Autoroute : premiers pas dans l’arène
Publié dans b) Désenclavement de Castres (30), le 22/10/2009 à 7:09, par Philippe Guerineau
Madame La Présidente Danielle Barrès,
Mesdames et Messieurs, membres de la Commission Particulière de Débat Public,
Maire-adjoint et Conseiller général de Castres-Ouest jusqu’en 2001, j’ai alors participé à toutes les initiatives et mobilisations pour exiger de l’Etat : « Un plan exceptionnel de rattrapage pour le développement routier du sud de Tarn ».
Le 15 janvier 1999, dans la salle Gérard Philipe, nous étions près de 1000 personnes : élus de bords politiques différents, chefs d’entreprise, simples citoyens…A la tribune, A. Mandement, maire de Castres et Président du Comité de Bassin, B.Raynaud, Président du district, M.Maurel, Président des CCI Castres-Mazamet.
Une Charte pour l’avenir du bassin industriel de Castres- Mazamet a été approuvée par les villes de Castres, Mazamet, Aussillon, Labruguière, le district de Castres-Mazamet, la Chambre des métiers du Tarn, la Chambre d’agriculture du Tarn, l’association Atlase, etc…On pouvait lire dans celle-ci : « Entre Castres et Toulouse, il est impératif de réaliser au plus tôt les déviations de Soual, Puylaurens et Verfeil dans l’objectif d’une mise à 2×2 voies de la RN 126 ».
La mobilisation allait se poursuivre, notamment avec une manifestation à Toulouse le 26 avril 1999.
Rappelons la décision ministérielle publiée en Août 1996 d’aménager l’ensemble de l’itinéraire RN 126 Toulouse- Castres- Mazamet en 2×2 voies.
Aujourd’hui, je reste fidèle aux combats menés et à l’objectif que nous devions atteindre alors : une liaison routière Castres-Toulouse, rapide, sûre et gratuite POUR TOUS par l’aménagement de la RN 126 en 2×2 voies.
D’autres ont accepté sans rien dire que les gouvernements successifs de Droite ( mouvements divers : pas de politique ici-sic !-) ne tiennent pas leurs engagements d’une « politique solidaire d’aménagement du territoire ».
Ils ont accepté que les infrastructures routières ne soient plus financées par l’Etat.
Ils ont également accepté la privatisation des autoroutes qui empêche l’Etat de percevoir des revenus financiers conséquents.
Ils ont refusé toute mobilisation qui aurait pu contraindre l’Etat à respecter ses engagements.
Les mêmes viennent aujourd’hui, la main sur le cœur nous dire : « Nous n’avons pas le choix ».
Ce « débat public » montrera le contraire avec l’affirmation d’une volonté politique, celle exigeante et rassembleuse pour une liaison routière Castres-Toulouse, rapide, sûre et gratuite POUR TOUS par l’aménagement de la RN 126 en 2×2 voies.
Je préside à Castres, le groupe d’opposition municipale le plus important avec 5 élus : « La Gauche Rassemblée pour un réel changement ».
Nous prenons position avec clarté, courage( mouvements divers) ( il en faut car « ennemis de l’intérieur » pour quelques petits esprits sectaires voulant nous condamner au silence ) et détermination pour un aménagement de la RN 126 en 2×2 voies.
Je vous invite à bien vouloir prendre connaissance de la position arrêtée par les 5 conseillers municipaux de Castres :
» La Gauche Rassemblée pour un réel changement » : Philippe GUERINEAU – Monique MAYNADIER – André MARTINEZ – Géraldine ROUQUETTE – Robert GOURJADE et par l’association : » Castres A Gauche Vraiment » concernant le projet autoroutier Castres – Toulouse :
Nous avons élaboré un texte dont voici ci dessous le contenu ( futur cahier d’acteurs)
UNE LIAISON ROUTIERE CASTRES – TOULOUSE
RAPIDE, SURE ET GRATUITE, POUR TOUS
1-Le développement économique du Bassin Castres-Mazamet nécessite de poursuivre le désenclavement du territoire :
-par les liaisons routières, Castres-Toulouse mais aussi Castres-Albi, Castres-Lavaur, et Castres-Béziers.
-par le rail : en augmentant les fréquences pour les passagers, en développant le ferroutage, le plan de la Région va dans ce sens
-par le développement sur le bassin des nouvelles technologies, autour de la mobilité numérique
Sans oublier les activités de l’aéroport ou les autres formes de transports collectifs.
2-La question de l’Emploi est aujourd’hui préoccupante, et a toujours été pour nous une priorité, avec un chômage en hausse, au dessus de la moyenne nationale .

