Archives de avril 2011

« La République défigurée »

«  Etat des Droits de l’homme en France en 2011 »

 

La Ligue des droits de l’homme ( LDH) après « la Justice bafouée » et « Une société de surveillance » vient de publier son « état annuel des droits de l’homme 2011 » titré «  La République défigurée ». Pour la LDH, les valeurs cardinales de liberté, égalité, fraternité, auraient cédé le pas à la sécurité, aux inégalités et à la précarité.

Dans cette étude, plusieurs universitaires et intellectuels estiment que les 4 premières années de la présidence de Sarkozy ont menacé les fondements de la République « laïque, démocratique et sociale » définie par l’article 1er de la Constitution de 1958.

Dans l’ouvrage, la LDH établit également une chronologie de l’année 2010 concernant les atteintes aux droits de l’homme dans notre pays. Parmi les nombreux chapitres, citons ceux relatifs à la sécurité, aux inégalités, à la précarité.

Sécurité : le discours de Grenoble du 30 juillet marque une véritable rupture : «  Un discours ultra-sécuritaire qui divise le peuple français en faisant émerger une nouvelle catégorie, les Français d’origine étrangère, pour qui la nationalité ne serait plus acquise ou de droit mais précaire et conditionnelle. L’article 1 de la Constitution qui dispose que la France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion, est foulé aux pieds sans états d’âme. »

Inégalité : pour les auteurs de la LDH, l’égalité est un des dogmes  de la République les plus malmenés : «  L’année 2010 de la présidence Sarkozy fut une illustration de l’objectif  poursuivi à savoir la conservation du pouvoir au profit d’un clan. »

Les exemples abondent que nous connaissons bien , l’écart qui ne cesse de se creuser entre les 10% les plus pauvres et les 10 % les plus riches  pour les revenus, c’est encore plus vrai pour le patrimoine : «   En 1998, le patrimoine des 10% des ménages les plus fortunés étaient 1600 fois supérieurs à celui des 10 % les moins fortunés ; en 2004, il était 2100 fois supérieur. »  Inégalités scolaires, inégalités en matière de soins, inégalités face à l’avenir avec la question des retraites, partout les écarts se creusent, accentués par «  la dégradation des missions des services publics ».

Précarité : le sociologue Robert Castel insiste sur la rupture d’égalité entre les citoyens : «  La citoyenneté sociale » est mise en péril « 73 % des premières embauches se font sous la forme de contrats comme le CDD et l’intérim (…) L’expansion de la précarité entraîne une reconfiguration profonde du monde du travail dans le sens de sa fragmentation »

La fin des attributions dévolues au Médiateur de la République, au défenseur des enfants, à la Halde, etc…pour les regrouper dans les seules mains d’un Défenseur des droits, inquiète et scandalise.

Un livre à lire de toute urgence pour ne pas …s’habituer à l’inacceptable.

 «  La République défigurée », La Découverte, 126 p.12€.

 

CERCLE DE SILENCE

Prochain Cercle de Silence VENDREDI 29 AVRIL de 18 h à 19 h, place Jean Jaurès, près de la Fontaine – Castres

 

Vous avez dit « Laïcité ouverte » ?

Faut-il redéfinir la laïcité ?

Henri Pena-Ruiz dont les livres ont souvent été évoqués dans ce blog, répond non. Celui-ci est maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris et professeur agrégé de philosophie en Khâgne (classe supérieure classique) au lycée Fénelon.  Philosophe et écrivain défendant les valeurs de solidarité, il est devenu un spécialiste des questions de laïcité (nombreux sont ceux qui  se souviennent de son passage à la bibliothèque de Castres lors d’un colloque). Il a été en 2003 l’un des vingt sages de la commission sur la laïcité présidée par Bernard Stasi. Il dénonce la laïcité « ouverte » ou « plurielle » comme étant une contestation dissimulée des principes de la laïcité, qui, par définition, est ouverte.

