Archives de novembre 2011

Le chômage existe-t-il à Castres ?

Que les guirlandes de Noël ne cachent pas la souffrance sociale !

 

décoration guirlande  de noelPas une seule fois, le journal de notre ville Castres Magazine (réduit à un album photographique), pas une seule fois, Pôle Sud, journal de la Communauté d’agglomération n’évoquent la réalité de l’augmentation du chômage dans tout notre Bassin d’emplois.

Aujourd’hui, qui n’a pas à Castres un membre de sa famille, victime du chômage ? Qui n’est pas inquiet de perdre son emploi ? Qui n’est pas anxieux pour l’avenir de ses enfants ?

Vous avez pris connaissance de l’évolution du chômage dans notre pays : + 34 400 demandeurs d’emploi pour le seul mois d’octobre soit un total de 2, 814 millions (pour la seule catégorie A, soit  +4,9 % sur un an ).

En incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite ( catégories B et C), le nombre total grimpe à 4,193 millions (+5,2 % sur un an) et à 4,459 millions avec les DOM. Particulièrement touchés en octobre, les seniors (+ 15,5 % sur un an) et les victimes de licenciement économique (+7,7 %).

A ce rythme, les 5 millions de chômeurs seront bientôt dépassés d’autant plus que l’OCDE prévoit un brutal ralentissement de l’économie (comprendre récession) en 2012.

La situation s’avère dramatique car les politiques d’austérité se multiplient partout en Europe et notre gouvernement continue à privilégier le système des heures supplémentaires défiscalisées, à remettre en question les contrats aidés, à maintenir le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, à allonger le départ de l’âge de la retraite, etc…

A Castres, le nombre de demandeurs d’emploi est estimé à 4 000 environ (+6 % en un an), les chiffres du chômage pour notre Communauté d’agglomération sont au dessus de ceux du Tarn et de ceux de Midi Pyrénées. Le chômage des jeunes fait des ravages (+20 % à Castres voire 40 % dans certains quartiers ).

La ville et la Communauté d’agglomération peuvent elles continuer à nier la réalité ? Chacun sait que ce n’est pas l’autoroute Castres-Toulouse à 16 € l’aller-retour qui permettra de remédier à la situation, bien au contraire.

Il y a urgence sociale à prendre des initiatives. Qu’attend on enfin pour pouvoir lire une analyse précise du marché de l’emploi dans le sud du Tarn ?

Le recensement INSEE (2010) indique 8,2 millions de pauvres, on s’attend malheureusement à une forte hausse en 2011. Là encore, qu’en est-il à Castres et dans notre Bassin d’emplois ? Les associations caritatives (Epicerie sociale, restos du cœur, Secours populaire…) tirent le signal d’alarme. Selon ces associations, les besoins augmenteraient de 15 %. Que compte faire notre Ville pour aider au plus vite ces associations qui ne pourront répondre à l’ensemble des demandes ?

Le CHRS ( Centre d’hébergement – accueil de nuit) est en piteux état, pour ne pas écrire insalubre. Depuis plus de 10 ans, promesse a été faite soit de rénover ce bâtiment soit d’en acheter un autre. Le dossier n’a toujours pas avancé.

En cette veille de Noël, nous n’avons pas le droit d’oublier celles et ceux qui sont dans la difficulté. Nous refusons ,moi et mes amis, une ville à deux vitesses. Force est de constater que la vidéo surveillance coûte énormément d’argent et que rien n’est envisagé pour répondre à une situation économique et sociale que l’on prévoit dramatique pour de nombreuses familles.

Pour information : Solidarité Chômage Tarn. La Chorale Ephémère vous invite le lundi 5 décembre de 10h à 13h devant le Pôle Emploi, Place de l’Albinque, à chanter avec Sylviane Blanquart et Modus Vivendi.

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Les « 10 stratégies de manipulation de masse »

« Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

Noam Chomsky, linguiste et philosophe américain,  a élaboré une liste de dix stratégies de manipulation à travers les médias issues de ses observations.

