Archives de janvier 2010

Autoroute : « Notre futur Cap Découverte du sud ? »

«  On ne savait pas… »  

Sonnez trompettes et résonnez hautbois, on peut rajouter quelques grosses caisses, les partisans d’une autoroute concédée ne font pas dans la nuance. Le dernier numéro de Castres Magazine à paraître le 1er février nous en donne quelques exemples : «  le Oui l’emporte largement dans le débat public(…) l’écrasante majorité d’opinions favorables… » J’en passe et des meilleures.

Pour avoir participé à plusieurs réunions, ce n’est pas le sentiment que j’ai pu ressentir, loin de là. Malgré l’organisation, il est vrai toute professionnelle de bourrages de salles par des Castrais encadrés par l’UMP et acheminés en car, les partisans d’une solution alternative pour le désenclavement, une 2×2 voies sûre, rapide et gratuite ou aménagement raisonné des voies existantes ont pu s’exprimer. Le nombre de cahiers d’acteurs, autour de la cinquantaine, parmi lesquels de nombreux ( je n’ai pas compté)  se prononcent contre l’autoroute concédée est aussi un indicateur.

Le choix qui sera fait aux alentours du mois de juin, chacun le sait, ne dépend pas de l’applaudimètre et des cris poussés mais au contraire de la nature et du sérieux des arguments avancés. A ce sujet, toujours dans Castres Magazine, la majorité municipale, au lieu de perdre du temps dans des faux débats avec quelques adeptes d’un nouveau tracé, ferait mieux de répondre aux questions qui lui sont posées et qui concernent les  » enjeux financiers »  pour l’usager et surtout le contribuable.

A ce sujet vous lirez ci-dessous le formidable travail réalisé par le collectif RN 126 : «  Etude de l’équilibre financier de l’autoroute Castres -Toulouse ». Les initiateurs de Cap Découverte ont eu au moins le mérite de travailler avec courage et volonté pour reconvertir tout un bassin minier sinistré, leur projet n’a pas été pour x raisons, bien souvent indépendantes de leur volonté, à la hauteur de leurs espérances et nous en payons encore aujourd’hui les conséquences. Par contre, nul ne pourra dire demain « qu’il ne savait pas » que l’autoroute concédée générerait un important déficit financier, de nombreuses études le montrent, déficit  qui devra être, n’en doutons pas, comblé pour très longtemps par les collectivités locales.

A nous tous d’en prendre conscience…avant qu’il ne soit trop tard.

 

« PREAMBULE :

De nombreux éléments du dossier du débat sur le projet autoroutier Castres – Toulouse ont été contestés à plusieurs reprises par le collectif RN126. Qu’il s’agisse de la question de la sécurité routière mise en exergue par le maître d’ouvrage pour justifier cette nouvelle infrastructure (cf. DR9), des coûts du projet (cf. DR2), de l’évaluation des trafics prévus et du bilan socio-économique (cf. DR6), etc …, tous ces éléments montrent que ce projet autoroutier n’est pas adapté aux besoins de développement économique du sud Tarn.

Il restait un dernier domaine à explorer sur ce projet autoroutier concédé : l’équilibre financier de la concession projetée. C’est chose faite, avec la présente étude, qui tente sans prétention, de fournir des éléments de réflexion sur ce que serait probablement la « non » rentabilité financière de cette affaire pour le futur concessionnaire, et les conséquences, notamment financières, qu’aurait ce projetpour l’Etat et les collectivités territoriales, s’il se réalisait.

On s’inspire pour cela de l’expérience du projet Langon – Pau, que l’on applique au cas Castres – Toulouse. L’exercice est éloquent, et confirme s’il en était, que ce projet autoroutier est surdimensionné par rapport au besoin, et qu’en étant ainsi inadapté, il présente un risque majeur pour les finances publiques.

