Archives de mai 2010

Conseil municipal, encore et encore

Ainsi va la vie castraise…

 

Souvenez vous de cette date : 1er janvier 1991, jour funeste où la Droite décida à Castres, la privatisation de l’eau et de l’assainissement. Le dossier est à votre disposition sur le blog, inutile donc d’y revenir.

Ah ! ils ont fière allure , experts et technocrates divers, élus soumis aux multinationales, qui vantaient avec beaucoup d’arrogance les bienfaits de la privatisation des services publics. On en voit le piteux résultat aujourd’hui. Du Tribunal administratif de Toulouse à la Cour administrative d’appel de Bordeaux, les jugements et autres expertises s’enchaînent. Puis c’est au tour du Conseil d’Etat.

 Aujourd’hui nous apprenons que le 22 avril la Ville a déposé une requête auprès de la Cour européenne des Droits de l’homme dans le cadre du contentieux l’opposant à la société Lyonnaise des Eaux- France. Le feuilleton continue . Les cabinets d’avocats depuis des années ont eu vraiment beaucoup de travail et cela ne semble pas se terminer…en eau de boudin ( désolé).

 Délibération : dispositif « adultes-relais »

«  Ce dispositif vise à  améliorer dans les zones urbaines sensibles et les autres territoires prioritaires des contrats de ville les relations entre les habitants de ces quartiers et les services publics (…  )par le recrutement par la collectivité et, en partenariat avec les services de l’Etat, d’agents contractuels en charge de missions de médiation sociale et culturelle (…) L’employeur rémunération sur la base du SMIC horaire (aide de l’Etat : 80% »).

C’est une mesure prise par le gouvernement Jospin en juin 2000. 10 ans après elle fait son apparition dans notre ville. Questions au Maire : quels seront les quartiers concernés ? Réponse : «  Je ne sais pas » Combien de personnes recrutées ? Réponse : «  Je ne le sais pas, nous saisissons là une opportunité ». Il serait quand même temps que la municipalité réfléchisse à une réelle politique de la Ville.

 Le 21 avril 2010, la Caisse d’allocations familiales du Tarn a informé le Maire de la cessation d’activité de la halte-garderie de Bisséous au 31 mai 2010. Inquiétude de nombreuses familles. Notre collègue Monique a donc préparé une « question orale » à ce sujet. Réponse : « La mairie reprendra l’activité de la halte-garderie » ( 20 enfants de 2 mois à 4 ans ). Bonne décision. Question de Monique : «  Les locaux voisins seront-ils mis à disposition pour les associations du quartier ? » Réponse du Maire que je laisse à votre appréciation : «  Nous pouvons créer une association » ( sic !)

 Au cours des questions orales, Géraldine se fera le porte-parole des élus du Tarn (municipaux, conseillers généraux et régionaux) qui se mobilisent contre la réforme des collectivités locales, sujet déjà évoqué dans ce blog. Elle informera le Conseil municipal des initiatives déjà prises par de nombreux élus locaux inquiets de la baisse annoncée de diverses subventions ; elle fera part de la journée de mobilisation prévue dans de nombreuses mairies le 27 mai. Réponse du Maire : «  Je respecterai la loi votée par le Parlement. » Il lui était demandé de défendre les intérêts de la population de notre ville, à l’évidence il semble peu préoccupé des conséquences à venir d’une telle réforme si celle-ci devait voir le jour.

 André demandera si l’aire de la Vivarié sera totalement fermée cet été. On se souvient en effet que l’année dernière, la fermeture avait entraîné de graves difficultés pour de nombreuses familles. Réponse : « Il n’y aura pas de fermeture cette année ».

 Autre question au sujet de la note de synthèse émanant de l’ACSE (Agence Nationale pour la Cohésion sociale et l’Egalité des chances). Dans cette note, la Ville de Castres avait été épinglée pour son manque de volonté politique de lutte contre les discriminations. Réponse : «  Je ne connais pas cette note de synthèse ». Aux dernières nouvelles, le cabinet du Maire entreprend des recherches.

 Au sujet du remplacement ou plutôt du non remplacement du directeur de Lo Bolegason, l’échec de deux commissions de recrutement. Les exigences de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles).Le Maire a tenté de rassurer toutes celles et ceux profondément attachés à ce Centre culturel :  « L’objectif est de maintenir le label « Scène de musiques actuelles »  au Bolegason ».Ne relâchons pas notre vigilance.

 D’autres questions ont été posées, d’autres sujets abordés, diverses interrogations formulées, tout cela émaillés de quelques incidents de séance habituels. J’essaierai de vous en faire part si l’occasion se présente.

