Nos librairies en danger

Des libraires, des enseignants, des parents d’élèves en colère…

 De nombreux enseignants des écoles primaires de notre ville nous ont fait part de leur étonnement et de leur mécontentement à la suite d’une décision prise par le maire de Castres. 

En effet, une note à l’attention des directrices et directeurs d’école en date du 16 juin 2010 ayant pour objet : achat de livres et manuels scolaires-procédure précise «  Vous voudrez bien vous adresser pour les manuels scolaires( de tous les enfants) à l’espace culturel LECLERC ».

Coup de tonnerre, de tout temps les enseignants se sont adressés aux librairies de Castres, essentiellement 2 en centre ville, la librairie Coulier et la librairie Graffitti. Cette mesure scandaleuse si elle devait s’appliquer affaiblirait durement les deux librairies et pourrait même mettre en cause à terme leur existence, par exemple pour la librairie Coulier qui emploie 10 salariés ( chaque été elle embauche 4 étudiants en emploi saisonnier; cela ne sera pas possible cet été certainement).

Elles sont déjà en danger, malgré leur dynamisme et compétence par l’installation en centre ville de l’espace culturel Leclerc. De même d’ailleurs peuvent être affaiblis les marchands de journaux de l’écusson.

Que l’on ne nous fasse pas croire que la décision se justifie par une remise sur les prix
Un accord aurait été bien évidemment possible avec les libraires de Castres.Il suffisait de le vouloir.En aucun cas, le prix d’achat ( avec une remise bien minime) ne peut justifier que l’on avantage une très grande surface qui a bien sûr les moyens de casser les prix pour s’emparer d’un certain nombre de marchés.

Un deal avait déjà existé entre la Mairie et Leclerc puisque vous savez qu’en échange de leur installation dans l’ex-piscine Villegoudou, Leclerc a obtenu le droit de construire un centre commercial et galerie marchande route de Lautrec. On peut se poser la question : un deal existait-il également pour l’achat des manuels scolaires pour toutes les écoles de la ville ? Cela serait inadmissible !

Je suppose que très rapidement le Corac ( association de commerçants en centre ville) fera part de ses plus vives protestations et demandera que la décision soit purement et simplement annulée. Sans attendre, les 5 élus et l’association Castres A Gauche Vraiment ont tenu à réagir.

André Martinez au nom des élus a rédigé un communiqué de presse que vous lirez ci-dessous. J’ai moi-même été sollicité par la radio 100% pour exprimer mon mécontentement. Bien évidemment une question orale sera posée à ce sujet dés le prochain Conseil municipal prévu le 29 juin.

Pour que vivent nos librairies en centre ville.

 

Communiqué de presse

 Mr Bugis soutient LECLERC contre les librairies castraises.

 Jusqu’à cette année les enseignants des écoles de Castres pouvaient commander les livres scolaires dans la librairie castraise de leur choix.

Mr Bugis vient de décider qu’il n’en serait plus ainsi : les enseignants devront passer commande des livres scolaires auprès de «  l’Espace culturel Leclerc ».

Cette décision est scandaleuse, le Maire apporte un soutien direct à ce centre commercial ; on savait déjà que le Maire avait accepté en contre partie de la rénovation de la piscine, l’ouverture d’un centre commercial Leclerc sur la route de Lautrec.

Aujourd’hui, il n’hésite pas à attribuer un marché public,  de manière partisane.

Ainsi il montre le peu de considération pour les librairies castraises qui, au contraire, devraient être soutenues face à la concurrence de cette grande surface. 

Comme l’écrivent les libraires, le Maire «  fait fi de l’existence de librairies indépendantes de Castres et du service qu’elles rendent depuis des années aux enseignants. »

Nous demandons à Mr Bugis de revenir sur cette décision indécente et choquante et  nous apportons tout notre soutien aux librairies castraises.

 Les élus et l’association Castres A Gauche Vraiment

 

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