Lo Bolegason : du beau bébé au bel enfant
Publié dans c) Vie municipale (86), le 19/09/2011 à 6:45, par Philippe Guerineau1996-2011 : 5 ans de travail, 10 ans de fonctionnement
A la veille de souffler avec joie les 10 bougies pour le Bolegason, force est de constater que P.Bugis fait de cet anniversaire une misérable petite opération politicienne. Vous me direz, ce n’est pas la première fois puisque au cours de ces dernières années il s’est attribué sans vergogne des projets initiés par la municipalité de gauche 1995/2001.
Dans le cas du Centre Culturel Musical et Multimédia dénommé Lo Bolegason, les bornes de la désinformation sont franchies. Que peut-on lire en effet en p.3 du dernier numéro de Castres Magazine ? Je cite : « Depuis sa création en 2001… » . Il aurait été plus juste d’écrire : « Depuis son inauguration en 2001… », la municipalité de Droite n’était alors élue que depuis 3 mois.
A moins de croire aux miracles ou à l’Ancien Testament : « Dieu dit : que Lo Bolegason soit et Lo Bolegason fut. Ainsi il y eut un soir et il y eut un matin… ».
Ce Centre Culturel Musical et Multimédia, première structure de ce type en Midi-Pyrénées, fut livré clé en mains, prêt à fonctionner en 2001. Le projet a nécessité comme vous le lirez ci dessous plus de 5 ans de travail et il fut combattu pied à pied à chaque Conseil municipal par le même P.Bugis.
Alors Maire-adjoint, délégué à la culture, j’étais à l’initiative de ce projet et le portai inlassablement jusqu’à son terme, véritable bataille de conviction pour le faire partager à la majorité municipale du moment. A noter que dans les périodes difficiles et souvent décisives, le maire A.Mandement a toujours été à mes côtés.
De la part de la Droite ce fut un harcèlement permanent, un travail de sape, des rumeurs propagées à propos de ce lieu de perdition à venir.
Quelques étapes essentielles, (je vous fais grâce des dizaines et des dizaines de réunions), je résume :
Visite du Florida à Agen fin 95 (considéré comme lieu pionnier en la matière).
Juillet 96, première délibération : « Projet d’un lieu de pratiques musicales actuelles-étude de faisabilité-convention avec la société Campus Conseil ». Cette étude de faisabilité comprenant une études des besoins, une étude de faisabilité, une étude des modes de gestion.
Le conseiller municipal du F.N. déclare alors : « Je trouve que la somme pour cette étude est relativement importante pour un domaine pour lequel les médecins sont de plus en plus critiques et les « psy » de tous ordres émettent des avis très inquiets ( sic) alors je voterai contre ». P.Bugis : « Je ne vois pas tellement la nécessité de cette étude » (elle est pourtant indispensable pour obtenir des subventions)
Débutent alors diverses réunions de concertation avec de nombreux groupes musicaux de Castres ou des alentours.
Février 97, 1 MF est inscrit au budget. Campus Conseil a rendu compte de la 1° partie de sa mission à la Ville et à l’ADDA 81 qui l’ont validée et une information publique a été réalisée.
Septembre 97, le lieu est trouvé, il s’agira d’une friche industrielle textile Laval, située près de la Durenque.
Février 98, demande de subventions : Communauté européenne, Etat ( Ministère de la Culture-Direction Régionale des Affaires Culturelles- Ministère de l’Environnement), Région Midi Pyrénées, Département du Tarn. Abstention de P.Bugis.
Budget 98, 5 MF. P.Bugis : « Nous avons la scène de musiques actuelles qui, s’il est vrai qu’elle va toucher un public jeune, n’a pas non plus une utilité collective évidente » (?)
Juin 99, nouvelle délibération-modification de projet de dossier de demandes de subventions. Le Département du Tarn s’est engagé à hauteur de 1,3 MF ; la Région Midi-Pyrénées 1,2 MF dans le cadre du contrat d’agglomération mais l’Etat a conditionné son soutien financier à des adaptations nécessaires. L’Etat a promis de financer à hauteur de 1,7 MF , de plus la DRAC s’est engagée à soutenir le projet pour obtenir des Fonds Structurels européens à hauteur de 2,2 MF. Au total, la part de la Ville n’augmenterai pas : 35 %. Le coût total s’élève à 12 MF TTC, 1,8 millions d’€).
P.Bugis continue à s’abstenir pour demander des subventions pourtant indispensables.
Octobre 99, délibération pour une demande de subvention concernant cette fois ci le
fonctionnement ( rappel : une salle de diffusion de spectacles de 500 places debout, 5 studios de répétition, un espace culture-multimédia). Fait exceptionnel, l’Etat s’engage à financer une partie du fonctionnement.
Recrutement d’un chef de projet dés le début de l’année 2000 qui serait appelé à exercer ensuite la direction de l’équipement. P.Bugis et J.Thouroude votent contre la demande de subvention. Même Conseil municipal, délibération de consultations d’entreprises, on rentre alors dans le dur. P.Bugis s’abstient une nouvelle fois sous des prétextes qui ne visent qu’à déconsidérer et à faire retarder le projet.
Le chantier, conduit par l’entreprise Jimenez, débute le 10 mai 2000.
Septembre 2000, délibération suite à certaines difficultés rencontrées par l’entreprise (rochers non prévus).
Février 2001, le Centre Culturel Musical et Multimédia est terminé, tous les espaces sont aménagés.
Nous sommes en campagne électorale pour les élections municipales et cantonales, la Droite hérite d’un outil moderne et performant qu’elle…a tant combattu.
Lo Bolegason sera inauguré en septembre 2001, J.Limouzy, et je lui en sais gré, rendra hommage au travail accompli. La Droite, fort heureusement comprendra vite l’intérêt d’une telle structure pour la ville de Castres. La Communauté d’agglomération en charge de l’équipement permettra que les objectifs initiaux soient poursuivis .
Après le licenciement de Marc Tison, directeur durant presque 10 ans, un nouveau directeur qui affirme sa volonté de poursuivre l’œuvre entreprise avec une programmation de qualité, est choisi .
Du beau bébé au bel enfant, longue vie au Bolegason !