
Toulouse-Castres : coût du péage ?
DU CONSEIL MUNICIPAL A CASTRES MAGAZINE :
UNE DROITE A L’ŒUVRE DANS LA DESINFORMATION
Au dernier Conseil municipal en date du 30 juin 2009, est apparue soudainement une motion en soutien à l’autoroute Toulouse-Castres. Passons sur la rédaction de celle-ci qui contient un certain nombre d’approximations et de contre-vérités.

Plus grave, cette motion accepte surtout, sans critique aucune, le désengagement de l’Etat : « Considérant l’absence de crédits routiers pour le Sud du Tarn dans le Programme de Modernisation des Itinéraires ( PDMI) proposé par l’Etat qui rend illusoire y compris à moyen terme, l’aménagement de la RN 126(…) ».
( Nous verrons plus loin que Martin MALVY, Président de la Région Midi-Pyrénées, a fait sur ce point précis adopter une motion qui va à l’inverse de ce qui est écrit à Castres, à l’unanimité des Conseillers régionaux).(1)
J’explique alors au nom des 5 élus de « La Gauche rassemblée pour un réel changement » que cette motion est « nulle et non avenue » qu’il ne peut être demandé aux Conseillers municipaux de se prononcer en toute connaissance de cause avant l’ouverture officielle du débat public, que cette précipitation est pour le moins une maladresse, au pire une tentative de verrouillage du débat. La suite devait me donner raison.
Commence alors une étrange cérémonie où chaque conseiller à l’appel de son nom devait lever la main et prononcer la phrase : « Je suis pour la motion… ». Il ne manquait plus que les bougies, les chasubles, la grande prêtresse derrière les vapeurs d’encens (il me semble toutefois que je l’ai aperçue).
Au bout du dixième conseiller, devant le malaise suscité, le maire dit que tout cela est prévu dans le Code des collectivités locales. Nous verrons par la suite que la procédure fut différente pour la motion de soutien aux salariés de l’entreprise Dynamic.
Les 5 élus de mon groupe ne prennent pas part au vote ( NPPV), ( accompagnés des insultes habituelles mais inacceptables dans ce lieu). L’élu PS , fait preuve d’excès de zèle dans son intervention , vote la motion et se fait applaudir par les conseillers municipaux de Droite.
Martin MALVY appréciera …ainsi que toute la Gauche locale.
Je n’avais encore rien vu, il est vrai que « tout est possible » avec cette Droite locale et ses responsables UMP.
Samedi 4 juillet, je prends connaissance du journal « Castres Magazine » où notre tribune libre : « Autoroute : le débat va avoir lieu, enfin ! » est publiée. Sur la demie page réservée à la Majorité municipale, celle-ci répond à notre texte sous le titre : « Autoroute : stop au double langage ». S’ensuit, non comme on pourrait le penser un certain nombre d’arguments pour défendre sur le fond le projet, mais une misérable « enquête policière » pour savoir par quel cheminement le collectif « RN 126 » avait pu tenir réunion d’information à la Maison des Associations et des Syndicats. 
Où l’on apprend dans ce mauvais polar, je rappelle qu’il s’agit d’un débat serein et sérieux sur l’avenir du projet autoroutier, que notre secrétaire a téléphoné à la M.A.S. pour une demande de réservation de salle – attention éloignez les enfants ! - la présidente de l’association « République Sociale » qui n’est autre – le complot se précise - que Mme Guérineau a réservé la salle…
Conclusion : « Quels noirs desseins poursuit donc le leader de la « Gauche rassemblée… » ( ce doit être moi) pour servir de prête-nom au Collectif RN 126 ? La question est posée. »