Le journal Libération dans son magazine de fin de semaine (23 et 24 avril) accorde une grande place à son ouvrage « Histoire de la laïcité » où il retrace de l’Antiquité jusqu’au début du XX° siècle les grandes étapes de l’histoire mouvementée de celle-ci. J’ai choisi un extrait que vous lirez ci-dessous : «  Aristide Briand et Jean Jaurès » .(I)

La laïcité est revenue récemment au cœur du débat politique. La droite et l’extrême droite veulent redéfinir la laïcité et les Eglises veulent par un biais ou un autre remettre en cause la loi de 1905. Pour Henri  Pena-Ruiz, il s’agit d’une « double manipulation » :

«Tenons-nous en aux principes de cette loi qui est très claire, estime Pena-Ruiz. Elle dit que la religion n’engage que les croyants, l’athéisme n’engage que les athées, et la puissance publique doit faire vivre ensemble les croyants et les athées. Elle ne peut pas donner plus aux uns qu’aux autres. Si elle le fait, sous une forme symbolique de reconnaissance ou sous une forme pécuniaire, elle crée des privilèges. Voilà pourquoi il n’appartient pas au président en exercice de la République française laïque de dire que « la République a besoin de croyants ». Il aurait été aussi aberrant s’il avait dit qu’il est mieux d’être athée que croyant.»

A la question  qu’en est-il de la laïcité dite «ouverte» qui revient aujourd’hui dans le débat , il ajoute : «Dans son livre d’entretien avec le père Verdin, dominicain très antilaïque (1), Sarkozy appelle laïcité ouverte ou positive le fait que la puissance publique, laïcisée par la loi de 1905, doit réintroduire une meilleure considération pour les religieux. Et donc redonner un statut public à la religion. Pensez-vous que Sarkozy soit mystique ? La République qu’il défend est ultralibérale et il la dessaisit de ses missions sociales, qu’il a besoin de transférer au religieux sur le mode caritatif. On fait appel à la charité pour compenser les effets de la destruction des droits sociaux, des services publics, comme l’a fait Mme Thatcher en Angleterre. Ce principe de laïcité ouverte ou positive remonte aux années 60, il a été inventé par des théoriciens au sein de la Ligue de l’enseignement. Pour moi, cette notion est parfaitement insultante pour la laïcité tout court, car elle suppose qu’il pourrait y avoir une laïcité fermée. Quand on parle des droits de l’homme, on ne dit pas des droits de l’homme ouverts. De même, quand on défend la justice, on ne parle pas d’une justice ouverte. Toute l’histoire montre que ceux qui défendent la laïcité dite ouverte ou positive sont partisans de privilèges publics pour la religion.»

(1)   La République, les religions, l’espérance, de Nicolas Sarkozy, éd. du Cerf, 2004.

Aristide Briand et Jean Jaurès  La loi de 1905, compromis et entorses

«  La discussion de la loi de 1905 fut âpre, mais elle définit clairement la laïcité : la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. Pour l’adopter, il a fallu aménager des compromis : l’entretien des églises en est un, 34 500 églises et cathédrales étant la propriété de l’Etat depuis la Révolution. Après des débats très agités, l’Etat décide qu’il reste propriétaire de ces biens, et il leur donne un statut patrimonial, de monument historique. On peut désormais entrer dans Notre-Dame sans se signer pour contempler les vitraux, voire écouter un concert d’orgues. Certains étaient partisans de prélever un loyer, mais Briand et Jaurès ont plutôt incliné vers la mise à disposition gracieuse. Depuis le 1er janvier 1906, l’Etat ne peut financer ni la construction ni l’entretien de nouveaux lieux de culte, quelle que soit la religion. Quand Jack Lang a accepté de financer sur des fonds publics la cathédrale d’Evry [Essonne] sous prétexte d’y faire un musée d’art chrétien, il est totalement hypocrite. En fait de musée, il y a deux salles avec trois objets qui se battent en duel. L’argent public d’un ministère socialiste de la Culture a servi à construire un lieu de culte. C’est une entrave à la loi de 1905. Quant à Delanoë, qui a financé une partie des travaux dans le temple de la rue Madame, dans le VIe arrondissement de Paris, il a, lui aussi, violé ouvertement la loi de 1905.

