Archives de mai 2010

Depuis 20 ans « Là-bas, si j’y suis »

«  JE NE SERAIS PAS ARRIVE LA SI… »

 

Tel est le titre d’une rubrique régulière de l’hebdomadaire Le Monde Magazine. Cette semaine, Daniel Mermet, journaliste et producteur de l’émission quotidienne : «  Là-bas si j’y suis » à écouter sur France Inter de 15h à 16h,répond à la phrase citée ci dessus.

« …SI LE 17 OCTOBRE 1961, JE N’AVAIS PAS ETE TEMOIN DE LA MORT D’UN MANIFESTANT SUR LE PONT SAINT-MICHEL, à Paris, lors du rassemblement organisé par le FLN. Il y a eu une charge, il a enjambé le pont, un garde mobile l’a vu et l’a massacré jusqu’à ce qu’il tombe dans l’eau. C’était mon pays, la police française qui butait des gens et après, l’occultation collective.(1)

C’est ça qui m’a poussé vers le journalisme. La ligne éditoriale de Là-bas si j’y suis trouve sa source dans cette histoire là ».

Daniel Mermet poursuit : «  Mon autre influence, ce sont mes origines, je suis d’une famille de huit enfants de la banlieue très pauvre de Paris(…) Ma mère était très à gauche et catho, les gens des quartiers trouvaient dans le Parti et l’église des moyens de comprendre leur situation(…)On croyait à l’émancipation collective et individuelle ».

Le journaliste précise le rôle joué par sa sœur aînée dans l’évolution de sa prise de conscience. Puis ses études aux Arts Appliqués, son travail à France Inter, sa volonté de donner la parole « aux sans voix et à la France d’en bas comme on dit aujourd’hui ».

Il constate : « en 20 ans ,j’ai vu s’évanouir un certain esprit de lutte, de résistance, au fur et à mesure que l’insécurité sociale gagnait. La précarité mène à la servilité. On admet moralement aujourd’hui des choses qu’on n’aurait pas acceptées à des époques plus combatives. Désormais, on s ‘accommode »( Pas pour longtemps, ça reviendra ,ndb).

A la question posée : quelles sont vos plus grandes fiertés dans cette aventure radiophonique ? Réponse : «  Le Rwanda. Pendant le génocide, avec un confrère de RFI, on a été les premiers à découvrir un charnier.Il y avait une gosse encore vivante qu’on a sortie de là. Elle s’appelle Valentine. Elle avait 13 ans.(…) Maintenant, je suis toujours en contact avec elle, elle vit à Philadelphie. On s’envoie des courriels tout le temps. Elle va bientôt se marier. »

En conclusion, Mermet souligne : «  Journaliste et engagé, cela devrait être un pléonasme. Je ne vois pas comment un journaliste peut ne pas être engagé des lors qu’il est témoin de certaines choses. Comment rester impassible ?Je ne crois pas du tout à l’objectivité, je crois à une subjectivité assumée et exprimée ».

Je viens d’apprendre que l’émission Là-bas si j’y suis a fait l’objet d’une mise en garde par le CSA à cause d’un message de soutien d’une auditrice aux salariés de Sodimatex, diffusé le 5 avril. Le CSA n’a sans doute pas le temps de s’occuper de l’omniprésence de Sarkozy et de la Droite à la télévision et dans certaines radios…

Une petite équipe très dynamique, Will, Anna et les autres,  anime un site : Là-bas dans le Tarn, espace démocratique , des rendez vous à ne pas manquer , etc..

Egalement, vous pouvez prendre connaissance de l’activité de « Café Repaire » actifs dans le département, notamment à Castres.

(1) Ma grand mère paternelle habitait rue Danton au-dessus du café Saint André des Arts à côté de la place Saint Michel. Nous lui rendions visite le dimanche. J’avais 11 ans et je me souviens des « scènes d’horreur » qu’elle nous a relatées. Il a fallu quelques années plus tard le livre de Jean-Luc Einaudi «  Octobre 61, un massacre à Paris » pour que je comprenne ce que ma grand mère nous racontait alors : plusieurs dizaines de morts, pour beaucoup entassés dans la cour de la Préfecture de Paris ou jetés dans la Seine.

 

Le très long nez de Sarkozy

 Manifestation réussie dans les rues d’Albi.

Parcours habituel, toujours aussi agréable, longer la cathédrale Sainte Cécile,  traverser le Pont Vieux, apercevoir de celui-ci les manifestants passer plus haut sur le pont du 22 août 44 ( Vous ne connaissiez pas son nom, moi non plus).

Rayons de soleil bienvenus, des milliers de personnes, beaucoup de détermination et de dynamisme. La lutte ne fait que commencer contre ce gouvernement qui ne veut rien entendre, c’est le sentiment des nombreuses connaissances rencontrées.