Une hypothèse de subvention d’équilibre est présentée par le maître d’ouvrage, mais les collectivités doivent bien percevoir qu’en cas d’erreur sur cette hypothèse, le manque à gagner du concessionnaire serait à couvrir par les fonds publics. Le collectif RN126 a abordé de nombreux éléments dans ses interventions au débat qui tendent à établir que le dossier est entaché d’approximations importantes, voire d’erreurs, et en tout cas de silences embarrassés face aux questions du collectif. Notamment, l’absence de toute approche de l’équilibre financier des coûts et des financements du dossier, ne permet pas de conforter le montant de la subvention d’équilibre demandée aux collectivités. »

 Suite…

Vous pouvez prendre également connaissance avec intérêt du bilan ci-dessous :

Bilan de l’A51 (tronçon autoroutier de 30 km entre La Saulce près de Gap et Sisteron) :

 

Dans le cadre de la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (qui dépend du Ministère de L’Ecologie) a réalisé en novembre 2009  le bilan de l’A51 :

 

         – Il constate une augmentation de 72 % des coûts de construction de l’A51  par rapport à l’Avant Projet Sommaire (APS).

         – Il établit que le trafic sur l’A51 est inférieur de 21 % aux prévisions !

         – Il note que seulement 44 % des poids lourds choisissent l’A51 à péage et continuent à circuler sur la RN 85 !

         – Il remarque que la création d’une zone d’activité risque de faire obstacle aux flux de la faune et de réduire l’intérêt des mesures compensatoires !

         – Il observe qu’au regard des circonstances actuelles (crise économique, Grenelle de l’Environnement…), on peut s’interroger sur la pertinence d’avoir construit une autoroute à péage à 2 X 2 voies sur 30 km et en parallèle une route à 2 X 2 voies sur 20 km…

         - Il reconnaît que des investissements non autoroutiers, de moindre envergure et avec un impact plus faible sur l’environnement, auraient certainement pu apporter une amélioration plus significative de la desserte routière.

 

 

La Ribambelle : la rage au cœur

Il faut que tout disparaisse …

 

Par idéologie et surtout par un clientélisme de chaque instant, la ville est mise en coupe réglée. Aujourd’hui, c’est le tour de la crèche associative : la Ribambelle. Rien ne doit pouvoir échapper au contrôle politique de cette municipalité. Tout ce qui relève de près ou de loin du monde associatif doit être éliminé.

La liste des structures touchées est déjà longue, trop longue et ce n’est sans doute pas fini. Quelques prétextes peuvent être avancés deçi delà mais ils ne trompent que ceux qui veulent bien se laisser tromper. Cette Droite autoritaire est dans bien des domaines à la limite des règles républicaines qui ont toujours existé jusqu’en 2001 quelle que soit la couleur politique des municipalités. Cette dernière rompt souvent brutalement, sans aucune concertation avec ce qui appartenait au patrimoine de notre ville. Oui, un climat de peur s’installe  mais ce n’est pas une fatalité, des résistances s’organisent, je l’ai encore ressenti hier lors d’une réunion de nombreux acteurs culturels de notre ville. Nombreux sont celles et ceux qui ne supportent plus l’inacceptable. Assez d’impunité dont bénéficie la majorité municipale à la suite de ses mauvais coups, assez du clientélisme qui gangrène chaque jour un peu plus la vie démocratique locale.

 

Depuis plusieurs jours, je reçois divers courriers de parents en plein désarroi, amers et en colère. On peut les comprendre. Vous lirez ci-dessous une lettre du président de l’association La Ribambelle. Rien à ajouter.

Au Conseil municipal prévu le 2 février, j’interviendrai au nom de mon groupe pour demander les explications nécessaires,  je le ferai lors du «  débat d’orientation budgétaire ». 

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  « Alors que la politique de la ville, tout comme celle de l’Etat, donne une priorité forte à l’intervention auprès des enfants en bas âge, l’association met la clef sous la porte.

