains de productivité, d’augmentations des profits et dividendes versés aux actionnaires.

Dans le Tarn aussi

Dans le Tarn, c’est Valeo à Mazamet (300 salariés) qui chôme depuis septembre 2008 avec plus de 10 jours par mois de chômage partiel depuis décembre 2008. Un plan de suppression de 12 emplois est prévu pour le premier semestre 2009. Inquiétudes quant à l’avenir du site, aucun nouveau marché en perspective à moyen terme.

C’est COMAU à Castres, spécialisée dans la fabrication de machines outil principalement pour l’automobile, où est subit le blocage des investissements dans l’automobile. Les salariés risquent de subir le chômage partiel dans quelques mois après la prise des congés imposés.

C’est aussi CATENSA à Aussillon, une entreprise textile dont l’activité essentielle est de fournir des textiles isolant pour l’automobile. Aujourd’hui  90 emplois sont menacés dans cette entreprise.

Les salariés de la vente et réparation automobile travaillant dans de toutes petites entreprises sont aussi très lourdement touchés. C’est le premier secteur en emploi de la branche automobile.

Quel que soit le secteur d’activité, l’emploi est menacé.

Le sud de Tarn subit fortement la crise, le chômage y augmente énormément, plus de 12 % de progression sur un an avec plus de 5500 chômeurs officiels sur le bassin Castres-Mazamet. Les statistiques ne prenant pas en compte la globalité des demandeurs d’emploi, nous estimons le chiffre réel, à plus de 9500 privés d’ emploi sur notre bassin d’emploi.

L’intérim baisse fortement. Dans le textile il y a encore des menaces sur l’emploi chez Dynamic et Carreman à Castres .

A ce jour tous les secteurs d’activités sont touchés.

 

C’est par l’action que nous changerons la donne.

L’action initiée par les salariés du secteur automobile doit être l’occasion pour tous, salariés du privé, privés d’ emploi, salariés du service public, retraités, de dire que nous ne pouvons accepter de payer lourdement la facture d’une crise dont nous ne sommes pas responsables.

C’est en participant, nombreux à l’action du jeudi 23 avril que s’exprimera la nécessité d’orientations économiques et sociales favorables à l’emploi, aux salaires et aux services public.

Il faut stopper la logique de délocalisation des grands groupes industriels et financiers pour imposer une véritable politique industrielle basée sur un avenir durable.

 

Ce sera aussi l’occasion de préparer un 1er Mai unitaire puissant, pour bien rappeler au grand patronat, aux actionnaires, aux tenants du libéralisme et au MEDEF :

La crise c’est vous la solution c’est nous !!

 

Tous ensemble, participons au rassemblement

du jeudi 23 avril à 17h00

 

à Castres devant la Sous-préfecture

 

 

CGT

 

 

 

 

Réunion 29 avril : Libertés en danger ? et Jaurès

 A l’appel de CASTRES A GAUCHE VRAIMENT et des 5 conseillers municipaux de «  La Gauche rassemblée pour un réel changement » :

 LIBERTES PUBLIQUES EN DANGER

 CONFERENCE DEBAT  

mercredi 29 avril 

Maison des Associations Castres

 20H30 

 avec 

Odile Barral , juge d’instance – Membre du Syndicat de la Magistrature 

Jean François Mignard, Président de la Ligue des droits de l’Homme de Toulouse et membre du Réseau Education sans frontières

 

COLLOQUE à Toulouse

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Le journal « L’Humanité » en partenariat avec la Mairie de Toulouse organisait le vendredi 17 avril dernier un colloque dans le cadre du 150° anniversaire de la naissance de Jean Jaurès.

Ce colloque réunissait plusieurs grands historiens spécialistes d’histoire moderne et contemporaine, des philosophes. En soirée, débat sur la modernité de la pensée de Jean Jaurès, en présence notamment de Paul Quilès.

A cette occasion, Alain Boscus, ( historien, maître de conférence à Toulouse et ancien directeur du Centre national et musée Jean Jaurès de Castres) est intervenu.

Vous lirez ci-après les grandes lignes de sa contribution, ô combien d’actualité. 

Le retour de la question sociale

 Question : En quoi, selon vous, la rencontre organisée par l’Humanité à Toulouse le 17 avril peut-elle contribuer à éclairer la période actuelle ?  

 Dans la période actuelle, une telle rencontre est particulièrement intéressante. La crise et ses malheurs poussent à des interrogations qui n’avaient plus cours depuis plusieurs années, et obligent à être plus incisifs.

