Archives de septembre 2009

Autoroute : PS, voix de Gauche ou voie de garage ?

FACE AUX « TARTUFFE » DE L’UMP

 

Elus et adhérents du Parti Socialiste, n’oubliez pas…

 

Ils ont accepté la privatisation des autoroutes, privant ainsi l’Etat d’une manne financière substantielle indispensable pour ses investissements.

Ils n’ont pas bronché quand l’Etat leur a dit que pour le désenclavement de Castres, il n’avait plus un sou.

Ils ont applaudi au bouclier fiscal et à la pérennisation des niches du même nom et trouvent normal de faire payer les collectivités locales et les usagers.

Ils se refusent même à faire pression pour qu’une partie du grand emprunt national soit consacrée à notre désenclavement.

Ils – P. Bugis, Maire et Président de la Communauté d’agglomération,( vice président de l’UMP), Bernard Carayon, député-maire de Lavaur,( président de l’UMP),etc… – exigent l’union sacrée ( Tartuffe !).

Elus et adhérents du Parti Socialiste, dites et rappelez à la population ce que fut l’attitude des élus UMP de notre territoire, même si vous êtes favorables au projet autoroutier .

 Ne les laissez pas parader sous le masque d’un consensus trompeur !

 Refusez de vous confondre avec la Droite, elle ne vous en sera même pas reconnaissante ( ceux qui, à la fin des années 90 , dirigeaient alors la municipalité de Gauche à Castres, qui s’étaient fortement mobilisés pour l’autoroute s’en souviennent encore) .

 

Chacun sait que la fonction de la CNDP ( Commission Nationale pour le Débat Public) est d’enregistrer les arguments présentés par les uns et par les autres. L’avenir de l’autoroute dépend donc uniquement de la nature de ceux ci.

Alors, pourquoi le début d’une mobilisation à grand spectacle et cette débauche de moyens financiers ? Tout simplement, la Droite est en campagne électorale et utilise le dossier de l’autoroute à des fins politiciennes.

Elus du PS, malgré votre présence sur la photo, vous ne servirez que de caution.

 

Martin Malvy, président du Conseil Régional, l’a bien compris ( mais il est encore bien seul).

Rappelons en effet, que lors de sa séance plénière du 25 juin dernier, le Conseil Régional Midi-Pyrénées s’est étonné de l’absence de financement de l’Etat sur 2009-2014 concernant l’itinéraire Castres- Toulouse, pourtant logiquement attendu pour la subvention d’équilibre indispensable à l’autoroute. Il s’est alors prononcé à l’unanimité pour obtenir au plus vite un financement supplémentaire via l’emprunt d’Etat mais pour la solution de l’aménagement routier de la RN 126 à usage gratuit.

Dans son intervention, Martin Malvy signalait : « (…) je le dis d’autant plus que le projet autoroutier sera très difficile pour des raisons de péages(…) »

Pour prendre un exemple parmi d’autres, élus et adhérents du Parti Socialiste, êtes vous d’accord pour un péage Castres- Toulouse s’élevant entre 8 et 10 €  alors qu’il s’élève à 1,40 € pour Albi-Toulouse ?

Les questions posées sont très nombreuses, vous n’avez certainement pas les mêmes réponses que la Droite, dites le, écrivez le.

Des arguments de valeur existent aussi bien chez les partisans de l’autoroute ( qui réfléchissent… ) que chez ceux  qui préfèrent une RN 126 2×2 voies sécurisée ( qui réfléchissent…).

Cette confrontation d’arguments est nécessaire, elle doit éviter toute diabolisation  et autre procès en sorcellerie. C’est la démocratie !

Dans cet esprit, le collectif RN 126 ( qui pose de très bonnes questions qui permettent de faire avancer le débat ) aurait pu disposer d’un stand à la Foire économique.

De même, leur initiative ce dimanche à Lacroisille, aurait pu être annoncée dans la presse quotidienne. Mais ceci est …une autre histoire.

A suivre…

 

http://RN126.free.fr

  http://www.autoroute2013.com/

 

 

 

 

 

 

 

L’autoroute ou la « tyrannie des émotions »

SAVOIR RAISON GARDER

 

A la lecture de l’article : «  Dans les coulisses du tournage du clip pour l’autoroute » (  La Dépêche du Midi  du mercredi 16 septembre), j’ai ressenti un malaise indicible, une sensation pénible qu’il est difficile de relater .

Est ce la photo où l’on voit Bernard Carayon ( responsable départemental de l’UMP) bras dessus, bras dessous avec l’homme de gauche Guy Millian (et ancien responsable national syndical) ? 

Est ce  «  l’union sacrée » revendiquée sans retenue entre élus d’une partie de la Gauche et de la Droite : «  Les politiques ont mis le mouchoir sur les différences pour chanter d’une seule voie(…) peu importe l’étiquette … » ?

 Est ce l’utilisation voire l’instrumentalisation de jeunes enfants au premier plan sur la photo voire même pour l’un d’entre eux, âgé de 10 ans qui, interviewé, déclare : «  Je pense que c’est une façon d’avoir plus de sécurité dans les transports ». Enfant- sécurité… !

 Est ce l’utilisation d’une salle de classe dans une école publique, là encore, de jeunes enfants ?

 Est ce le texte de la chanson, conte enfantin : «  On est tous là, on vous parle d’une seule voix (…) on vous délivre tous en cœur( ?) ce message,(…) moi j’ai 10 ans , c’est vrai, je suis petit, je sais ce que veux, c’est pouvoir vivre ici (…) nous, notre terre, on l’aime, on la protège » ?

 Les partisans de la 2×2 voies sécurisée n’aimeraient- ils pas le sud du Tarn , ne se battent-ils pas pour l’emploi, ne sont-ils pas attachés à la sécurité routière ? La chanson répond :  «   Ecoute, on n’est pas des irresponsables ».

 Est ce l’importance démesurée et déséquilibrée tant dans la forme que dans le fond  accordée par La Dépêche du Midi pour ce qui n’est en fin de compte que l’élaboration d’un clip non encore vu ? Mais il faut créer, nous dit-on « le buzz », La Dépêche, seul quotidien local, s’y emploie ; pas moins de 4 pages avec photos en 3 jours !

 

Face à ce trouble, partagé d’ailleurs par un certain nombre d’habitants de Castres, il me revient à l’esprit ce qu’expliquait récemment l’architecte- urbaniste philosophe bien connu, Paul Virilio.

Celui-ci attirait notre attention sur le fait que « Nous sommes passés des communautés d’intérêt  à la communauté d’émotion et que  notre rapport au réel est chamboulé par la diffusion instantanée de l’émotion. Dés lors, nous sommes complètement manipulables et nous perdons notre sens critique. Dans ce cas, il devient quasiment et même dangereux de rester impassible, de garder la tête froide et même de réfléchir un peu.

 Il nous faut prendre conscience que nos sentiments sont d’une manière ou d’une autre en compétition avec notre capacité d’analyse. »

Ce que Paul Virilio appelle « la tyrannie des émotions », n’est ce pas toutes proportions gardées bien sûr ce qui semble se passer avec le projet autoroutier ?

 Celui ci, profondément ancré dans «  l’imaginaire collectif »  de notre ville peut-il encore laisser place à la raison et tout simplement à un réel débat démocratique sans être détourné à des fins politiciennes ?

Il est toujours dangereux de «  manier les émotions », voie ouverte à tous les cyniques et autres démagogues.

Il y a aujourd’hui l’affichage d’un unanimisme permanent qui évoque l’atmosphère de certains régimes politiques dont la démocratie est pour le moins absente ( la teneur de ce clip semble le confirmer).

 Attention à la pensée unique ! Ne mêlez pas les enfants  à vos stratégies et surtout  ne les  divisez pas !

 Pour que vive un débat serein, argumenté et sérieux !

