Archives de décembre 2011

Tremble Carayon, le Front de gauche arrive

Répétition générale

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« Pour qu’ils dégagent en 2012 », pour nous dans l’ordre : N. Sarkozy puis quelques semaines plus tard B. Carayon, (oui celui de l’avenue de Breteuil à Paris) député UMP de la 3ème circonscription, deux fervents soutiens du capitalisme financier, banques et spéculateurs, grandes fortunes, pour eux l’avenir c’est toujours plus d’inégalités et moins de services publics. Pour eux, une obsession, opposer les moins pauvres aux plus pauvres. Bon, tout cela vous le saviez déjà.

Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est la mobilisation des sympathisants du Front de gauche qui se développe avec dynamisme et enthousiasme à Castres et dans le Sud Tarn. Voyez plutôt :

Bourse du Travail, une partie de l'assistance

Lundi 12 décembre, à la Bourse du Travail de Castres, près de 80 personnes avaient tenu à être présentes pour le lancement de la campagne électorale dans la 3ème circonscription. Pour moi, c’est d’abord une surprise, une bonne surprise, je ne m’attendais pas à tant de monde d’autant plus que beaucoup d’amis n’avaient pu être prévenus (fracture numérique) et que d’autres s’étaient excusés …

Lieu symbolique ô combien chargé d’Histoire, c’est là en effet que la campagne pour le NON au Référendum au TCE avait commencé dés l’automne 2004.

En cette fin d’après midi, c’est l’esprit de cette campagne qui était à nouveau présent, même combativité, même espoir, même sentiment de résistance à ce que beaucoup présentent comme une fatalité face à la crise financière et son corollaire , l’austérité (de droite et malheureusement peut être de gauche).

Comme en 2004 étaient présents certains visages que je n’avais pas revus depuis des mois, des responsables syndicalistes, des animateurs associatifs, des adhérents socialistes, des sympathisants écologistes, et bien sûr des militants du Parti Communiste et du Parti de gauche. Géraldine Rouquette, candidate du Front de gauche ( 1ère circonscription) et Philippe Fournier, président de l’association Castres A Gauche Vraiment, avaient répondu à l’invitation.

En cette date du 12 décembre, nous avons tous ressenti que nous vivions un moment important, « Oui, une alternative est possible ». Assez d’entendre la même rengaine de l’impuissance. Le débat fut intéressant et chacun avait hâte de commencer la campagne. Ils n’eurent pas longtemps à attendre.

Marché de Lavaur

En effet dés le samedi 17 décembre , j’étais présent avec une vingtaine de camarades sur le marché de Lavaur (puisque le député de la droite extrême hante dorénavant le marché Jean Jaurès à Castres, je me devais d’être présent sur le marché de Lavaur). Au même moment, ma suppléante, Yvette Grenet, conseillère municipale de Saint Amans Soult se trouvait sur le marché de Mazamet avec une dizaine de camarades.

Opération « Le peuple n’attend pas le Père Noël ». Ne cherchez plus des idées pour vos cadeaux, faites plaisir à tous vos amis, vos parents, grands parents, aux enfants, les petits comme les grands, offrez les cadeaux Front de gauche « Pour 2012, on s’offre le changement ! ».

Sapins, guirlandes, paquets cadeaux, tel était l’attirail des sympathisants du Front de gauche distribuant des « bons cadeaux » un peu spéciaux. 9 versions différentes parmi lesquelles :  « le SMIC à 1700 € » , « Le référendum sur le nucléaire et la planification écologique », « La retraite à 60 ans à taux plein », etc… Il a fallu tout de même acheter le programme du Front de gauche, « L’humain d’abord » (2 €).

Les nombreux Vauréens et Vauréennes, d’abord surpris, firent bon accueil s’arrêtant souvent pour discuter. L’heure était à la bonne humeur. Beaucoup voulaient connaître davantage le Front de gauche (il est vrai que les grands médias ne les aident pas beaucoup). Assurément, une bonne matinée, les échos venant de Mazamet étaient également positifs. L’optimisme était au rendez vous et comme dirait l’autre : «  La route sera longue et la pente… ». Il est vrai que l’on n’est pas encore arrivé aux… œufs de Pâques !

Même opération «  Cadeaux de Noël » jeudi 22 décembre, cette fois au marché d’Aussillon.  

Au fait, pour qu’ « ils dégagent en 2012 , il faut s’inscrire en 2011 ! »

N.B. J’apprends à l’instant que le journal l’Humanité en date du jeudi 22 décembre publiera le projet de traité européen en cours de discussion, dans le plus grand secret, dans les instances européennes. A consulter d’urgence !