Difficile pour beaucoup de faire grève tant celle-ci est coûteuse pour des budgets familiaux en difficulté.

 

C’est la faute à Mitterrand

Sarkozy avait déjà proclamé qu’il fallait revenir sur le terrible héritage de mai 68, le voilà maintenant s’attaquant à l’héritage de 1981. Demain sans doute, il osera pourquoi pas s’attaquer à l’héritage du Front Populaire ( Chef, j’ai une idée, puisque l’espérance de vie s’allonge, on pourrait remettre en question les congés payés). C’est la faute à Mitterrand, dit-il, dans la chaleur sans doute d’une réunion UMP à Beauvais. Il s’est écoulé presque 30 ans .

L’attaque contre Mitterrand et son gouvernement «  Gauche plurielle » peut surprendre parce que le dénommé Nicolas Sarkozy a toujours affirmé ( en tout cas jusqu’en mars 2008) qu’il était pour la retraite à 60 ans. On peut découvrir sur le site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel ( INA) ou sur Liberation.fr un débat entre DSK et N.Sarkozy se déroulant en …1993. Au cours de celui-ci, ce dernier se vante…d’avoir voté la retraite à 60 ans.

Strauss-Kahn déclare que si la Droite revient au pouvoir, elle remettra en cause les acquis sociaux que sont le RMI et la retraite à 60 ans. Sarkozy se défend : « La Droite n’a pas l’intention bien sûr de remettre en cause la retraite à 60 ans » avant d’ajouter ( son nez commence à s’allonger) : «  Je voudrais dire que j’ai voté pour le RMI  et que j’ai voté pour la retraite à 60 ans, que les choses soient claires ». Comme l’indique le quotidien Libération, il s’agit d’une affirmation erronée étant donné que N.Sarkozy n’a été élu député qu’en 1988…soit 6 ans après 1982.

Par la suite, celui-ci se prononce pour le maintien de l’âge légal à 60 ans : un engagement de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy en janvier 2007 ( interview au Monde). Question : «  Faut-il garder la retraite à 60 ans ? » Réponse : «  Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien ».

Un an après son élection, en mai 2008, il déclare en réponse à Laurence Parisot qui demandait de reporter l’âge légal de départ à la retraite à 63,5 ans : «  Elle a le droit de dire cela. Je dis que je ne le ferai pas. Pour un certain nombre de raisons, et la première est que je ne n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle ».

Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela ( sic !). Et ça compte, vous savez, pour moi ( re sic !). Je me suis engagé  à faire ce que j’avais promis, donc je ne le ferai pas ( re re sic !). »

Et dire que demain , je serai dans ma classe tentant d’expliquer à mes jeunes élèves, qu’il ne faut pas mentir.

Au cours de la manifestation d’Albi quelques collègues conseillères d’orientation psychologue ( COP), distribuaient un  tract concernant le démantèlement du service public d’orientation, c’est très grave. Ils et elles ne pourront plus venir bientôt dans les établissements scolaires. Pour vous donner une idée : concours externe des COP, 2001 : 160 postes, 2004 : 110 postes, 2010 : 50 postes, 2011 ?

Si vous écoutez les grands discours sur les difficultés d’orientation des élèves, quel que soit leur niveau, dites vous bien  qu’on se moque de vous  et que la situation va s’aggraver et ce seront toujours ( et encore) ceux qui sont en difficulté qui seront pénalisés.

 

Sacré DSK !

Dominique Strauss Kahn part en guerre contre «  le dogme » de la retraite à 60 ans… 

 Quelles sensations peut-on éprouver quand chaque jour un ministre du gouvernement Fillon vous félicite ? A quoi pense-t-on quand au cours d’un débat on vous cite pour affaiblir votre propre camp ?

Le directeur général du FMI pourrait nous le dire. Quand l’affrontement devient majeur entre le camp des travailleurs et celui de la Droite et du Medef, la Gauche toute entière doit se rassembler. Ce n’est certainement pas le moment, ce n’est d’ailleurs jamais le moment de donner des gages à une Droite qui ne fait qu’accentuer les inégalités.

On a compris, soyons modernes, et retournons au XIX° siècle.  Hors des marchés financiers, point de salut.

Au plus gros de la crise financière, le FMI avait réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. C’est pourquoi Attac, des syndicats et des associations écologiques viennent de lancer une pétition pour la taxation des marchés financiers. C’est indispensable.

Quand les hommes en noir du FMI débarquent, c’est pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Les exemples abondent : partout la même logique, de la Roumanie à la Hongrie, en passant par la Lettonie et que dire des fonctionnaires grecs, des retraités espagnols et des chômeurs portugais ? Dans certains de ces pays, c’est l’extrême droite qui prospère.

