Archives du 29 juin 2009

Mme Barèges a dérapé, dérape, dérapera ?

 

 POUR UN VRAI DEBAT CONCERNANT LE PROJET AUTOROUTIER CASTRES-TOULOUSE NORD-EST  il est préférable d’avancer des arguments sérieux   plutôt que de se complaire dans la désinformation.

 

 

Petite histoire significative et ô combien révélatrice d’une tentative de manipulation :
le 24 juin, avant la réunion d’information du « collectif RN126 » à Castres ( qui a regroupé une centaine de personnes), 100% radio a fait une interview de Frédéric Manon (porte parole de l’association).
L’interview a été diffusé le lendemain jeudi 25 sur les ondes de la radio.
A la suite de celle-ci,  coucou, voilà que surgit de sa boîte, Brigitte Barèges (maire de Montauban, député Tarn et Garonne), candidate UMP aux régionales( a-t-elle tenu un point presse, une réunion dans notre région… ?).

Elle se dit pour l’autoroute, bien sûr sans aucun argument, et avance : «  qu’à la demande du maire de Toulouse elle est intervenue auprès du ministre pour finaliser ce tronçon de 40 km » !!!
Elle dit aussi que :  «  M. Malvy président du Conseil régional serait pour l’autoroute » étonnant ! alors que le Conseil régional par la voix de son président ne s’est jamais positionné en faveur du projet et  rappelle sans cesse que les routes sont à améliorer par l’Etat.

 

Quant au maire de Toulouse, il est déjà intervenu sur le sujet l’année passée, indiquant qu’il n’était pas favorable au projet autoroutier, et a même interpellé le ministre par écrit pour l’abandon de ce projet autoroutier.

 

Enfin Mme Barèges reparle du Grand Contournement Autoroutier de Toulouse, elle semble oublier que ce dernier a été abandonné par l’Etat en juin 2008.

 

Comme on peut le voir, cette courte interview ne comporte que des contre-vérités qui s’enchaînent. On a presque du mal à le croire tellement elles sont excessives et grossières…Certains de mes amis se sont  même  posé la question de la date de cette interview ( ?)

 

 En tout état de cause cela révèle une absence d’argumentation confondante et dramatique et inaugure mal d’un débat que chacun espère serein et sérieux.