Archives du 3 février 2010

La PREVENTION avait été oubliée (2)

« Diagnostic local de sécurité » suite du rapport

 

Mon travail de moine-copiste continue mardi matin à 2 mètres d’une photocopieuse qui me nargue durant 1 heure 30. Ce rapport est sans doute classé «  confidentiel défense »  par la mairie, pire que pour «  les Frégates de Taïwan » . Allez au travail, mon petit et ne relève pas la tête !

 

Délinquance contre les automobiles :

Les vols : 56 en 2006, 50 en 2008

les vols à la roulotte : 307 et 236

vols des 2 roues : 76 et 69

dégradations auto : 202 et 210

Commentaires du rapport : «  Tendanciellement, ce type de délinquance est en baisse sur le territoire communal, il fait toutefois constater que les évolutions par type de faits sont changeantes. Evolution en dents de scie augmentant ou baissant brusquement d’une année sur l’autre. Pas de tendance homogène entre les quartiers de la ville, exemple : quand les vols de véhicules ou de 2 roues baissent à Aillot, ils montent à Lameilhé. Quand les dégradations sur véhicule chutent au Centre ville, elles augmentent d’autant plus voire plus à Aillot. A noter les dégradations augmentent dans les quartiers excentrés. »

 

Les cambriolages :

Aillot : – 30 %, Laden : + 37 %, total ville : de 211 à 161 ( – 23,7 %)

Baisse marquée entre 2006 et 2008 mais si l’on étudie année après année, l’évolution est plus contrastée : entre 2006 et 2007 : + 42 %, pour baisser de 47 % entre 2007 et 2008.

A noter que des quartiers comme Le Corporal, le Rey, les Monges ont été touchés.

 

Les violences contre les biens et les personnes : 

Total ville : de 134 à 156  «  Apaisement à Lameilhé pour les services de police mais cette situation reste précaire du fait de l’absence d’une maîtrise totale de l’environnement social et urbain par l’ensemble des acteurs locaux. »

Point important à retenir : «  Il y a une réelle problématique de délinquance juvénile sur la commune ». Le rapport note : «  Les délinquants locaux et extérieurs se déplacent, s’adaptent et vont vers des cibles plus accessibles et parfois moins surveillées. »

Une vidéo surveillance à roulettes serait donc envisagée – note du blogueur.

 

Analyse de l’activité de la police municipale :

Celle-ci s’évalue par le nombre de mains courantes. Aillot de 844 à 927 (+ 10 %), Bisséous : de 316 à 336 ( + 6 %), Campans de 3 à 13 ( + 333 %, eh oui ! nul n’est à l’abri), Corporal-Rey : de 543 à 588 ( +8 %), Laden de 499 à 713 ( + 43 %), le Travet  de 197 à 239 ( + 21 %), etc, etc…

Total ville : de 6851 à 7603 ( + 11 %).

A noter, les dégradations contre les biens passent de 135 à 146 ( + 8 %).

L’activité de la police municipale s’est donc accru de 11 % ( en support très souvent de la police nationale).

 

Dans la partie 3, le rapport sous le titre : «  Enjeux locaux de sécurité » précise : «  Il apparaît que si – l’insécurité objective- place Castres dans la moyenne nationale des villes de sa taille, la délinquance et les troubles à la tranquillité publique sont en hausse »

« L’objectif de ce diagnostic est donc au-delà de l’analyse de l’évolution de la délinquance constatée d’identifier clairement ces problématiques afin d’agir en amont de celle-ci dans une optique de résolution de problèmes et de restauration du sentiment de sécurité. »

 

2 axes sont identifiés :

-         la maîtrise de l’espace

-         la gouvernance et le pilotage des actions de prévention.

 

A tous ceux qui se sont servis depuis des années dans cette ville des problèmes de sécurité à des fins électorales et ont fait preuve ô combien de démagogie et de cynisme, sans se donner les moyens un seul instant de faire reculer l’insécurité, vous relirez plusieurs fois les lignes qui vont suivre .

C’est ce que nous disions pourtant depuis des années.

 «  Il faut traiter en amont les ségrégations urbaines pour éviter l’isolement et la stigmatisation de ces quartiers (…) Mettre fin au manque de lien social entre les habitants et entre les générations. Une des pistes d’action pourrait être l’implication des jeunes dans la vie des structures de quartier non pas en les attendant mais en allant les chercher, à la manière du travail de rue qui se fait ailleurs en France, à destination de ces publics. »

 ( Bonjour Philippe Fournier ex-conseiller municipal d’opposition entre 2001 et 2008, tu as dû répéter cela des dizaines de fois !) 

Le rapport poursuit : «  Ainsi ces différentes sources de nuisance ont contribué à créer des «  espaces- stigmatisés » ce qui est sans conteste source de division et de fragmentation de la population castraise.

Il fallait au moins un rapport pour comprendre ce que tout le monde avait depuis des années compris sauf …la majorité municipale.

 

Fin de la deuxième partie, suite jeudi.