Comment peut-on continuer à prôner la même politique que les libéraux qui nous a menés à la crise que nous connaissons ? Coucou, voilà les sondages qui nous présentent DSK comme le «  chouchou » des Français. Méfiance. Les petites mains de la communication s’activent. Du journal Libération du 5 mai au Nouvel Observateur. Re-méfiance.

Nous savons, enfin je pense, que pour battre la Droite, il faut une Gauche capable de rassembler l’électorat populaire. Cet électorat qui lui a fait tant défaut au cours des élections passées. Pour cela, seul un programme de Gauche peut et doit répondre à l’exigence sociale pour redonner confiance  et espoir.

La direction du Parti Socialiste semble aujourd’hui le comprendre. Qu’en sera-t-il demain ? Son texte «  Pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique » qui sera voté lors d’une Convention nationale prévue le 29 mai va dans le bon sens. L’affirmation de s’engager contre «  le cumul des mandats » malgré de nombreuses réticences de certains grands élus, n’est ce pas les sénateurs ? également. La petite musique ou grosse caisse pour d’autres, d’une alliance avec le Centre disparaît ( provisoirement ?).

Je serai tenté de dire : «  Tiens bon Aubry face au pilonnage de la Droite et du Medef ». En tout état de cause, l’heure est à la mobilisation et cela commence par la force et la réussite des manifestations qui se dérouleront partout en France ce jeudi 27 mai,

pour le Tarn à Albi, 15h place du Vigan

à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA.

 

Bas les pattes devant nos retraites !

Mensonges et chuchotements

 A quoi peut donc servir la concertation proclamée jour près jour par ce gouvernement ? Tout le long du week-end de la Pentecôte, diverses déclarations qui n’ont été que mensonges et chuchotements.

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir alors en avant ! Eric Woerth annonce tout de go que la réforme s’appliquera à partir de janvier 2011. Beau scénario : d’un côté, Sarkozy fait mine de jouer la montre en faisant traîner en longueur la présentation de ses propres pistes de réforme, de l’autre, chacun a pu s’apercevoir que les décisions sont déjà prises.

Terminé l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, en reculant le seuil d’ouverture des droits à 62 ou 63 ans.

Quant à la durée de cotisation, elle continuerait d’augmenter. On nous annonce déjà une hausse du taux de la cotisation vieillesse pour les fonctionnaires. Quant à la soi disant mise à contribution des hauts revenus au nom de la justice sociale, celle-ci ne devrait rapporter au mieux que 600 millions d’€ (ouf, on est rassuré !) soit sensiblement le montant annuel du bouclier fiscal : en clair, les plus riches récupéreront d’une main ce qu’ils donneront de l’autre…

Toutes les enquêtes d’opinion convergent pour constater l’attachement majoritaire des salariés à cette conquête sociale vieille de près de 30 ans. Demain, si nous laissons faire, ce sera « Travailler plus longtemps pour gagner moins ».

Si le paquet est ficelé, seul compte maintenant le rapport de forces. Le débat public doit servir à démasquer l’imposture et à démonter l’arnaque. A ce sujet allez faire un tour sur le site d’Attac : « Mensonges, manipulations et mauvaise foi : la réforme des retraites en trois dimensions »

Bernard Thibaut a raison d’écrire dans Libération ( 25 mai) : «  Les politiques publiques sont sous la coupe des banques et des agences de notation internationales, véritables milices privées au service de la défense des intérêts du capital, qui exige des gages par des économies dans les budgets sociaux ».

Au cœur de notre indispensable mobilisation, il nous faut revendiquer un nouveau partage des richesses produites, c’est la question de fond pour pérenniser la protection sociale et notre système de retraite. Il n’y a pas de fatalité à la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée comme cela se fait depuis 30 ans.

Alors oui, Martine Aubry et le PS ont raison de dire dés aujourd’hui qu’ils rétabliront la retraite à 60 ans en cas de victoire de la Gauche en 2012. A l’inverse, Dominique Strauss Kahn fait un cadeau inespéré à la Droite et brouille le message de la Gauche en s’en prenant au «  dogme » des 60 ans.

Amplifions la mobilisation : l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA appellent dans de nombreux départements à la grève et aux manifestations

 le jeudi 27 mai à 15h à Albi, place du Vigan.

 N.B. Une réunion publique se prépare à Castres : retenez dés maintenant la date et le lieu :

lundi 14 juin ,

20H30, salle n° 2, Parc des Expositions.

 

« Monsieur, c’est quoi Sétif ? »

Le 8 Mai 1945, alors que la France fête la victoire sur le nazisme, débute à Sétif et dans tout le Nord-Constantinois l’un des plus effroyables épisodes de la répression coloniale.

