Archives de novembre 2009

G.Filoche, de retour à Castres

« La crise financière et le monde du travail »

Tel sera le thème de la réunion prévue le lundi 30 novembre à 20h30 à la salle du restaurant, Parc des Expositions. Gérard interviendra en compagnie de deux militants syndicalistes bien connus dans notre ville. Membre du Conseil national du Parti Socialiste ( eh ! oui, nul n’est parfait !), et inspecteur du travail, il représente la « Gauche » de ce parti. C’est un ami que j’ai eu l’occasion d’inviter dans notre ville à plusieurs reprises, la dernière fois il était venu avec Marc Dolez, député du Nord pour défendre le NON au référendum de la Constitution européenne.

Quels que soient aujourd’hui nos parcours politiques différents, quoi que vous pensiez de la direction du Parti Socialiste, dans le Tarn notamment, ( bon d’accord, ce n’est pas brillant), il est important que nous soyons nombreux à cette soirée.

Gérard a été à l’initiative du rassemblement unitaire réalisé pour s’opposer à « l’ imposition des indemnités des accidentés du travail ». Cette mesure scandaleuse a été votée à l’Assemblée nationale mais le combat n’est pas terminé, le texte revenant au Sénat le 7 décembre.

 Vous lirez ci-après une tribune parue dans le mensuel «  Démocratie et Socialisme » ainsi que le texte de la pétition :  «  non à la taxation »que vous pouvez encore signer.

 

 SAUVONS LES RICHES,  TAXONS LES ACCIDENTES !

 Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60 % seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.

Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales ». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti ? Après tout, des passe-droits, n’y en-a-t-il pas assez ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allègements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier…Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier Fiscalement, il est devenu privilégié. Etait-ce plus longtemps tolérable ? Éric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité ? Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. Cela pouvait-il durer ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous évaluation qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible.

Aurait-ce été juste ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens : « fraternité ! ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit. Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’Etat français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’État a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros.

Tout est dit. Comparons les volumes financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière), Olivier Besancenot (porte-parole du NPA), Martine Billard (députée écologiste), Gérard Filoche (inspecteur du travail, PS), Benoit Hamon (porte-parole national du PS), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF), Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)

 

  Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

Premiers signataires :

  • Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS) Nathalie Artaud (LO) Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol) Olivier Besancenot (NPA) Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS) Eric Beynel (porte-parole solidaire) Michel Bianco (Collectif le travail tue…) Martine Billard (députée écologiste) Jean-Jacques Boislaroussie (Alt) Luc Boltanski (sociologue EHESS) Gilles Caron (F.O. Banques) Leila Chaibi (exécutif NPA) Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS) Annick Coupé (Solidaires) Claude Debons (Secr nat PG) Sandra Demarcq (exécutif NPA) Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail) Jacqueline Fraysse (députée PCF 92) Laurent Garrouste (inspecteur du travail) Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS) Benoit Hamon (Porte-parole du PS) Lucien Jallamion (Porte-Parole de République et Socialisme) Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS) Charles Hoareau (CGT Marseille) Michel Husson (économiste) Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France) Arlette Laguiller (LO) Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France) Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu) Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais) Noël Mamère (Député Les Verts) Philippe Marliére (Universitaire) Caroline Mécary (Copernic) Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale) Roland Muzeau (député PCF) Willy Pelletier (Copernic) Christian Picquet (Gauche unitaire) Jean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF) Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII) Bob Siné (dessinateur, patron de presse) Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm) Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS)

 

 

 

L’adret d’Aillot-Bisséous

Ils se dévouent au quotidien pour faire vivre leur quartier…

 

 

C’est le versant ensoleillé , le bon côté. La Dépêche du Midi en date du 25 novembre nous fait découvrir sur toute une page celles et ceux qui souvent loin des projecteurs, chaque jour font vivre leur quartier. Ils méritent assurément notre respect.

Sans relâche, depuis des années, ils participent au «  vivre ensemble ». Sans eux, l’indispensable lien social n’existerait plus. Qu’ils soient responsable du centre de loisirs, éducatrice, présidente du comité de quartier, commerçants, enseignants à la retraite, animateurs , etc…

Ils proclament l’estime qu’ils ont pour leurs voisins, ils témoignent de la bonne volonté et de l’énergie déployée par de nombreux jeunes pour s’en sortir malgré les difficultés familiales et sociales. Ils sont la preuve vivante qu’ensemble on peut faire bouger les montagnes.

