Les meilleurs lycées ? + Appel de la CGT

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ATTENTION DANGER : DES CHIFFRES PEUVENT EN CACHER D’AUTRES !

 

 

A peine rentré de vacances, je prends connaissance des journaux locaux parus pendant ma courte absence. Mon attention est attirée par un gros titre : «  Où sont les meilleurs lycées ? » suivi d’un court article où l’on peut lire : «  En ce qui concerne le Tarn, 4 lycées privés se partagent la tête du classement (…) » ( La Dépêche du Midi-vendredi 10 avril 2009).

Je suis d’autant plus étonné que j’avais pris connaissance des résultats du classement annuel des établissements français (2008) publiés par le Ministère de l’Education nationale dans un dossier complet du Nouvel Observateur ( n° du 9 au 15 avril) et ma conclusion n’avait pas été la même. Pourquoi ?

Chaque année, à la même époque, le ministère de l’Education Nationale publie les «  indicateurs de résultats des lycées publics et privés sous contrat ».

 Parmi ses objectifs, on retiendra :

1)      rendre compte des résultats du service public d’éducation

2)      fournir aux responsables et enseignants de lycée des éléments de réflexion pour les aider à améliorer l’efficacité de leurs actions.

Cette démarche , ( de mise en concurrence ? ) a toujours soulevé beaucoup de scepticisme et de critiques certaines mais comme nous allons le voir, c’est moins le travail complexe et complet du ministère de l’Education qui peut être mis en cause que l’EXPLOITATION – INSTRUMENTALISATION consciente ou inconsciente qui en est faite.

3 indicateurs sont pris en compte :

-         le taux de réussite au baccalauréat

-         le taux d’accès de seconde et de première au baccalauréat ( ne tient pas compte des années nécessaires)

-         la proportion de bacheliers parmi les sortants.

Ces trois indicateurs sont intimement liés, aucun ne peut être privilégié car l’objectif nous dit le ministère, est «  d’apprécier les apports et la valeur ajoutée d’un lycée » en d’autres termes, la question est bien de savoir ce qu’un lycée a «  ajouté » au niveau initial des élèves ( c’est le taux attendu comprenant divers paramètres qu’il serait trop long de détailler, parmi lesquels le recrutement social, le niveau scolaire des élèves à la fin de la 3ème ).

Dans le Tarn

Le tableau des lycées paru dans la Dépêche du Midi est très incomplet, ce qui risque d’entraîner de fausses analyses. Passons sur le fait que les effectifs n’apparaissent pas, peut-on comparer les 23 élèves ( Terminales) du lycée Saint Joseph de l’Apparition ( Gaillac) aux 389 élèves ( Terminales) du lycée de la Borde Basse ( Castres) ?

Contrairement au dossier du Nouvel Observateur, le tableau de la Dépêche ne fait pas apparaître la colonne ( taux d’accès de la Seconde au bac). C’est pourtant un indicateur important sinon décisif. Passons encore une fois sur le lycée Saint Joseph de l’Apparition ( Gaillac) avec ses 23 élèves, pourtant classé 2ème et qui a le plus mauvais taux départemental « d’accès de Seconde en Terminale » avec un taux brut de 45 alors que le taux attendu est fixé à 63, soit –18 pour la valeur ajoutée.

Prenons ( au hasard ?) les indicateurs du lycée public de la Borde Basse et du lycée privé Barral tous deux à Castres.

Pour les 389 élèves ( Terminales) du  lycée la Borde Basse, ( 6 sections : L, ES, S, STG, STI, STL) on obtient un taux d’accès de la seconde au bac de 72. Le taux attendu ( référence académique) est de 65, soit une «  valeur ajoutée » de +7.

Pour les 104 élèves du lycée privé Barral, (2 sections : L , S), on obtient un taux d’accès de la seconde au bac de 62. Le taux attendu se situe à 74 soit une «  valeur ajoutée » de –12, classant le lycée sur le plan départemental en 18° position sur 33 ( chiffre indiqué d’ailleurs sur le site du lycée ).

On peut donc afficher un taux de réussite frôlant les 100% au bac et avoir une politique maison consistant à « écrémer » en fin de Seconde ou de Première.

Ces 2 lycées obtiennent la note A attribuée par le Nouvel Observateur , tout va bien ! Mais ce n’était vraiment pas l’impression que l’on avait à la suite de la lecture de la Dépêche du Midi.

Le 3° indicateur : «  la proportion de bacheliers parmi les sortants »,  ( celles et ceux qui ont quitté le lycée quelle que soit la raison avant le bac, et qui l’ont obtenu) le taux est de 73 pour la Borde Basse et 65 pour Barral.