L’ensemble de ces stratégies fait partie du “système d’Etat” . Le contrôle d’une partie importante des médias est évidemment un pré-requis pour que tout cela fonctionne, que ce soit par nomination directe des directeurs ou par copinage. 

Je reproduis la liste ci-dessous. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité…

Pour chacune des stratégies, à travers l’actualité nationale et internationale, à vous de trouver les exemples qui s’imposent, ils ne manquent pas, vous verrez, c’est facile. 

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. »

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ».

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

Exemples : ………………………………………………………………………………….. 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Exemples : …………………………………………………………………………………..

 

L’actualité de Jean de La Fontaine

Le Front de Gauche et le Vert

 

Foin d’analyses savantes, de diatribes et autres anathèmes, de dénigrements ou à l’inverse d’auto-justification hasardeuse … Tenter de prouver que la fin justifie les moyens.

Vaste programme , tenter de concilier le principe de réalité et la « politique autrement »  (lire ou relire  « Notre jeunesse » de Péguy).

Où se trouve le nécessaire compromis ? Où apparaît subitement  la honteuse compromission ?

Se renier sans en avoir l’air voire en être satisfait. Qu’importe !

Rien ne vaut une bonne fable de Jean de La Fontaine toujours révélatrice de la nature humaine.

Il nous faut donc redécouvrir avec plaisir « Le loup et le chien », un vrai régal ! 

Le Loup et le Chien 

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.  »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
- Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.  

Cette fable était au programme de l’oral du Bac de français. Voilà ce que l’on pouvait lire pour préparer l’épreuve :

III. L’enseignement moral de cette fable

1. La servitude

- Le chien est attaché et dépendant du maître pour sa nourriture et son affection. Il appartient au monde des domestiques, de la servitude.
- Confort matériel, le chien incarne les cours serviles qui obéissent aveuglement au Roi pour obtenir des faveurs, des récompenses.
- Le chien est vaniteux, a des préjugés, il est borné, donnant deux conseils au loup « quittez le bois » ; « suivez-moi », suivis de leurs conséquences. Le travail du chien est minimisé par l’énumération de 3 verbes à l’infinitif : donner la chasse, flatter, complaire. Un chiasme (« Flatter ceux du logis, à son Maître complaire ») insiste sur la nécessaire flatterie dans travail. Ainsi, La Fontaine dévalorise le travail du chien.

2. La liberté

- Le loup est libre, il va où il veut. Il est valorisé par l’emploi de « Maître Loup ».
- Le loup est diplomate intelligent, le loup représente celui qui sait rester lui-même, qui sait conserver son indépendance. Le loup est surpris des conditions de vie du chien : détail anormal, il est inquiet et se questionne. Le chien est gêné, il évite de répondre, il minimise.
- La liberté est un trésor, le loup est affligé par le mot « attaché ».

Morale : Mieux vaut vivre affamé qu’attaché ! 

A l’évidence, un beau sujet de réflexion.

 

 

Chronique du racisme ordinaire

A Castres, cela devient tragiquement une habitude.

 

Ce matin au réveil, radio 100% puis La Dépêche du Midi, nos deux organes d’information relatent (une fois de plus) des actes inadmissibles accomplis par l’extrême droite.

J’apprends donc ce jour et certains de mes élèves m’en parleront aussitôt arrivés au collège : arrestation d’un ex-militaire du 8° RPIMA se revendiquant clairement militant actif du Front National. Celui-ci reconnaît (il n’avait pas le choix, traces ADN relevées, beau travail de la police) la profanation de tombes musulmanes au cimetière de La Barque. C’était le 7 janvier.

Il revendique son acte : «Face à l’invasion arabo-musulmane (…)». Une nouvelle fois, sentiment de dégoût, de honte pour notre ville ; on en viendrait même à …s’habituer.

Ce blog  avait déjà évoqué longuement le 15 décembre 2009 «  Un acte odieux et criminel dans notre ville », le 16 décembre 2009 « La profanation de la mosquée toujours dans les cœurs », le 22 juillet 2010 « Local du MRAP détérioré » sans oublier le 4 juillet 2011, « Une stratégie de la tension bien orchestrée ». Ce dernier article faisait suite à une expédition punitive de plusieurs dizaines de jeunes gens criant des slogans racistes, en direction d’un bar tenu par des jeunes d’origine maghrébine.

