Le 23 mars et après ?
Publié dans f) Actualité sociale (19), le 22/03/2010 à 12:00, par Philippe GuerineauGagner la bataille des retraites, c’est gagner la bataille du financement ce qui impose une autre répartition des richesses.
3 ans après la victoire de Sarkozy qui annonçait : « Travailler plus pour gagner plus », les salariés mesurent chaque jour un peu plus que le bilan est calamiteux. 2 ans après le début de la crise, la volonté des tenants du capital ( c’est bien le terme qui doit être employé) de maintenir leurs profits se traduit par un coût social terrible sur les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale .Cette année plusieurs centaines de milliers de chômeurs vont se trouver en fin de droits.
Gagner c’est réussir la mobilisation de tous : public et privé, jeunes, salariés, chômeurs et retraités car tous sont concernés. Il faut vaincre le doute que pourraient avoir les salariés sur leur capacité à faire reculer Sarko et Parisot. Ce doute est largement entretenu par les médias qui ne cessent de parler de l’augmentation de l’espérance de vie ou des autres reculs dans d’autres pays européens. Toute déclaration qui n’est pas ferme sur l’âge de départ en retraite est largement utilisée ( comme nous l’avons vu il y a quelques semaines).
Le doute porte aussi sur la capacité de mettre en œuvre le rapport de force à la hauteur de ce qu’il faudra pour inverser la tendance dominante depuis 30 ans de la dégradation du partage des richesses entre le salariat et le capital (1).
Vaincre le doute c’est être nombreux en grève et dans les manifestations le mardi 23 mars.
ALBI Place du Vigan à partir de 14h.
(1) Dans le Journal du Dimanche ( 21 mars), un sous titre : « La qualité de vie plutôt que le rapport capital-travail » attire mon attention. Dans l’article une déclaration de Jean Christophe Cambadélis ( responsable national du PS) : « Aujourd’hui, on a une alliance PS-écologistes ouverte au Front de Gauche. Ca change la couleur de la Gauche ( sic !). La qualité de vie, la santé, l’éducation , le type de croissance seront plus importants, les grands classiques du type rapport capital-travail, eux, seront un peu remisés ( ah bon !…) ». Le journaliste écrit : « Plus de sociétal, moins de social ? » ( ah, il y a un point d’interrogation ). Nonobstant l’impossibilité qu’il y aurait de financer la santé, l’éducation, etc…sans s’attaquer à la répartition des richesses, l’alternative à la droite actuelle impose une nouvelle politique ou alors nous resterons dans le libéralisme actuel avec l’accroissement sans fin des inégalités.

Vous pourrez lire ci-après le communiqué commun publié par la CGT, la CFDT, la FSU, l’UNSA et Solidaires, les initiatives prises par la FSU, la mobilisation concernant le lycée Rascol à Albi.
COMMUNIQUE COMMUN
CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Lors du sommet social qui s’est tenu aujourd’hui, le président de la République s’est limité à annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales continuent de manifester leur profonde inquiétude sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les retraites.
Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’Etat à l’emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.
La dégradation des conditions de travail et de l’emploi touche les salariés du privé comme du public.
Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
C’est pourquoi les organisations syndicales décident d’une mobilisation inter-professionnelle unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous. Elles décident ensemble d’une journée qui donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
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12h : Pique nique revendicatif éduc devant l’IA et à 14h30 manif interpro salaires, emploi, précarité, retraites
Retrouvons nous à 12h devant l’IA pour un pique nique revendicatif qui sera l’occasion de faire le point et de populariser les actions en cours et de décider tous ensemble des actions à venir. A 14h30 c’est l’ensemble des salarié-es des Services Publics et des entreprises privées, tous ensemble, qui sonneront le départ d’une mobilisation qui ne pourra se contenter d’une seule journée de lutte pour gagner. Le 23 mars disons tous ensemle au gouvernement et au MEDEF que leur politique qui veut faire payer aux salarié-es les conséquences de leur crise et qui enrichit tous les jours les actionnaires aux dépends des salarié-es sera combatue et mise en brèche par le mouvement social. Tous/toutes ensemble inventons dés aujourd’hui des lendemains qui servent les intérêts de la majorité des habitants de ce pays : les salarié-es.
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DES LA RENTREE 2010 à RASCOL :
NOUS, PARENTS D’ELEVES, DENONCONS
UNE REFORME QUI CREUSE LES INEGALITES
- 8 suppressions de poste ( enseignants + CPE)
- Classes surchargées ( 35 en Lycée – 30 lycée Pro)
- Disparition de dédoublements de classe
- Disparition de l’Aide Individualisée en Maths et Français
- Mise en péril des filières Technologiques
- Appauvrissement du contenu des enseignements
- Les élèves pourront être accueillis par des étudiants stagiaires
BLOCAGE DE RASCOL
MOBILISONS-NOUS POUR LE RETRAIT DE LA REFORME
OEUVRONS POUR UN LYCEE DE L’EGALITE DES CHANCES
REJOIGNEZ NOTRE ACTION !
LUNDI 22 MARS 2010
à partir de 7h30
par les parents, les enseignants et les lycéens
NOS ENFANTS NE DOIVENT PAS PAYER POUR NOTRE INDIFFERENCE

Au soir du 1er tour des élections régionales, face à la Bérézina de son propre camp, Nicolas Sarkozy nous dit : « Circulez, y a rien à voir ! »
, en premier lieu analyser sérieusement l’ABSTENTION, j’y reviendrai, qui touche d’une manière significative les jeunes et les couches populaires sans parler des quartiers en grande difficulté. Pour ne donner que quelques exemples, il y a eu 27 % de votants à Vaux en Velin, 28 % à Sarcelles, 28,3 % à Roubaix, 28,5 % à Clichy sous Bois, et dans certains bureaux de vote, le taux de participation est tombé à 11,8 % dans un quartier des Mureaux, 13 % aux Bosquets à Montfermeil, 18 % à Toulouse Le Mirail, etc…
Sous le titre DESINTOX une rubrique régulière paraît dans le journal Libération, rubrique toujours bien argumentée, son but : démasquer les mensonges formulés assez souvent par des membres du gouvernement ou des responsables politiques.
A défaut de rigueur, Xavier Bertrand sait faire preuve de constance. Le secrétaire général de l’UMP aura passé toute la campagne des régionales à asséner un chiffre faux.Le 19 novembre, il donne le ton en présentant le Livre noir des régions socialistes, une compilation de chiffres censée dénoncer la folie fiscale des régions de Gauche.
A Castres comme dans tout le pays, le fait majeur reste le niveau très élevé de l’abstention. Alors, faut il « faire comme si » c’était un résultat comme un autre ? « faire comme si » la vie continuait comme avant et ainsi de suite ?


