Archives de juillet 2009

Après 9 ans d’absence…

Retour timide d’un spectacle de rue à Castres.

 

Vendredi 10 juillet, pour marquer la fin du festival « Extravadances » une partie de la Compagnie Malabar était invitée. En soi, rien d’extraordinaire, sauf qu’il aura fallu attendre 9 ans pour voir réapparaître dans nos rues un spectacle du même nom.

La Compagnie Malabar était déjà venue dans notre ville au grand complet en 1998 , le 23 juillet pour être précis dans le cadre du Festival Goya. Son spectacle, inoubliable, s’appelait alors : « le voyage des Aquarêves ».

 Présent ce vendredi soir, j’ai pu apprécier en famille, la magie de telles prestations artistiques. Beaucoup d’amis rencontrés se souvenaient des spectacles de rue passés, les images, les couleurs, les musiques revenaient à leur mémoire comme par enchantement.

Eh oui ! la municipalité de Droite faisant du passé table rase, avait cru bon de supprimer tout spectacle de rue. Pourtant, depuis des années, le Festival Goya programmait 2 à 3 de ces spectacles rassemblant à chaque occasion plusieurs milliers de personnes dans les rues et places de Castres.

 Aujourd’hui, les enfants d’hier ont grandi mais n’oublient pas, ceux rencontrés ce vendredi, les yeux émerveillés, n’oublieront pas à leur tour. Tel doit être le sens donné à une culture ouverte au plus grand nombre. Espérons toutefois que ce timide retour annonce une programmation conséquente en ce qui concerne les spectacles «  d’arts de la rue ».

Au moment des applaudissements, j’ai pensé à ces nombreux «  intermittents du spectacle » qui nous ravissent par leurs créations mais vivent dans une désolante précarité. Les ministres de la Culture de Droite n’ont eu de cesse d’attaquer leur statut, les mettant en danger, eux et leur compagnie ( beaucoup ont d’ailleurs disparu). Les spectateurs le savaient-ils ?…

 

Rétrospective rapide de quelques spectacles de rues entre 1996 et 2000 à travers quelques exemples, le rêve continue…

 

 

Festival Goya     Eté 2000        Les Plasticiens volants

 

 

Toujours l’été 2000 avec la compagnie marseillaise Karnavires

Festival Goya    Eté 1999     Voiles et Vents – Xarxa

et aussi la compagnie l’Arbre à Nomades – Azar

Festival Goya   Eté 1998    Le  voyage des Aquarêves

mais aussi les Comediants, la plus grande compagnie catalane de spectacles de rue

Festival Goya   Eté 1997   Les plasticiens volants

mais aussi Correfocs par les Diables de l’Onyar

 

Festival Goya    Eté 1996   Palo Q’Sea    » Parade »

mais aussi Volantins   » El Senyor Tornavis » et Bantam Théâtre  » Alice »

 

Sur cette dernière image ( spectacle Don Quichotte) mon blog s’interrompt plusieurs jours .

Vous avez été depuis 5 mois plusieurs milliers de visiteurs .

La fréquentation mensuelle ne cesse d’augmenter , soyez remercié de votre fidélité.

Il est temps de prendre quelques vacances.

A très bientôt.

 

Devoir de vacances : « contre la cécité volontaire »

Levons le nez au-dessus du guidon ( c’est le Tour de France), quittons quelques instants la vie municipale castraise et attardons nous sur un texte paru dans le journal Le Monde en date du 28 juin et  signé par Max DORRA , écrivain et professeur de médecine.

Réflexion faite, toute ressemblance avec la réalité locale  ne serait pas totalement fortuite.

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L’idéologie dominante est un montage subtil, insidieux mais délirant. Il est possible de démonter les mécanismes de ce mauvais film. Pour mieux en sortir.