Mais nous savons que le maintien et la création d’emplois ne sont pas mécaniquement en lien direct et unique avec une liaison routière ou autoroutière.
D’autres facteurs complexes interviennent, notamment les ressources humaines, la présence des services publics…
Il n’existe pas qu’un seul outil de développement mais un ensemble d’outils dont la route.
Il n’y a pas pour le bassin de Castres -Mazamet qu’un seul pôle de développement économique même si celui de la métropole toulousaine est essentiel.
Il n’y a pas de solution unique à toutes les difficultés actuelles.
3-L’aménagement routier, décidé en 1994, doit aujourd’hui être poursuivi et repensé en cohérence avec l’aménagement des territoires, les décisions du Grenelle, et l’abandon du grand contournement autoroutier de Toulouse.
Des conditions nouvelles qui justifient un vrai débat public.
L’importante mobilisation du Sud -Tarn , notamment en 1999, ne doit pas être oubliée.
4-Nous nous prononçons pour une liaison routière Castres – Toulouse, rapide, sûre, et gratuite pour tous.
Un aménagement de la RN 126 en 2×2 voies sans péage nous semble aujourd’hui la meilleure solution .
-une liaison rapide pour tous :
C’est à la sortie de Castres, sur le secteur Castres – Soual que la circulation est la plus ralentie.
Un aménagement de cette portion en 2 fois 2 voies permettrait de réduire le temps actuel de 11 mn à 5 mn, soit un gain de 6 mn.
C’est déjà la moitié du temps gagné sur l’ensemble du trajet.
Ce tronçon est inscrit au contrat de plan ; il peut être réalisé sans attendre.
-une liaison sûre pour tous :
L’aménagement de la portion Castres Soual, le contournement de Cuq-Toulza, ajoutés aux contournements de Soual, Puylaurens et Verfeil existants, amélioreraient de façon nette la mise en sécurité du trajet.
Un tracé autoroutier aurait pour conséquence de délaisser la RN 126, de la laisser en l’état, sans autre aménagement et contraindrait ses utilisateurs à retraverser les villages de Soual et Puylaurens, ce qui n’améliorerait en rien ni la sécurité de tous ni le temps du trajet.
-une liaison gratuite pour tous :
Le coût du trajet, d’après le concessionnaire privé, serait de 13,58 € pour un aller retour Castres-Toulouse.
Ce coût est exorbitant et dissuasif, en lien avec un trafic insuffisant pour un projet autoroutier.
Comment ne pas le considérer comme un impôt supplémentaire pour les Sud Tarnais ?
Comment accepter que les équipements publics déjà payés par les contribuables (déviations de Soual et Puylaurens) soient donnés au concessionnaire privé qui demandera à l’utilisateur de payer une nouvelle fois ?
Comment ne pas voir dans le péage une solution discriminante pour le Tarn Sud alors que les liaisons des autres villes de la région vers Toulouse ne sont pas payantes ?
Comment se satisfaire du désengagement de l’Etat ?
5-Alors, oui, un aménagement de la RN 126 en 2×2 voies nous parait plus réaliste, plus équitable, plus respectueux de l’environnement et moins coûteux que le projet autoroutier
Le Conseil Régional a voté à l’unanimité une motion pour l’aménagement de la RN126, en revoyant le PDMI ( plan de déplacement et de modernisation des itinéraires) et en demandant au gouvernement de financer l’aménagement avec le grand emprunt national qui est en train d’être élaboré.
De plus, le Grenelle de l’environnement a mis en lumière la préoccupation commune pour l’action contre le réchauffement climatique, la construction d’autoroutes a été mise en cause.
Nous avons à penser aujourd’hui à toutes les solutions alternatives qui seront compatibles et créatrices d’emplois pour demain.