Les deniers du culte, qui sont des dons volontaires à l’Eglise, sont une autre affaire, mais ils sont aussi une entorse à la loi de 1905 : aujourd’hui encore, vos dons à l’Eglise sont défiscalisés. Si vous donnez 100 euros aux deniers du culte, l’Etat déduit 66 euros de votre impôt. Alors que la défiscalisation n’a de sens que pour des œuvres d’intérêt général. Si vous versez 100 euros aux Restos du cœur, l’Etat déduit également 66 euros, mais là, c’est légitime, car les Restos du cœur, qui donnent à manger à ceux qui ont faim, sont d’intérêt général. »

Histoire de la laïcité, Henri Pena-Ruiz, Ed. Gallimard 2005.

 

A Castres on célèbre le 21 avril…1961

Salle Gérard Philipe, le rendez vous des nostalgiques de l’empire colonial

 

Un 21 avril peut en cacher un autre. Bien sûr, on se souvient du 21 avril 2002 ( Le Pen au 2ème  tour ). Il faudrait rappeler et certains s’en sont chargés récemment, salle Gérard Philipe, qu’un autre 21 avril est assumé par les propagandistes de l’extrême droite. Mais quel est cet autre 21 avril ?

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, 4 généraux français tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les colons, tentative désespérée de maintenir l’Algérie dans l’empire colonial français ; c’est «  le putsch d’Alger » . Le 1er régiment étranger de parachutistes contrôle les points stratégiques de la ville dont l’aéroport. De Gaulle va mobiliser toute « la France républicaine » mais aussi et surtout les appelés du contingent ( l’oreille collée au transistor). Ces derniers refuseront l’aventure factieuse.

Je me souviens , Michel Debré, alors Premier ministre, dramatisant la situation et appelant dans la nuit les Français à occuper les aéroports de la région parisienne «  pour arrêter d’éventuels parachutistes ». Des membres de ma famille proches du PSU se rendront à Villacoublay et à Brétigny sur Orge , les syndicats appelleront à une grève d’une heure très fortement suivie.

Le dimanche 23 avril à 20h, De Gaulle vêtu de son uniforme de général lance un appel solennel à refuser le coup d’Etat et parlera «  d’un quarteron de généraux félons ». Echec du putsch, 3 régiments seront dissous (le 1er REP, le 14ème et 18ème Régiments de chasseurs parachutistes reconstitués aujourd’hui sous d’autres dénominations, notamment dans notre région).

Salan et Jouhaud se réfugieront dans la clandestinité et prendront la tête de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète). Celle-ci sera responsable de centaines « d’ attentats aveugles » et de 2400 assassinats de Français et surtout d’Algériens.

Le 22 août 1962, le général De Gaulle sera victime d’un attentat, attentat du Petit Clamart, à la tête du commando qui a failli tuer le Président et sa femme, le lieutenant colonel Bastien Thiry, arrêté, condamné à mort et fusillé le 11 mars 1963.

Vous n’êtes pas sympathisant de l’extrême droite, vous n’avez pas d’ami dans une partie de la hiérarchie militaire, vous ne connaissez donc pas le chanteur-écrivain Jean Pax Méfret.

Le 21 avril, l’artiste se produisait en concert organisé par l’ASAC Para (Association de Solidarité des Anciens Combattants Parachutistes),  salle Gérard Philipe .

J.P.M. est resté fidèle à ses idées de jeunesse, sympathisant de l’OAS, il fut emprisonné à plusieurs reprises. Parmi ses ouvrages, un hommage à Bastien Thiry.

Il est présenté comme «  une valeur sûre  de la chanson nationaliste française ». L’annonce de son concert est parue sur le site de l’Amicale 8ème RPIMA ( Association des anciens et amis du 8). C’est pour le moins curieux, j’étais persuadé que cette amicale était astreinte au devoir de réserve surtout concernant un chanteur très engagé idéologiquement.

Du beau monde à la salle Gérard Philipe ce 21 avril, l’on était venu ,  à voir les plaques d’immatriculation, de toute la région Midi-Pyrénées voire bien au-delà. Quelques élus UMP, MPF, FN, à noter que Bernard Carayon annonçait également le concert sur son site.