Contre la cécité volontaire


 

En ce temps-là – premières décennies du XXIe siècle -, l’absurdité le disputait à la barbarie. En France, dans les écoles, les classes de plus de trente élèves rendaient l’enseignement quasi impossible, sauf pour quelques privilégiés. Les ouvriers vivaient sept ans de moins que les cadres, et lorsqu’une canicule un été survint, 15 000 vieux, parmi les plus pauvres, moururent parce que personne n’était là pour leur donner à boire ; cela fut vite oublié.


Peu de jours se passaient sans que l’on annonçât un suicide parmi les détenus (et parfois même leurs surveillants) dans les prisons surchargées. Les hôpitaux gérés comme des entreprises, et se devant d’être « rentables », étaient l’objet d’évaluations, de classements, dont l’effet pervers ne se faisait pas attendre : les « meilleurs » services étaient ceux où la durée de séjour était le plus courte, ce qui incitait à une sélection des patients.

A la même époque, les Africains vivaient trente ans de moins que les Européens, 200 millions d’enfants sur la planète travaillaient comme des esclaves, 6 millions d’entre eux mourant chaque année de dénutrition. De tout cela, bien des citoyens certes s’indignaient mais la plupart, comme atteints de cécité volontaire, préféraient – tels les biologistes soviétiques qui jadis avaient nié les données de la génétique – vivre dans la méconnaissance de faits qui auraient pu les déranger.

Concernant le « déni de réalité », il est de nos jours, on le sait, un sujet souvent posé au bac : « commentez les phrases historiques prononcées par la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, Christine Lagarde, le 10 juillet 2007 à l’Assemblée nationale : « Entre l’égalité de tous sur la ligne de départ et les performances de chacun à l’arrivée, le travail fait de l’individu le seul responsable de son propre parcours (). Cessons d’opposer les riches et les pauvres (). La lutte des classes, cette idée n’est plus d’aucune utilité pour comprendre notre société. »"

La population vivait ainsi dans une sorte d’anesthésie entretenue par les quatre heures quotidiennes que chacun consacrait aux grands médias. A la télévision notamment, « l’arme absolue » disait Georges Pompidou. Elle était partout, offrant – et pas seulement aux esseulés – un groupe imaginaire, une famille à laquelle on appartiendrait à condition d’en respecter les règles, le ton. Sur les plateaux, un sourire permanent était de rigueur, le temps de parole était bref, impliquant une simplification appauvrissante des sujets les plus complexes.

Une débilité lisse en somme, la plupart du temps, qui pouvait entraîner à la longue, on le découvrit après une enquête médicale, un risque accru d’apparition d’une maladie d’Alzheimer. Dans ces médias, les informations essentielles étaient rendues quasi imperceptibles parce qu’elles étaient précédées par un fait divers bouleversant et suivies par des résultats sportifs, d’autant plus excitants que partout régnait l’idéologie du « gagneur ».

Ce dont la personnalisation du politique était d’ailleurs imprégnée. Le visage, la mimique des présentateurs parachevaient le détournement d’attention indispensable à ce numéro d’escamotage. Un procédé assez proche de ce qu’Eisenstein nomme « un montage pathétique ». (…)

Autant de serrures assurant la séquestration dans un piège où même les plus avertis se laissaient prendre. Car l’idéologie dominante est un montage subtil, insidieux, à la fois objectif et producteur de subjectivité. Une prison sans paroi visible qui se donne pour indépassable. Or, de cela, certains avaient si peu conscience que l’on parlait à l’époque de « fin de l’histoire », alors qu’on n’était pas encore sorti de la préhistoire. Les conservateurs traitaient donc les progressistes d’idéalistes, de rêveurs, voire d’utopistes dangereux, puisque bien des révolutions avaient jusqu’ici dramatiquement échoué. (…)

La difficulté était que les partis progressistes, auxquels le suffrage universel aurait dû, étant donné la réalité sociale, apporter de légitimes victoires, étaient stupidement divisés. Une certaine vision du monde, pourtant, un discours clair, auraient pu les réunir au-delà de leurs querelles stériles. Celle, par exemple, entre « révolutionnaires » et « réformistes », le premier de ces vocables, appelant immanquablement l’image de désordres sanglants, bien sûr terrifiait, tandis que le second, synonyme de mollesse, voire de trahison, suscitait volontiers le mépris.

