Archives de décembre 2009

Petite rétrospective 2009

Pendant quelques jours, présent sur une autre planète, je n’ai pu alimenter comme il se doit mon blog. En effet, de l’Essonne à Paris, en passant par les Hauts de Seine, au cœur d’une partie de ma famille, à la rencontre de nombreux amis…Castres fut oubliée. Il est vrai que mon fils aîné se mariait, alors …

Finis les embouteillages, la redécouverte de quartiers oubliés entre Evry et Longjumeau, etc…Aujourd’hui, le soleil brille, je reprends contact avec vous et vous offre une rapide rétrospective de l’année 2009 à travers une sélection ( difficile) d’articles parus dans Antidote depuis Mars dernier. Eh oui ! déjà 9 mois, écriture exigeante mais toujours passionnante.

Plus de 130 articles, la barre des 3000 visiteurs «  différents » par mois  sera sans doute franchie au mois de janvier. En décembre, il y eut 500 visiteurs « différents » en plus. La progression est constante et je tiens à remercier toutes celles et ceux qui font connaître ce blog autour d’eux. Vivement l’année 2010…

MARS 2009

Les manipulations de Bernard Carayon

Président d’une « Fondation » appelée Prometheus, le député-maire UMP de Lavaur s’agite. Le quotidien « La Dépêche du Midi » en date du 1er mars rend compte, à travers une interview de B.Carayon, de la dernière initiative de Prometheus concernant le « baromètre 2009 de transparence des ONG ». Plus de 90 ONG recevant des subventions de la Commission Européenne et du Ministère des Affaires Etrangères ou qui ont participé au Grenelle de l’environnement ont été soi-disant évaluées…   cliquez ici

  AVRIL 2009

 

La culture jetable

Trop de festivals tuent le festival

 Il était une fois, dans notre belle ville de Castres, un festival d’été né sous une bonne étoile dans les années 80 avec la municipalité de Jean Pierre Gabarrou. Il était le fruit de l’amour et de la raison ; son concept et son nom furent longtemps étudiés pour que les habitants de notre ville se reconnaissent en lui, en soient fiers et que l’on vienne de toute la contrée et plus loin encore apprécier le bonheur d’être à Castres. Son nom évoquait le musée d’art hispanique ce qui ne manquait pas de faire apprécier celui-ci à des visiteurs de passage qu’on appelle des touristes…    cliquez ici

MAI 2009

 

Lettre ouverte à M.Bugis

 

Le syndrome de la grenouille

Les panneaux d’ « expression libre » censurés

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température continue de grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant… cliquez ici

JUIN 2009

 

Notre hôpital dans les mains des promoteurs ?

 

Du C.H.I.C. au CHIC 

 

 

Chacun sait que l’hôpital général Jean Pierre Gabarrou n’existera plus au cours de l’année 2010 ; il va déménager sur le Causse. La reconversion de l’ensemble de ses bâtiments, sur une superficie de 1,5 ha avec le terrain a été au centre des débats des élections municipales de mars 2008. Des promesses avaient été faites, des engagements ont été pris, notamment par le maire P.Bugis , l’ensemble des candidats se sont longuement exprimés à ce sujet…   cliquez ici

 

JUILLET 2009

 

Autoroute : un enjeu politicien pour la Droite

 

DU CONSEIL MUNICIPAL A CASTRES MAGAZINE :

 UNE DROITE A L’ŒUVRE DANS LA DESINFORMATION

 

 

 

Au dernier Conseil municipal en date du 30 juin 2009, est apparue soudainement une motion en soutien à l’autoroute Toulouse-Castres. Passons sur la rédaction de celle-ci qui contient un certain nombre d’approximations et de contre-vérités…   cliquez ici

 

 

SEPTEMBRE 2009

 

Avis de recherche de la Fête des associations

 

IL Y A DEJA BIEN LONGTEMPS…

 Le week-end dernier se tenait à Albi et à Lavaur une fête des associations ou forum des associations ( me voilà bien éloigné de tout sectarisme).Auparavant, elle  a eu lieu, avec succès, à Graulhet, à Lisle sur Tarn, pardon pour les villes ou villages oubliés.Que se passe-t-il à Castres, me direz vous ?…  cliquez ici