Par delà les débats sémantiques, chronique d’une mort annoncée ?…

 

Créée en 1987 après une enquête de besoins réalisée sur les communes de Castres et Burlats, le projet de l’époque séduit car il offre une réponse aux besoins. Ainsi une convention sera rapidement signée avec chaque commune. Au fil des années la structure passe d’un accueil de 12 pour finir à 20 enfants. Installée depuis juillet 1995 dans des locaux municipaux du quartier de Tournemire, l’association, en bute à des difficultés financières depuis 2005 est en passe de clore son activité. En 2005, elle présente aux services de la petite enfance de la municipalité de Castres un diaporama énonçant les difficultés à venir. La PMI, la CAF sont également informées de l’évolution inéluctable des problèmes financiers dus essentiellement à la fin progressive de l’investissement de l’état sur les emplois aidés.

 

En février 2007, le dossier n’ayant toujours pas bougé au sein du service petite enfance, une nouvelle demande de subvention est déposée, qui sera longuement étudiée par les services de la mairie, sans plus d’arbitrage immédiat.

En septembre de la même année, le service concerné semble d’accord sur le principe de la subvention et souhaite l’échelonner. Une convention sur la somme globale demandée doit être signée fin d’année afin de pouvoir bénéficier de cette subvention dès 2008. En octobre, comme demandé par le service petite enfance, l’association fait une proposition tenant compte de l’échelonnement.

 

La question ‘administrative’ apparaît donc comme résolue, l’avis relevant de la direction habilitée la considérant par ailleurs comme tout a fait correcte. Pour l’association, la subvention demandée prend officiellement sens, mais, en mars 2008, soit 5 mois plus tard, le dossier est toujours à l’étude. En juillet, le personnel et les parents sont rassurés lors du cocktail de l’association.

 La vice-présidente de la commission ville et enfance élue à la mairie de Castres, Mme Cerqueira, déclarant « la mairie ne laissera pas tomber la crèche ». Le premier magistrat de Burlats, Mr. Fabre, énonçant par ailleurs le vœu de créer sur sa commune, une crèche gérée par l’association.

Plusieurs rencontres auront lieu jusqu’en septembre 2009, sans solutions apportées.

 

Fin septembre 2008, le 29, à l’heure d’une rentrée bien tardive, le service à la petite enfance nous octroie une subvention exceptionnelle de 14000 € devant être votée au conseil municipal de décembre. Par ailleurs il nous est annoncé la création d’une crèche municipale de 40 places à César Franck, d’une crèche privée sur le site du nouvel hôpital, et d’une autre crèche privée sur le même secteur que le notre. En octobre la mairie de Burlats nous confirmera la création d’une crèche de 20 places.

2008 sera une année difficile pour la crèche. Les mesures mises en place afin de pouvoir fonctionner déplacent le problème sans pour autant le résoudre : bénévolat sur un trimestre, non renouvellement d’un CAE (horaires distribués et effectués par le reste du personnel), 3 postes CAE pérennisés en CDI, négociation d’un CAE avec l’ANPE jusque fin décembre 2008, diminution du salaire de la directrice. L’association est également touchée, et début 2009 le président de l’époque tombe sous le coup d’une procédure judiciaire et est contraint de quitter le CA. Le bateau prend il définitivement l’eau ?

 En juillet 2009, à l’issue d’une AGE provoquée par ses membres, l’association se dote d’un nouveau bureau. Reprenant alors à  marche forcée la recherche de financements et d’appuis déterminés, le bureau se montre convaincu de pouvoir renouer avec les pouvoirs locaux des relations saines et durables. Il n’en sera rien. Pourtant, tout semble être là pour saisir l’opportunité de sauver le soldat Ribambelle ! La crèche, adossée à ses 23 années de pratiques professionnelles n’est elle pas le fleuron de ce qui peut être fait à moindre coûts pour les bambins !