La réalité était en fait que tout changement véritable est radical, et que cette radicalité ne suppose nullement la violence mais exige à coup sûr une conviction forte, rigoureusement argumentée. Donc mobilisatrice. Obtenus ainsi grâce à un vigoureux mouvement social, les acquis du Front populaire en 1936, la Sécurité sociale en 1945, avaient apporté un réel changement de la vie même, qui aurait pu n’être qu’une première étape.

La sortie de ce mauvais film dans lequel on était malgré soi incarcéré avait commencé lorsque, la gauche étant redevenue de gauche, pugnace et imaginative à la fois, les pauvres avaient cessé de voter à droite – ou de s’abstenir. Marx, posthume Prix Nobel d’économie en 2012, avait eu raison en ce qui concerne le capitalisme et ses crises : on ne moralise pas une logique, celle des vautours (…).

On découvrit ainsi que le cauchemar vécu par les humains jusque dans les premières décennies du XXIe siècle était dû à une maladie non encore diagnostiquée.


La maladie de la valeur vénale qui à partir de marchandises devenues folles avait contaminé les humains, envahissant leurs pensées, leurs désirs et jusqu’à l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes, dans un univers triché, insolemment inégalitaire, exclusivement voué au profit et régi par l’argent. Tout y était évalué, classé et classant (…)

. On n’a pas bien compris à vrai dire, rétrospectivement, comment cette abomination avait pu prendre fin. La seule chose dont on soit sûr, c’est que l’éducation et les médias devinrent l’objectif résolument prioritaire. Le but d’un projet éducatif qu’on ne peut ici qu’esquisser était que l’école ne soit plus une machine à déprimer, mais qu’on y trouve au contraire les concepts et les mots qui permettent de résister à la violence symbolique, à la manipulation.


Bref, de se libérer d’une angoisse en en démontant le mécanisme. On convint également d’enseigner l’histoire des innovations scientifiques et artistiques, chacune illustrant à sa manière le courage requis lorsque, minoritaire, on s’oppose à la pensée d’un groupe. Quant aux médias, leurs rythmes, leurs montages illusionnistes finement analysés par le cinéaste anglais Peter Watkins, il fut décidé de n’en laisser passer aucun plan, aucun raccord. Les informations, si souvent erronées mais enrobées dans un jargon intimidant, assénées avec aplomb par des « experts » conservateurs, devaient être soumises au crible d’une analyse serrée par les journalistes eux-mêmes, ce à quoi certains « observatoires des médias » avaient déjà ouvert la voie.

Ce détricotage patient, sans doute fut-il essentiel pour contrecarrer la fabrication de l’opinion par les médias, médias dont il fut unanimement convenu – pour en finir avec l’autocensure apeurée – de défendre, bec et ongles, l’indépendance à l’égard de tout pouvoir, financier ou politique. C’est alors seulement que reprit un sens le passage dans des isoloirs : il ne s’agirait plus désormais de cautionner par un vote apparemment libre des idées imposées au fil d’un formatage entretenu pendant des années.

Tout le monde, et notamment les intellectuels, avait participé à ce travail obscur, obstiné, inflexible, de déverrouillage de la pensée. L’indispensable préliminaire.

 


 

 

 


 

 

Autoroute : un enjeu politicien pour la Droite

Toulouse-Castres : coût du péage ?

 

 

 

 

 

DU CONSEIL MUNICIPAL A CASTRES MAGAZINE :

 UNE DROITE A L’ŒUVRE DANS LA DESINFORMATION

 

 

 

Au dernier Conseil municipal en date du 30 juin 2009, est apparue soudainement une motion en soutien à l’autoroute Toulouse-Castres. Passons sur la rédaction de celle-ci qui contient un certain nombre d’approximations et de contre-vérités.