 

 

 

Avis de recherche de la Fête des associations

IL Y A DEJA BIEN LONGTEMPS…

 

Le week-end dernier se tenait à Albi et à Lavaur une fête des associations ou forum des associations ( me voilà bien éloigné de tout sectarisme).

Auparavant, elle  a eu lieu, avec succès, à Graulhet, à Lisle sur Tarn, pardon pour les villes ou villages oubliés.

fete-1Que se passe-t-il à Castres, me direz vous ? Rafraîchissons la mémoire de quelques amnésiques patentés mais surtout rappelons ce que fut la première grande fête des associations dans notre ville, c’était les 11 et 12 octobre 1997 suivi d’une deuxième les 16 et 17 octobre 1999, pour qu’à nouveau celle-ci puisse renaître.

Maire-adjoint délégué à la culture et à l’animation, j’avais alors la responsabilité , aidé par  d’autres élus d’initier et d’organiser « ce grand rendez vous populaire » qui se déroulait au Parc des Expositions. C’était l’équivalent pour les associations de la « Foire économique ».

 

 J’écrivais alors : «  Le cœur d’une ville bat au rythme de la richesse de sa vie associative. Sans associations dévouées et dynamiques, elle serait sans âme, repliée sur elle-même, appelée à dépérir.

Depuis des mois, un formidable mouvement de mobilisation s’est enclenchée pour contribuer à la fête des 11 et 12 octobre. Ce grand rendez vous permettra à nos concitoyens de découvrir, à travers de nombreuses animations, la diversité des stands, les débats, l’énergie déployée par des centaines de bénévoles. Il favorisera la rencontre d’associations qui oeuvrent dans des domaines très variés, il sera également la vitrine de notre ville pour tout un département.

Nous nous devions d’offrir aux associations ce lieu de vie, de rencontre et d’échange tant celle-ci concourt à la démocratie locale et à la cohésion sociale en favorisant une participation plus active des citoyens à la vie de la cité…. ». 

Plus de 220 associations avaient répondu présent ( par exemple : 37 pour la Culture, 57 pour le Social, 46 pour le Sport, 6 pour l’Environnement, 7 pour la Jeunesse, etc…etc…)  , 20 000 personnes s’étaient retrouvé durant ces deux jours pour découvrir et apprécier des dizaines d’initiatives diverses.

Deux ans après, un nouveau rendez vous avait été fixé, toujours au Parc des expositions, cette fois ci 260 associations étaient représentées et l’estimation de visiteurs s’élevait à 25 000.

Le week end dernier, on avait 180 associations à Albi, 80 à Lavaur.

 

Le nouveau maire de Castres élu en 2001 organisa bien une fête des associations en 2002 puis plus rien  depuis malgré nos interventions répétées.

Ce refus de rassembler les associations et de les faire connaître au plus grand nombre vise à affaiblir la démocratie locale, à limiter  à ce qui pourrait apparaître comme des contre-pouvoirs… évidemment la « manipulation de la population », la désinformation permanente deviennent alors plus faciles ; c’est le cas aujourd’hui à des niveaux jamais atteints mais sur cela j’ y reviendrai très bientôt.  

 

 

 

Non à la privatisation de la Poste. France Télécom : «J’accuse… »

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

Le 3 octobre, je vote

 

Le gouvernement a précisé son calendrier concernant son projet de changement de statut de la Poste en société anonyme à capitaux publics. Le Conseil des ministres a adopté le 28 juillet le projet de loi. Le débat parlementaire aura lieu à l’automne pour permettre ensuite l’examen au Conseil Constitutionnel avant le 1er janvier 2010, objectif du gouvernement pour le changement de statut et date de la libéralisation totale du marché du courrier en Europe.

La réforme ouvre la voie à une prévisible privatisation définitive. En effet, chaque fois que l’on a transformé un établissement public en société anonyme ( France Télécom, GDF, etc…), cette transformation a été  suivie de la vente des actions de l’Etat pour la privatisation de la société.
Très impopulaire à en croire les sondages, elle avait été reportée une première fois avant les élections européennes.

