Archives de octobre 2011

7 milliards et moi, et moi, et moi…

Dis Papi, c’est encore loin l’égalité et la fraternité ?

 

Dis Papi, est ce normal un monde si injuste et si cruel ?

Je suis peut être le 7 milliardième bébé, quoiqu’il en soit, en quelques semaines, je découvre que sur l’ensemble de notre terre, mes frères et sœurs souffrent cruellement. Je suis stupéfait mais aussi très triste d’apprendre que des millions de bébés continuent à mourir chaque jour de malnutrition ou de famine, sont logés dans des taudis, ne peuvent être soignés, ne pourront aller un jour à l’école et sont les premières victimes de la pollution et des guerres.

Je découvre que les difficultés de vivre ne concernent pas seulement les pays pauvres mais existent aussi dans des pays riches comme le mien. Partout le partage des richesses se pose mais il semble encore aujourd’hui que les riches, une petite minorité, deviennent plus riches et les pauvres, plus pauvres.

En 2031, j’aurai 20 ans et toi Papi, 81 ans. Quand sera-t-il alors de la situation ?

Si rien ne change, 1 milliard d’humains souffriront ils encore de la faim ? 1 milliard d’habitants vivront-ils encore dans des bidonvilles ? Est ce vrai que nous vivrons alors (70% de la population mondiale) dans de grandes mégalopoles ? Je sais que dans ces géantes urbaines les inégalités sociales ne cessent de s’aggraver.

Est-il vrai que presque 3 milliards de personnes ne disposent pas d’un robinet chez elles ou à proximité, que presque 3 milliards sont privées d’un assainissement de base ?

Notre Terre aura-t-elle suffisamment de ressources naturelles pour nourrir l’ensemble de ses habitants ? Face aux périls écologiques, peux tu me certifier que tout est fait pour y remédier : accumulation de CO2, réchauffement climatique, surexploitation des ressources maritimes, déforestation…

Est-il vrai que la tuberculose et le paludisme tuent chaque année 5 millions de personnes ? Et qu’en France, la tuberculose que l’on croyait éradiquée réapparaît ?

J’apprends que l’aide à l’éducation versée par les pays riches diminue et pourtant, en Afrique subsaharienne, 30 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. En Asie du Sud et de l’Est, ils sont 17 millions et  les guerres n’arrangent rien. Pourtant, l’on a calculé qu’une réduction de 10 % seulement des budgets militaires dans les pays en développement qui dépensent plus pour leur armée que pour l’enseignement primaire, permettrait de scolariser 9,5 millions d’enfants…

Dis Papi, tu ne vas tout de même pas me laisser la Terre et ses 7 milliards d’habitants dans un tel état ?

 

Le Notre-Dame-des-Landes (1) Tarnais

Une autoroute Castres-Toulouse qui ne passe toujours pas

 

Petite piqûre de rappel de la CGT pour celles et ceux victimes d’anosognosie, maladie qui affecte la mémoire et ne touche pas seulement les personnes âgées. Donc lundi 24 octobre, réunion du Conseil de la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet.

Des représentants de la CGT de Castres et de Revel ont tenu à exprimer leurs exigences au Président de la Communauté d’agglomération, à savoir : «  Il n’est pas question que des fonds publics ( subventions d’équilibre, etc..) soient utilisés pour un projet privé, il n’est pas question de faire payer aux usagers une somme de 15 à 16 € pour se rendre à Toulouse.

Il n’est pas question que les déviations de Soual, de Puylaurens…payées par des fonds publics, soient de fait privatisées (…).  Pourquoi une telle inégalité entre le nord du Tarn (autoroute Toulouse-Albi à 1,30€) et le sud du Tarn ? ». 

Ces quelques exigences, il y en a bien d’autres, ont été régulièrement évoquées lors du débat public « Autoroute 2013 » par les opposants politiques (PC, PG, Alternatifs, EELV), syndicaux ou associatifs.  Il est bon, voire indispensable de ne pas perdre la mémoire, de rester attentifs et vigilants.
La CGT, par son action, tient à rappeler, avant qu’il ne soit peut-être trop tard, qu’il n’est pas possible dans l’intérêt de notre Bassin d’emplois d’accepter l’inacceptable et de laisser faire l’autoroute Castres-Toulouse au seul bénéfice des actionnaires de grandes entreprises du BTP.