 

 Plus grave, cette motion accepte surtout, sans critique aucune, le désengagement de l’Etat : «  Considérant l’absence de crédits routiers pour le Sud du Tarn dans le Programme de Modernisation des Itinéraires ( PDMI) proposé par l’Etat qui rend illusoire y compris à moyen terme, l’aménagement de la RN 126(…) ».

 

( Nous verrons plus loin que Martin MALVY, Président de la Région Midi-Pyrénées,  a fait sur ce point précis adopter une motion qui va à l’inverse de ce qui est écrit à Castres, à l’unanimité des Conseillers régionaux).(1)

 

J’explique alors au nom des 5 élus de « La Gauche rassemblée pour un réel changement » que cette motion est « nulle et non avenue » qu’il ne peut être demandé aux Conseillers municipaux de se prononcer en toute connaissance de cause avant l’ouverture officielle du débat public, que cette précipitation est pour le moins une maladresse, au pire une tentative de verrouillage du débat. La suite devait me donner raison.

 

Commence alors une étrange cérémonie où chaque conseiller à l’appel de son nom devait lever la main et prononcer la phrase : « Je suis pour la motion… ». Il ne manquait plus que les bougies, les chasubles, la grande prêtresse derrière les vapeurs d’encens (il me semble toutefois que je l’ai aperçue). Au bout du dixième conseiller, devant le malaise suscité, le maire dit que tout cela est prévu dans le Code des collectivités locales. Nous verrons par la suite que la procédure fut différente pour la motion de soutien aux salariés de l’entreprise Dynamic.

Les 5 élus de mon groupe  ne prennent pas part au vote ( NPPV), ( accompagnés des insultes habituelles mais inacceptables dans ce lieu). L’élu PS , fait preuve d’excès de zèle dans son intervention , vote la motion et se fait applaudir par les conseillers municipaux de Droite.

Martin MALVY appréciera …ainsi que toute la Gauche locale.

 

Je n’avais encore rien vu, il est vrai que « tout est possible » avec cette Droite locale et ses responsables UMP.

 

Samedi 4 juillet, je prends connaissance du journal «  Castres Magazine » où notre tribune libre : «  Autoroute : le débat va avoir lieu, enfin ! » est publiée. Sur la demie page réservée à la Majorité municipale, celle-ci répond à notre texte sous le titre :  « Autoroute : stop au double langage ». S’ensuit, non comme on pourrait le penser un certain nombre d’arguments pour défendre sur le fond le projet, mais une misérable «  enquête policière » pour savoir par quel cheminement le collectif «  RN 126 » avait pu tenir réunion d’information à la Maison des Associations et des Syndicats.

 

Où l’on apprend dans ce mauvais polar, je rappelle qu’il s’agit d’un débat serein et sérieux sur l’avenir du projet autoroutier, que notre secrétaire  a téléphoné à la M.A.S. pour une demande de réservation de salle – attention éloignez les enfants ! - la présidente de l’association «  République Sociale » qui n’est autre – le complot se précise -  que Mme Guérineau a  réservé la salle…

 

Conclusion : « Quels noirs desseins poursuit donc le leader de la «  Gauche rassemblée… »   ( ce doit être moi) pour servir de prête-nom au Collectif RN 126 ? La question est posée. »

Soit il s’agit comme le font un certain nombre de magazines du feuilleton de l’été, dans ce cas l’intrigue est faible et sans intérêt. Soit une fois de plus, il ne s’agit que de manifestations de basses œuvres de la directrice de cabinet ( puisque c’est elle qui écrit le texte de la Majorité municipale), basses œuvres  importées sans doute de l’Essonne et en particulier de la ville d’Etampes et inconnues dans notre ville avant 2001. Ce type de comportement ne s’apparente-t-il pas davantage à celui d’un …  «  cabinet noir » ? La question est posée.

 

Sur le fond, ce rideau de fumée est pitoyable pour une ville de 43 000 habitants et un Bassin d’emplois de 85 000 habitants. Inutile donc de s’abaisser à répondre à ce tissu d’inepties tant la démocratie citoyenne est étrangère à ce genre de personnage.