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Conseil municipal : mais il est où le problème ?

Tout ce que vous voulez savoir sans oser le demander

Alors, « Décision du maire » ou délibération au Conseil municipal ?

Dans le premier cas, pas de débat , pas de dossier ; dans le deuxième cas, vote du Conseil municipal. La loi du 17 février 2009 donnera lieu au vote d’une délibération  dés le C.M. du 31 mars 2009.

Celle-ci  accentue les pouvoirs du maire et lui permet «  de prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres ainsi que toute décision concernant leur avenants » sans consulter le Conseil municipal.

Loi d’exception – crise économique et financière obligent, création d’un Fonds d’investissement pour les grands travaux, loi faite essentiellement pour les grandes métropoles régionales afin d’accélérer des programmes de construction .

Notre ville n’est donc pas directement concernée et pourtant loi d’exception il y a et presque deux ans après, le maire continue allégrement d’en faire un usage régulier d’où protestations répétées des membres de l’opposition qui doivent alors se saisir des « décisions du maire » pour débattre d’un dossier en cours, pas d’autres choix.

Ce fut le cas du dossier concernant la rénovation de la place de l’Albinque. La dernière délibération remonte à plus de 3 ans ! Aujourd’hui, le total des travaux (deux phases ) s’élèvent à plus de 8.200 000 € HT. Soit déjà une augmentation de  2 millions d’€ sur les prévisions et ce n’est sans doute pas fini.

Il y a pour le moins matière à s’interroger et à débattre, c’est ce que nous avons fait à travers deux « décisions prises par le maire » . Pourtant lors du CM (27 septembre 2011),  le maire avait promis qu’il y aurait des délibérations – cause toujours – . De même il est légitime de s’interroger sur un nouvel emprunt de 2 millions d’€ auprès de la Caisse des dépôts et des consignations. Durée 15 ans, taux d’intérêt : 4,5 % compte tenu du montant déjà très élevé de la dette.

« Combien de jeunes velléités qui se croyaient pleines de vaillance … » André Gide

Délibération concernant le remplacement du conseiller municipal Samuel Cèbe par Cathy Muller.

Pas un mot sur la tête de liste socialiste aux élections municipales de 2008, ça se passe malheureusement comme cela dans ce parti, on prend, on utilise, on jette…

Rapport annuel d’activité de la Communauté d’agglomération . Le CM prend acte de cette communication, rapport 2010, document intéressant, bonne base de travail, 40 pages. Le maire fait semblant de le présenter en quelques minutes, beaucoup de conseillers municipaux font semblant de l’avoir lu et pourtant l’avenir pour tout notre Bassin d’emploi est ici (infrastructures de communication, enseignement supérieur, développement économique, équipement culturel et sportif, cadre de vie, transport et déplacement, habitat et politique de la Ville, etc…).

Pour ce dernier chapitre, je fais remarquer entre autres, la faible somme destinée au Contrat urbain de cohésion sociale (140 000 €). Rappelons une fois de plus – cause toujours – qu’aucun membre de l’opposition de Castres ne siège à la Communauté d’agglomération  , connivence , P.Bugis et « grands élus » socialistes… Conception pour le moins étonnante de la démocratie !

La presse dans son ensemble a rendu compte du débat concernant l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’assainissement. Précisons toutefois que la ville a choisi – suite à sa condamnation – de faire payer le coût de celle-ci « pour moitié aux usagers de l’eau », mesure injuste socialement. Proposition est faite d’un « prix social de l’eau » à hauteur d’une consommation de 50 m3. Augmentation envisagée du prix du m3, après 20% , 7 % . Le maire envisage de « lisser » cette augmentation sur 8 ans …

CA SUFFIT : CM du  27 /09 , interpellation du maire de Castres . Celui-ci n’a toujours pas daigné répondre à l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale qui lui demandait  par courrier  ( février et juillet 2011) la possibilité qu’une plaque commémorative soit apposée sur la MJC du Centre rappelant que dans ces mêmes lieux exista pendant la dernière guerre une annexe secrète du camp de Saint Sulpice la Pointe appelée «  Baraque 21 » où furent internés des dizaines de résistants de nationalités différentes et dont 35 réussirent à s’enfuir le 16 septembre 43.

A relire dans ce blog : « L’histoire méconnue de la prison de Castres » ( le 10/09/2009)  et  « Devoir de mémoire : Baraque 21 » (le 30/09/2011).