C’est ce qui porte le nouveau bureau à rencontrer, une fois encore, le service à la petite enfance en septembre 2009, afin de décider la stratégie de la Ribambelle pour les années à venir. Cette dernière est simple, « sans soutien de la mairie nous cessons d’exister, il est vrai que le passé a parfois été tumultueux, le monde associatif n’échappe pas aux faiblesses humaines. Pour répondre à cette faille nous envisageons de passer sous le mode coopératif et souhaiterions que la mairie soit un vrai partenaire en ce domaine ». La réponse restera, comme toujours très lissée, les rencontres qui suivront en novembre et décembre n’amèneront rien, pendant ce temps la situation financière continue de s’enliser.

 

ET 2010 arriva… Le 11 janvier dernier, la rencontre avec les services de Mr. Messaoudi, en présence de ce dernier, se passe très mal. Nous sommes accusés en bloc : de ne pas faire le jeu de la mairie de Castres, comprenne qui pourra ; d’avoir refusé d’employer la femme d’un élu, poste financé par la mairie ; de proposer un service plus cher qu’une structure municipale, en clair de malhonnêteté…

 

La déconvenue est immense et, le mot est dit, malhonnête! Mais ne nous trompons pas, les malhonnêtes ne sont-ils pas ceux-la même qui aujourd’hui se drapent du manteau de la vertu ? A l’heure où la politique de la ville et celle de l’état s’enorgueillissent de vouloir favoriser la prise en charge des enfants en structures collectives, c’est une ineptie que de forcer, de la sorte, une structure associative à fermer. Car le nœud de la question est bien là.

Il ne s’agit pas d’affirmer haut et fort que les crèches municipales sont moins chères qu’une structure telle que la Ribambelle, tous les chiffres prouveront le contraire. Il ne s’agit pas, non plus, de faire d’une association le bouc émissaire idéal et rêvé d’une politique de la petite enfance menée contre toute logique et sans discernement. Il ne s’agit plus, pour finir, de donner une leçon, à qui veut bien l’entendre, sur la « responsabilité des dirigeants de l’association ». Non, non et non. La question est de répondre à une urgence que les services de la petite enfance ont largement contribué à créer de toute pièce, et qu’ils utilisent aujourd’hui comme paravent.

En 23 ans d’existence, plus de 90 personnes ont travaillé au sein de l’association, plus de 400 enfants et autant de familles nous ont accompagné. Toutes les entreprises du bassin nous connaissent, même si, et c’est aujourd’hui dommageable, très peu nous soutiennent financièrement.

Aussi, par delà l’accueil collectif des enfants, ce sont 10 emplois menacés par cette politique contre productive.

L’histoire nous révèle que le temps des pourparlers est terminé, éclairant de son chemin une bien mauvaise direction. En l’espèce nous n’avons plus d’autre solution que d’être poussés vers la sortie judiciaire et, si la mesure est acceptable comme sauvegarde, elle est en revanche inacceptable socialement.

Ainsi politiquement, comment justifier d’une telle fermeture ? Evidemment en incriminant l’association. C’est bien la seule direction concrète affichée à ce jour !

 

Que le CA, le bureau, le collectif des parents, les membres de l’association et du personnel se soient réunis autour du projet est rassurant pour ceux qui douteraient encore du débat citoyen. Que les autres, en revanche, qui souhaitaient la disparition de l’association soient également rassurés, le 5 février prochain celle-ci sera effective.

Place alors à la continuité, celle du vide conceptuel mené depuis des années, bienvenu dans un monde meilleur ! »

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Au cours du Conseil municipal du 2 février, parmi les nombreuses délibérations, l’une concerne le prochain festival «  A Tue-tête » ( 3 soirées fin juillet).

Le budget prévisionnel général de cette opération s’élèvera à 404 170 €   dont   212 155 € ( minimum) restant à la charge de la ville.

Vous avez bien lu : 212 155 € ! sachant qu’il y a déjà 2 autres festivals au mois de juillet.

 

 

P.Bugis : « Mais oui ! bien sûr ! »

Moins d’habitants à Castres, à qui la faute ?