Soit il s’agit comme le font un certain nombre de magazines du feuilleton de l’été, dans ce cas l’intrigue est faible et sans intérêt. Soit une fois de plus, il ne s’agit que de manifestations de basses œuvres de la directrice de cabinet ( puisque c’est elle qui écrit le texte de la Majorité municipale), basses œuvres importées sans doute de l’Essonne et en particulier de la ville d’Etampes et inconnues dans notre ville avant 2001. Ce type de comportement ne s’apparente-t-il pas davantage à celui d’un … « cabinet noir » ? La question est posée.
Sur le fond, ce rideau de fumée est pitoyable pour une ville de 43 000 habitants et un Bassin d’emplois de 85 000 habitants. Inutile donc de s’abaisser à répondre à ce tissu d’inepties tant la démocratie citoyenne est étrangère à ce genre de personnage.
Faut-il en rire ou s’en inquiéter ? Pendant une journée, j’étais plutôt enclin à prendre tout cela sur le mode dérisoire du genre « l’Inspecteur Gadget fait les poubelles » ce qui d’ailleurs lui était déjà arrivé par le passé avec un feuilleton tout aussi mauvais mais, à la réflexion, je pense qu’il faut prendre au sérieux ce type de méthodes indignes de notre collectivité locale d’autant plus que cela se rajoute aux insultes et diverses menaces dont sont victimes certains élus de l’Opposition ( comme le dernier Conseil municipal l’a encore révélé).
Il va sans dire que face à ce climat, nous ne répondrons à aucune provocation et resterons attachés à un seul objectif : L’AR.GU.MEN.TA.TION.
A ce sujet, une délégation de quatre personnes dont trois élus de « la Gauche rassemblée… »a rencontré mercredi dernier, deux responsables du Pays d’Autan ( favorables au projet autoroutier) pendant deux heures ; échange intéressant voire passionnant sur de nombreux aspects du dossier. J’ai d’ailleurs complété ma connaissance sur certains points. C’est une méthode sérieuse qu’il faudra poursuivre…
Texte de la Tribune libre qui suscite le délire de la Majorité municipale parue dans « Castres Magazine » (du 6 juillet au 30 août).
Pour information, ce magazine est tiré à 25 000 exemplaires.
AUTOROUTE : LE DEBAT VA AVOIR LIEU, ENFIN !
Quoiqu’en disent certains, ce débat est légitime et indispensable, nous le mènerons. La présidente de la Commission particulière des débats publics a raison de souligner, entre autres : « …les impacts sur l’environnement sont significatifs, il existe plusieurs modalités de financement, l’abandon du projet de grand contournement de Toulouse constitue un élément nouveau… ». Il faut que ce débat public prévu entre fin octobre 2009 et janvier 2010 se déroule au mieux, avec sérieux et à l’inverse de la conception scandaleuse du député UMP Carayon qui a déclaré : « Cette commission ne rend qu’un avis et au final c’est le gouvernement qui tranche et on sait ( ?) qu’il est favorable au projet… ». Des questions se posent et des REPONSES ARGUMENTEES doivent être apportées : 1) autoroute = désenclavement = emplois ? 2) autoroute = gain de temps ? 3) coût du projet ? 4) qui finance ? l’usager, le contribuable ? 5) quel impact écologique ? 6) d’autres solutions existent-elles ?
Nous invitons la population à mener le débat sur le fond, à éviter les vrais polémiques et les fausses évidences. Notre attitude sera guidée par les réponses apportées (enfin) aux diverses questions.
Bonnes vacances à toutes et à tous et une pensée particulière à celles et ceux qui ne pourront pas une fois de plus partir.
La Gauche rassemblée pour un réel changement
Philippe GUERINEAU – Monique MAYNADIER – André MARTINEZ – Géraldine ROUQUETTE – Robert GOURJADE
(1) Pour Martin MALVY, l’emprunt Sarkozy doit financer la liaison Toulouse-Castres,

le Président de la Région Midi-Pyrénées écrit au Président de la République
A l’occasion de l’Assemblée plénière du jeudi 25 juin, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées a fait part, à l’ensemble des élus régionaux, de ses regrets quant à la décision de l’Etat de ne pas retenir Castres-Toulouse dans le programme de développement et de modernisation des itinéraires du réseau routier national (PDMI) 2009-2014.
Après avoir rappelé que Midi-Pyrénées restait la région la plus enclavée de France, Martin Malvy a proposé au vote la rédaction d’une lettre de l’assemblée plénière au Président de la République pour l’inviter à reconsidérer l’engagement dans le PDMI de Midi-Pyrénées, en particulier sur le dossier Toulouse-Castres.
« Le président de la République vient d’annoncer un grand emprunt national. Je vous propose que nous le saisissions de l’ensemble du dossier routier de Midi-Pyrénées, en lui demandant un engagement plus conséquent de l’Etat qui soulage la Région, les Départements et Communautés d’agglomération. Par la même occasion, demandons-lui l’inscription de Castres-Toulouse au même titre que Rodez et Auch – Toulouse ».
Cette proposition a recueilli l’unanimité des élus régionaux.
« A l’examen, le projet autoroutier posera de nombreux problèmes, a déclaré le président de Région alors que pour un investissement du même ordre que le chantier qui va régler le problème de la desserte Auch-Toulouse, Castres pouvait être désenclavé par une 2X2 voies. Il n’est peut-être pas trop tard », a ajouté Martin Malvy.
Voir Le Tarn Libre du 3 juillet 2009