Concert parrainé par l’imprécateur- éditorialiste du Journal d’Ici  qui éructe «  contre les ayatollahs locaux du prêt à penser obligatoire » et la «  pensée dominante » voire « la milice de la pensée qui veille encore sur la France de 2011 » sans s’apercevoir un seul instant qu’il se trouve au cœur de ce qu’il veut dénoncer en compagnie du Figaro Magazine et de Valeurs Actuelles sans oublier les Zemmour et autres Meynard, qui ont micro ouvert dans toutes les radios et télévisions. Un rebelle bien conformiste qui entre deux diatribes s’il lui reste cinq minutes, ferait bien de réfléchir à la «  déontologie professionnelle » de son métier.

21 avril 1961 – 21 avril 2011 : hommage fut donc rendu à Castres, à ceux qui ont soutenu  l’OAS .

Il me semblait qu’il existait encore dans notre ville quelques gaullistes « historiques ». N’ont-ils rien à défendre, rien à dire, rien à écrire, rien à crier ?

 

 

On trouve de tout au Conseil municipal

Une extravagante association et la cécité d’un maire.

 

Il est rarissime qu’un maire retire au cours d’un Conseil municipal une délibération. C’est pourtant ce qui s’est passé le 19 avril. Comment en est-on arrivé là ?

Petit retour en arrière : à l’étude des délibérations, quelques jours avant le C.M. notre groupe d’opposition  découvre une délibération pour le moins curieuse. Ce blog s’en est fait l’écho le 18 avril, vous vous en souvenez sans doute. Titre de la délibération : «  Affaires foncières- Cession de l’immeuble situé lieu-dit le Ritou, route de Brassac à l’AFCAD ». Titre bien anodin et d’ailleurs assez courant lors des C.M.

A la lecture de la délibération, il s’agit en fait de la vente du local et du terrain de l’ex-école publique de Tournemire à une association chrétienne «  d’aide et de développement », association pour le moins curieuse. Quelques contacts auront lieu qui ne feront que renforcer notre perplexité. Décision est donc prise d’intervenir lors du Conseil municipal.

Pour tout savoir sur l’association , son dirigeant, ses projets, se reporter au très long article paru dans La Dépêche du Midi ( vendredi 22 avril) : «  L’étrange association qui veut acheter l’école », un beau travail de journalisme «  d’investigation ».

Le 19 avril, j’interviens donc , déplorant tout d’abord la frénésie de vente de notre patrimoine local, juste après l’école des Salvages, voilà l’école de Tournemire. A qui le tour ? Mais surtout je demande des précisions au sujet de cette association, du prix de vente fixé à 145 000 €, des projets à venir, etc…(Question d’ailleurs déjà posée dans ce blog). P.Bugis, suite à mon intervention,  marque son étonnement ( ?)et devant mon insistance et celle de Géraldine Rouquette retire la délibération.

« Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ! ». Ce type de dossiers est instruit par un chef de service, supervisé par un directeur des services ( voire suivi par le Cabinet du maire) et discuté lors d’une réunion du bureau des adjoints ou d’une réunion du groupe majoritaire.

Au fait, il y a bien un adjoint au maire chargé du secteur « Affaires foncières-Affaires juridiques », ne s’agit-il pas de l’ineffable P.B. ( responsable départemental villièriste , revenu récemment « rassuré  » d’une réunion nationale de son mouvement en Vendée) ? 

Est il possible  d’envisager une méconnaissance des tenants et aboutissants de ce dossier d’autant plus qu’il s’agissait de créer une crèche ? ( et l’adjointe au maire chargée de la petite enfance, elle est où ?) . Est ce qu’on pensait en haut lieu que l’opposition si peu attentive et après des heures de débat n’y verrait que du feu ? Questions légitimes.

Dysfonctionnement ou volonté de dissimuler la vérité, dans les deux cas, cette affaire est grave. A ce jour, nul ne peut croire à l’hypothèse du dysfonctionnement, il reste donc…

Bon, notre groupe a fait son travail et la délibération  a été retirée. C’est bien là l’essentiel. Je n’ose penser que celle-ci sortie par la porte puisse rentrer par la fenêtre , nous y veillerons.