Sachez que les 5 élus municipaux du groupe «  Castres A Gauche Vraiment » ont durant ces 4 heures collectivement tenu leur rang d’opposants à cette municipalité trop souvent sourde aux besoins quotidiens des Castraises et des Castrais.

Au sujet des questions orales, n’hésitez pas à me contacter ( ou à nous contacter) si vous voulez voir abordés au cours d’un Conseil municipal des sujets locaux qui vous préoccupent.

 

 

Attention Mesdames et Messieurs : Conseil municipal

Attention Mesdames Et Messieurs dans un instant on va commencer.
Installez vous dans votre fauteuil bien gentiment
( 4 heures).
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez.
Tous les projecteurs vont s’allumer et tous les acteurs vont s’animer en même temps.

 

En particulier ceux des groupes d’opposition , les 5 élus du groupe « Castres A Gauche Vraiment », 2 du groupe socialiste et 1 pour le groupe Folliot : lui-même.

Longue litanie des décisions du Maire prises entre le 30 mars et aujourd’hui (76 ). Auparavant celles-ci ont été étudiées au cours d’une réunion préparatoire de mon groupe car comme on dit le diable se cache dans les détails mais surtout les décisions sont d’inégale importance, de la «  vente de 150 exemplaires de la brochure relative à l’exposition Subira Puig au Musée Goya au prix de 4 € » à « un contrat de prêt le 1 /04/10 de 2 millions d’€ avec Dexia Crédit local , durée 20 ans, taux fixe trimestriel : 3,88 % » . De même le 10 mai, deux autres contrats de prêt, l’un de 308 227 € sur 15 ans, l’autre  441 773 € sur 15 ans également. Il faut se rappeler que déjà le 4 mars ( tiens, c’était mon anniversaire), « contrat de prêt de 3 000 000 d’€ auprès du Crédit Agricole sur 20 ans ». A l’évidence, la Ville continue à s’endetter.

C’est l’occasion également de se rappeler que le château de Gourjade est fermé ( depuis la cérémonie de béatification de qui vous savez) alors qu’il pourrait accueillir de nombreuses associations , des mises en résidence, etc…sachant qu’il est en très bon état.

C’est l’occasion de prendre acte que la Ville a racheté à l’Etat la « Coulée verte » nom donné à l’emplacement prévu dans un premier temps (très lointain) pour la rocade nord-ouest : comment définir les projets qui seraient susceptibles d’occuper ce nouvel espace ?

Vient-il seulement à l’esprit de cette municipalité d’associer les riverains, les associations dans un groupe de travail ad hoc.

De même pour l’espace qui sera laissé libre par l’hôpital général Jean-Pierre Gabarrou, depuis des mois nous avons demandé que l’opposition puisse émettre quelques avis, sans succès. Le mystère demeure.

Après l’apéro ( rien de géant, rassurez vous), place maintenant au menu. Petite décision modificative où l’on apprend que la Ville ne reste pas insensible aux demandes du Castres Olympique, jugez plutôt : 4 000 € en achat de billets (à ce prix, des proches amis ont dû être servis), 9 000 € pour financer les transports en car (très bonne idée).

Tarif d’inscription aux stages sportifs pour 2010/2011, un tarif pour les enfants domiciliés à Castres, un tarif pour les enfants domiciliés hors Castres. Il existait auparavant un tarif intermédiaire : communauté d’agglo, il a disparu. C’est regrettable.

La bibliothèque municipale organisera une manifestation littéraire «  Rencontres vagabondes » en collaboration avec l’association des libraires «  Comme des livres » coût évalué à 8400 € (excellente initiative).

J’ai déjà évoqué précédemment le budget prévisionnel concernant la saison de spectacles 2010/2011, il faudrait pouvoir comparer à la fin de la saison ce qu’il en est réellement. Quitter le virtuel ( 151 617 €, part restant à payer pour la Ville) pour connaître la réalité.

Attention danger ! La convention entre la ville et la Compagnie Mise en œuvre risque d’être remise en cause l’année prochaine.

A la suite de ma question, Le Maire a confirmé devant le Conseil municipal qu’il ne reverserait sans doute pas la subvention Ville. Nouvelle attaque contre la culture , cette compagnie de théâtre avait pris la suite de celle de Jean Marie Doat qui avait fait avec ses amis pendant des années un excellent travail dans notre ville puis était parti vers des cieux plus cléments, en d’autres termes dans une ville où la culture pour tous est valorisée. La compagnie Mise en oeuvre est soutenue par la DRAC, le Conseil Régional, l’Etat, le CUCS, le Conseil général. Si la Ville se désengage financièrement, les partenaires financiers en feront de même.