 

Lundi matin, 7h50 , quelques minutes pour écouter Stéphane Guillon et parcourir le quotidien local avant de commencer le premier cours, résultats sportifs bien sûr et le survol de quelques grands titres. Le choc, les battements du cœur s’accélèrent, en très gros titre, page de Castres : P.Bugis :« Il y a une France à deux vitesses. »

S’agit-il d’une Révélation soudaine avec l’aide d’un archange ? Notre Maire et vice- président de l’UMP,  vient-il de découvrir les inégalités sociales qui s’aggravent dans notre pays, vient-il d’être choqué par les salaires de Proglio par rapport aux millions de chômeurs ? Pas le temps de lire l’article. L’attente est insoutenable jusqu’à la récréation et là je découvre qu’il  s’agit  de la baisse des habitants de notre ville. Ouf de soulagement des bénéficiaires locaux du bouclier fiscal ( si, si, il y en a ! ).

«  Il y a une France à deux vitesses, d’un côté les grandes agglomérations où on densifie à outrance et le milieu rural où on est trop laxiste ( comprendre : pour les plans d’urbanisme), de l’autre côté les villes moyennes» . Pour sa démonstration, il affirme que les villes moyennes perdent leurs habitants, ce qui est faux puisque la quasi-totalité des villes moyennes de notre région voit le nombre de leurs habitants augmenter.

A une question lui demandant s’il faut étendre la Communauté d’agglomération à d’autres villes, la réponse ne manque pas d’air : «  Dans l’absolu, oui, il faudrait que les abords de Castres du côté ouest puissent entrer dans notre Communauté d’agglomération » Rafraîchissons lui la mémoire : dés septembre 2002, le problème s’est posé d’étendre le périmètre de l’agglomération à partir de la demande de deux communes de la Vallée du Thoré.

Le débat concernait également la ville de  Saïx. Je suis intervenu à diverses reprises  à ce sujet ( il est vrai , ex-conseiller général du canton Castres-ouest avec les communes de Navès et de Saix). Il était difficilement compréhensible pour les habitants de constater que Navès se trouve dans l’agglo et Saix à l’extérieur ( les enfants fréquentant les mêmes collèges du centre ville, etc, etc….)

 B.Raynaud déclarait alors au Conseil municipal du 24 septembre 2002 : «  L’objectif doit être que notre agglomération atteigne une masse critique permettant à l’action de se dérouler efficacement. L’objectif , on le sait, est un objectif à la fois psychologique et stratégique très fort : une agglomération de 100 000 habitants. 100 000 habitants, cela veut dire la Vallée du Thoré et cela veut dire l’Ouest du Pays Castrais (…) Les conditions étaient réunies pour élargir le périmètre de l’agglomération à la Vallée du  Thoré mais aussi aux Communes et Communautés de l’Ouest Castrais. Elles y étaient quasiment prêtes.(…) Votre refus d’intégrer les communes de la Vallée du Thoré a brisé la confiance de tous ceux qui avaient imaginé pouvoir entrer dans cette communauté de destin ». B.Raynaud ajoute : «  Donc, aujourd’hui, exit la grande agglomération, et pour un moment. » Je crois me souvenir qu’au cours de ce débat, deux conseillères municipales de la majorité étaient intervenues pour l’extension, résultat…mise au placard jusqu’à la fin du mandat.

Nous étions en 2002. Rien n’a été entrepris depuis dans ce sens malgré mes demandes répétées d’avoir un débat à ce sujet.

Aujourd’hui, chacun peut en convenir, il y a eu erreur voire une faute grave de la part de J.Limouzy et de P.Bugis.

Retour à l’interview pour découvrir «  Qu’il faut absolument cette autoroute vers Toulouse. C’est la clé pour espérer demain rester attractif ». Faux, des retours d’expérience concernant un certain nombre d’autoroutes montrent que si rien n’est fait pour qu’une ville accueille de nouveaux habitants et de nouvelles activités, c’est l’inverse qui se produit.

Pour ne donner que quelques exemples, le nombre de places en crèche reste très insuffisant et cela depuis des années…  Rien n’a été construit à Castres ( lotissement ou petits immeubles de qualité pour de jeunes couples avec enfants aux revenus moyens). Allez vous étonner par la suite que l’on rejoigne les communes alentour. Par ailleurs, les effets d’annonce à répétition concernant l’insécurité à Castres ne poussent vraiment pas à s’y établir. Sans parler que notre ville perd de son attraction en Midi-Pyrénées vu l’absence d’une politique culturelle diversifiée, etc…

Pour résumer, si la ville perd de ses habitants, c’est la faute aux autres, le Maire aurait pu rajouter : «  La ville ne peut pas tout ». Je pense pour ma part, que depuis des années trop d’erreurs ont été commises . Il est manifestement difficile de les reconnaître.

 

 

 

 

La Ribambelle en danger

Quelques jours pour sauver La Ribambelle

 

 

Le 27 novembre 2008, oui 2008, il y a donc un peu plus d’un an, La Dépêche du Midi titrait :  « La crèche de la Ribambelle  risque de fermer » , le chapeau de l’article était le suivant : «  Confrontée à la baisse  des aides de l’Etat, l’association attend désespérément de savoir si la ville va compenser ou pas son budget » .

Le Maire de notre ville s’engageait alors dans une dure polémique vis à vis des parents qui avaient eu selon lui l’outrecuidance d’alerter la presse locale.

Cette crèche associative est installée depuis 21 ans dans les locaux de l’ancienne école de Tournemire, à la grande satisfaction des parents , plus de 35 familles étaient concernées et des…petits bouts de choux.

Au Conseil municipal du 16 décembre 2008, nous étions intervenus sur le dossier pour que la raison l’emporte. Je déclarai alors en m’adressant à P.Bugis : « L’avenir des jeunes enfants de la Ribambelle passe largement devant votre susceptibilité ».

Aujourd’hui,  la situation est à nouveau très préoccupante voire alarmante. Le dialogue nécessaire et indispensable avec la mairie semble interrompu, il faut qu’il reprenne au plus vite.

 Dans quelques jours, la crèche peut fermer, laissant en cours d’année les parents dans un profond désarroi bien compréhensible . De plus 9 emplois seront supprimés. Le temps n’est pas à la polémique mais à trouver une solution d’urgence dans l’intérêt de tous. J’avoue ne pas savoir pourquoi depuis un an le dossier semble revenu au point de départ.

Il faut savoir que dans notre ville, il y a un déficit important concernant le nombre de places en crèche, les listes d’attente sont longues. De plus, au cours de ces dernières années , le nombre d’assistantes maternelles municipales  ( gardiennes à domicile) a été divisé par deux. Et ce n’est pas faute d’alerter la municipalité sur  un secteur de la petite enfance que l’on peut qualifier de sinistré dans notre ville.

 On annonce car le temps presse, l’ouverture d’une crèche dans l’ancienne école César- Franck à Lameilhé, mais pas avant l’automne 2010. En tout état de cause, le nombre de places en crèche restera pour Castres très insuffisant. Allez vous étonner après cela que des jeunes couples avec enfants quittent chaque jour un peu plus notre ville ( ce n’est pas la seule raison…). Une assemblée générale de la crèche associative est fixée au jeudi 28 janvier. Espérons que les quelques jours à venir seront profitables à la fois pour l’avenir de La Ribambelle qui fait maintenant partie de l’histoire de notre ville mais aussi pour les 30 enfants qui ne doivent pas être  «  jetés » à la rue.

 

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Les fidèles auditeurs de France Inter et en particulier ceux de l’émission quotidienne ( 15h/16h )  : «  Là-bas, si j’y suis » animée par Daniel Mermet connaissent l’existence dans de nombreuses villes des cafés « Repaire ».

 Il y en a 4 dans le Tarn dont un à Castres : le Kiwi Bar à l’Albinque.

