Les casseurs de l’école publique
Publié dans l) Le dessous des cartes (59), le 03/06/2010 à 7:31, par Philippe GuerineauPourquoi tant de haine ?…
Depuis des années, l’UMP s’obstine à détruire méthodiquement l’école publique. A chaque fois, nous nous disons : les dégâts sont déjà tellement importants qu’il est impossible d’aller plus loin.
Nous nous trompons, la Droite poursuit son offensive comme l’indique un document interne du Ministère de l’Education Nationale qui détaille les pistes à explorer pour diminuer encore les effectifs d’enseignants entre 2011 et 2013.
Chaque année, nous intervenons au Conseil municipal au moment de la carte scolaire pour dénoncer les fermetures de classes dans les écoles maternelles et primaires de notre ville. Ces fermetures interviennent dans les quartiers les plus défavorisés aggravant ainsi les conditions de travail des enseignants et des élèves qui n’ont pas besoin de cela. La situation empire également dans l’enseignement du second degré tant pour les collèges que les lycées.
Que nous dit cette note : « Schémas d’emplois 2011-2013 » qui devait rester confidentielle ?
C’est une longue liste destinée à « Mobiliser les gisements d’efficience » ( et en plus ils se foutent de nous !). Alors vous l’avez sans doute déjà lue, mais voici les « dix pistes d’économie » qui doivent s’imposer : 5 dans le primaire et 5 dans le secondaire.
Cela va à augmenter la taille des classes, ( il ne faut vraiment jamais avoir travaillé dans une classe aujourd’hui pour faire une telle proposition !, j’allais écrire, une telle provocation) à la fermeture, ou le regroupement de petites écoles rurales (le mouvement est déjà largement engagé, s’il devait se poursuivre, désertification rurale assurée sans parler des temps de transport des petits, etc…) en passant par la poursuite de la fin de la scolarisation des enfants de 2 ans ( 35 % il y a 10 ans, 15 % aujourd’hui, demain … ? Premiers touchés : les enfants des familles les plus défavorisées). Je passe très vite sur le non remplacement des enseignants absents ( déjà cette année, dans certains départements des élèves n’ont pas eu cours pendant des semaines), disparition d’ assistants étrangers en langue, qui font pourtant un travail très positif .
Le principal syndicat d’enseignants du primaire, le SNUIPP FSU considère qu’il s’agit là : « d’hypothèses inacceptables et insupportables pour l’avenir des élèves ». « Ces mesures, si elles se confirmaient se traduiraient par des milliers d’enseignants des écoles manquants devant les élèves lors des rentrées 2011, 2012 et 2013 » ( 16 000 postes supprimés).
Alors oui, pourquoi tant de haine contre les enfants de l’école publique ?
J’arrête, je sens que je vais me mettre en colère qui comme chacun sait est mauvaise conseillère.
Pour nous détendre mais aussi pour saluer le travail des enseignants des écoles maternelles et primaires de Castres, ne ratez pas le rendez vous à Gourjade vendredi à partir de 17h pour « la grande fête des écoles publiques » organisée par la Caisse des Ecoles Publiques.
Sur votre agenda, notez également la remise du Prix Goya Découverte, vendredi 18 juin, 18h, à la salle Gérard Philipe de Castres. On peut se rendre également samedi 5 après midi à la fête du quartier Laden Petit Train.
N’oubliez pas avec votre vélo de répondre à l’appel de l’association « Rue de l’avenir » samedi 5 juin, à 11h, place Jean Jaurès ( côté Fontaine).