 

OCTOBRE 2009

 

Le Tarn 1er prix de charcutage électoral

 

Charcutage et tripatouillage : B. Carayon tient les ciseaux

 L’Assemblée nationale a adopté mardi 20 octobre le projet de loi relatif au redécoupage des circonscriptions pour les prochaines élections législatives. Le Sénat examinera à son tour ce projet de loi à la mi-décembre. Notre département est particulièrement concerné puisque le nombre de circonscriptions passera de 4 à 3…  cliquez ici

 

NOVEMBRE 2009

 

Nous sommes tous des Dynamic

 

Depuis maintenant des mois , les salariés de l’entreprise Dynamic se battent pour conserver leur emploi. Aujourd’hui encore, un rassemblement se tenait devant la sous-préfecture de 17h à 18h. Une fois de plus, les Conseillers municipaux du groupe : «  La Gauche Rassemblée pour un réel changement » étaient présents mais malheureusement bien seuls….cliquez ici

 

DECEMBRE 2009

 

La profanation de la mosquée toujours dans les cœurs

 

4 jours après l’ignoble profanation de la mosquée de Castres, l’émotion, l’indignation voire l’incompréhension sont toujours présentes. Il suffit pour cela de savoir écouter et surtout entendre celles et ceux, humiliés une fois de plus , qui ont besoin de parler, d’exprimer une souffrance….  Cliquez ici

 

 

« Porter la plume dans la plaie »

Il est le temps de penser à vous offrir pour votre grande fidélité un «  cadeau de Noël ».Je vous propose de partager avec moi l’hommage qu’Edwy Plenel rend au grand journaliste Albert Londres . En ces temps où l’information indépendante de tout pouvoir doit être défendue, Albert Londres reste pour tous un modèle, puissions nous ne pas oublier ce qu’il représenta comme courage pour défendre l’indépendance professionnelle et la liberté critique de toute une profession..

 

Notre France, ou la plume dans la plaie

Par Edwy Plenel

 

Mesdames et messieurs du tribunal de l’identité nationale, tout journaliste digne de ce nom est un mauvais Français qui s’ignore.

 Prenez celui-ci. Une vedette reconnue, aucunement un dissident. Sinon un conservateur, du moins un modéré. Pas du tout révolutionnaire, même pas radical. Soucieux de sa bonne réputation, peu porté sur la polémique, d’abord préoccupé des hauts tirages et des fortes audiences garantis par son nom et son talent. Et pourtant…

Parti en reportage, ce Français dans l’âme, convaincu des bienfaits civilisateurs de la Grande Nation, persuadé que la France élève à elle seule la beauté du monde, prétend soudain découvrir l’ordinaire d’un mensonge. Non plus les idéaux de « Liberté, Egalité, Fraternité », mais leur trahison. Non pas la République des droits de l’homme, mais son démenti. Et, du coup, au prétexte de bien faire son travail, il raconte ces fariboles, au risque de nuire au drapeau.

 

Précieuse pièce à conviction pour les modestes ouvriers de l’identité française que nous sommes, l’ouvrage qui atteste de son entreprise anti-française, de sa malfaisance et de sa turpitude commence par ces lignes : « Voici un livre qui est une mauvaise action. Je n’ai plus le droit de l’ignorer. On me l’a dit. Même, on me l’a redit ». Confirmant l’absence de circonstances atténuantes, cet aveu bravache, mesdames et messieurs du tribunal, ne témoigne-t-il pas d’un entêtement coupable dans le dénigrement antinational ?

Jugez-en, car voici la suite, qui atteste d’une audace sans nom et, sans doute, d’une infiltration par des idées étrangères à l’âme française, d’une incompréhension foncière de cette inimitable « pensée française » dont notre président de la République et notre premier ministre nous disaient encore récemment que tout Français véritable savait la reconnaître d’instinct.