 

Faut-il en rire ou s’en inquiéter ? Pendant une journée, j’étais plutôt enclin à prendre tout cela sur le mode dérisoire du genre «  l’Inspecteur Gadget fait les poubelles » ce qui d’ailleurs lui était déjà arrivé par le passé avec un feuilleton tout aussi mauvais mais, à la réflexion, je pense qu’il faut prendre au sérieux ce type de méthodes indignes de notre collectivité locale d’autant plus que cela se rajoute aux insultes et diverses menaces dont sont victimes certains élus de l’Opposition ( comme le dernier Conseil municipal l’a encore révélé).

Il va sans dire que face à ce climat, nous ne répondrons à aucune provocation et resterons attachés à un seul objectif : L’AR.GU.MEN.TA.TION.

 

A ce sujet, une délégation de quatre personnes dont trois élus de « la Gauche rassemblée… »a  rencontré mercredi dernier, deux responsables du Pays d’Autan ( favorables au projet autoroutier) pendant deux heures ; échange intéressant voire passionnant sur de nombreux aspects du dossier. J’ai d’ailleurs complété ma connaissance sur certains points. C’est une méthode sérieuse qu’il faudra poursuivre…

 

Texte de la Tribune libre qui suscite le délire de la Majorité municipale parue dans « Castres Magazine » (du 6 juillet au 30 août).

Pour information, ce magazine est tiré à 25 000 exemplaires.

 

 

AUTOROUTE : LE DEBAT VA AVOIR LIEU, ENFIN !

 

Quoiqu’en disent certains, ce débat est légitime et indispensable, nous le mènerons. La présidente de la Commission particulière des débats publics a raison de souligner, entre autres : « …les impacts sur l’environnement sont significatifs, il existe plusieurs modalités de financement, l’abandon du projet de grand contournement de Toulouse constitue un élément nouveau… ». Il faut que ce débat public prévu entre fin octobre 2009 et janvier 2010 se déroule au mieux, avec sérieux et à l’inverse de la conception scandaleuse du député UMP Carayon qui a déclaré :  « Cette commission ne rend qu’un avis et au final c’est le gouvernement qui tranche et on sait ( ?) qu’il est favorable au projet… ». Des questions se posent et des REPONSES ARGUMENTEES doivent être apportées : 1) autoroute = désenclavement = emplois ? 2) autoroute = gain de temps ? 3) coût du projet ? 4) qui finance ? l’usager, le contribuable ? 5) quel impact écologique ? 6) d’autres solutions existent-elles ?

Nous invitons la population à mener le débat sur le fond, à éviter les vrais polémiques et les fausses évidences. Notre attitude sera guidée par les réponses apportées (enfin) aux diverses questions.

Bonnes vacances à toutes et à tous et une pensée particulière à celles et ceux qui ne pourront pas une fois de plus partir.

 

La Gauche rassemblée pour un réel changement

Philippe GUERINEAU – Monique MAYNADIER – André MARTINEZ – Géraldine ROUQUETTE – Robert GOURJADE

 

(1)     Pour Martin MALVY, l’emprunt Sarkozy doit financer la liaison Toulouse-Castres,

 le Président de la Région Midi-Pyrénées écrit au Président de la République

A l’occasion de l’Assemblée plénière du jeudi 25 juin, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées a fait part, à l’ensemble des élus régionaux, de ses regrets quant à la décision de l’Etat de ne pas retenir Castres-Toulouse dans le programme de développement et de modernisation des itinéraires du réseau routier national (PDMI) 2009-2014.

Après avoir rappelé que Midi-Pyrénées restait la région la plus enclavée de France, Martin Malvy a proposé au vote la rédaction d’une lettre de l’assemblée plénière au Président de la République pour l’inviter à reconsidérer l’engagement dans le PDMI de Midi-Pyrénées, en particulier sur le dossier Toulouse-Castres.