Le collectif national de mobilisation contre la privatisation de la poste (http://www.appelpourlaposte.fr/

Créé il y a plus d’un an regroupe plus de 60 organisations ( l’ensemble des partis de Gauche, des syndicats ainsi que des associations d’usagers). La population  son mot à dire !

Le collectif organise dans toute la France entre le 28 septembre et le 3 octobre un large referendum national avec la même question : « Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes vous d’accord avec ce projet ? »

Si des millions de voix se font entendre, il sera difficile au gouvernement de es ignorer. Les personnels de la Poste, de leur côté, seront en grève le 22 septembre à l’appel de toutes les organisations syndicales.

 

A Castres, les cinq élus de l’opposition municipale «  La Gauche rassemblée pour un réel changement » inviteront dans quelques jours les partis de Gauche, les syndicats, les associations à se réunir pour organiser , sans doute le 3 octobre : «  un référendum pour la Poste ».

Ils interviendront au cours du Conseil municipal prévu à Castres mardi 29 septembre ( à suivre).

 

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Je vous invite à prendre connaissance d’une lettre adressée par un salarié de France Télécom et publiée dans le journal l’Humanité, mardi 15 septembre. Emouvante et impitoyable…

 

Lettre ouverte au PDG de France Télécom

Pour France Télécom, il n’a plus de nom. Comme ses collègues, à chaque fois qu’il doit effectuer une transaction, il est identifié par un code comportant quatre lettres et quatre chiffres. Le sien, c’est DYDO 5 403 et c’est donc ainsi qu’il a choisi de signer cette « lettre ouverte » à son PDG. Il y a six ans, déjà, en 2002, il avait tenté de mettre fin à ses jours dans le bureau d’un cadre. Le service dans lequel il officiait comme technicien qualifié à la gestion du réseau était promis à la fermeture. France Télécom lui avait proposé trois postes, tous des emplois de plate-forme téléphonique, n’ayant rien à voir avec son métier. « Je suis un technicien, pas un commercial », répétait-il alors, refusant les offres. Il fut donc « muté d’office ». C’est la procédure. J’avais vingt-six ans de carrière, et deux mois ont suffi pour tout démolir », raconte-t-il. Après dix mois d’arrêt, DYDO 5 403 a dû accepter un poste « bas de gamme », comme il dit.

Il tire des fils toute la journée mais il a choisi « de ne plus se taire ». Dans sa commune de 6 000 habitants où il se fait élire comme conseiller municipal, puis dans son syndicat, la CGT, il retrouve un nom. Et contribue à créer un groupe de travail sur la question. « Il fallait briser le tabou, combattre l’idée que les suicides tiennent à des causes personnelles. c’est le travail qui fait craquer. Depuis que la CGT se préoccupe de la souffrance au travail, certains salariés reprennent nos tracts », témoigne Marie Barot, secrétaire générale de la CGT Fapt du département de Haute-Savoie, qui soutient son initiative. DYDO 5 403 a choisi personnellement de s’adresser à Didier Lombard, PDG de France Télécom, convoqué aujourd’hui par le ministre du Travail, Xavier Darcos. Pour lui, ne plus se taire c’est aussi un moyen de tenir le coup. Son « J’accuse », que vous pouvez lire ci-après, a été transmis, hier, à son chef afin de remonter les échelons hiérarchiques : direction des ressources humaines locale, direction territoriale Centre-Est, puis, direction générale.

Paule Masson

Lettre ouverte

Devant le désastre humain de ces derniers jours, je me permets de vous interpeller pour apporter ma vision d’agent France Télécom sur ce séisme que vous n’avez pas vu venir, enfermé que vous êtes dans votre tour de Babel. J’estime de mon devoir de vous faire part de mes réflexions pour comprendre comment on en est arrivé là. Je suis convaincu que vous n’avez pas le monopole de la vérité, malgré votre fonction de PDG.