J’ai été récemment contacté pour participer à une rencontre qui aura lieu mercredi 27 janvier à 19h30. Le thème : «  Où en est la Culture à Castres ? »

 

Proglio : l’invité du Fouquet’s

 

 » On se croirait en 1788  »

 

Je n’ai jamais oublié les regards des femmes, dernière image du film de Bertrand Tavernier :  » Que la fête commence « .  Celui-ci relate la période de la Régence, après la mort de Louis XIV, une société en pleine décomposition où les élites dépensent sans compter dans un contexte de grave crise économique et de révoltes paysannes. Ces regards exprimaient une colère indescriptible. 1789 s’annonçait.

Indécent, la condamnation était sans appel, elle enflait dans l’opinion publique, plus révélatrice que de nombreux discours dénonciateurs des inégalités. L’annonce de la double rémunération accordée au patron d’EDF et président du conseil d’administration de Véolia pour un montant cumulé de plus de 2 millions d’euros annuels laissera des traces profondes comme une insulte faite aux salariés sommés de se serrer la ceinture.

Tout cela en dit long sur la prétendue opération de moralisation du capitalisme. Pour EDF, Proglio percevra 1,6 million d’euros, son prédécesseur avait touché 1,1 million d’euros en 2008. L’augmentation de la rémunération du patron d’EDF décidée par l’Etat est donc de 45 %, l’ensemble des salariés apprécieront.

 Passons sur le scandaleux « conflit d’intérêts » entre le public et le privé. Ce soir, j’apprends qu’il est question pour Proglio d’une «  retraite chapeau «  évaluée à 13 millions d’euros ( 500 000 € par an de retraite). Cela expliquerait son maintien chez Veolia. Les futures victimes de la prochaine réforme des retraites apprécieront également.

 Proglio est aussi administrateur de Lagardère , de CNP Assurances, de Natixis et de Dassault Aviation. Il est censeur des Caisses d’épargne, il a touché plus de 240 000 € de jetons de présence en 2008. Que dire ? Tout cela dépasse l’imaginable.

Pendant ce temps-là, un agent d’ERDF de Toulouse est mis à pied 21 jours pour avoir rétabli le courant chez un couple de Rmistes privé d’électricité en raison de factures impayées.

Tous ces chiffres ont-ils encore un sens ? La rémunération moyenne des patron du CAC 40 en 2008 s’établirait à 3,6 millions d ‘euros soit 220 SMIC.

Pour que la fête soit complète, le journal «  Le Monde » ( 16 janvier) indique que les traders employés à Paris par les banques françaises s apprêtent à toucher en Mars entre 900 millions et 1 milliard d’euros de primes. C’est l’équivalent de ce que touchent 62 00 personnes payés au SMIC pendant un an. Ce milliard représente un bonus annuel moyen d’environ 285 700 euros par trader soit 17 fois le SMIC. C’est une moyenne.  «  200 traders stars de Paris » en 2010 devraient même plutôt se situer entre 150 000 et 650 000 euros. Pour préparer la prochaine crise ?

François Ruffin publiait en 2008 un ouvrage intitulé : «  La Guerre des classes » ( éditions Fayard), il citait une déclaration de Warren Buffet, première fortune mondiale : «  La lutte des classes existe et c’est la mienne qui est en train de l’emporter ». Les riches n’ont jamais été aussi riches, et les pauvres aussi pauvres et nombreux .

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Pour se détendre, vous apprécierez comme moi, les déclarations successives d’une belle brochette de ministres qui ont pendant 48 h tenté de défendre avec toute leur mauvaise foi habituelle le choix de leur monarque d’imposer la double rémunération pour Proglio  ( Qu’est ce qu’il ne faut pas faire en sarkozysme ! ) ( Libération, vendredi 22 janvier)

A droite, les défenseurs des droits de l’homme Proglio

Chatel, Woerth, Copé… ministres et élus UMP ont soutenu la double rémunération

Le ridicule ne tue pas. Heureusement pour les ministres du gouvernement, qui depuis trois jours passaient en boucle dans les médias pour justifier la rémunération cumulée de 2 millions d’euros d’Henri Proglio. Analyste des médias, Daniel Schneidermann les appelle les «lemmings». Du nom de ces petits rongeurs réputés pour leur comportement grégaire et à qui il arrive de se jeter tous ensemble du haut d’une falaise. « Revoilà les lemmings, écrivait-il hier matin sur Arretsurimages.net. Vous les aviez aimés dans « Jean Sarkozy président de la Défense » ? Vous les adorerez dans le « double salaire de Proglio » .