 

Arrêtons nous quelques instants sur le soutien scolaire : huit enseignants retraités participent à l’aide aux devoirs avec des résultats très positifs. Ils se refusent tous à voir stigmatisé et traîné dans la boue leur quartier. Malheureusement, ils sont bien seuls.

 

On se souvient qu’il y a un an la Mairie de Castres avait supprimé sans motif la Régie de quartier. Force est de constater que rien n’est fait ou si peu pour valoriser par exemple dans la presse municipale leurs actions et pourtant leurs initiatives se multiplient.

Ah ! si seulement au cours d’une Fête des associations ( désolé, c’est une obsession), ils pouvaient être mieux connus et reconnus.

D’autres se dévouent également notamment dans les écoles, à la Grange de Bouriatte, je connais un étudiant qui m’est très proche, adhérent de l’AFEV ( Association de la Fondation Etudiante pour la Ville) qui chaque vendredi passe une heure et demie, rue de Bretagne chez un enfant de 6ème pour l’aider.

 

C’était le 25 novembre dans la Dépêche du Midi.

Le 26 novembre, un hebdo d’ici ose titrer « Quand les quartiers castrais s’enflamment ( sic) » ( pourquoi pas CASTRES A PEUR ou alors Peur sur la Ville, ou encore A feu et à sang au-delà de l’écusson…) . Vieille ficelle, celle d’exploiter à des fins mercantiles et politiciennes quelques incidents intervenus le soir du match Algérie – Egypte, incidents il est vrai inadmissibles : 3 voitures endommagées rue de Savoie par 3 ou 4 délinquants sans doute bien connus, incidents qui servent une fois de plus , on le voit, à jeter l’opprobre sur tout un quartier, qui ne le mérite pas comme on vient de le constater. Le titre ne refléte pas le contenu de l’article, qu’importe, il suffit qu’il soit vu par le plus grand nombre dans nos kiosques et sur leur vitrine au moyen d’une affichette.

 

Mais on sait ,à l’image d’ailleurs du Président Sarkozy, qu’il faut savoir se « servir » de l’insécurité, à des fins électorales. Même si, amnésie oblige, on oublie que cette Droite est au pouvoir depuis 7 ans dans notre pays et que son président du moment fut de longues années ministre de l’Intérieur. Même si, amnésie oblige, on oublie que le Maire de notre ville est élu depuis 8 ans et que son bilan se limite à l’affaiblissement de tous les outils de prévention et à quelques gesticulations médiatiques.

 

La Droite extrême vit de l’insécurité, c’est son fond de commerce, elle n’existerait pas qu’il faudrait l’inventer. Dans le même temps, sa politique « libérale » ne fait qu’accentuer les inégalités et une « insécurité sociale » insupportable. Mais de cela, il n’en est rarement question.

Dans ce contexte difficile et préoccupant, certains s’obstinent avec abnégation, dans diverses associations à rassembler et non à diviser, à montrer qu’il est possible que se construise au jour le jour, une VILLE SOLIDAIRE. Ils doivent être montrés en exemple…

 

C’est ce que nous retiendrons : le versant ensoleillé d’Aillot-Bisséous et laisserons le coin d’ombre aux professionnels de la manipulation et de la désinformation.

 

 

 

Un fidèle lecteur du blog me signale un site intéressant , je vous laisse le découvrir…http://www.betapolitique.fr/ et en particulier cet article d’actualité : http://www.betapolitique.fr/Le-Collectif-Hypertension-engage-42342.html

 

Bal masqué à Cuq-Toulza

Que la lumière soit !

 

Ce soir, 4ème réunion publique  organisée par la Commission Particulière du Débat Public liaison Castres-Toulouse ; je ne vous cacherai pas une certaine lassitude quand à 19h20, il me faut partir pour Cuq Toulza. Mais  par moi-même, je dois absolument  me rendre compte à la fois de la forme et du fond de ces débats. Je ne serai pas déçu, les 3 heures passeront extrêmement vite. 