 

Ecoutez, lisez donc ce renégat : « On m’a également appris différentes autres choses : que j’étais un métis, un juif, un menteur, un saltimbanque, un bonhomme pas plus haut qu’une pomme, une canaille, un contempteur de l’œuvre française, un grippe-sous, un ramasseur de mégots, un petit persifleur, un voyou, un douteux agent d’affaires, un dingo, un ingrat, un vil feuilletoniste. Et quant au seul homme qui m’ait appelé maître, il désirait m’annoncer que j’étais plutôt chanteur qu’écrivain ».

 

Trêve de moquerie, car l’affaire, ce poison du supposé débat sur l’identité nationale, n’est pas seulement sérieuse, elle est surtout dangereuse. Ces mots sont les premiers de Terre d’ébène, le grand reportage d’Albert Londres sur l’Afrique occidentale française, paru en 1929. Un livre en forme de réquisitoire sur la servitude coloniale, le travail forcé, le déni de la justice, l’inégalité instituée, etc. « Tout ce qui porte un flambeau dans les journaux coloniaux est venu me chauffer les pieds », ajoute Londres.

Or c’est dans le même avant-propos de ce livre qu’on trouve la formule désormais canonique, communément citée par les journalistes pour défendre leur indépendance professionnelle et leur liberté critique – la plume dans la plaie. Rappel qui mérite une citation intégrale : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

 

Entêté, Albert Londres y revient dans l’épilogue, élargissant le propos au-delà du journalisme professionnel pour viser à la responsabilité civique : « Flatter son pays n’est pas le servir, et quand ce pays s’appelle la France, ce genre d’encens n’est pas un hommage, mais une injure. La France, grande personne, a droit à la vérité ». Si vous n’avez rien manqué des récurrentes bessonneries, qui sonnent la perdition morale d’une présidence et d’un gouvernement, vous aurez compris ce que l’autorité d’Albert Londres nous autorise à en dire.

 

Tout simplement que ce pouvoir injurie la France. Qu’il l’insulte et l’abaisse. Qu’il l’ignore et la malmène. Et qu’au contraire, critiquer la France, c’est l’aimer. La vouloir, la revendiquer, l’exiger. Et ne pas supporter qu’on la critique, c’est, à l’inverse, la déserter. Oui, il y a une façon très française de vouloir la France qui est toute de réclamation, d’inquiétude et d’ambition. Entier, ce désir-là est impétueux. Ses critiques sont d’élévation. Rien à voir avec les refrains du déclin, ces déplorations d’amertume, ces lamentos d’aigreurs. Ceux qui les entonnent disent leur perte de confiance dans leur pays et dans son peuple, au point de rabaisser le premier et de redouter le second.

 

C’est cela la France de Londres, qu’il s’agisse du nom d’un journaliste ou de l’appellation d’une ville : contre la nécrose nationaliste et identitaire, défendre une certaine idée de ce pays, toute de hauteur et d’exigence, et, par conséquent, d’ouverture à la diversité des mondes et des humanités.

 

« Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit »

SOS racisme lance une pétition pour réclamer l’abandon du débat sur l’identité nationale lancé par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Eric Besson, et prévu pour courir jusqu’au 4 février. En voici le texte:

«Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au «mieux» stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

c4068Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des «jeunes de banlieue», obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes: voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire. (C’était le cas à Castres- Note du blogueur)

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre

noel-32Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du «peuple dont l’expression est légitime». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.»

La pétition «arrêtez ce débat» est à signer en ligne ici.

Les premiers signataires:

Ameziane ABDAT, président de l’association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI  porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste – écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice – adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien – réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université  de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l’Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député  européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d’Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l’Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue – ENS Michel FEHER philosophe – Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d’Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue – IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député  européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur – comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l’Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d’Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d’Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d’Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice – Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à  Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, somédien.

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Interview  de Dominique SOPO, président de SOS Racisme Par Pascal Virot                    ( Libération du 21 décembre) :

«Le rôle du responsable politique n’est pas d’attiser les peurs»

noel-21Président de SOS Racisme, Dominique Sopo, explique les raisons pour lesquelles il souhaite que Nicolas Sarkozy interrompe le débat sur l’identité nationale.