J’avais alors évoqué une porosité certaine entre une compagnie du 8 et les idées du Front National. Le colonel d’alors, Philippe du Chaxel, à l’occasion d’une interview surréaliste dans La Dépêche du Midi avait refusé de reconnaître les faits.

De même, le maire de Castres interpellé lors d’un Conseil municipal, s’était refusé à condamner clairement la profanation de la mosquée. Comment s’étonner alors que des actes à caractère ouvertement raciste se perpétuent dans notre ville ? Encore, dirai-je, quelqu’un issu du 8… Est ce un hasard ? (Bien sûr, l’ensemble du régiment n’est pas responsable) .

Militant actif du Front National … et dire que quelques naïfs ou faux naïfs continuent à croire à la «  dédiabolisation » de ce parti  et dire que des députés UMP de la « droite populaire » reprennent sans fausse honte les thèmes de ce parti. Sans attendre, le maire de Castres et le député-maire de Lavaur doivent condamner sans réserve un tel acte et manifester toute leur sympathie envers nos concitoyens de religion musulmane.

Procès prévu le 7 décembre devant le tribunal correctionnel de Castres.

 

Danielle, résistante jusqu’au bout

C’était à Castres en octobre 1996

Alors maire-adjoint chargé de la culture, j’eus le très grand bonheur d’accueillir Danielle Mitterrand au musée Jean Jaurès de notre ville. Intense moment d’émotion inoubliable. Elle venait inaugurer une très belle exposition prêtée par sa fondation France-Libertés.

J’ai retrouvé mon discours dont voici l’introduction :

«  Madame, chère Danielle

Par votre présence, en ce lieu, vous nous invitez, en étant fidèles à nos convictions profondes à nous tenir droit et à dire non devant l’inacceptable. Le sens que vous donnez à votre engagement, les valeurs qui ont toujours guidé votre vie, votre ténacité, votre capacité à prendre des risques suscitent le respect et l’admiration et sont un exemple dans la période difficile que nous traversons. Vous nous invitez dans vos interventions et à travers votre action comme l’avait fait Jean Jaurès en son temps à retrouver notre capacité d’indignation,

notre passion pour la justice et la solidarité.

Convaincre, sans cesse convaincre alors que les haines se déchaînent et que l’aveuglement règne en maître, tel est votre combat. Vous nous aidez, Madame, chère Danielle, plus que vous le croyez sans doute à une réflexion plus approfondie : sur ce que nous sommes ? sur ce que nous voulons ?(…) » 

C’était en octobre 1996, la droite se déchaînait contre elle, une partie du PS la brocardait. L’annonce de sa mort, ce matin me bouleverse.

A 87 ans, cette grande dame, inflexible est beaucoup plus jeune que nombre de petits marquis ambitieux et arrogants qui hantent tant de partis.

Sa fidélité à nombre de combats par exemple, son soutien aux travailleurs immigrés et aux sans papiers, sa solidarité internationale envers les minorités opprimées, kurdes, tibétaines, sahraouies, indiens du Chiapas sans oublier le peuple palestinien. Oui dit-on, c’était une conscience.

Je pense surtout qu’elle était la mauvaise conscience d’une grande partie du PS, elle n’a jamais failli : « Fière de la cohérence de sa vie ». Comment oublier celle qui a pris position courageusement pour appeler à voter Non au référendum du 26 mai 2005, à ce catastrophique Traité constitutionnel européen qui conduit maintenant l’Europe au bord du gouffre.

Oui, elle appelait à une «  révolution pacifique » et disait « Il faut rompre avec ce système, il faut sortir du système ». Sa fondation France Libertés dont elle fêtait dernièrement la 25ème année (les subventions ont été supprimées par N.Sarkozy) accomplit un travail remarquable, notamment dans le domaine de « l’accès à l’eau potable  pour tous ».

Elle se proclamait militante jusqu’au bout et ne lâchait rien. Que son combat courageux et sincère puisse servir d’exemple à toutes celles et ceux qui doutent et perdent confiance.