Les missions de la compagnie consistaient à une contribution à l’élargissement des publics au moyen d’actions d’éducation artistique menées principalement sur le quartier d’Aillot-Bisséous ( grange de la Bouriatte). A ce sujet, j’ai pu assister il y a un mois à l‘avant première de la pièce de théâtre «  Capitaine Darche » qui sera jouée ce soir dans un théâtre plein. Cette initiative s’inscrit dans la poursuite de l’action : «  Urgence de la jeune parole » . Participation au développement de la pratique amateur, implication dans la vie locale, etc…Espérons que le Maire et son premier adjoint chargé de la culture reviendront sur cette scandaleuse décision.

A suivre…

Un journaliste de 100% Cyril Vinay, pour ne pas le nommer, interrompt ce compte rendu pour solliciter mon avis au sujet d’un apéro géant qui serait prévu à Castres le 26 juin ( je vous en reparlerai mais vous pouvez toujours écouter 100 % sans doute demain).

18h, réunion du collectif Castres A Gauche Vraiment pour préparer la future lettre électronique de l’association et son assemblée générale à venir ( ne le répétez pas, c’est un secret).

Nous vous demandons évidemment d’être indulgent.
Le spectacle n’est pas bien rôdé, laissez nous encore quelques années,
Il ne pourrait que s’améliorer au fil du temps.

 

 

Résister se conjugue au présent

Citoyens, résistants d’hier et d’aujourd’hui

 

Dimanche matin, au plateau des Glières, ancien haut lieu de la Résistance armée, en Haute-Savoie, plus de 3000 personnes se sont rassemblées . Comme chaque année depuis 2007,année où le président Sarkozy à des fins médiatiques accumulait les coups politiques comme par exemple venir chaque année au mois d’avril en ce lieu.

C’était inacceptable, notamment pour de nombreux grandes résistants à l’image de Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, etc. Ceux-ci se sont vigoureusement élevés contre ce qu’ils appelaient : «  une instrumentalisation  de l’Histoire » par l’homme du Fouquet’s.

Ils défendaient également le modèle social issu du Conseil National de la Résistance (1), détruit chaque jour un peu plus par la Droite au pouvoir.

Cette année, ces milliers de personnes, bien souvent venues de très loin ont écouté pendant plus de 2 heures, des représentants d’associations invités par le comité organisateur. Il y avait entre autres Odette Nilès, amie de Guy Môquet, résistante et présidente de l’amicale de Châteaubriand, Léon Landini, membre des bataillons FTP-MOI à Lyon, mais aussi un médecin des quartiers d’Ivry qui refuse la casse de la santé sur le dos des malades les plus pauvres ou encore Dominique Liot bien connu en Midi-Pyrénées, «  Robin des bois » à ERDF, le magistrat Serge Portelli, membre de l’Appel des appels, qui déclara : « Nous ne sommes plus dans une démocratie, pas dans un Etat autoritaire, mais dans un Etat limite » : «  Il y a aujourd’hui une haine de notre passé, ce n’est pas seulement Mai 68 dont on ne peut plus parler, ce sont les valeurs, effectivement, de la Résistance et même au-delà, les valeurs de la Révolution et celles des Lumières, etc… »

Pour conclure, responsable de l’association, Didier Magnin appelle, en référence au modèle du CNR, à «  réinventer notre modèle social » : « Aujourd’hui, résister est une nécessité impérieuse mais résister ne suffira pas pour tracer un avenir meilleur : il faut appeler à constitue un programme politique, social du XXI° siècle, à construire une nouvelle utopie réaliste ».

Raymond Aubrac a tenu à envoyer un message : «  Les Glières, merveilleuse rencontre de la jeunes, de l’indignation et de l’espoir. Les jeunes qui combattaient ici voulaient que leur lutte apporte la Liberté, la Justice, et le Bonheur. Si nous chérissons leur mémoire, nous suivrons avec vigilance leur exemple. Ils n’auront pas espéré en vain. »

(1) Le Conseil National de la Résistance ( CNR) mis en place par le Général de Gaulle en 1943 rassemblait la résistance armée, les principaux partis politiques de Droite et de Gauche, et deux syndicats. Son programme fut élaboré en neuf mois dans la clandestinité. Il portait non seulement sur la libération mais aussi sur la société, plus juste, dont rêvaient les résistants. Il jetait les bases du modèle social à venir, avec la Sécurité Sociale, les retraites, les services publics, la liberté de la presse, le droit du travail, etc…Ce texte très court vient d’être publié aux éditions La Découverte, avec des contributions d’historiens et de journalistes qui racontent l’élaboration de chaque réforme et son évolution jusqu’à nos jours. Le livre s’intitule : «  Les jours heureux »( 195 pages, 14 €).