par l’armée israélienne, des centaines de civils, femmes et enfants, seront tués. A Castres, des rassemblements et manifestations s’organisèrent , j’y participais avec mes camarades élus municipaux. Impossible de ne pas y être, de nombreux habitants de nos quartiers, beaucoup d’origine arabe, ressentaient comme une injustice inacceptable le silence de leurs concitoyens alors que chaque jour, chaque nuit, les bombardements se multipliaient sur un peuple innocent. « Le 2 poids, 2 mesures » devenait une souffrance supplémentaire. Il était donc impensable que nous ne puissions être à ce moment là à leurs côtés, alors nous y étions.
médecin, spécialisé en gynécologie, qui travaille en semaine au complexe hospitalier de Tel-Hashomer, près de Tel-Aviv, est une figure connue du public israélien. Parce qu’il parle l’hébreu et qu’il défend des positions modérées, les médias israéliens l’interviewent régulièrement sur ce qui se passe à Gaza. Ce jour-là, Shlomi Eldar, de la chaîne 10, l’appelle sur son portable pour prendre des nouvelles de la guerre en cours. Une première fois, le médecin ne décroche pas. Shlomi Eldar insiste et branche le haut-parleur, en direct sur le plateau. «Ya Allah ! Mes filles, mes filles», hurle le médecin avant de raconter ce qui vient de se passer, entre deux sanglots. «Pourquoi, pourquoi ?Qu’est-ce que mes filles ont fait pour être tuées ?» La présentatrice, pétrifiée, tente de reprendre le fil de son journal. Shlomi Eldar sort avec son téléphone, toujours allumé, qu’il regarde épouvanté, comme une grenade dégoupillée. Ezzedine Aboulaïch venait de faire exploser la vitre blindée de l’indifférence. Deux jours plus tard, l’armée israélienne cessait le feu unilatéralement.
Ezzedine Aboulaïch n’est pas un naïf pour autant. Aux Israéliens, il sait tenir un langage ferme : «Ils devraient se poser la question : pourquoi les Palestiniens leur en veulent autant ? Mais ils ne veulent pas surmonter la peur qui est en eux. Je leur dis une seule chose : vous vivez dans un état indépendant, vous menez une vie libre et confortable ; les Palestiniens ne veulent rien d’autre. Défendre les droits des Palestiniens, c’est défendre votre propre droit à la vie et au bonheur.» Quand on évoque le Hamas, il coupe sèchement : «Oui le Hamas existe, il est le fruit d’un long passé d’injustices et de haine. Mais assimile-t-on tous les Israéliens à Avigdor Lieberman (1) ?» Quant à la communauté internationale, il n’a pas de mots assez durs pour son silence pendant la guerre, tout comme sa prodigalité pleine de culpabilité d’après-guerre : «Nous sommes comme un homme sans eau dans le désert. On nous promet quatre milliards de dollars pour reconstruire Gaza. Mais ce dont nous avons besoin, c’est un verre d’eau, pas de promesses mirobolantes.»

présentes , nombreuses interventions, témoignages émouvants, une question parmi beaucoup d’autres : « Pourquoi cette année, cette commémoration a-t-elle pris autant d’importance ? ». Peut être parce que les valeurs de fraternité, solidarité, courage défendues à l’époque par les Républicains espagnols nous manquent en ces temps d’absence de sens, de repères, etc… Cette soirée était organisée par la Casa de España avec les Cinglés du cinéma, soutenue par le cinéma Le Lido et deux librairies de Castres : Graffitti et Silloé. Les espaces de débat devenant de plus en plus rares à Castres, cette soirée fut un véritable bol d’air démocratique et appréciée comme tel. Rajoutons que le réalisateur des deux films projetés , écrivain et animateur de ce débat René Grando, a tenu en haleine toute la salle jusqu’à une heure tardive.




Mal de route :


En effet, février-mars 1939, un demi-million de réfugiés espagnol déferlent sur la frontière française. Vaincus après avoir été lâchés par leurs alliés naturels, ils sont pourchassés par une armée fascistes qui ne fait pas de quartier . C’est l’un des plus grands exodes des temps modernes. Le gouvernement radical du Président Daladier ouvre des camps de concentration, les premiers dans la France des Droits de l’homme.