Pourquoi demandez-vous l’arrêt du débat sur l’identité nationale alors que de plus en plus de personnalités souhaitent sa suspension ?

On demande son arrêt dans la mesure où le débat est posé dans des termes qui ne pouvaient que déboucher sur des dérapages. Le lien fait d’emblée entre immigration et identité nationale ainsi que toutes une série d’interventions de responsables de la majorité qui ont surfé sur ce lien ont, par exemple, amené à une stigmatisation très nette des musulmans.

Pourtant, Nicolas Sarkozy considère que c’est un débat «noble»…

Les débats peuvent, en général, être nobles. La France a déjà posé des débats de philosophie politique qui ont été menés de manière sereine. Je fais ici référence au débat de 2005 sur la laïcité, qui fut apaisé et mené par des républicains de tous horizons. Et même ceux qui ont critiqué les conclusions de ce débat reconnaissent qu’il a été mené de manière digne. Aujourd’hui, on constate qu’Eric Besson a commis deux fautes : une faute sur le plan de l’éthique républicaine, qui ne peut admettre que la République mette ses moyens à disposition d’une parole raciste ou stigmatisant une partie de la population. Le ministre a également commis une faute politique vis-à-vis de son propre camp qu’il a placé dans un embarras certain.

A quoi attribuez-vous les multiples dérapages verbaux observés ces derniers temps ?

Ils proviennent de la manière dont le débat a été lancé. On voit des logiques de boucs émissaires qui se mettent à l’œuvre pour conjurer les angoisses liées à la crise, à la mondialisation ou à l’évolution rapide de notre société. Le rôle du responsable politique n’est pas d’attiser ces peurs, mais au contraire de faire en sorte qu’elles soient surmontées. On sent bien chez un certain nombre de personnes, la volonté de parler de certaines thématiques pour ne pas avoir à affronter les réalités économiques et sociales dégradées que vivent beaucoup de Français.

Que comptez-vous faire si le débat n’est pas interrompu ?

Nicolas Sarkozy a l’opportunité de ramener de la sérénité dans notre société en mettant fin à ce débat, dont on comprend aujourd’hui qu’il débouchera sur rien de positif. Si le débat n’est pas interrompu, nous sommes en droit de considérer, en tant qu’association antiraciste, que les réunions qui sont organisées sur tout le territoire sont de nature à troubler l’ordre public. Nous étudierons alors tous les moyens qui sont à notre disposition pour qu’elles soient interdites, en saisissant, dans un premier temps, les préfets.

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Mais qu’ont-ils donc à cacher au sujet de l’autoroute ?

Est-il scandaleux de demander un complément d’étude ?

 

Suite à la réunion publique tenue à Bourg Saint Bernard, la Présidente de la Commission particulière du débat public a estimé que les discussions pouvaient s’élargir à des solutions alternatives  telles que l’aménagement sur place de la Nationale 126, suite aux demandes du collectif RN 126 réclamant « des études complémentaires sur l’éventualité d’un aménagement raisonné de l’actuel itinéraire RN 126 ».

P .Bugis et B.Carayon ont perdu une fois de plus leur sang-froid. Il est vrai que tous les deux se sont toujours opposés à la tenue même des réunions publiques. C’est leur conception de la démocratie. Ils voudraient que chacune et chacun puissent être totalement soumis à leur décision. La moindre interrogation, la moindre réflexion, ne parlons même pas des critiques, soulèvent leur arrogance et leur colère coutumières.