« Le président de la République vient d’annoncer un grand emprunt national. Je vous propose que nous le saisissions de l’ensemble du dossier routier de Midi-Pyrénées, en lui demandant un engagement plus conséquent de l’Etat qui soulage la Région, les Départements et Communautés d’agglomération. Par la même occasion, demandons-lui l’inscription de Castres-Toulouse au même titre que Rodez et Auch – Toulouse ».

Cette proposition a recueilli l’unanimité des élus régionaux.

« A l’examen, le projet autoroutier posera de nombreux problèmes, a déclaré le président de Région alors que pour un investissement du même ordre que le chantier qui va régler le problème de la desserte Auch-Toulouse, Castres pouvait être désenclavé par une 2X2 voies. Il n’est peut-être pas trop tard », a ajouté Martin Malvy.

Voir Le Tarn Libre du 3 juillet 2009

 

 

 

La mairie de Castres recrute…

  CASTRES

Résolument tournée vers l’avenir,

Castres entre dans une nouvelle ère

en s’appuyant sur un vaste programme

de renouvellement, se traduisant par le renforcement

du lien entre les Castrais et leur ville.

Pour cela, nous recherchons notre : 

DIRECTEUR DE

LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

ET DE LA CITOYENNETÉ H/F – CDI 

 Vous êtes chargé(e) d’impulser les actions stratégiques dans le domaine de la démocratie participative et de proximité, telles que définies dans le cadre du projet de mandature.
Vous animez le réseau des partenaires (Etat, associations…) impliqués dans la promotion de la démocratie participative (démarches de concertation, mairies de proximité, conseils de quartiers…).

Vous avez envie de vous investir sur un territoire en mouvement ?

Rejoignez nous ! 

 Merci d’adresser votre candidature … 

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 Vous vous pincez pour y croire, vous avez raison, il ne s’agit que d’un rêve.

 L’annonce ci-dessus est directement inspirée par celle concernant très récemment la ville de Saint-Etienne. D’autres exemples abondent : la ville de Stains (35 000 habitants) recherche un chargé de mission «  concertation-démocratie locale »…

Aujourd’hui, des centaines de villes s’organisent pour mettre en place diverses formes de démocratie participative. Elles répondent en cela à une exigence de «  démocratie locale ». Ces villes ont compris que des décisions petites ou grandes ne peuvent être prises sans informer et associer la population aux choix qui la concernent.

Malheureusement notre ville est et reste à des années-lumière de cette exigence. Pourtant de nombreuses propositions ont été faites au cours des élections municipales avec notamment la création de Conseils de quartier permanents.

A l’inverse de la tendance générale qui anime la plus grande partie des collectivités locales, le maire UMP, P.Bugis continue  à fonctionner , replié sur lui-même, son clan et  privilégie l’autoritarisme et le clientélisme.

 

Des exemples récents ont montré qu’il n’est plus possible pour une partie de la population de supporter de telles pratiques. Rappelons-les :

 

  • 1) la suppression brutale de la Régie de quartier Aillot – Bisséous, créée en 1997, faisant un remarquable travail d’insertion, de médiation sociale, d’aide aux devoirs…
  • 2) L’installation par surprise, sans information ni concertation, d’antennes -relais près de l’école Marie Curie à la Capelanié.

A ce sujet, il y a une semaine, le Conseil municipal de la ville de Saint-Denis votait un moratoire  ( suspendre toute installation de nouvelles antennes sur son territoire).

C’est la demande des habitants de ce quartier de Lameilhé.

 

Dans le premier exemple, le maire est resté sourd à toutes les demandes des habitants ( pétitions, rassemblements, interventions des élus de l’Opposition, etc…)

Dans le deuxième, il aura fallu plusieurs mois ( pétitions, rassemblements, intervention des élus de l’Opposition, etc…) pour que le maire consente à rencontrer une délégation.

Ce type de gestion municipale est incompréhensible et inadmissible.

 

Que dire des riverains du Chemin du Rosé, des habitants du hameau des Farguettes, la liste est longue… Là encore , il aura fallu des mois, divers articles de presse pour que le maire daigne les écouter.