Certains élus, en particulier de Droite qui n’ont rien fait depuis des décennies pour permettre l’aménagement de la RN 126, en 2×2 voies, ces mêmes élus, députés pour certains, qui n’ont pas été capables de faire inscrire dans le Contrat de Plan Etat-Région le financement de la sortie de Castres vers Soual sont mal placés pour comme à l’accoutumée donner des leçons à tous nos concitoyens.

Mais de tout cela, je pense que nous aurons bientôt, très bientôt, l’occasion d’en débattre à nouveau. Ne voilà-t-il pas qu’arrivent les élections législatives ? Moment de responsabilité et de vérité.

Un petit conseil, commencez à lire ou à relire l’ensemble des articles que j’ai consacré à ce sujet dans ce blog  «  Désenclavement de Castres ». Vous ne perdrez pas votre temps ( enfin, je pense).

(1) « Notre-Dame-des-Landes » petit paradis, à 30 km de Nantes, 160 ha, paysage de bocage préservé, petites exploitations agricoles, faune et flore magnifiques. Tout cela peut disparaître parce que le maire PS de Nantes a décidé la construction d’un grand aéroport. Les mobilisations succèdent aux mobilisations pour éviter cette véritable catastrophe régionale.

 

Sondages, Souriez, vous êtes manipulés

Ah ! Les sondages, matin, midi et soir …

Autant s’habituer, me direz-vous. Nous abordons une période où il nous faudra supporter des dizaines de sondages par semaine. Ce blog, une fois de plus, fait œuvre de salubrité publique (je plaisante).

Mais en vous présentant deux livres concernant les diverses manipulations en cours, il va vous permettre de traverser les mois à venir sans subir les matraquages quotidiens de certains sondeurs, grands médias, éditorialistes patentés. ..

Ces  livres vont vous aider à  rester en alerte, lucide et serein, en un mot vigilant, nécessaire vigilance citoyenne pour toutes celles et ceux qui ne supportent plus d’être pris pour « les dindons de la farce ».

« Sondages, Souriez, vous êtes manipulés » :

Ses auteurs sont  Patrick Lehingue, professeur de sciences politiques, chercheur sur la politique, spécialiste de sociologie électorale. Rémy Caveng, maitre de conférence en sociologie ; thèse sur les instituts de sondage : un laboratoire du salariat libéral. Alain Garrigou, agrégé d’histoire et de sciences politiques, professeur à Paris-X, collaborateur du Monde Diplomatique,( site www.observatoire-des-sondages.org).

C’est un petit livre de 95 pages, Les titres des chapitres suffiraient à dire de quoi il retourne :

La fausse science des sondages, Une économie de la précarité, La démocratie au péril des sondages…

Comme vous l’avez deviné ce livre démonte complément cette fausse science. Même ses salariés sont mal traités : que des contrats temporaires au coup par coup (souvent de 1 journée). Quand on vous sonde on vous demande si vous aviez pensé à ce sujet avant ? si vous avez une opinion sur le sujet ?si vous êtes sûr de ne pas changer d’avis d’ici demain ou le mois prochain ?

Par exemple la politique ne vous intéresse pas du tout et on vous demande là maintenant d’émettre votre préférence de vote pour mai 2012, et votre opinion est comptabilisé. En plus on vous propose même des candidats qui ne se sont pas déclarés ou des candidats qui ne sont pas en lice.

Comme ils ne trouvent jamais, faute de prendre le temps de chercher  -le temps c’est de l’argent -, la configuration exacte de la répartition de la population française (âge, profession, revenu, etc.) ils rectifient. Si encore ils rectifiaient sur un large échantillon de 2 ou 3 000 interrogés, mais non c’est sur moins de 1000 personnes.