D’entrée, Patricia ( je peux vous appeler Patricia ?) se présente comme fonctionnaire territoriale de Castres, trop de modestie tue la modestie… c’est la directrice du cabinet de P.Bugis. Plus tard, Hervé ( je peux vous appeler Hervé ?) lui aussi, fonctionnaire territorial de Castres. Trop modeste, le Hervé !…c’est le chef de cabinet de P.Bugis. Sans parler du jeune Arnaud …étudiant à Toulouse, faut pas avoir honte Arnaud, tu peux te présenter comme Conseiller municipal de Castres. Le sketch n’est pas fini puisque va défiler le noyau dur des militants UMP de cette ville, ceux que l’on croise habituellement dans les réunions de quartier pour faire la claque et empêcher toute question ou réflexion gênante ( oui, oui, cela se passe comme cela à Castres ), en un mot, la tendance dure. Les intervenants sont pour une fois non agglutinés dans les premiers rangs mais disséminés en petits groupes dans toute la salle, chacun d’entre eux muni de sa feuille dactylographiée. Tout cela prête à sourire devant la grossièreté du procédé. Je ne m’en lasse pas. Bas les masques !

Je ne compte pas un ex-conseiller général UMP de Montredon-Labessonnié. Que du beau monde !  Comme pour Brassac, tous étaient venus en car ( on ne sait toujours pas qui paye).  Quelle préparation ! Saluons le fin stratège qui met au point pendant toute la semaine cette soirée.

Les conseils ou mises en garde du directeur du Journal d’Ici à l’analyse toujours nuancée, dans son dernier éditorial , sont suivis. Il écrivait : « Le piège serait d’avancer en terrain conquis sous prétexte de consensus autoroutier historique ». Celui-ci constate que depuis le début , le scénario ne se passe pas comme prévu. Il y voit la main des «  spécialistes de l’agit-prop, contestataires de tout poil, parfois formés à l’excellent école des organisations gauchistes ( sic !) ». Assurément, Pierre ( je peux vous appeler Pierre ?) faiblit. Il aurait pu parler d’un complot international.

Plus sérieusement, il y eut au cours de cette soirée une trentaine d’interventions d’inégale importance, à peu près 14 pour le projet autoroutier, 13 contre, 3 indécis. Sur les 14, le message passé en boucle consiste à dénoncer ceux qui défendent des intérêts particuliers sous un habillage écologique au détriment de l’intérêt général. Avec une dose de sécurité routière qui ne convainc personne tant la RN 126 deviendrait accidentogène  par manque d’entretien et d’aménagement s’il devait y avoir l’autoroute à 14,50 € pour les voitures, 35 € pour les camions ( dont certains ne prendraient plus les déviations de Soual et de Puylaurens).

A noter toutefois pour être complet les interventions d’un responsable de chez Pierre Fabre et du président du Conseil de développement du Pays d’Autan qui sur le fond tentent de défendre le projet sans se perdre dans des polémiques inutiles.

Pour aller à l’essentiel, sans oublier bien sûr les diverses interventions déplorant la disparition de surfaces agricoles, revenant sur le Grenelle de l’environnement, etc…il faut retenir celle ayant trait à la SUBVENTION D’EQUILIBRE , le représentant du Président du Conseil Général, en l’occurrence Michel Benoit, devra s’expliquer à deux reprises . Sa déclaration ne souffre d’aucune ambiguïté . Attendons le compte rendu précis de la réunion mais l’idée est la suivante : le Conseil Général du Tarn n’a pris aucune décision quant à sa participation financière à la subvention d’équilibre. Il le fera en son temps …si les moyens existent. Pour l’instant, c’est mal parti. Rappelons que le Conseil Général de Haute-Garonne a déjà dit non et que la préférence pour le Conseil Régional va pour un aménagement de la RN 126.

La Direction régionale de l’Equipement ( DREAL) a expliqué que sans subvention d’équilibre, le projet autoroutier ne pourrait exister.

D’autres  ont regretté que l’Etat soit incapable de tenir ses promesses d’un aménagement de la RN 126 en 2X2 voies et contesté ses choix financiers ( bouclier fiscal, etc…) et les 3 milliards d’euros pour les restaurateurs ( ça, c’est moi qui le rajoute).