 

Les Castraises et les Castrais doivent pouvoir être consultés sur un certain nombre de projets : la rénovation d’une partie du quartier de Lameilhé ( ?), le devenir des bâtiments de l’hôpital général Jean Pierre Gabarrou…

A ce sujet, la Ville a payé « des études pour la reconversion du site de Castres » ( C.M. du 30 septembre 2008), coût total : 24 470,16 € TTC ( 12 235,08 € à la charge de notre budget). Qu’en est-il aujourd’hui ? Nul ne le sait. J’apprends incidemment que l’étude est finie et disponible. Il n’est pas sûr que je puisse en avoir connaissance.

 

Les réunions de quartier se font rares, avec une participation clairsemée , il est vrai qu’elles se contentent de remplir le rôle dévolu à Allô Mairie.

L’avenir, et chacun en convient, sauf une petite équipe qui confisque tous les pouvoirs ,est aux Conseils de quartiers. Castres pourrait être un exemple attractif en ce qui concerne « les nouvelles formes de démocratie » tant sa vie associative est importante et dynamique mais tout est fait ( on l’a encore vu , dernièrement, avec la suppression de la plupart des panneaux d’expression libre) pour empêcher tout espace démocratique et tout lien social.

Il fut un temps, pas si lointain pourtant où existait encore une grande Fête des associations. Elle a ce jour disparu, trop de liberté d’expression, sans doute.

 

 

 

C.O. : Etude d’une délibération votée au C.M. du 30/06

SOUS LA MELEE CASTRAISE…

 

Au cours du Conseil municipal en date du 30 juin 2009, 3 délibérations ont concerné des conventions passées entre la Ville de Castres et la Société anonyme sportive professionnelle Castres Olympique ( S.A.S.P. Castres Olympique).qui a été constituée le 1er janvier 2002.

 

Il ne faut pas confondre l’association Castres Olympique et la S.A.S.P. Castres Olympique, tel le veut la loi. Pour rappel, l’association Castres Olympique reçoit une subvention annuelle de 106 660 € pour l’ensemble de ses activités ( école de rugby…). D’autre part, la ville passe des conventions avec la S.A.S.P.

 

Ce jour-là, la première s’intitule : « Convention de mise à disposition par la ville de Castres du stade Pierre Antoine à la S.A.S.P.- redevance –avenant n°1 ». Cette redevance annuelle s’élevait en 2007 à 49 995 €.

Compte tenu des aménagements nouveaux réalisés depuis par la ville de Castres au Stade Pierre Antoine (extension et couverture de la tribune sud) portant ainsi la capacité du stade à 7499 places assises ainsi que divers aménagements améliorant la qualité de l’accueil du public ( entrée, toilettes), la ville doit augmenter la redevance à hauteur de 130 140 €.

Je n’ai pas connaissance des sommes investies par la ville.

 

La deuxième délibération  : «  Conventions de services entre la Ville de Castres et la S.A.S.P. – saison sportive 2008/2009- ». C’est celle-ci que je vais tenter d’analyser dans les détails en étudiant le dossier disponible ( pendant quelques heures seulement au Secrétariat général).

La ville payait jusqu’à maintenant environ 50 000 €, elle s’engage à payer maintenant         126 900 €.

Cette convention stipule les engagements de la S.A.S.P. et ceux de la Ville .

 

Engagements de la S.A.S.P. :

1)      s’engage à mettre à disposition des espaces publicitaires sur tous les lieux d’action, de promotion organisés par la S.A.S.P.

2)      s’engage à faire mention du concours financier de la Ville par la présence, en bonne place de son logo sur le stade, lors des rencontres télévisées notamment.

 

 Estimation financière, peut être 70 000€ ; cela peut paraître cher  alors que le stade depuis des décennies appartient à notre ville.

