Autoroute : « Notre futur Cap Découverte du sud ? »
Publié dans b) Désenclavement de Castres (30), le 29/01/2010 à 22:51, par Philippe Guerineau« On ne savait pas… » 
Sonnez trompettes et résonnez hautbois, on peut rajouter quelques grosses caisses, les partisans d’une autoroute concédée ne font pas dans la nuance. Le dernier numéro de Castres Magazine à paraître le 1er février nous en donne quelques exemples : « le Oui l’emporte largement dans le débat public(…) l’écrasante majorité d’opinions favorables… » J’en passe et des meilleures.
Pour avoir participé à plusieurs réunions, ce n’est pas le sentiment que j’ai pu ressentir, loin de là. Malgré l’organisation, il est vrai toute professionnelle de bourrages de salles par des Castrais encadrés par l’UMP et acheminés en car, les partisans d’une solution alternative pour le désenclavement, une 2×2 voies sûre, rapide et gratuite ou aménagement raisonné des voies existantes ont pu s’exprimer. Le nombre de cahiers d’acteurs, autour de la cinquantaine, parmi lesquels de nombreux ( je n’ai pas compté) se prononcent contre l’autoroute concédée est aussi un indicateur.
Le choix qui sera fait aux alentours du mois de juin, chacun le sait, ne dépend pas de l’applaudimètre et des cris poussés mais au contraire de la nature et du sérieux des arguments avancés. A ce sujet, toujours dans Castres Magazine, la majorité municipale, au lieu de perdre du temps dans des faux débats avec quelques adeptes d’un nouveau tracé, ferait mieux de répondre aux questions qui lui sont posées et qui concernent les » enjeux financiers » pour l’usager et surtout le contribuable.
A ce sujet vous lirez ci-dessous le formidable travail réalisé par le collectif RN 126 : « Etude de l’équilibre financier de l’autoroute Castres -Toulouse ». Les initiateurs de Cap Découverte ont eu au moins le mérite de travailler avec courage et volonté pour reconvertir tout un bassin minier sinistré, leur projet n’a pas été pour x raisons, bien souvent indépendantes de leur volonté, à la hauteur de leurs espérances et nous en payons encore aujourd’hui les conséquences. Par contre, nul ne pourra dire demain « qu’il ne savait pas » que l’autoroute concédée générerait un important déficit financier, de nombreuses études le montrent, déficit qui devra être, n’en doutons pas, comblé pour très longtemps par les collectivités locales.
A nous tous d’en prendre conscience…avant qu’il ne soit trop tard.
« PREAMBULE :
De nombreux éléments du dossier du débat sur le projet autoroutier Castres – Toulouse ont été contestés à plusieurs reprises par le collectif RN126. Qu’il s’agisse de la question de la sécurité routière mise en exergue par le maître d’ouvrage pour justifier cette nouvelle infrastructure (cf. DR9), des coûts du projet (cf. DR2), de l’évaluation des trafics prévus et du bilan socio-économique (cf. DR6), etc …, tous ces éléments montrent que ce projet autoroutier n’est pas adapté aux besoins de développement économique du sud Tarn.
Il restait un dernier domaine à explorer sur ce projet autoroutier concédé : l’équilibre financier de la concession projetée. C’est chose faite, avec la présente étude, qui tente sans prétention, de fournir des éléments de réflexion sur ce que serait probablement la « non » rentabilité financière de cette affaire pour le futur concessionnaire, et les conséquences, notamment financières, qu’aurait ce projetpour l’Etat et les collectivités territoriales, s’il se réalisait.
On s’inspire pour cela de l’expérience du projet Langon – Pau, que l’on applique au cas Castres – Toulouse. L’exercice est éloquent, et confirme s’il en était, que ce projet autoroutier est surdimensionné par rapport au besoin, et qu’en étant ainsi inadapté, il présente un risque majeur pour les finances publiques.
Une hypothèse de subvention d’équilibre est présentée par le maître d’ouvrage, mais les collectivités doivent bien percevoir qu’en cas d’erreur sur cette hypothèse, le manque à gagner du concessionnaire serait à couvrir par les fonds publics. Le collectif RN126 a abordé de nombreux éléments dans ses interventions au débat qui tendent à établir que le dossier est entaché d’approximations importantes, voire d’erreurs, et en tout cas de silences embarrassés face aux questions du collectif. Notamment, l’absence de toute approche de l’équilibre financier des coûts et des financements du dossier, ne permet pas de conforter le montant de la subvention d’équilibre demandée aux collectivités. »
Suite…
Vous pouvez prendre également connaissance avec intérêt du bilan ci-dessous :
Bilan de l’A51 (tronçon autoroutier de 30 km entre La Saulce près de Gap et Sisteron) :
Dans le cadre de la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (qui dépend du Ministère de L’Ecologie) a réalisé en novembre 2009 le bilan de l’A51 :
– Il constate une augmentation de 72 % des coûts de construction de l’A51 par rapport à l’Avant Projet Sommaire (APS).
– Il établit que le trafic sur l’A51 est inférieur de 21 % aux prévisions !
– Il note que seulement 44 % des poids lourds choisissent l’A51 à péage et continuent à circuler sur la RN 85 !
– Il remarque que la création d’une zone d’activité risque de faire obstacle aux flux de la faune et de réduire l’intérêt des mesures compensatoires !
– Il observe qu’au regard des circonstances actuelles (crise économique, Grenelle de l’Environnement…), on peut s’interroger sur la pertinence d’avoir construit une autoroute à péage à 2 X 2 voies sur 30 km et en parallèle une route à 2 X 2 voies sur 20 km…
- Il reconnaît que des investissements non autoroutiers, de moindre envergure et avec un impact plus faible sur l’environnement, auraient certainement pu apporter une amélioration plus significative de la desserte routière.
érations où on densifie à outrance et le milieu rural où on est trop laxiste ( comprendre : pour les plans d’urbanisme), de l’autre côté les villes moyennes» . Pour sa démonstration, il affirme que les villes moyennes perdent leurs habitants, ce qui est faux puisque la quasi-totalité des villes moyennes de notre région voit le nombre de leurs habitants augmenter.
sujet.


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ération de moralisation du capitalisme. Pour EDF, Proglio percevra 1,6 million d’euros, son prédécesseur avait touché 1,1 million d’euros en 2008. L’augmentation de la rémunération du patron d’EDF décidée par l’Etat est donc de 45 %, l’ensemble des salariés apprécieront.