Sur le vote Le Pen ils corrigent aussi : ils multiplient par deux le résultat qu’ils obtiennent. Oui par 2. Et bien sûr ils diminuent d’autant les autres… et d’après quel critère ils vont enlever à untel pour rajouter sur Le Pen ?

Voici comment l’éditeur présente cet ouvrage :

« On a trop tendance à réduire l’actuelle manie sondagière à un culte naïf de l’opinion ou à une futile bataille de chiffres. Mais les sondages, on le verra en lisant les entretiens qui composent ce livre, sont bien plus que cela. Un sondage, c’est par exemple, comme nous l’explique Patrick Lehingue, un produit scientifique de plus en plus frelaté, dont l’élaboration ignore généralement les principes et les enseignements élémentaires de la recherche. C’est aussi, comme le montre Rémy Caveng, un produit commercial, fruit d’une concurrence féroce et d’un dumping social éhonté. C’est enfin, comme le souligne Alain Garrigou, l’objet de prédilection (à la fois marchandise, arme et totem) d’une clique politico-médiatique, qui ne cesse de vicier la vie démocratique. Au fil de la lecture, on croisera donc, sans jamais s’éloigner des sondages, quelques problèmes essentiels de notre temps?: le règne de la fausse science et des faux experts?; la généralisation du précariat néolibéral?; la domination sans partage de l’oligarchie… »

«  Manuel anti-sondages, la démocratie n’est pas à vendre »

« Les sondeurs – et d’autres avec eux : médias, hommes politiques… – ont réussi à faire de l’étude de l’opinion publique un instrument antidémocratique. Comment se défendre de l’emprise croissante de ce type d’information chiffrée, qui le plus souvent ne vaut pas grand-chose mais participe à la mise en condition des citoyens et donc à la perversion de la démocratie ? Alors que l’élection présidentielle de 2012 approche, et que les sondages se multiplient, leur critique est plus nécessaire que jamais, et doit porter aussi bien sur les techniques des sondages que sur leurs usages commerciaux, politiques et médiatiques. Ce manuel anti-sondages  est un instrument critique qui procède avec simplicité, en s’attachant aux problèmes élémentaires. Il propose une analyse, un glossaire, des exemples… autant d’arguments indispensables pour réfuter les poncifs des opiniomanes, sondeurs et commentateurs politiques qui ne savent plus penser qu’à coups de sondes.

Les auteurs Alain Garrigou, professeur en sciences politiques à l’université Paris X-Nanterre, est un spécialiste reconnu du vote et des sondages. Il a créé l’Observatoire des sondages. Richard Brousse est sociologue. Il est le webmestre de l’Observatoire des sondages. » Présentation de l’éditeur

«  Sondages. Souriez, vous êtes manipulés »Ed. Bruno Leprince.5€

« Manuel anti-sondages, La démocratie n’est pas à vendre ! »  Ed.la ville brûle

 

« Nous on peut ! »

La vraie primaire à gauche commence maintenant !

Face à la crise, l’indispensable débat s’impose : pour une gauche de gestion du système  ou une gauche de transformation sociale et politique. Le livre de Jacques Généreux : «  Nous on peut ! »  est une contribution salutaire à ce débat.

L’auteur, professeur à Sciences Po fait partie de ces économistes qui refusent la fatalité. Auteur de plusieurs ouvrages qui font référence : « La Grande Régression », « L’autre Société », « La Dissociété », etc…

Il a mené en 2005 la campagne pour le « Non de gauche » à la Constitution européenne et en 2008, il participe avec Jean Luc Mélenchon à la fondation du Parti de Gauche dont il est le secrétaire national à l’économie.

« Face à la rengaine de l’impuissance » Jacques Généreux explique et démontre avec beaucoup de pédagogie qu’il existe une politique réellement alternative, c’est à dire un projet de transformation sociale. Pour cela il n’y a pas d’autre voie que de s’attaquer réellement à ceux qui ne proposent « qu’intensification du travail précarité de l’emploi, salaires de misère, déclin des services publics, recul de la protection sociale, réduction du temps libre, stress de la compétition sans fin… ».

