Autoroute concédée : le débat commence
Publié dans b) Désenclavement de Castres (30), le 30/06/2010 à 16:35, par Philippe GuerineauEt maintenant…
Pour une surprise, c’est une surprise ! Jean Louis Borloo vient d’autoriser une autoroute concédée entre Castres et Toulouse. Soyons sérieux : la décision était attendue, c’est le contraire qui aurait été saisissant. Celle-ci ne faisait aucun doute d’autant plus que les gouvernements successifs de droite n’ont pas tenu leurs promessse et se sont courageusement désengagés financièrement.
En résumé, le ministre peut d’autant plus promettre ce qu’il veut puisque c’est nous qui paierons, collectivités locales, usagers, etc…et sans doute repaierons nous ce qui a déjà été financé sur fonds publics à savoir les déviations de Soual et Puylaurens.
Celles et ceux qui ont su mener le débat et défendu avec constance et détermination qu’une solution alternative à l’autoroute était possible n’ont pas à courber la tête. En effet, rien n’est réglé et les questions posées alors conservent aujourd’hui toute leur actualité :
® Conséquences irréversibles sur un territoire agricole
® Destruction d’espaces naturels protégés,
® Discrimination sociale et territoriale par un péage exorbitant
® Spoliation d’investissements publics au profit d’intérêts privés
® Grande incertitude sur l’intérêt économique pour le sud Tarn
Alors, subventions d’équilibre indispensables ou pas des collectivités territoriales ?
Que vont faire le Conseil Général du Tarn, le Conseil Régional qui sont déjà dans le rouge, financièrement ? En application du Grenelle de l’environnement ( bizarre d’écrire encore ces mots), un comité de suivi est rendu obligatoire. Celui-ci doit comprendre des représentants économiques, syndicaux, associatifs, etc…Ne sera-t-il que pure décoration ou au contraire son rôle sera déterminant ?
Je comprends une certaine euphorie de celles et ceux qui se sont battus pour l’autoroute depuis des dizaines d’années (à l’origine, rappelons le encore, celle-ci devait être financée par l’Etat dans le cadre de la solidarité nationale), j’en étais.
Je mesure la satisfaction là encore, bien compréhensible d’un homme comme Pierre Fabre. Il y a toutefois dans ce flot de satisfaction beaucoup d’ouvriers de la 25° heure parmi lesquels se trouvent celles et ceux qui pensent tirer éventuellement un bénéfice électoral et qui n’ont d’ailleurs jamais apporté des arguments significatifs au cours du débat public (passons…).
Le principe de réalité va vite se rappeler à notre attention , on estime à 2 ans le temps nécessaire pour les études. Plusieurs options existent et ont toujours existé :
- des recours nombreux auprès du Tribunal administratif
- faire en sorte que le comité de suivi ne soit pas une coquille vide.
A ce sujet je feuillette rapidement un certain nombre de cahiers d’acteurs, certains qui approuvaient le projet autoroutier concédé ont émis de nombreuses réserves, des conditions, des recommandations, voire des propositions. Au hasard, la CFDT, l’UNSA, le Conseil Général du Tarn, Cité Solidaire, etc…
Je suppose que tout cela n’était pas simple habillage de leur soutien au projet, je reviendrai plus tard sur tout ce qui a été alors écrit. Comment ces derniers vont-ils présenter et défendre ces différentes conditions qui rejoignent d’ailleurs des points soulevés par les partisans d’une solution alternative pour une liaison rapide, sûre et gratuite ? Une vigilance de tous les instants s’impose donc.
Position toute personnelle ( faut-il le rappeler, c’est la nature d‘un blog) à verser au débat à venir : un comité de suivi (bis ou off) peut-il exister pour toutes celles et ceux qui peuvent se retrouver sur certains points importants ?…Devoirs de vacances …

01/07/2010 à 23 h 20 min
Et comme il faudra payer pour contourner Saïx – portion Castres-Soual- et se rendre de Castres à Soual, Cambounet, Lecout, etc.. les nombre de véhicules ne variera pas beaucoup ( pas fous les citoyens!) à notre cher ( ah oui, cher !) feu de Saïx.
Bonne continuation.. ( par la route ?)
Michel