Stupeur dans une partie de l’assistance, Anne Lapeyrouze, maire et conseiller général de Puylaurens, ex-député européen, déclare qu’elle ne croit pas au calendrier annoncé pour le projet autoroutier ( 2015). Elle veut que d’autres solutions puissent être étudiées , en particulier si subvention d’équilibre il y a , celle-ci pourrait immédiatement financer Castres-Puylaurens. Elle fait d’autres propositions…

En résumé, on comprend mieux pourquoi le député Bernard Carayon ne voulait pas du débat, tant de choses devaient rester ignorées et pourquoi d’autres tentent de le masquer à l’instar des lucifuges ( vous savez, les animaux qui craignent la lumière). Des éléments décisifs du dossier apparaissent petit à petit au grand jour et c’est tant mieux : coût du projet ( sans doute plus élevé que l’estimation de la DREAL), coût du péage, subvention d’équilibre, risque d’endettement des collectivités locales ( clause de défiance), contraintes environnementales… toutes ces questions sont légitimes et ce  ne sont  ni les bourrages de salle, ni les slogans, ni la désinformation qui pourront éviter de faire apparaître la réalité du dossier présenté.

 Il y a quelques mois , nous disions  que vive le débat en toute transparence, aujourd’hui nous progressons… C’est ce qui met mal à l’aise les pro-autoroutes pavloviens.

 

La MJC de Lameilhé en danger

Les jours de la MJC de Lameilhé sont-ils comptés ?

 

On peut malheureusement le craindre. Mais avant de vous faire part de la situation préoccupante d’une des  dernières MJC de notre ville, faisons un peu d’histoire.

C’est au cours de la municipalité de Gauche de J.P.Gabarrou, à la fin des années 80 que Castres se couvrit de MJC ( 5 ) faisant de notre ville un modèle pour toute la région Midi-Pyrénées. La Gauche faisait de «  l’éducation populaire » l’une de ses priorités. La MJC de Lameilhé a donc été créée il y a déjà 30 ans, elle est une des plus importantes : aujourd’hui 17OO adhérents .De 200 à 300 enfants fréquentent le Centre de loisirs. La qualité et la diversité de ses activités ne sont plus à démontrer. Les compétences de son directeur non plus. La gestion est saine et le dévouement de quelques salariés et de nombreux bénévoles n’est plus à prouver.

Donc, tout va bien dans le meilleur de notre ville. Tout va bien sauf, semble-t-il , pour le Maire de Castres qui poursuit depuis sa première élection un seul objectif à caractère idéologique : faire disparaître une à une toutes les MJC. On se souvient du long combat mené en 2002/2003, par la MJC du Centre…

 

1ère  alerte au Conseil municipal en date du 8 juillet 2008.

La Ville avait signé, le 1er juillet  2003,  pour une durée de 5 ans avec les MJC de Lameilhé et des Salvages une convention de missionnement et de partenariat. La convention aurait dû donc être normalement renouvelée. Cela ne sera pas le cas puisqu’il est présenté aux conseillers municipaux un avenant pour un an donc jusqu’au 30 juin 2009.

Premières interrogations… Pourquoi proposer un avenant d’un an seulement et ne pas renouveler la convention ? Le doute s’installe puisque personne n’a oublié que le 12 mars 2007, le Maire de Castres recevait le directeur national de l’IFAC, une association bien bien de Droite, qui ne s’en cache pas, avec comme parrain ( c’est le terme employé) Bernard Carayon et dont la volonté ( elle ne s’en cache pas non plus) est de disputer aux associations progressistes tout ce qui est du domaine de  «  l’éducation populaire ».

Au cours du débat où est intervenue notamment notre amie Géraldine Rouquette, je demandai au Maire de préciser quels sont les points en discussion qui nécessitent un avenant à la convention. Le Maire précise : «  Nous en reparlerons en juin 2009…  Est ce que l’on met à disposition le local ou pas ? Est ce que l’on prend en charge les fluides ? Combien de personnel met-on à la disposition de la structure ? ( la Ville est capable de reprendre un certain nombre de prestations , elle l’a déjà prouvé par le passé.) etc… »

Nous étions prévenus. Sans aucun motif, l’offensive de la Droite se précisait.

Par ailleurs , je lui demande pourquoi n’avoir pas entamé les discussions avant la fin de la convention ? Réponse : «  Ce n’est pas sérieux, vous me voyez en Janvier ou Février 2008 ( campagne pour les élections municipales) » Qu’avait-il donc à cacher ?