 Quand Nora et Loubna, deux anciennes élèves, place Jean Jaurès, au cours d’une discussion, sur tout et sur rien, me posent soudainement la question : « Monsieur, c’est quoi  Sétif ? » , ma première réaction est l’étonnement. Ces deux jeunes citoyennes françaises ne m’avaient pas laissé un souvenir d’élèves particulièrement attentives à mes cours d’histoire.

Le film «  Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb projeté au festival de Cannes et surtout les déclarations de députés UMP du Sud-Est de la France ont sans doute éveillé leur intérêt. Comment 65 ans après, revenir sur la tragédie de Sétif tant celle-ci a été totalement occultée par notre pays ? Les faits, rien que les faits. Comme le dit Benjamin Stora, tous les historiens sont d’accord sur leur déroulement.

8 mai 1945. Dans la France libérée, on fête la victoire sur la barbarie nazie. Une victoire à laquelle, faut-il le rappeler, 144 000 tirailleurs algériens ont participé . Plusieurs milliers d’entre eux périrent dans les combats en France, en Allemagne ou en Italie. Les Algériens sont toujours soumis au système d’inégalité sociale et juridique codifiée par le Code de l’indigénat.

Le 1er mai 45 à Alger comme à Oran la police tire sur les cortèges. Le 8 mai, des manifestations pacifiques sont prévues avec pour mot d’ordre «  l’indépendance ».A Sétif, plusieurs milliers d’Algériens se rassemblent. Un jeune scout porteur du drapeau algérien ( interdit) est tué. Les policiers font feu sur les manifestants au fusil mitrailleur. La manifestation pacifique se mue alors en émeute. Des européens sont assassinés. Le scénario répressif se répète notamment à Guelma.

Benjamin Stora cite le chiffre de  plus de 10 000 le nombre d’Algériens abattus,  Jean Louis Planche dans son livre : «  Sétif, 1945, histoire d’un massacre annoncé » parle de 20 000 à 30 000 morts.  103 européens ont été tués.

Pendant plusieurs mois, rafles, détentions arbitraires, exécutions et destructions des cadavres dans des fours à chaux. L’horreur absolue. Des milices , l’armée coloniale, la légion étrangère, se sont déchaînés sans aucune retenue avec la complicité de l’autorité politique. Jean Louis Planche indique qu’il s’est agi là du «  plus grand massacre de civils dans l’histoire de la France contemporaine ».

Pourtant on est encore aujourd’hui dans «  le déni de l’histoire » comme l’affirme un collectif d’historiens dans leur livre paru le 12 mai : « Ruptures postcoloniales » (La Découverte ).C’est aussi l’histoire des grands-parents de milliers de Loubna et de Nora. Pourquoi ce refus encore à aborder sereinement et sérieusement ce qui fut aussi une page sombre de notre histoire ?

Benjamin Stora a quelques idées à ce sujet : «  L’affaiblissement du gaullisme en France fait que les idées d’extrême droite ont pu pénétrer le principal parti de Droite » . Les historiens Nicolas Bancel et Pascal Blanchard ne disent pas autre chose : «  Le combat s’est déplacé du Front National vers la Droite républicaine et gouvernementale. Ce n’est pas, en effet, qu’une frange extrême de la Droite s’est emparé de ce territoire, mais bien qu’un nouveau thème fédérateur à Droite a émergé (…)  Le passé colonial et la sauvegarde de  « l’honneur de la France » sont devenus les éléments majeurs du discours de l’UMP »

A noter comme l’indique d’ailleurs le journal Le Monde (21 mai) que dés le mois d’octobre 2009, l’hebdomadaire Valeurs actuelles, marqué très à droite, lançait les hostilités en dénonçant à propos du film «  Hors-la-loi » (que personne n’avait vu) :  «  2 heures 30 de plaidoyer pro FLN à 20 millions d’€ » (sans commentaire ou plutôt si, véritable propagande d’une extrême droite pro OAS).

En s’en prenant au film de Rachid Bouchareb, l’UMP et le Front National qui ont défilé ensemble voudraient nier l’histoire, notre histoire. Cacher celle-ci n’effacera pas les crimes comme ceux de Sétif en mai 45 ou du 17 octobre 1961 à Paris.

Alors Nora et Loubna, un jour vous verrez, comme le dit Pascal Blanchard, un président de la République sortir une feuille et il fera ce qu’a fait Jacques Chirac en 1995 ( lors du 53° anniversaire de la Rafle du Vél d’hiv). «  Alors comme par enchantement la page sera tournée ». Le crime sera nommé et la réconciliation s’imposera comme une évidence.