Pas de répit pour sauver la castraise Patricia John
Publié dans h) Coups de coeur (66), le 25/04/2010 à 16:22, par Philippe GuerineauNOUS SOMMES TOUS AUX COTES DE PATRICIA
Après deux rassemblements initiés dans l’urgence devant la sous-préfecture de Castres à l’appel de nombreux élus régionaux, départementaux, municipaux, de partis politiques, de syndicats et d’associations, (se reporter aux messages précédent de ce blog) , l’un le lundi 19 avril, l’autre mercredi 21 avril, la mobilisation doit se poursuivre.
Patricia est toujours au centre de rétention de Cornebarrieu.
Mercredi dernier, une délégation constituée d’élus ( 3 conseillères régionales : Jeanne Jimenez pour le Front de Gauche, Jocelyne Salvan pour Europe Ecologie, Martine Gilmer du PS, le vice président du Conseil général Roland Foissac pour le PCF, de conseillers municipaux de Castres : André, Monique et moi-même pour Castres A Gauche Vraiment, S. Cèbe pour le PS, M. Thomas, maire-adjoint de Saïx ) a été reçue par M. le sous-préfet.
Celui-ci venait d’être informé que l’autorité diplomatique du Libéria refusait de reconnaître Patricia comme ressortissante de ce pays (impossible donc de l’expulser). Il faut vous dire que Patricia dés 5 h du matin avait quitté Toulouse pour Paris puis retour en fin d’après midi ( dans son cas, on ne signale pas de problème de transport).
Nous lui avons fait part de l’émotion qui s’amplifie dans la ville et dans le département au sujet de cette jeune femme . Nous lui avons demandé de mettre un terme au plus vite à la rétention. M. le sous-préfet nous a informé qu’il avait transmis au secrétaire général de la Préfecture d’Albi les pétitions et les informations concernant la mobilisation à Castres.
Samedi 24, en fin d’après-midi, Patricia est passée devant le juge : elle reste en détention, le temps de consulter les autorités du Nigeria et savoir si elle était ressortissante de ce pays, où elle avait sa mère. Le Liberia ayant déclaré ne pas la connaître.
La décision est maintenant entre les mains de Mme la Préfète du Tarn (absente cette dernière semaine). Celle-ci doit faire preuve d’humanisme et refuser l’inacceptable.
Les 7 élus d’opposition de Gauche au Conseil municipal ( 5 de Castres A Gauche Vraiment et 2 du PS) demandent au Maire de Castres d’intervenir pour défendre une citoyenne castraise, commerçante de la rue d’Empare. De même, le député Philippe Folliot a été sollicité pour un rendez vous en urgence…
Réponse : oui, pas de problème…en fin de semaine ( 29, 30 avril ?).
Les diverses interpellations en direction de Mme la Préfète doivent se multiplier au plus vite. Ceux ou celles que l’on appelle les grands élus de notre département : députés, sénateurs, Président du Conseil général, doivent également intervenir avant qu’il ne soit trop tard.
Le sort de Patricia (en grève de la faim depuis plusieurs jours) dépend de notre détermination. Les grands discours sur la solidarité restent bien superficiels s’ils ne sont pas accompagnés chaque jour d’actes concrets. Le « tous ensemble » se manifeste aujourd’hui fraternellement pour que Patricia puisse continuer à travailler et à vivre à Castres.
Rassemblement
lundi 26 avril - 18h
Sous-préfecture de Castres
Présence de la correspondante- Toulouse de l’association « Les Amoureux au ban public »
