Archives du 26 mai 2010

Sacré DSK !

Dominique Strauss Kahn part en guerre contre «  le dogme » de la retraite à 60 ans… 

 Quelles sensations peut-on éprouver quand chaque jour un ministre du gouvernement Fillon vous félicite ? A quoi pense-t-on quand au cours d’un débat on vous cite pour affaiblir votre propre camp ?

Le directeur général du FMI pourrait nous le dire. Quand l’affrontement devient majeur entre le camp des travailleurs et celui de la Droite et du Medef, la Gauche toute entière doit se rassembler. Ce n’est certainement pas le moment, ce n’est d’ailleurs jamais le moment de donner des gages à une Droite qui ne fait qu’accentuer les inégalités.

On a compris, soyons modernes, et retournons au XIX° siècle.  Hors des marchés financiers, point de salut.

Au plus gros de la crise financière, le FMI avait réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. C’est pourquoi Attac, des syndicats et des associations écologiques viennent de lancer une pétition pour la taxation des marchés financiers. C’est indispensable.

Quand les hommes en noir du FMI débarquent, c’est pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Les exemples abondent : partout la même logique, de la Roumanie à la Hongrie, en passant par la Lettonie et que dire des fonctionnaires grecs, des retraités espagnols et des chômeurs portugais ? Dans certains de ces pays, c’est l’extrême droite qui prospère.

Comment peut-on continuer à prôner la même politique que les libéraux qui nous a menés à la crise que nous connaissons ? Coucou, voilà les sondages qui nous présentent DSK comme le «  chouchou » des Français. Méfiance. Les petites mains de la communication s’activent. Du journal Libération du 5 mai au Nouvel Observateur. Re-méfiance.

Nous savons, enfin je pense, que pour battre la Droite, il faut une Gauche capable de rassembler l’électorat populaire. Cet électorat qui lui a fait tant défaut au cours des élections passées. Pour cela, seul un programme de Gauche peut et doit répondre à l’exigence sociale pour redonner confiance  et espoir.

La direction du Parti Socialiste semble aujourd’hui le comprendre. Qu’en sera-t-il demain ? Son texte «  Pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique » qui sera voté lors d’une Convention nationale prévue le 29 mai va dans le bon sens. L’affirmation de s’engager contre «  le cumul des mandats » malgré de nombreuses réticences de certains grands élus, n’est ce pas les sénateurs ? également. La petite musique ou grosse caisse pour d’autres, d’une alliance avec le Centre disparaît ( provisoirement ?).

Je serai tenté de dire : «  Tiens bon Aubry face au pilonnage de la Droite et du Medef ». En tout état de cause, l’heure est à la mobilisation et cela commence par la force et la réussite des manifestations qui se dérouleront partout en France ce jeudi 27 mai,

pour le Tarn à Albi, 15h place du Vigan

à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA.