Archives du 21 décembre 2009

Coup de tonnerre au Bolegason

POURQUOI  ?  ?  ?

 La nouvelle est tombée brutalement la semaine dernière : le contrat de Marc Tison, directeur du Centre Culturel Musical et Multimédia de Castres ne sera pas renouvelé. Rien ne laissait présager une telle décision pour le moins incompréhensible. Le rapport d’activité 2008 présenté d’ailleurs au Conseil Municipal du mardi 15 décembre que vous lirez ci-après était positif et ne souffrait d’aucune critique.

J’ai rencontré ces derniers jours  Marc Tison pour parler du fonctionnement du lieu, il espérait un budget à la hauteur de la réputation de qualité que celui-ci a en Midi-Pyrénées.

 

J’avais recruté Marc Tison parmi une dizaine de candidats sur la base de son parcours professionnel à la tête d’une Scène Culturelle du nord de la France,  au début de l’année 2000 comme chef de projet devant devenir directeur de l’équipement. Ses missions étaient les suivantes ( Conseil municipal du 21-10-1999) :

-         assurer le suivi de la construction de l’établissement pour veiller à la cohérence de celle-ci avec la préconisation des études de faisabilité

-         définir le contenu du projet artistique et culturel de l’établissement qui devra «  vivre » dés son ouverture

-         assurer la concertation avec l’ensemble des acteurs locaux et notamment les futurs usagers

-         faire des propositions sur les modalités de fonctionnement de l’équipement.

C’est avec compétence qu’il accomplit son travail, permettant l’inauguration du lieu fin 2001. Depuis 8 ans, sur l’essentiel, rien ne lui fut reproché .

Son emploi fut à ses débuts cofinancé par le Ministère de la Culture. Il faut savoir que l’investissement du Centre Culturel Musical  et Multimédia fut assuré pour plus de 65% par l’Europe, le Ministère de la Culture, la DRAC Midi-Pyrénées, le Conseil Régional, le Conseil Général (j’aurai l’occasion de revenir plus tard sur les années 1996/2001).

Aujourd’hui, Marc Tison est abattu par une telle décision. On peut le comprendre tant la méthode employée est inacceptable. Etonnante conception des relations humaines !

Début janvier, je demanderai un rendez vous avec P.Bugis, président de la Communauté d’agglomération, pour connaître les motifs d’une telle décision.

A noter que les partenaires financiers ont été mis devant le fait accompli.

A ce jour, je me refuse à tout procès d’intention et désire tout simplement comprendre …comme Marc Tison qui a toute ma sympathie et mon soutien.

  

Rapport d’activité 2008 : Lo Bolegason

  Le Centre Culturel Musical et Multimédia Lo Bolegason a ouvert ses portes en 2002, il dispose d’une salle de 525 places debout et 280 assises pour les concerts, de 4 studios de répétition, d’un espace multimédia (…).

La Communauté d’Agglomération est la collectivité de rattachement de la régie dotée de l’autonomie juridique et financière qui assure la gestion de cet équipement communautaire ; c’est la régie qui assure le suivi de l’activité et organise la programmation des spectacles, en recherchant un équilibre des genres et des niveaux de pratique (1)

 En 2008, l’activité a porté sur 51 opérations publiques, dont 34 spectacles qui ont permis de programmer 96 artistes, auxquels s’ajoutent 12 groupes amateurs des classes de musiques actuelles du Conservatoire de musique et de danse du Tarn (2) ; sur ces 96 artistes, dont 28 sont reconnus, 36 relèvent de la pratique amateur et 32 sont «  en développement » ; un peu plus de la moitié d’entre eux sont issus de l’agglomération, du Tarn et plus généralement de Midi-Pyrénées.

L’accueil en résidence a concerné 9 groupes d’artistes régionaux, dont 3 ont commencé à conquérir une audience nationale.

Enfin, la fréquentation des studios de répétition a connu une augmentation entre 2007 et 2008 ( 150 h par mois en moyenne), sous l’effet d’une plus grande amplitude donnée aux horaires d’accès, du mardi au samedi, et de l’ouverture d’un 4° studio ; en majorité, les abonnés des studios sont plutôt des pratiquants amateurs, les groupes locaux les utilisant de façon plus ponctuelle ou dans le cadre d’une démarche d’accompagnement.

En 2008, la fréquentation totale du lieu, qui a progressé par rapport à 2007, considérée comme une année difficile au niveau national, a porté sur environ 9 800 personnes, dont 7000 entrées pour les concerts payants et gratuits ( 4700 entrées payantes) ; on enregistre également la participation de 800 scolaires aux autres opérations publiques, en particulier les ateliers slam. 

Sur le plan de la gestion, l’exercice 2008 a maintenu le cap vers l’équilibre de fonctionnement souhaité par les cofinanceurs (3).

 

(1) Les différentes familles de genres vont des variétés et du jazz à la techno et au rap ; sur la période la plus récente, les musiques électroniques, le slam et le hip-hop sont davantage présents. L’insertion du Bolegason dans le réseau national des Scènes de musique actuelle permet  la fois de présenter des artistes reconnus et de repérer l’émergence de nouveaux talents.

(2) Un partenariat a été établi entre le Conservatoire de musique et de danse du Tarn et Lo Bolegason, qui accueille les classes de musiques actuelles du Conservatoire dans ses studios de répétition et organise des rencontres d’artistes.

(3) Le budget du Bolegason a fait apparaître les résultats d’exploitation suivants : 2006 : +19.783 €, 2007 : +10.365 €.