Avec les PDG qui vous ont précédé, MM. Bon et Breton, vous avez planifié, programmé avec des juristes, des experts, des consultants, des organismes de formation pour cadres, une politique de management et organisationnelle pour mettre sur les rails du capitalisme pur et dur notre entreprise. À travers cette politique, vous avez laminé les syndicats, vous avez éloigné inexorablement les centres de décisions en augmentant les territoires des directions régionales, ne laissant sur le terrain au plus près de vos agents que quelques petits chefs issus de leurs rangs pour servir de liens.

La première grosse erreur de cette politique a été de spolier l’identité professionnelle de la majorité de vos agents venant des PTT avec de réelles formations de métiers. Le lien sur le terrain dévolu à ces cadres « N+1 » n’avait plus rien de social. Ce n’était, ce n’est qu’un relais pour mettre en place vos méthodes, vos processus, vos directives, vos aspirations de suppressions d’emplois, pour être crédible auprès des marchés financiers. Beaucoup ne se rendent pas compte du rôle que vous leur avez fait jouer ou qu’ils jouent encore.

Les syndicats, parlons-en… Stratégiquement, là aussi tout était planifié. Par des restructurations incessantes, vous les avez confinés année après année, changement de périmètre après changement de périmètre, dans un travail de réorganisation permanent pour répondre à votre mise en place des institutions représentatives du personnel (lRP). Vous avez voulu des syndicats affaiblis. Vos fiançailles avec les marchés financiers, les actionnaires, vous ont poussé à détruire insidieusement les contre-pouvoirs garants des équilibres sociaux. Certainement au-delà de vos espérances…

Oui, pendant des années, devant le peu de lutte collective d’envergure, vous avez cru gagner. Vous pensiez, comme notre président de la République, que « quand il y a une grève à France Télécom, on ne s’en rend plus compte ». En surfant sur la démagogie et sur l’individualisation à outrance, vous avez mis en place votre politique de restructurations incessantes de vos services.

Après la perte d’identité professionnelle, la perte d’identité géographique : mobilités forcées, imposées. Avec à la clé un travail répétitif, sans autonomie, à la place d’un vrai métier.

Quel projet proposez-vous à ces personnels en errance pour se reconstruire ? Votre projet d’entreprise ? Croyez-vous sincèrement qu’ils puissent y adhérer ? Quel manque de discernement !

Pour casser toute velléité, mise en place d’un management impitoyable, infantilisant, ou dans chaque parole des cadres on entend les mêmes réponses, les mêmes allégations, les mêmes phrases, les mêmes arguments, à la virgule près, pour nous faire accepter l’inacceptable. Sans oublier les chiffres, les indicateurs… Ces années que vous avez planifiées sont d’une violence inouïe. Je suis sûr que l’histoire le jugera un jour ou l’autre. Et voilà que cette violence vous revient en pleine figure, comme un boomerang.

Vous avez cru gagner mais vous avez perdu. Ne laissant que peu d’espace à l’expression démocratique, aux luttes collectives, aux résistances organisées, en méprisant la représentation syndicale (il suffit de lire les réponses faites aux questions des délégués syndicaux et des délégués du personnel où ne transpirent qu’arrogance, suffisance, mépris), vous n’avez pas vu ou pas voulu voir apparaître depuis quelques années une nouvelle forme de lutte insidieuse, souterraine : le suicide… La nature a horreur du vide. Sur les conseils éclairés de certains experts ès communications à la solde des décideurs économiques et politiques, vous avez fanfaronné, dénié ce sujet. Vous avez sali la mémoire des premiers collègues disparus en les méprisant, en cantonnant leur geste désespéré dans des problèmes familiaux, personnels.