 

       3) s’engage à mettre à disposition des accès au stade pour des rencontres de championnat de France et de Coupe européenne. Derrière le mot accès, comprenons que la Ville achète à la S.A.S.P. un certain nombre de places pour un montant total annuel de 51 198 €, par exemple :

- 10 cartes « prestige »,  prix unitaire : 1750 €

- 10 cartes «  privilège » ( les bien nommées), prix unitaire : 800 €

- 15 cartes Tribune J.P.Gabarrou, prix unitaire : 220 €

- 80 places  en Tribune Nord , prix unitaire : 90 € (1)

- 100 places en Tribune Sud, prix unitaire : 90 € ( pour jeunes sportifs adhérents de club- mouvements de jeunesse locaux ou scolaires)

Pour les deux premières catégories ( « prestige » et «  privilège » la Ville doit payer        25 500 € (HT) soit 30 498 € ( TTC) ) pour …20 personnes.

 

(1). Qui distribue et contrôle ces places, sur quels critères ? ( il est arrivé, me dit-on, que des heureux bénéficiaires n’hésitaient pas à en faire commerce)

 

Je rappelle qu’il s’agit de la saison sportive 2008/2009 avant les augmentations arrêtées pour la saison sportive 2009/2010.

 

A chacun de tirer de ces chiffres les impressions et conclusions qui méritent ou pas de l’être.

 

4)      s’engage à participer aux actions menées par la Ville en direction de la population jeune des quartiers et des associations sportives.

 

Il y a un an au Conseil municipal du 24 juin 2008, au sujet de la même délibération : «  saison sportive 2007/2008 », j’étais intervenu pour demander quelles étaient les actions menées en référence à l’article 7 de la Convention.

 Réponse du maire : «  On vous fera un petit compte rendu ».

Un an après , j’attends toujours. De là à imaginer que les cartes « prestige » et «  privilège » sont plus importantes que faire connaître « les valeurs éducatives du rugby » , il n’y a qu’un pas que je me garderai bien de franchir.

 

 A noter une initiative intéressante prise par le sous-préfet de la Ville de Castres qui accueillait récemment André Laur, le président du Comité départemental de rugby ainsi que les élus de 5 communes du Mazamétain ( Aussillon, Labruguière…) ; l’objectif de la réunion était ( voir La Dépêche du Midi du 17 juin) : «  Officialiser la mise en place d’une action rugby dans le cadre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et ce, en direction de jeunes, de 8 ans à l’adolescence ».

 M. le sous-préfet devait préciser : «  L’opération ne s’adresse pas non plus à des délinquants mais à des jeunes qui dans des communes peuvent être en manque d’activité ; le but étant de nouer un premier contact, d’envoyer un signal de bienvenue aux jeunes, filles et garçons(… )

 Il s’agit de savoir comment les valeurs du rugby se font sentir positivement et comment cette initiative pourrait s’étendre dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale de l’agglomération Castres-Mazamet. »

On peut espérer que la Ville de Castres, que le Castres Olympique soient attentifs à cette expérience et puissent la rejoindre rapidement … en application enfin de la Convention.

 

La troisième délibération porte sur : «  le Centre de formation du Castres-Olympique- renouvellement de la convention entre la Ville de Castres et la S.A.S.P. » .Durée 3 ans .

 

Rappelons au passage que celui-ci fut construit rapidement avec l’aide de la municipalité de Gauche (2000-2001)

 

Mars 2006 : la Ville de Castres a versé 71 735 €, la somme reste inchangée en 2009.

On peut le regretter tant le Centre de formation doit, je pense, être une priorité sur notre ville. Celui-ci  fonctionne à peine à 50% de ses possibilités. Combien de jeunes sont passés par ce centre depuis la précédente convention ? Combien connaîtront un parcours professionnel ? Que deviennent les autres ?

 

 La S.A.S.P. doit s’engager à mettre en œuvre  les actions suivantes (insertion scolaire, insertion professionnelle, ouverture des formations du Centre aux entraîneurs locaux) .

Ces actions sont-elles menées ? Quel est le bilan ? Nul ne le sait.

 Les questions restant souvent sans réponse.