Archives du 23 juin 2010

P.Bugis fait diversion

Absurde, vous avez dit absurde ? Comme c’est absurde !

 

Pour comprendre ce qui va suivre, lire le 1er épisode dans ce blog : « Nos librairies en danger »  qui relate la triste histoire d’achat de manuels scolaires pour l’enseignement du premier degré. Celui-ci ne se fera plus dans les librairies de notre ville mais par directive de la mairie aux écoles, chez Leclerc.

Il aura fallu presque 8 jours au Maire pour répondre au communiqué de presse des 5 élus du groupe d’opposition municipale  Castres A Gauche Vraiment. Long délai pour mettre au point une curieuse réponse à savoir «  Les absurdités des élus ». Il semble que nous soyons concernés et pour faire bonne mesure, Ph.Folliot qui n’en demandait pas tant, a droit au même traitement

Durant ces quelques jours, le maire a pu juger du fort mécontentement qui se propageait bien évidemment chez les salariés des librairies concernées , de leur clientèle, des petits commerces en centre ville, des enseignants, etc… Cela commençait en effet à faire du bruit dans le Landernau local. Alors, après mûre réflexion sans doute, le maire tente une misérable opération politicienne : déconsidérer les élus qui par leur communiqué rapportent les faits, tous les faits, rien que les faits.

Gros titre dans la Dépêche du Midi en date du 23 juin, «  Tout cela est absurde et je vais vous le prouver » (comprendre enfumer l’opinion publique par quelques arguties juridiques). Il est alors question du «  Code des marchés publics » en oubliant d’ailleurs de préciser au passage que celui-ci prévoit de considérer d’autres facteurs que le facteur financier (conseils, prêts de spécimens, etc…).

 Le problème posé ne se trouve pas à l’évidence dans les chapitres de ce code. Tout est beaucoup plus simple . Il suffit que P.Bugis réponde sereinement et sans insulter personne à 2 questions :

-         1ère question : promesse a-t-elle été faite il y a quelques semaines à l’entreprise Leclerc qu’elle détiendrait bientôt le marché des manuels scolaires sur notre ville ? OUI ou NON ? ( rayer la mention inutile)

-         2ème question : l’entreprise Leclerc a -t-elle été informée de l’offre financière proposée par les librairies ? OUI ou NON ( rayer la mention inutile)

Dans le cas d’espèce(s) (sonnantes et trébuchantes) qui nous intéresse, il ne s’agit pas ici d’ une commission d’appel d’offres avec son exigence de confidentialité ( enveloppes fermées qui ne seront ouvertes qu’au cours de la réunion de la commission). Alors confidentialité ou pas confidentialité ?

La très faible marge concernant la remise , 2 %, entre l’offre Leclerc et l’offre des librairies interroge.

Voilà les deux questions  posées au Maire en toute clarté, droit élémentaire de toute opposition, c’est à celles-ci qu’il doit répondre.

Même méthode

Dans le dernier magazine de la Ville de Castres, la majorité municipale ( ?) écrit que l’opposition a annoncé la fermeture de la halte-garderie de Bisséous. Le problème c’est que personne ne l’a dit ni écrit. Vieille technique de  rhétorique sarkozyenne.

Monique Maynadier, conseillère municipale, attire mon attention sur ce qu’il faut bien appeler ce nouveau mensonge. Elle précise et chacun peut en témoigner que le maire a été simplement interrogé après la fermeture du Centre social de Bisséous et la fin de la gestion de la halte-garderie par la Caf sur le devenir de celle-ci.

Elle précise : «  Quand le maire et sa majorité font semblant de découvrir aujourd’hui l’intention de la Caf de fermer le centre social et que se pose la question de l’avenir de la halte-garderie, ils se moquent du monde. L’échéance de fermeture initialement prévue  le 31 décembre 2009 avait été prolongée jusqu’à l’arrivée d’un nouveau directeur. » Beaucoup de personnes du quartier et élus ont œuvré pour empêcher cette fermeture qui aurait été un désastre pour tout le quartier. Monique tient à rajouter qu’il ne faut pas confondre ( comme l’indiquait un titre de la presse) le centre social qui n’est pas sauvé et la halte-garderie. Ce sont deux structures différentes.

Grosses ficelles et petites manœuvres ; il serait bon qu’à l’avenir, la majorité municipale évite (on peut rêver) toute entreprise de désinformation qui ne trompent d’ailleurs que ceux qui veulent vraiment se laisser tromper.