Bernard Carayon et la piste chinoise

Bernard Carayon envisage-t-il de démissionner ou de présenter au moins ses excuses aux trois cadres de chez Renault injustement accusés …et virés ?

Au moment où l’affaire fait grand bruit, c’est à dire début janvier 2011, Bernard Carayon, député UMP du Tarn se répand dans tous les organes de presse de notre pays et au-delà comme nous allons le voir, pour participer activement à l’accusation portée contre trois cadres de chez Renault.

Accusation particulièrement grave : avoir transmis des informations techniques sur les véhicules électriques à des pays étrangers. Jugez plutôt :

Dans une interview accordée le 7 janvier au quotidien japonais « Asahi Shinbun », B.Carayon déclare : «  Il est tout simplement naturel de soupçonner que la Chine est impliquée ».

Il ajoute : «  Il est évident qu’il s’agit d’un cas d’espionnage industriel » puis sans la moindre hésitation, continue en affirmant : « En tant qu’économie nouvellement émergente, la Chine est dans une quête désespérée de technologies avancées. Bien que je n’en connaisse pas les détails, il ne fait aucun doute que l’affaire Renault est étroitement liée aux intérêts d’une société chinoise ».

Devant la gravité de l’accusation, le journaliste s’interroge : « Information ou procès d’intention ? …Ce genre de déclaration émanant d’un élu français en exercice peut faire des vagues diplomatiques ».

L’accusation de B.Carayon sera reprise par l’AFP et diffusée dans de nombreux médias.

Au même moment, le porte-parole de Renault a refusé de commenter l’éventuelle implication de la Chine.

L’accusation est d’autant plus grave car elle peut paraître crédible :  B.Carayon préside en effet la commission de l’Assemblée Nationale sur «  l’intelligence économique ».

Il intervient souvent en tant que Monsieur «  intelligence économique ».

Aujourd’hui, le député parle de «  massacre de la présomption d’innocence …» , il oublie qu’il tenait alors la tronçonneuse.

Ces faits sont particulièrement graves, trois cadres de l’entreprise Renault ont été publiquement accusés devant la France entière de trahison sans parler de soi-disant comptes bancaires à l’étranger. Le PDG de Renault , Carlos Ghosn a présenté hier ses excuses, c’est insuffisant.

Quant à Monsieur, « intelligence économique », grand spécialiste de la désinformation, il est sans doute déjà en route pour de nouvelles aventures, sans la moindre excuse pour ses déclarations scandaleuses . Lamentable !

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