La Présidente du débat public vient d’en faire l’expérience. Elle ne connaissait pas les mœurs politiques en vigueur dans le Sud Tarn, voilà, c’est fait. Devant leur mauvaise foi, celle-ci déclare : «  Il est de ma responsabilité d’ouvrir au maximum le débat pour que les gens soient éclairés et puissent s’exprimer. » ( Ca va pas la tête ? Note du blogueur). Elle poursuit : «  La demande d’études et peut- être demain d’expertises concernant l’aménagement de la RN 126 actuelle me paraît légitime. » (Son cas s’aggrave). Elle ajoute : «  Certes, on parle de mise en concession mais la commission a des marges de manœuvre. Cette attitude ne remet pas du tout en cause notre impartialité. On n’est pas là pour amuser la galerie, on veut tenir un vrai débat. »(Elle se croit où, celle-là ?) « Pourquoi pas laisser émerger d’autres solutions ? »       ( Mais où va-t-elle chercher tout ça ?)

Ils ne supportent pas une présidente indépendante et qui fait au mieux son travail. Comme de mauvais joueurs qui remettent en cause les compétences de l’arbitre, ne voilà t-il pas qu’ils saisissent par courrier le Président de la Commission nationale de débat  public !

Celui-ci vient de rappeler que certaines études sont consultables sur internet mais non jointes au dossier présenté par l’Etat ( pourquoi ?).

Au fil des débats, un doute s’insinue sur l’attitude de la DREAL ( Direction  régionale de l’équipement) . Beaucoup de zèle pour défendre systématiquement le projet autoroutier concédé. Et si …et si… J’y reviendrai…

 

Au cours du débat de Soual, deux interventions sont passées inaperçues et méritent d’être reprises ( ce que ne manqueront pas de faire sans doute les partisans du projet autoroutier qui devraient obtenir satisfaction vu leur grande proximité et influence vis à vis du pouvoir en place), ce sont celle du Président de la Communauté Sor et Agout qui refuse que les collectivités locales soient invitées à contribuer financièrement à la subvention d’équilibre et celle de Michel Berthoumieu, représentant le Conseil économique et social qui demande à ce que ce soit l’Etat uniquement qui paye cette même subvention.

 Si l’autoroute devait se faire , supposons ! nul ne doute que l’ensemble des élus UMP se mobilise pour éviter que les collectivités locales, déjà bien en peine financièrement,  aient à payer une note plus que salée. …Au fait, au sujet de la dernière lettre de P.Bugis et de B.Carayon et de 3 autres élus , un journal titre : «  Les élus sud-tarnais reprochent à la Présidente… » il aurait fallu écrire : « Des élus… » , j’en connais au moins 5 , les 5 conseillers municipaux d’opposition de Castres qui ne reprochent rien à personne.

 

Entre Noël et le Nouvel An prenez un moment pour découvrir le Cahier d’acteurs n° 18 ( les autres sont aussi à lire), c’est celui de l’association Castres A Gauche Vraiment. Faites le lire, faites le découvrir, il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

 

Coup de tonnerre au Bolegason

POURQUOI  ?  ?  ?

 La nouvelle est tombée brutalement la semaine dernière : le contrat de Marc Tison, directeur du Centre Culturel Musical et Multimédia de Castres ne sera pas renouvelé. Rien ne laissait présager une telle décision pour le moins incompréhensible. Le rapport d’activité 2008 présenté d’ailleurs au Conseil Municipal du mardi 15 décembre que vous lirez ci-après était positif et ne souffrait d’aucune critique.

J’ai rencontré ces derniers jours  Marc Tison pour parler du fonctionnement du lieu, il espérait un budget à la hauteur de la réputation de qualité que celui-ci a en Midi-Pyrénées.

 

J’avais recruté Marc Tison parmi une dizaine de candidats sur la base de son parcours professionnel à la tête d’une Scène Culturelle du nord de la France,  au début de l’année 2000 comme chef de projet devant devenir directeur de l’équipement. Ses missions étaient les suivantes ( Conseil municipal du 21-10-1999) :

-         assurer le suivi de la construction de l’établissement pour veiller à la cohérence de celle-ci avec la préconisation des études de faisabilité

-         définir le contenu du projet artistique et culturel de l’établissement qui devra «  vivre » dés son ouverture

-         assurer la concertation avec l’ensemble des acteurs locaux et notamment les futurs usagers

-         faire des propositions sur les modalités de fonctionnement de l’équipement.