C’est donc à ce double titre d’économiste et de responsable politique, que l’auteur fustige les sociaux démocrates devenus sociaux libéraux à l’instar des Papandréou ou autres Zapatero qui se soumettent aux diktats du FMI et de la Commission européenne. Pour lui, «  le plus ambitieux des programmes progressistes n’est qu’un leurre et un mensonge grossier, s’ils ne commencent pas par décrire la façon dont le gouvernement entend, dés les premiers jours de son mandat, s’affranchir du pouvoir des marchés, des banques, des spéculateurs et des institutions financières internationales ».

Au fil des chapitres : « La politique gouverne toujours l’économie », « Comment gouverner face aux banques, face aux marchés, sans faire payer aux peuples les crises de la finance ? », «Comment s’affranchir de l’euro libéralisme sans sortir de l’Union Européenne ? », etc…on comprend qu’une autre politique est possible.

«  Cela suppose aussi qu’existe dans le pays une nouvelle force politique à gauche. A défaut, il ne reste en effet que les sociaux démocrates et les  écologistes pour assurer l’alternance au pouvoir avec la droite. Mais c’est une alternance sans alternative politique effective puisque ces forces refusent de rompre unilatéralement avec les normes anti-démocratiques instituées de fait par la liberté des marchés, et, en droit, par les traités européens et des organisations internationales…».

Dans la préface «  Place au peuple ! » , Jean Luc Mélenchon constate que « L’Union européenne qui devrait être la solution est devenue le problème. C’est d’elle que part la mécanique odieuse qui soumet les peuples à la finance la plus cupide (…) Il faut venir à l’essentiel, on ne mènera pas une autre politique en France, et surtout une politique de gauche, sans commencer par s’affranchir du carcan du traité de Lisbonne …».

« Nous on peut ! » Jacques Généreux, Ed. Le Seuil, 11 €

 

Du P.O.S au P.L.U.

Une enquête publique bien confidentielle

 

J’apprends récemment grâce à une nouvelle que me transmet un ami (à ce sujet, beaucoup d’entre vous pensent qu’en tant qu’élus d’opposition, nous disposons de toutes les informations relatives à l’exercice de notre fonction, il n’en est rien sous le règne de P.Bugis… alors n’hésitez pas à nous alerter) que par arrêté du 16 septembre 2011, le maire de Castres a ordonné l’ouverture de l’ enquête publique sur le projet de révision du Plan d’occupation des sols (P.O.S.) en vue de sa transformation en Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.).

Cette enquête se déroulera à la mairie, bâtiment des ressources technique du 17 octobre au 18 novembre 2011.

Dossier très important, peut être d’ailleurs le plus décisif en terme d’aménagement du territoire. Et pourtant, nulle information, nulle communication au Conseil municipal en date du 27 septembre.

C’est la politique du fait accompli qui permet de masquer des choix non en faveur de l’intérêt général mais au service d’intérêts bien particuliers.

Cette enquête publique ouverte à toute personne résidant ou non sur la commune de Castres intègre entre autres  le projet de fermeture définitive de la route (VC 30) reliant le hameau d’Hauterive au nouvel hôpital ( l’Antidote s’était fait l’écho le 5 mai 2011 : « Hauterive : son château et ses rochers » le fait du Prince, du mécontentement des habitants d’Hauterive et des environs, à lire ou à relire sans attendre).

L’enquête publique va donc permettre en se rendant aux services techniques de Castres de manifester son désaccord soit en l’indiquant simplement sur le registre d’enquêtes mis à disposition du public soit par courrier adressé directement au commissaire enquêteur soit en étant reçu par ce dernier le mercredi 2 novembre 2011 de 9h à 12h et de 14h à 17h, jeudi 10 novembre de 9h à 12h, vendredi 18 novembre de 14h à 16h.

Il est temps que chaque citoyenne et citoyen de notre ville s’intéressent aux décisions qui sont prises pourtant en leur nom, bien évidemment sans information ni concertation, alors n’hésitez pas, allez donc rendre une petite visite 3 allées Alphonse Juin et découvrez ce que cache la transformation du Plan Local d’Urbanisme ( P.L.U.)