 A Castres aussi, résister se conjugue au présent.

 

 

Mardi, c’est Conseil municipal

 Commençons par les « questions orales » présentées par notre groupe.

  C’est peu de le dire : la gestion municipale souffre d’une grande opacité. Les Conseillers municipaux d’opposition, bien que présents dans diverses commissions, découvrent la plupart du temps l’avancée ou non de certains dossiers à travers quelques articles parus dans la presse locale. Il faut attendre un Conseil municipal pour connaître également les décisions prises par le Maire (qui a vu mais je vous l’ai déjà expliqué, ses pouvoirs étendus).

Nous sommes bien souvent mis devant le fait accompli (le travail en commissions étant totalement inexistant) au cours d’interminables Conseils municipaux «  Circulez, y a rien à voir ».

De plus, nous avons conscience que nous ne découvrons qu’une partie de l’iceberg ( notamment en ce qui concerne les affaires financières). Pourtant la transparence devrait être la règle tant pour les élus que pour la population. Ce n’est malheureusement pas le cas. Alors pour faire notre travail, la loi nous permet toutefois de poser des «  questions orales » en fin de séance, moment d’agitation pour esprits fatigués et énervés.

La directrice de cabinet présente alors autant de chemises de couleur que de questions, le Maire découvre les réponses préparées en même temps qu’il les lit. Peuvent s’ensuivre néanmoins quelques débats.

 Au menu du mardi 18 mai, 7 « questions orales » adressées à M.Le Maire :

 Philippe :

1) Vous avez annoncé, fin décembre, que  le contrat du Directeur du Bolegason ne serait pas renouvelé. Vous vous êtes engagé en janvier à ce que ce centre culturel musical et multimédia puisse poursuivre ses missions. A ce jour, les annonces parues dans la presse ( Télérama, etc…) ont permis la tenue à 2 reprises d’une «  commission de recrutement » avec les partenaires de la Ville ( DRAC…) sans succès.

Face à l’inquiétude de nombreux usagers du Centre Culturel Musical et Multimédia, pouvez-vous indiquer et préciser au Conseil municipal la date à laquelle le nouveau Directeur du Bolegason sera recruté ?

 André :

2) L’aire de la Vivarié sera-t-elle entièrement fermée au mois d’août ? Si cette fermeture a lieu comment seront relogés les habitants de l’aire, pour éviter que comme l’année dernière la population s’installe dans un lieu proche et non adapté ?

 3) Une réunion récente de l’ACSE indique que les actions menées dans le Sud du Tarn pour l’intégration et contre les discriminations  ont eu peu d’écho à Castres « du fait essentiellement d’un manque de partage politique (de la part de votre municipalité) de la lutte contre les discriminations ».

Le diagnostic nous semble suffisamment sévère pour que vous nous informiez des actions menées à Castres dans le domaine de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.

 Monique :

4) Lors du Conseil municipal du 02 février 2010 nous avons désigné les représentants de la municipalité au « Conseil de Surveillance » du C.H.I.C. Castres-Mazamet. Quelle sera la compétence territoriale de cet Hôpital Pays d’Autan et quel sera son plateau technique ?

5) Les locaux du CHRS posent quelques soucis de sécurité. Son relogement s’impose. Où en êtes-vous dans la recherche de locaux ? Pourquoi pas dans une partie de l’actuel hôpital Jean-Pierre Gabarrou ?

 Géraldine :

6) De nombreuses collectivités, des associations d’élus, dont l’association des Maires de France, des élus de tous horizons s’inquiètent des conséquences de la réforme des collectivités territoriales pour la démocratie locale, et notamment pour l’autonomie financière des institutions républicaines (au premier rang desquelles les communes). Comment pourront-elles encore conduire des politiques publiques solidaires ?

Notre collectivité sera elle aussi affectée par cette réforme. Que comptez-vous faire à ce sujet?

 7) J’ai été alertée par plusieurs citoyens (personnes âgées et jeunes mamans) sur la présence de chiens dangereux en liberté dans le quartier d’Aillot-Bisséous ou sans laisse ou muselière dans le Parc de Gourjade. Que comptez-vous faire à ce sujet ?