 

2ème  alerte au Conseil municipal en date du 19 mai 2009.

Toujours pas de convention mais un avenant n° 2 prolongeant de 6 mois le premier avenant, c’est à dire jusqu’au 31 décembre 2009.

Le feuilleton continue, on devine l’inquiétude du personnel de la MJC avec toujours une épée de Damoclès au dessus de leur tête quant à leur avenir. Que de perversité en effet dans l’attitude qui consiste à entretenir le flou et l’incertitude !

 Pourquoi a-t-on encore besoin de 6 mois ? Le Maire précise : «  Parce qu’il y a peut être la possibilité de reprendre les centres de loisirs sous l’égide de la Ville ». La conseillère municipale, Géraldine Rouquette, demande alors : «  La question de la délégation de service public est elle toujours à l’ordre du jour ? » Réponse : «  C’est une des possibilités qui est envisagée, mais ce n’est pas forcé que ce soit cela non plus (sic) . » Si, si ,c’est mot pour mot,  croyez le, la phrase prononcée par le Maire, chacun peut le vérifier dans le procès verbal.

 Je fais remarquer que tout cela prend l’allure depuis 16 mois d’un véritable traité international.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Maire vient de répondre récemment par courrier : «  La Ville ne renouvellera pas la convention. » Il est affirmé que le centre de loisirs ne sera plus sous la responsabilité de la MJC  , quant à l’avenir du personnel et aux locaux, tout cela reste encore à discuter. 

Nous sommes à J-30 et P.Bugis ne déclarait-il pas en mai 2009 :  « La raison pour laquelle nous vous proposons ces avenants :  pour essayer d’éviter de mettre tout le monde dans une seringue pour une date donnée et apporter des réponses dans la précipitation ( re-sic !) ». C’est réussi !

Aujourd’hui l’ensemble des adhérents de la MJC doit pouvoir être totalement informé le plus vite possible, il y a urgence de faire connaître le mauvais coup qui se prépare ( un de plus) .

Je ne crois pas au jeu de rôles P.Bugis – J.Thouroude , on a vu où cela menait  pour l’OMEPS, par exemple . Un jeu de rôles qui ne peut conduire qu’à un jeu de dupes.

La politique de l’autruche ne peut conduire qu’à l’échec, c’est une faute grave commise par ceux qui pensent que l’on peut encore sauver …quelques meubles.

Une exigence : il faut informer, se mobiliser, en un mot, se battre.

Les 5 élus de « la Gauche Rassemblée pour un réel changement »  prendront leurs responsabilités et participeront aux diverses initiatives à venir.

Ils interviendront également  au cours du Conseil municipal prévu le mardi 15 décembre . 

 

Tour de Castres en 80 minutes

Petite chronique locale

 

Le supplice du goutte à goutte continue pour nos amis salariés de Dynamic menacés de licenciement. Cela fait 6 mois que ça dure. Comment font ils pour continuer à résister et à se mobiliser ? Dans l’indifférence du Maire UMP de leur ville, interpellé dés le mois de juin au Conseil municipal et qui se réfugie depuis aujourd’hui dans un silence assourdissant …

Du Tribunal d’instance de Castres à celui de Toulouse, en passant par le Tribunal de Commerce, le triste jeu de cache-cache continue. L’avenir de 59 familles est en jeu. Le PDG du groupe Carreman ne donne aucun signe de vie depuis New York. La petite oligarchie locale pleine d’énergie quand il s’agit de l’autoroute devient étrangement muette quand il s’agit pourtant de défendre l’emploi. Allez comprendre !

Le Président de la Région, Martin Malvy, avec la Conseillère régionale, Linda Bessières, a reçu jeudi, les délégués CGT de l’entreprise. Il a promis une intervention rapide auprès du ministre de l’économie. Le comité de soutien ne baisse pas les bras , une réunion est prévue lundi à 20h30 à la Bourse du Travail.

 

Le Président Malvy était à Castres pour inaugurer la chaufferie bois  qui dessert déjà les immeubles de Lameilhé et demain l’hôpital neuf du Causse. Belle et utile réalisation mais le Maire UMP de Castres devrait faire preuve de plus de discrétion. En effet, si cette chaufferie bois ( projet initié en mai 2004 , le travail de l’élue Verte d’alors étant à souligner)  a vu le jour, rendons à César ce qui est à César, c’est grâce à l’ intervention de B.Raynaud, conseiller régional au cours d’un Conseil municipal ( 24 juillet 2006).

Ce soir là, une délibération était présentée «  Energie- développement durable- délégation du service public local de production et de distribution d’énergie calorifique » . S’ensuit une intervention du Maire dont je cite quelques extraits : « Je vais vous proposer d‘ajourner cette délibération en vous expliquant les motifs de cette proposition d’ajournement (…) Pour ma part, je suis dans l’interrogation , je ne vous dis pas que j’ai tranché la question, que le projet est jeté à la poubelle mais je crois qu’il faut s’interroger, prendre le temps de discuter avec les promoteurs  de la création de cette entreprise… » Chacun comprend qu’ajourner cette délibération, c’est  prendre le risque d’annulation du projet, ou en tout cas c’est lui faire prendre beaucoup de retard. B.Raynaud le comprend : «  Attention de ne pas mettre à mal un projet exemplaire en Midi-pyrénées par des considérations qui par ailleurs ne sont que des plans sur la comète… » Après de longues interventions, une suspension de séance est demandée. La suite , on la connaît, la délibération est maintenue, elle sera votée à l’unanimité. Le projet poursuivra sa route, il bénéficiera de subventions importantes notamment de la Région Midi-pyrénées.

 

A propos de trous de mémoire, il semble que le Maire en ait de fréquents. C’est inquiétant ! Dans la revue municipale qui traite de l’idylle émouvante entre Castres et Mazamet, il est question de l’historique du District devenu Communauté d’agglomération. Vous ne saurez pas qu’avant le District existait le Comité de Bassin initié par Jean-Pierre Gabarrou et que la Communauté d’agglomération fut créée le 1er janvier 2000 sous l’impulsion de la municipalité de Gauche  et notamment de son Maire A. Mandement. Mais, je m’attarde…le temps m’est compté. Revenons à notre chronique locale.

 

Des incidents graves ont émaillé la soirée de mercredi dans certains quartiers de notre ville, en particulier à Aillot : voitures brûlées, ce n’est pas la première fois. Une très petite minorité de délinquants ont en effet profité d’une liesse populaire bien légitime suite à la victoire ( football) de l’Algérie contre l’Egypte. Le matin même, au collège, quelques jeunes  élèves étaient venus vêtus du maillot de l’Algérie. Leur joie déjà faisait plaisir à voir. Ce n’est pas tous les jours ainsi.

Nés en France, ils soutiennent habituellement l’équipe de France, l’équipe de Marseille ou de Toulouse. Je m’interroge sur ce besoin d’identification, de reconnaissance, d’appartenance . Oui, il est possible d’avoir des identités multiples. Un collègue me fait remarquer que nos jeunes Français d’origine portugaise soutiennent avec maillot et drapeau l’équipe du Portugal. Relatant les incidents, dans la Dépêche du Midi (le 20 novembre), j’apprécie les déclarations de la police : «  Il a suffi de quelques cas isolés pour gâcher la fête », celle du sous-Préfet qui ne veut pas faire «  d’amalgames entre les vrais supporters et les délinquants ». On pourrait s’attendre à une déclaration responsable ( c’est son rôle) du Maire de Castres. C’est tout le contraire, ces incidents ne «  font que provoquer des tensions vis à vis d’une communauté( sic !) qui se montre sous un mauvais jour ». Propos scandaleux et inadmissibles , malheureusement habituels. Que sous tend le mot communauté ? Faut il lui rappeler que la France ne reconnaît aucune communauté, elle reconnaît des citoyens avec des droits et des devoirs. Plus grave, pourquoi un tel amalgame  aux conséquences que l’on connaît trop ?

 

A suivre…

Les « exclus pour l’exemple » au lycée de la Borde Basse – Les réunions de quartier épisodiques ( en moyenne une fois tous les 15 mois) – Le débat autoroutier qui prend vraiment un tour imprévu pour les adeptes de la «  pensée unique » -  On peut noter  le rendez vous mardi 24 novembre à Cuq Toulza  – Le Castres Olympique champion d’automne – Une heure passée au Bolegason – L’avenir bien sombre pour la MJC de Lameilhé suite au Conseil d’administration de mardi dernier …