 

Se rassembler contre la droite extrême et l’extrême droite

 Refuser et combattre toutes les idées racistes et xénophobes

Le 9 avril, Philippe Fournier (1), président de l’association Castres A Gauche Vraiment et Philippe Guérineau, président du groupe des 5 élus municipaux ont envoyé à l’ensemble des partis de gauche de la ville de Castres  ainsi qu’à diverses organisations syndicales et mouvements associatifs, une lettre que vous pourrez lire ci-dessous, lettre qui appelait à une réunion mercredi 20 avril.

Plusieurs représentants de partis politiques, de syndicats et d’associations étaient présents et ont décidé de travailler en commun pour analyser la situation politique et sociale à Castres et préparer un certain nombre d’initiatives. C’est un premier pas…

 

Cher(e) ami(e), cher(e) camarade ,

A Castres comme dans l’ensemble de notre pays, force est de constater que les idées racistes et xénophobes prônées par l’extrême droite et une partie de l’UMP gagnent du terrain pendant que dans le même temps nombre de nos concitoyens se détournent de la vie politique et désertent les bureaux de vote, notamment dans les quartiers populaires.

Les élections cantonales ont montré que l’ancrage du FN dans la vie politique française est aujourd’hui bien réel et dépasse le simple vote protestataire. Les médias en sur-exposant Marine Le Pen tendent à banaliser son discours et à faire de sa formation politique un parti comme les autres. Une partie de la droite, B.Carayon et son collectif de Droite Populaire en tête, n’a plus aujourd’hui de complexes pour préparer un rapprochement entre la droite extrême et l’extrême droite.

Localement, la politique et le discours de division et de stigmatisation de P.  Bugis favorisent la progression des idées nauséabondes du FN et la future implantation de B. Carayon sur un terrain déjà exploité par le passé par Bernard Antony. Les liens entre une partie de l’UMP locale et l’ancien cadre du FN sont d’ailleurs  évidents comme en témoigne par exemple l’article consacré au livre sur L’Islam de B. Antony (Editions Godefroy de Bouillon (sic)) dans La Semaine du 14/01/11, où l’ouvrage est présenté comme « un travail utile et nécessaire » accordant à l’auteur une crédibilité scientifique sur le sujet . Autre exemple significatif : le choix de Castres (après Lavaur en février 2010 ) pour l’organisation d’un concert de Jean-Pax Meffret (ancien journaliste de Minute et partisan de l’OAS reconverti dans la « chanson engagée ») , salle Gérard Philipe, le 21 avril, date évidemment symbolique. Concert d’ailleurs abondamment soutenu par le Journal d’Ici. On pourrait aussi citer les liens affichés entre certains élus de droite avec les Scouts d’ Europe et la mouvance des catholiques traditionalistes.

Face à cela, il est urgent et nécessaire de coordonner les initiatives de luttes contre ces idées. La diabolisation du parti d’extrême droite ne fonctionne pas et seul un patient et régulier travail de terrain peut redonner sa crédibilité à l’action politique et citoyenne, pour contrer l’abstention et le vote FN.

Plusieurs syndicats ont récemment pris leurs responsabilités et ont signé un appel commun qui souligne l’incompatibilité entre la lutte pour les droits des salariés et les idées du FN. Les valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance portées par de nombreuses associations locales vont elles aussi à l’encontre de la « préférence nationale » affichée par les amis de Mme Le Pen.

C’est pourquoi, il nous a semblé urgent et indispensable de vous proposer une rencontre afin de voir comment ensemble, nous pouvons élaborer un certain nombre d’initiatives afin d’agir concrètement en direction  des jeunes et des quartiers populaires.

Nous invitons donc largement tous ceux qui par leurs valeurs et leurs engagements citoyens dans notre ville veulent défendre les principes de la République et lutter efficacement contre les thèses de l’extrême droite mercredi 20 avril (20h30).

Philippe Fournier et  Philippe Guérineau

Président de l’association Castres à Gauche Vraiment  et président du groupe des élus municipaux

 

(1) Philippe Fournier, nouveau président de l’association Castres A Gauche Vraiment. Il fut conseiller municipal d’opposition entre 2001 et 2008, participa activement à la création de celle-ci. Responsable syndical.