Epicerie sociale de tous pour tous
Publié dans i) Coups de projecteur (79), le 14/06/2010 à 10:11, par Philippe GuerineauPetit rappel : A l’initiative de Castres A Gauche Vraiment, avec le soutien du Collectif 81 « Sauvons les retraites » Réunion publique Lundi 14 juin – 20H30 Salle n°2 Parc des Expositions Castres En présence de Pierre Concialdi, économiste membre de la Fondation Copernic et du Conseil scientifique d’Attac
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L’épicerie sociale existe, nous l’avons rencontrée.
Mardi dernier, nous étions reçus, Monique Maynadier et moi-même, à notre demande, par des membres de l’association « Escale » . Celle-ci fédère une dizaine d’associations, partie prenante de l’épicerie sociale dont 4 peuvent être considérées comme fondatrices à savoir : Hémisphère Tarn Sud ( nous avons une pensée pour le regretté J.P.Perrichon, ancien président de l’association), Secours catholique, Entraide protestante, Saint Vincent de Paul . Il faudrait rajouter Solidarité Accueil, Grain de blé, etc… Désolé, je n’ai pas tout noté.
La présidente, Mme Raynaud, le trésorier M. Viguier, la conseillère municipale en charge du dossier, Mme Amen nous ont longuement exposé la finalité du projet et son organisation.
Au cours d’échanges d’une grande courtoisie, nous avons pu découvrir, pendant une heure, le fonctionnement de cette structure.
Bien évidemment nous avons laissé à la porte des désaccords formulés en leur temps notamment en ce qui concerne le montage financier et nous avons tenu à distinguer ce qui est de l’ordre de l’instrumentalisation politicienne orchestrée par la Droite locale , (oui la même dont les amis bling-bling sont ceux du Fouquet’s, celle qui baisse les impôts des plus riches et laissent s’accroître les inégalités sociales) et ce qui est de l’ordre de l’engagement bénévole au service des plus déshérites de notre ville.
Au moment où notre Bassin d’emplois connaît une crise sans précédent avec l’augmentation du chômage et de la précarité, l’épicerie sociale est bienvenue. Elle complète, mais dans un domaine d’intervention différent ce que réalisent déjà le Secours Populaire et les Restos du cœur. En effet, l’Escale tient à se distinguer de ce qu’elle appelle : « le distributif ». L’association s’inscrit dans une démarche d’insertion. Elle intervient avant qu’une famille ne « tombe dans l’exclusion » à la suite d’une difficulté. Comment faire face à des problèmes financiers soudains et imprévus et être capable de « re maîtriser » un budget ?
La famille est guidée vers l’Escale généralement par les assistantes sociales du CCAS, du Conseil général, ou par la mission locale, ou par Solidarité accueil, etc…Un dossier est alors constitué avec les membres du bureau, les mêmes qui referont le point 3 mois ou 6 mois après. « Un reste à vivre » est calculé qui donne lieu à un coefficient , la famille ne payant que 10% du prix d’un produit. L’épicerie sociale de Castres s’inscrit dans un réseau national qui regroupe 300 épiceries sociales à travers la France ( A.N.D.E.S).
Cette association permet d’adhérer à un réseau de distribution ( livraison des fruits et légumes en provenance du marché Saint Clair de Perpignan, une subvention de 5 000 € de l’entreprise Carrefour, etc…)
Inquiétude, car baisse des produits fournis par la banque alimentaire ( moins de stock pour les produits laitiers).
Aujourd’hui après un début concernant 30 familles, 50 familles font partie du dispositif. L’objectif est d’atteindre 100.
63 bénévoles sont concernés ( 2 heures par semaine) par le bon fonctionnement d’Escale.
Une salariée, adulte- relais, payée 80% par l’Etat ( à noter le maire n’avait pas voulu nous répondre il y a quelques semaines au sujet d’une délibération concernant le travail des adultes relais) .
Il faut souligner que l’association s’inscrit dans le Plan National Nutrition et Santé , un travail important semble t-il s’effectue pour éduquer à l’équilibre alimentaire, un atelier cuisine commence à fonctionner avec une diététicienne bénévole. Les locaux sont agréables, (le directeur du magasin ex- champion de l’Albinque a fourni les rayonnages). L’association bénéficie d’une subvention annuelle de 24 000 € mais elle doit payer un loyer de 13 000 € au CCAS. Bon courage au trésorier.
Un bureau compétent et motivé, une présidente d’une grande efficacité, « rompre l’isolement social » revient souvent dans la conversation
Quelques notes jetées dans le désordre sur un papier pour tenter d’expliquer les premier pas de l’épicerie sociale dans notre ville.
Souhaitons lui bonne chance …ce qui ne nous empêche pas, Monique et moi, après cette heure d’échanges, de rêver à un monde… où il n’y aura plus d’épicerie sociale, de Secours populaire ou de Restos du cœur. C’est le sens également de notre engagement.
Epicerie sociale : rue Mérigonde ( 05 63 51 73 94)