Et si nous devons être inventifs et audacieux, cela ne se fera pas dans de bonnes conditions sans apprécier de façon renouvelée et critique les luttes passées.

De ce point de vue, Jaurès est un continent à lui seul parce qu’il était à la fois homme politique et journaliste, historien, philosophe… Et parce qu’il avait choisi de consacrer sa vie à un engagement militant total destiné à changer radicalement la société. Il a sans cesse relié la pensée et l’action ainsi que le présent, le passé et l’avenir, l’ici et l’ailleurs, se situant toujours avec courage du côté des exploités, des déshérités, des opprimés. C’est en partie pour cela qu’il mérite d’être lu avec attention.

Les Œuvres en cours de parution chez Fayard y contribueront mieux à l’avenir, de même que la relecture des travaux réalisés depuis plusieurs années dans le giron de la société d’études jaurésiennes aujourd’hui présidée par Gilles Candar.

 La mémoire de Jaurès a longtemps été ensevelie sous un magma consensuel qui ne correspond pas vraiment à la réalité du personnage, de son œuvre et de son action. Et ces dernières années encore, « l’éviction du social » dans la recherche universitaire et la relative marginalisation de la pensée critique ont empêché de mettre à jour les thèmes les plus radicaux de son engagement politique et intellectuel. Beaucoup ont même oublié que, lorsqu’il fut assassiné, il se situait à la gauche du parti socialiste issu de l’unité de 1905. 

Pour m’en tenir aux thèmes les plus importants de ce que l’on nommait alors « la question sociale », Jaurès reste encore de nos jours, selon moi, un des dirigeants du mouvement ouvrier les plus à même d’éclairer l’avenir.

Ce qu’il a écrit sur la propriété privée et le collectivisme, sur la lutte des classes et les alliances politiques, sur le caractère à la fois révolutionnaire et barbare du capitalisme… nous aiderait à y voir plus clair à l’heure où l’on sent de toute part l’impérieuse nécessité de changer de système, et rapidement.

De même, sans nul doute, ce qu’il a répété à maintes reprises sur la nécessaire intégrité et autonomie de pensée et d’action de la classe ouvrière, sur l’extension des droits sociaux et l’intervention de l’Etat, sur la « méthode de l’évolution révolutionnaire », sur « l’internationalisme prolétarien »…, et sur bien d’autres sujets encore. 

Moderne, Jaurès ? Oui, me semble-t-il, parce qu’il a réfléchi en partant de la réalité, sans se raconter d’histoire, avec beaucoup d’honnêteté intellectuelle et en gardant toujours pour horizon l’idéal collectiviste.

Oui aussi parce qu’il a sans cesse relié la République et le socialisme, le collectif et l’individu, la réforme et la révolution, l’idéal et le réel, le national et l’international, la liberté et l’égalité…, sans jamais perdre de vue le but ultime et sans récuser a priori les méthodes et les contenus les plus radicaux (qu’il n’avait aucune envie, d’ailleurs, d’imposer a priori…). 

Des thèmes traités ces jours-ci par les média font écho à nombre de ses réflexions et propositions. Moraliser ou amender le capitalisme ? c’était pour lui impossible. La violence sociale ? c’est d’abord celle du patronat et des conseils d’administration, celle du système économique et social ainsi que celle de l’Etat qu’il faut considérer.

Nationaliser la grande industrie, la banque et les transports ? C’est certes nécessaire mais cela ne constituera qu’une faible partie de l’œuvre à accomplir. Unir toutes les forces de gauche contre la réaction ? oui encore, mais à condition de ne pas abdiquer son programme et ses principes, si nécessaires à la transformation sociale… 

Non vraiment, Jaurès n’était pas l’homme de consensus tant vanté ! Et il me semble qu’à présent nous avons avant tout besoin d’idées fortes pour sortir l’humanité (quel beau mot jaurésien !) du gouffre dans lequel des idées précisément trop consensuelles nous ont précipités.

 Ce qui se cherche depuis déjà trop longtemps, à gauche et à la gauche de la gauche, notamment pour donner le débouché politique aux luttes qui montent, renvoie sur bien des points à des thématiques qui ne sont pas nouvelles. Mais, bien sûr, il ne suffira pas de s’en remettre à Jaurès et à l’histoire pour trouver les réponses adéquates. C’est ici et maintenant, avec résolution, qu’il faut œuvrer à la transformation économique, sociale, politique et culturelle. Car, cela apparaît de plus en plus évident, tout doit être révolutionné. Puissent nos interrogations d’historiens sur Jaurès, les mouvements populaires et la révolution nous y aider un peu…