Aillot, un échec programmé…
Publié dans c) Vie municipale (86), le 02/05/2009 à 16:33, par admin
LE 28 AVRIL, LE MAIRE UMP DE CASTRES RETROUVE
LE CHEMIN DE L’ECOLE
« Monsieur Le Maire, cela fait bien 3 ans que vous n’êtes pas venu tenir une réunion dans notre quartier… » Ainsi commence l’ intervention d’une habitante présente à l’école élémentaire d’Aillot. En effet, la dernière apparition de P.Bugis date de 2006. En cette fin d’après midi, à peine 50 personnes, si l’on excepte le personnel mairie et les élus, ce qui est bien peu alors que les invitations s’étaient étendues largement vers le quartier de Bisséous. Une très grande majorité de l’assistance est composée de personnes âgées , ce qui est tout à leur honneur, mais la salle est donc loin d’être représentative de ce quartier .
Les premières questions font état d’un abandon certain concernant les investissements nécessaires et indispensables, par exemple la toiture du gymnase « la Savonnerie » qui attend toujours d’être refaite…il continue donc à pleuvoir abondamment à l’intérieur ! L’entretien du quartier est délaissé. Depuis la privatisation du service Espaces verts de la mairie , les pelouses et autres massifs sont moins bien traités : « les cadences qui nous sont imposées par l’entreprise sous-traitante ne nous permettent pas de bien travailler » a répondu un employé à une habitante.
L’INSECURITE
L’essentiel de la réunion a porté sur les problèmes d’insécurité qui se multiplient aux dires des personnes âgées présentes : « Nos petites maisons deviennent invendables…, une insécurité que l’on ne pourra plus supporter…, pas d’abribus…, certains jeunes veulent nous avoir à l’usure…, vitres et façades régulièrement caillassées…,rodéos de voitures…, bruits…, incivilités diverses…, j’en ai assez, je n’en peux plus… ». Voici quelques témoignages entendus, souvent exprimés avec beaucoup d’émotion. Les problèmes se concentrent dans un périmètre restreint, entre la rue de Bretagne et la rue du Roussillon. Le rôle de la police est évoqué : police de proximité, BAC, etc… En tout état de cause, une situation d’incompréhension totale (au mieux) , une situation de rejet voire « de haine » ( au pire) existent et s’amplifient.
COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ?
Le maire tente de répondre : « Il n’ y a pas de raison sociale, sociétale, des structures d’accueil existent dans le quartier. Il s’agit là de phénomènes contre lesquels il est difficile de lutter, je n’ai pas de baguette magique ( sic !), je ne sais pas faire ( sic !). Aucun cas ne me remonte, des forces obscures ( sic !) empêchent le fonctionnement du CDDF … ».
C’est un constat d’échec, on se souvient que P.Bugis s’était fait élire en 2001 sur le thème de la sécurité ( la municipalité de Gauche étant incapable de résoudre quoi que ce soit, disait-il ; une Gauche qui au passage avait rénové les immeubles de la rue de Bretagne, rénové l’école maternelle et développé diverses activités : Grange de la Bouriatte, etc… ).
Depuis la situation n’a cessé de se dégrader et le maire persiste dans son aveuglement.
Veut-il d’ailleurs vraiment améliorer le sort des habitants de ce quartier ? Ne veut-il pas continuer à utiliser le thème de l’insécurité à des fins électoralistes, jouant en cela avec le feu ( c’est le cas de le dire) ? Son attitude me fait d’ailleurs penser à un dessin de Pancho dans le dernier Canard Enchaîné : Fillon s’adresse à Sarkozy : « Arriverons nous à en finir un jour avec l’insécurité ? …-Surtout pas !…Elle est notre meilleure alliée ! » répond Sarkozy.
Aveuglement en effet quand on se refuse à créer un « conseil de quartier » permanent regroupant des représentants d’associations, des personnels de l’Education, des membres de quelques structures du quartier, des habitants, de la police municipale, etc… en un mot permettre au quotidien le dialogue, travailler à des solutions.
Aveuglement quand il ne conçoit la « lutte contre l’insécurité » qu’au moyen de coups médiatiques et sans lendemain.
Aveuglement quand il ferme brutalement la Régie de quartier Aillot-Bisséous .
Aveuglement quand tous « les espaces démocratiques » existant dans cette ville disparaissent peu à peu .
Est-il déjà trop tard pour que des solutions apparaissent ? Je suis à ce jour très pessimiste tant cette droite locale est dans l’incapacité de nouer ou de renouer le moindre dialogue. Faudra-t-il demain construire UN MUR entre la rue de Bretagne et la rue du Roussillon ?