Il ne s’agit là que d’une analyse partielle mais qui montre comment certains articles et tableaux parus ne sont que «  TROMPE L’ŒIL » , ils peuvent donc induire en erreur de nombreux parents et être utilisés à des fins politiques remettant en cause le service public d’éducation.

A vous de juger !…

Pour un dossier complet : http://www.indicateurs.education.gouv.fr 

  

 

 

AVANT LE 1° MAI A CASTRES

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Après le 29 janvier et le 19 mars, sans attendre

 le 1er mai les salariés ont toutes les raisons d’être

 

dans l’action le  jeudi 23 avril 2009

 

 

 

 

 

 

Les salariés de la filière automobile en danger

Le Collectif automobile national de la FTM, associant tous les groupes de la filière, réuni le mardi 31 mars, a décidé de faire de la journée du 23 AVRIL 2009, une journée d’action dans les entreprises.

Lors de la manifestation interprofessionnelle du 19 mars, ils ont été des milliers à défiler et exprimer leur colère et leur exigence d’un changement de politique économique et sociale dans le pays. Les groupes constructeurs, depuis plusieurs mois, ont baissé leur production, provoquant la casse de l’emploi, des congés forcés, du chômage partiel, des destructions d’activités et des délocalisations.

La filière, dans son intégralité, en est affaiblie, le dense tissu des équipementiers, des sous-traitants et des services qu’ils soient de la Métallurgie, de la chimie, de la plasturgie, du textile ou des garages est en souffrance alors que des profits et dividendes sont redistribués aux actionnaires et qu’ils se servent de la crise pour régler les comptes avec les salariés.

La crise a bon dos !! Elle leur permet de justifier l’accélération de la restructuration industrielle d’ampleur des équipementiers et des sous-traitants sur fond de délocalisation, de gains de productivité, d’augmentations des profits et dividendes versés aux actionnaires.

Dans le Tarn aussi

Dans le Tarn, c’est Valeo à Mazamet (300 salariés) qui chôme depuis septembre 2008 avec plus de 10 jours par mois de chômage partiel depuis décembre 2008. Un plan de suppression de 12 emplois est prévu pour le premier semestre 2009. Inquiétudes quant à l’avenir du site, aucun nouveau marché en perspective à moyen terme.

C’est COMAU à Castres, spécialisée dans la fabrication de machines outil principalement pour l’automobile, où est subit le blocage des investissements dans l’automobile. Les salariés risquent de subir le chômage partiel dans quelques mois après la prise des congés imposés.

C’est aussi CATENSA à Aussillon, une entreprise textile dont l’activité essentielle est de fournir des textiles isolant pour l’automobile. Aujourd’hui  90 emplois sont menacés dans cette entreprise.

Les salariés de la vente et réparation automobile travaillant dans de toutes petites entreprises sont aussi très lourdement touchés. C’est le premier secteur en emploi de la branche automobile.

Quel que soit le secteur d’activité, l’emploi est menacé.

Le sud de Tarn subit fortement la crise, le chômage y augmente énormément, plus de 12 % de progression sur un an avec plus de 5500 chômeurs officiels sur le bassin Castres-Mazamet. Les statistiques ne prenant pas en compte la globalité des demandeurs d’emploi, nous estimons le chiffre réel, à plus de 9500 privés d’ emploi sur notre bassin d’emploi.

L’intérim baisse fortement. Dans le textile il y a encore des menaces sur l’emploi chez Dynamic et Carreman à Castres .

A ce jour tous les secteurs d’activités sont touchés.

 

C’est par l’action que nous changerons la donne.

L’action initiée par les salariés du secteur automobile doit être l’occasion pour tous, salariés du privé, privés d’ emploi, salariés du service public, retraités, de dire que nous ne pouvons accepter de payer lourdement la facture d’une crise dont nous ne sommes pas responsables.

C’est en participant, nombreux à l’action du jeudi 23 avril que s’exprimera la nécessité d’orientations économiques et sociales favorables à l’emploi, aux salaires et aux services public.

Il faut stopper la logique de délocalisation des grands groupes industriels et financiers pour imposer une véritable politique industrielle basée sur un avenir durable.

 

Ce sera aussi l’occasion de préparer un 1er Mai unitaire puissant, pour bien rappeler au grand patronat, aux actionnaires, aux tenants du libéralisme et au MEDEF :

La crise c’est vous la solution c’est nous !!

 

Tous ensemble, participons au rassemblement

du jeudi 23 avril à 17h00

 

à Castres devant la Sous-préfecture

 

 

CGT

 

 

 

 

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