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 Je reviendrai mercredi sur certaines des 38 délibérations prévues. Allez encore quelques secondes pour vous dire qu’il y aura une délibération : «  Saison de spectacles 2010/2011- programmation- budget -tarif-demande de subventions »

Le budget prévisionnel prévoit 309 317 € de dépenses et 158 300 € de recettes (dont subvention département, Région, partenariats privés, adhésions, prix des places, etc…). La part restant à la charge de la Ville s’élèverait donc à 151 617€.

Pour ne prendre que deux exemples (pas tout à fait au hasard), spectacle Marc Lavoine en co-réalisation  – comprendre tout pour le producteur ( celui qui vend le spectacle) et quelques miettes pour la Ville. Donc pour ce chanteur, dépense prévue : 18 260 € , recette prévue  pour la Ville :  900 €, la part restant à la charge de la Ville ( comprendre vos impôts) : 17 360 €.

Prenons Michèle Laroque (c’est bien la même qui ne payait plus d’impôt en France depuis 5 ans puisque domiciliée à Las Vegas). Dépense prévue : 11 962 €, recette attendue pour la Ville : 750 €, la part restant à la charge de Castres : 11 212 €.

Allez, un dernier pour la route : une pièce de théâtre : «  Panique au ministère », dépense prévue : 10 612 €, recette attendue par la Ville : 0 €, la part restant à la charge de la Ville : 10 612 €.

Ne sont  bien sûr pas comptés les coûts représentés par employés et techniciens du théâtre, la salle, la communication, etc…

 A mercredi pour la suite.

 

 

Lutte contre les discriminations : bof !

«  C’est peut être à Castres que la dynamique locale s’est le moins enclenchée du fait essentiellement d’un manque de portage politique de la lutte contre les discriminations ».

 

L’ACSE (l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances(1)) vient de faire paraître une note de synthèse concernant le Sud –Tarn : diagnostic d’intégration et pour la prévention des discriminations.

En voici quelques extraits : «  A présent, alors que depuis plusieurs décennies, les industries du textile et du cuir se sont effondrées, les familles d’anciens migrants sont particulièrement pénalisées. Pour autant, nombre d’actions remarquables ont été menées à l’échelle de certains quartiers.(…) Ces actions se sont donné pour mission de renouer ou de consolider les liens de proximité entre habitants de diverses origines, en tentant d’éviter le piège de l’enfermement dans les quartiers qui ne ferait que renforcer la ségrégation.(…) Aujourd’hui, dans le Sud du Tarn les populations immigrées ou descendantes d’immigrés héritent d’une situation caractérisée avant tout par une segmentation sociale et territoriale  à double entrée, économique et ethnique.

Ainsi, on observe une faible mixité sociale et ethnique dans les quartiers et les lieux de sociabilité et des possibilités réduites de mobilité sociale et résidentielle ».

La note de synthèse dégage ensuite des éléments précis concernant l’éducation, l’insertion et l’emploi, le logement. Les groupes de travail qui ont participé à ce diagnostic font un certain nombre de propositions . J’en retiendrai une : «  S’appuyer sur le désignation d’un délégué de la HALDE à Castres pour :

-         diffuser largement l’information sur la nécessité de saisir la HALDE,

-         organiser la sensibilisation des milieux patronaux

-         reprendre les formations à l’intention des acteurs de l’insertion et plus largement des intervenants de terrain ».

En conclusion, le rapport souligne : «  Ainsi à Graulhet, le diagnostic a fait naître des volontés fortes de poursuivre la réflexion et de définir les moyens d’action. A Mazamet, la réflexion s’est concentrée sur l’intégration des familles mahoraises.(…) C’est peut être à Castres que la dynamique locale s’est le moins enclenchée du fait essentiellement d’un manque de portage politique (comprendre volonté politique) de la lutte contre les discriminations ». Le rapport ajoute : « Ainsi l’absence de participation de la municipalité de Castres a constitué un frein à la définition d’outils opérationnels pour l’ensemble des territoires d’étude ».

A ce sujet, notre collègue, conseiller municipal, André Martinez a posé «  une question orale » à l’occasion du prochain Conseil municipal prévu le mardi 18 mai.

 (1) L’ACSE est placé sous la tutelle d’Eric Woerth , ministre du travail, de la solidarité…et de Fadela Amara, secrétaire d’Etat en charge de la Ville. Son objectif : favoriser l’égalité des chances en faveur des habitants des 2213 quartiers qui relèvent de la Politique de la Ville. Force est de constater à Castres, l’incapacité de la municipalité UMP de tenter de faire appliquer une politique gouvernementale.