Quelle erreur, quel dédain, quelle suffisance ! À force de ne côtoyer que les arcanes des pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, on en devient aveugle… Les travailleurs, les gens de peu, les millions de personnes n’ayant pas de Rolex à cinquante-cinq ans n’existent plus…

Et pourtant, la médecine du travail, malgré son peu de moyens, vous alertait. Les comités d’entreprises (CE), les comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) aussi. Mais la victoire est une drogue douce, elle enivre, elle isole, elle grise. Votre rouleau compresseur écrasait tout sur son passage. Les bénéfices année après année justifiaient vos choix auprès des marchés. Vos actionnaires vous remerciaient…

Devant ce no man’s land de luttes dignes de ce nom, ces signaux puérils de détresse ne vous inquiétaient pas. La puissance de votre communication étouffera à travers les médias ces résidus de gêne d’image de la marque, pensiez-vous. La voie royale du libéralisme était dégagée. On a gagné ! on a gagné ! Et puis le grain de sable. Vos agents hommes, femmes qui veulent vivre debout, dignes, devant votre mutisme, osent symboliquement perpétrer leur suicide sur leur lieu de travail. Crime de lèse-majesté…

En réponse, toujours votre mépris. Pour calmer les médias, vous faites dire par un de vos directeurs : « À France Télécom, on ne se suicide pas plus qu’ailleurs. » Quelle gaffe ! Quel camouflet pour ces hommes et ces femmes ! Vous rendez-vous compte où vous a mené votre aveuglement ? Obliger vos agents avant leur dernier geste à bien préciser qu’ils n’avaient pas de problèmes familiaux, financiers ou autres. Leur problème, c’est bien France Télécom, c’est bien la politique managériale que vous avez mise en place. C’est une violence supplémentaire à laquelle je ne trouve pas de nom. C’est une insulte à la dignité de ces personnes et à leur famille. Ce que j’ai écrit et affiché sur mon lieu de travail avant les événements du 10 septembre 2009 (un collègue qui se poignarde) et du 11 septembre (une collègue qui se défenestre), malheureusement me donne raison : « Le pire est à venir. »

Votre réunion du 10 septembre dernier n’apporte qu’une partie des réponses aux attentes de ces centaines d’agents en stand-by. La mise en place d’un audit extérieur, quelle désillusion, quel manque de respect pour vos équipes de médecine du travail, des élus du CE et du CHSCT qui n’ont eu de cesse de vous alerter, signaler les dérives, les ravages de votre politique à travers des rapports. Peut-être étaient-ils rédigés en chinois et vous n’avez pas daigné les traduire ?

Il est encore temps de les lire…

À l’heure où nous en sommes, que vous reste-t-il pour demeurer crédible auprès de vos agents ?

Soit vous reconnaissez publiquement votre responsabilité dans la souffrance de vos agents, avec en parallèle de véritables négociations avec les syndicats pour infléchir cette politique.

Cette décision serait un geste fort, à même de calmer cette spirale infernale. Elle demande du courage et du coeur… Soit vous restez droit dans vos bottes en niant les relations de cause à effet de votre politique et là, effectivement, je redoute le pire…

Je n’accepterai pas, pour ma part, la troisième solution qui se dessine. C’est-à-dire la mise en place du repérage des agents potentiellement à risque pour un traitement individualisé pour les éradiquer, les gommer, les culpabiliser, les stigmatiser et recommencer comme si rien n’était arrivé.

Veuillez accepter cette humble contribution à votre réflexion ; humainement, pour tous mes collègues, je ne pouvais plus me taire.

Malgré la souffrance qui m’écorche, recevez mes respects.

Ceci est mon « code alliance » à France Télécom, car en tant qu’être humain, je n’existe plus depuis 2002 dans votre entreprise.

DYDO 5403

 

Oui, c’est bien dans notre pays que tout cela existe , il aura fallu 23 suicides et combien de tentatives pour que le gouvernement s’émeuve. Assez !

C’est tout un système qui est mis en accusation.

 

 

Les DYNAMIC mobilisent-Pandémie de chômage dans le Tarn

Les DYNAMIC, après leur rassemblement mercredi dernier lors du Comité d’Entreprise exceptionnel, continuent plus que jamais la lutte pour sauver les emplois menacés.

Nous devons répondre à leur appel  et être nombreux à leurs côtés mardi prochain:

Tous ensemble avec les Dynamic !!