En effet, les ministres disent tous la même chose au même moment, en ayant appris par cœur les mêmes «  éléments de langage », ces notes concoctées par le service communication de l’Elysée. Puis, à la fin, ils tombent tous ensemble quand Nicolas Sarkozy leur annonce qu’il a changé d’avis. Florilège.

 

«  Bon patron ». Premier argument servi par les membres de l’UMP : c’est le gouvernement qui est allé chercher Proglio, car ce dernier a un talent immense. Dans la bouche de Christine Lagarde, mardi à l’Assemblée, cela donnait :  « EDF, qui est la première ou deuxième capitalisation boursière, a besoin d’un bon patron. C’est dans ces conditions que nous sommes allés chercher le meilleur patron. Ce grand patron, c’est Henri Proglio, qui était patron de Véolia. »

Mercredi, sur Europe 1, on avait droit à du Luc Chatel.  « Je dois expliquer exactement aux Français quelle est la situation, expliquait le porte-parole du gouvernement. Nous sommes allés chercher Henri Proglio. Il n’était pas candidat à EDF. » Hier matin sur France Inter, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, assurait : «  Monsieur Proglio, c’est un homme de très grande compétence ; on n’en a pas beaucoup dans le pays, et on en a besoin. »

 

Deuxième argument , son salaire cumulé est resté identique ( ce qui est faux par rapport à 2008, mais vrai sur la moyenne de 2007-2008). « Il n’est pas anormal que nous lui garantissions le maintien de sa rémunération », avait ainsi poursuivi Chatel, alors qu ‘au même moment son collègue au Budget, Eric Woerth, assurait : «  En réalité, la somme des deux salaires représente ce qu’il gagnait auparavant, donc il n’a pas gagné d’argent. » Mieux, pour Frédéric Lefebvre, il en avait perdu. « Sa rémunération cumulée est moins élévée que celle qu’il percevait alors qu’il était seulement président de Veolia », écrivait mercredi dans un communiqué le porte-parole de l’UMP.

 

«  Philharmonie ». Certes, la majorité voulait bien admettre que ce montant de 2 millions puisse énerver ceux qui n’ont pas la chance d’avoir autant de qualités que Proglio. Dans la bouche de Woerth, cela donne : « Evidemment, je ne peux pas dire le contraire, ce sont des sommes très importantes pour tout un chacun. » Dans celle de Copé : «  C’est très éloigné des salaires moyens dans notre pays. » Mais, il ne faut pas s’arrêter là. La comparaison n’est valable qu’avec d’autres grands patrons. Et là, le pauvre PDG d’EDF a de quoi faire pleurer. Par rapport «  au salaire de tous les dirigeants d’entreprise d’Europe et du monde », les 2 millions sont « un peu inférieurs », expliquait Copé tandis que Woerth renchérissait : « Dans d’autres pays, ils paient mieux leurs dirigeants. » Chatel affirmait même que Proglio était en plus ridicule comparé à ses collègues : «  Il a la 32° rémunération n du CAC 40 .»

Une erreur : avec 2 millions, Proglio tournait autour de la 23ème  place.

 

Au final, tous ces bons efforts n’auront servi à rien. Visionnaire, Schneidermann l’avait d’ailleurs écrit dès hier matin sur le site Arretsurimages.net. « Quand, zappant entre les stations et les chaînes, on aperçoit le déploiement majestueux de la philharmonie, on sait que le gouvernement est en grand danger, et on se surprend à n’attendre rien d’autre que la reculade. » Voilà qui est fait.

 

NICOLAS CORI