C’est avec compétence qu’il accomplit son travail, permettant l’inauguration du lieu fin 2001. Depuis 8 ans, sur l’essentiel, rien ne lui fut reproché .

Son emploi fut à ses débuts cofinancé par le Ministère de la Culture. Il faut savoir que l’investissement du Centre Culturel Musical  et Multimédia fut assuré pour plus de 65% par l’Europe, le Ministère de la Culture, la DRAC Midi-Pyrénées, le Conseil Régional, le Conseil Général (j’aurai l’occasion de revenir plus tard sur les années 1996/2001).

Aujourd’hui, Marc Tison est abattu par une telle décision. On peut le comprendre tant la méthode employée est inacceptable. Etonnante conception des relations humaines !

Début janvier, je demanderai un rendez vous avec P.Bugis, président de la Communauté d’agglomération, pour connaître les motifs d’une telle décision.

A noter que les partenaires financiers ont été mis devant le fait accompli.

A ce jour, je me refuse à tout procès d’intention et désire tout simplement comprendre …comme Marc Tison qui a toute ma sympathie et mon soutien.

  

Rapport d’activité 2008 : Lo Bolegason

  Le Centre Culturel Musical et Multimédia Lo Bolegason a ouvert ses portes en 2002, il dispose d’une salle de 525 places debout et 280 assises pour les concerts, de 4 studios de répétition, d’un espace multimédia (…).

La Communauté d’Agglomération est la collectivité de rattachement de la régie dotée de l’autonomie juridique et financière qui assure la gestion de cet équipement communautaire ; c’est la régie qui assure le suivi de l’activité et organise la programmation des spectacles, en recherchant un équilibre des genres et des niveaux de pratique (1)

 En 2008, l’activité a porté sur 51 opérations publiques, dont 34 spectacles qui ont permis de programmer 96 artistes, auxquels s’ajoutent 12 groupes amateurs des classes de musiques actuelles du Conservatoire de musique et de danse du Tarn (2) ; sur ces 96 artistes, dont 28 sont reconnus, 36 relèvent de la pratique amateur et 32 sont «  en développement » ; un peu plus de la moitié d’entre eux sont issus de l’agglomération, du Tarn et plus généralement de Midi-Pyrénées.

L’accueil en résidence a concerné 9 groupes d’artistes régionaux, dont 3 ont commencé à conquérir une audience nationale.

Enfin, la fréquentation des studios de répétition a connu une augmentation entre 2007 et 2008 ( 150 h par mois en moyenne), sous l’effet d’une plus grande amplitude donnée aux horaires d’accès, du mardi au samedi, et de l’ouverture d’un 4° studio ; en majorité, les abonnés des studios sont plutôt des pratiquants amateurs, les groupes locaux les utilisant de façon plus ponctuelle ou dans le cadre d’une démarche d’accompagnement.

En 2008, la fréquentation totale du lieu, qui a progressé par rapport à 2007, considérée comme une année difficile au niveau national, a porté sur environ 9 800 personnes, dont 7000 entrées pour les concerts payants et gratuits ( 4700 entrées payantes) ; on enregistre également la participation de 800 scolaires aux autres opérations publiques, en particulier les ateliers slam. 

Sur le plan de la gestion, l’exercice 2008 a maintenu le cap vers l’équilibre de fonctionnement souhaité par les cofinanceurs (3).

 

(1) Les différentes familles de genres vont des variétés et du jazz à la techno et au rap ; sur la période la plus récente, les musiques électroniques, le slam et le hip-hop sont davantage présents. L’insertion du Bolegason dans le réseau national des Scènes de musique actuelle permet  la fois de présenter des artistes reconnus et de repérer l’émergence de nouveaux talents.

(2) Un partenariat a été établi entre le Conservatoire de musique et de danse du Tarn et Lo Bolegason, qui accueille les classes de musiques actuelles du Conservatoire dans ses studios de répétition et organise des rencontres d’artistes.

(3) Le budget du Bolegason a fait apparaître les résultats d’exploitation suivants : 2006 : +19.783 €, 2007 : +10.365 €.