Devoir de mémoire : « Baraque 21 »
Publié dans c) Vie municipale (86), le 30/09/2011 à 7:08, par Philippe GuerineauFaire connaître et vivre l’Histoire (trop méconnue)de notre ville
Le 10 septembre 2009, dans ce blog, j’avais relaté le livre de Jonny Granzow : « 16 septembre 43, l’évasion de la prison de Castres ». Cet épisode de la Seconde Guerre mondiale, disparu de nos mémoires est raconté avec minutie ; de même que le gigantesque réseau de solidarité qui se mit en place entre Castres et Lacaune.
Qui sait en effet aujourd’hui qu’en passant devant le Centre de Loisirs, rue Emile Zola, qu’il s’agissait d’une prison et pas n’importe quelle prison. « Baraque 21 » telle était son nom était une annexe secrète du camp de Saint Sulpice la Pointe. Tous les internés étaient des résistants : anciens des Brigades internationales, émigrés politiques, Français de différents réseaux de résistance, officiers alliés, etc… 190 internés, 11 nationalités différentes dont 55 Français, 52 Allemands, 14 Espagnols, 13 Polonais, 7 Anglais, 4 Américains, etc…Tous s’étaient battus et continuaient à se battre contre l’occupant nazi et le gouvernement de Vichy.
35 d’entre eux s’évaderont ce fameux 16 septembre 1943.
L’Institut Tarnais d’Histoire Sociale (ITHS) a écrit le 17 février 2011 au maire de Castres . Lettre restée sans réponse. A nouveau, le 19 juillet 2011( à l’ensemble des Conseillers municipaux), toujours pas de réponse.
Extraits de cette dernière lettre : « Par courrier en date du 17 février 2011 adressé à M.Le Maire de Castres, nous avons sollicité l’autorisation d’apposer une plaque sur l’actuel Centre de loisirs municipal, rue Emile Zola. Ce lieu fut, comme nous l’expliquions dans ce courrier une prison secrète ouverte en 1941 par le gouvernement de Vichy (…) En tant qu’Institut d’Histoire Sociale, cette démarche nous paraît tout à fait nécessaire. En effet, lors des différentes conférences organisées en 2010 par notre association dans le Tarn, et notamment à Castres, (je me souviens de la présence émouvante de Jonny Gransow qui malgré son âge continue à faire preuve d’une totale détermination et voudrait avant de mourir que son remarquable travail ne disparaisse pas ), sur le thème du fonctionnement de cette prison dite « Baraque 21 » et l’organisation d’une évasion spectaculaire, nombre d’auditeurs ont fait part de l’oubli et de la méconnaissance de ces faits.
Il ne nous paraît donc pas tout à fait qu’inutile que les utilisateurs du Centre de loisirs et notamment les jeunes générations aient une pensée, en lisant cette plaque pour les hommes et les femmes courageux qui, en ces lieux, au péril de leur vie, n’ont jamais cessé de lutter afin que nous puissions recouvrer la liberté dont nous profitons aujourd’hui.
Nous espérons pouvoir compter sur votre appui pour que cette modeste initiative reçoive une issue positive. »
Face à l’absence de réponse, 17 février et 19 juillet, notre amie Monique Maynadier (Castres A Gauche Vraiment) a saisi l’occasion du dernier Conseil municipal pour poser une question orale : « Par courriers en date du 17 février puis en date du 19 juillet, l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale a sollicité l’autorisation d’apposer une plaque sur l’actuel « Centre de loisirs municipal » rue Emile Zola, afin de rappeler que ce lieu fut une prison secrète ouverte en 1941 et dans laquelle furent enfermés des prisonniers politiques et des résistants de toutes nationalités ; à ce jour vous n’avez pas daigné répondre à ces deux courriers. Pourquoi ? .
Curieusement ? le maire semble découvrir le dossier et promet qu’une réponse sera (enfin)apportée. Il n’est jamais trop tard…


« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Une analyse rapide des coupes budgétaires depuis 10 ans pourrait laisser penser que tous les élèves sont touchés de la même façon. Il n’en est rien, ce qui rend d’autant plus la situation actuelle intolérable.

A : « Soyons plus précis, s’il vous plaît, l’actualité malheureusement nous montre qu’une véritable « association de malfaiteurs » se trouverait au sommet de l’Etat. Les activités pour le moins troubles de divers intermédiaires ou marchands d’armes apparaissent au grand jour. Vous avez sans doute entendu parler des Bourgi, Djouhri ou Takiedine. La République est devenue celle des mallettes en tout genre, des rétrocommissions, etc… N’avez vous rien à dire ? »
A. : “Vous désirez que la loi soit appliquée dans toute sa vigueur, bien sûr, avant tout pour les petites gens, mais c’est tout en haut que la loi est bafouée. Deux exemples : celle qui protège le secret des sources des journalistes (F.Péchenard), celle qui protège le secret de l’instruction (B.Hortefeux). Etes vous intervenu comme à votre habitude pour que la justice puisse faire son travail en toute indépendance ? »
Que vous vous apprêtiez ou pas à voter les 9 et 16 octobre pour choisir le candidat du Parti Socialiste, les réflexions et les questions posées par Rémi Lefebvre, professeur de Sciences Politiques à l’université Lille 2 dans un livre paru début septembre : « Les primaires socialistes. La fin du parti militant » doivent retenir toute votre attention.
A propos des sondages, Rémi Lefebvre revient à l’élection présidentielle de 2007. Il explique que si Ségolène Royal a remporté la primaire fermée, c’est uniquement parce qu’elle est apparue comme la plus à même de battre Nicolas Sarkozy, le fameux cercle médiatico-sondagier…