Manifestation À CASTRES

le mardi 15 septembre 2009

départ 16h00 devant l’entreprise ,

chemin de la Plaine du Travet (route de Lautrec)

Arrivée à la Sous-Préfecture

(30 minutes de trajet)

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rosezr6 

La pandémie du chômage s’étend dans notre département et dans tout notre Bassin d’emplois Castres-Mazamet mais peu d’élus et de décideurs économiques travaillent efficacement sur le vaccin. Chaque jour, de nouvelles victimes…

 

Avec 15 196 demandeurs d’emploi ( catégorie A), le Tarn affiche  un taux de chômage élevé au premier trimestre 2009 et une évolution très forte sur un an.

En 2008, le chômage atteignait ( catégorie A) 13 968 demandeurs d’emploi soit une augmentation de 12%. En rajoutant les catégories B et C ( qui sont aussi des demandeurs d’emploi, ex : travail partiel subi, etc…) on arrivait à 21 411. Entre juillet 2008 et juillet 2009, le chômage s’est accru de 18,4%, soit avec ( catégories B et C) sans doute plus de 25 000 personnes ( aussi surprenant que cela puisse être, il est très difficile d’avoir des chiffres précis pour 2009 – DDTEF – Insee- CCI- etc…)

Le taux de chômage conserve donc un niveau très élevé au premier trimestre 2009 : 10,3% de la population active tarnaise, contre 8,7% au niveau régional et national. A noter bien sûr qu’il faudrait là encore rajouter les radiations abusives, ceux qui écœurés ne s’inscrivent plus au Pôle Emploi, les quinquas , etc…

Les jeunes demandeurs d’emploi ( moins de 25 ans) représentent 17,3% de la catégorie A et ont vu leur nombre progresser de 20,3% sur un an.

Peut on continuer à supporter cela ?

Effondrement de l’intérim et augmentation brutale du chômage partiel avec l’exemple de Comau dans notre ville. Mme la Préfète du Tarn annonce sa visite le 15 septembre à Castres, elle connaît les chiffres du chômage et les menaces à venir sur l’emploi dans le sud du Tarn.

Des mesures concrètes s’imposent…

 

Pendant ce temps-là …

576 contribuables tarnais se sont acquittés de l’impôt de solidarité sur la fortune ( ISF) en 2008 contre 548 l’année précédente ( + 5,2%) ; parions que leur nombre aura encore augmenté en 2009 ! Ils sont 324 sur Albi, 252 sur Castres.

Le patrimoine moyen en euros, déclaré, est quasiment le même sur les deux communes :        1 553 130 € et 1 556 237 € à Castres.

Elle n’est pas belle la vie !

De plus, combien d’entre eux ont-ils bénéficié du bouclier fiscal ? Rappelons que le revenu moyen annuel par ménage est de 15 000 € .

 

« La guerre des classes »

Dans l’hebdomadaire l’Echo du Tarn, Pierre Compagnon présente le livre de François Ruffin, La guerre des classes, Fayard, 19 € .

Il écrit : « Guerre des classes ? curieuse cette résurgence d’un vocabulaire qu’on croyait à tout jamais oublié, envol. L’expression très récemment exhumée, ne provient pas d’un nostalgique du collectivisme. C’est Warren Buffet, un des hommes les plus riches de la planète qui l’emploie : «  La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter (…) Usines fermées, délocalisations, désespérance sociale et psychologique, d’un côté, de l’autre parachutes dorés,  stock options, hauts salaires pleuvent à foison (…) comme le dit Louis de Funés dans la folie des grandeurs,  ( Comme notre Président bling-bling, d’ailleurs NDB) «  Les riches sont faits pour être très riches, les pauvres très pauvres » ( …)

 

Hommage à Willy Ronis,  photographe exceptionnel

Ses photographies sur le Front Populaire restent émouvantes, l’ensemble de son oeuvre inoubliable; il vient de mourir à 99 ans.