Le 27 septembre, P.Bugis reconnaît ne pas avoir répondu à ces deux courriers et s’engage à donner suite. Trois mois après, toujours absence de réponse…Pourtant qui peut nier qu’il s’agit là d’une page importante de l’Histoire de notre ville ? En 2012, nous prendrons nos responsabilités.

CA SUFFIT : une nouvelle fois malheureusement, nous avons tenté après 5 mois de blocage d’évoquer le cas d’une famille appelée « gens du voyage », seule dans sa caravane, quelque part du côté de l’aéroport, sans eau ni électricité. Nous avons proposé un médiateur : situation dramatique, bébé de quatre mois, vieillard malade, jeunes gens très peu ou pas scolarisés, veille de Noël, appel au sentiment d’humanité , peut-on tolérer cette situation ? Pour beaucoup, dans ce CM , c’est oui…

Ces quelques points évoqués trop rapidement (voire superficiellement) ne représentent qu’une partie de ce Conseil municipal, petite partie significative de la manière dont est traitée l’opposition (ce qui avouons le, n’est pas très grave),  significative d’une gestion municipale dure et conservatrice  et malgré ce que certains osent prétendre très idéologique, significative d’une méthode d’administration locale : tant que la presse n’en parle pas, on s’autorise à faire ce que l’on veut…

C’était un Conseil municipal comme tant d’autres, une opposition forte de ses convictions, plus que jamais déterminée à faire front et à se battre , c’est le cas de Castres A Gauche Vraiment.

 

Conseil municipal : arrêt sur images

Mais que font-ils donc tous durant 6 heures ?

 

Six longues heures : durée du dernier Conseil municipal en date du 13 décembre.

De 18h à minuit, sans pause, c’est long, trop long ! Supplice pour les quelques journalistes, certains peuvent se relayer, pas tous. Certains viennent avec dans la tête les deux ou trois dossiers qu’ils ont estimé importants à relater. Tout le reste donc n’est que perte de temps et fatigue inutile.

Résultat, une impression d’un CM «  foutoir » où tout se dit et se répète, l’accusé, bien évidemment, l’opposition. Frustration et mauvaise humeur des deux côtés, du côté de l’opposition parce que 80 % au moins de ses réflexions, questions, propositions ne seront jamais ou si peu relatées.

Mais pourquoi une si longue durée ? Je m’interroge, rassurez vous, nulle trace d’un plaisir sado-maso. Certains de mes collègues et moi-même seront au travail dés 8 heures le lendemain matin . Est ce la diminution des Conseils municipaux ? Le rythme mensuel est devenu plutôt un rythme trimestriel mais il n’y a pas plus de délibérations.

Alors ? Des commissions municipales qui ne remplissent pas leur rôle d’information, c’est un fait. Une revue municipale réduite à un album photographique…Le manque de transparence du côté mairie (accentué par un pouvoir accru du maire à travers « ses décisions » – 106 lors de ce  CM- ), le refus de répondre à la moindre question, projets trop souvent classés «confidentiel défense », ce goût du secret à tous les étages, en un mot ce déni de démocratie permanent, une mairie réduite à un bunker d’ailleurs , bien souvent, les élus de la majorité n’en savent pas plus que nous…

Il ne reste pour les membres de l’opposition (qui voudraient faire leur travail et en particulier ceux de Castres A Gauche Vraiment) que le Conseil municipal avec, me direz-vous, peu de résultats pour franchir « le mur du silence » puisque nous l’avons vu, la presse ne peut pas ou ne veut pas couvrir petite, moyenne et « grande » actualité.

Une question laissée sans réponse, une promesse faite qui n’est pas tenue ou un  dossier resté dans l’ombre, tout cela, vous le comprenez nécessite un droit de suite pour un prochain CM et c’est reparti…. Seules traces de nos questions et de nos interventions, traces indélébiles, « Verba volant, scripta manent », les paroles s’envolent, les écrits restent dans le compte rendu officiel du Conseil municipal (paraissant avec retard deux mois après, pourquoi ? mystère ! ).

Outil indispensable comme nous l’avons souvent vu, pour le présent et surtout pour l’avenir, outil d’autant plus indispensable (voire entre autres le dossier de l’eau) que le maire, ses adjoints, ont d’importants « trous de mémoire ». Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, il en va de même pour des élus socialistes.

Au passage, les compte-rendus de débats au Conseil municipal sont consultables pour tout citoyen en mairie ou à la bibliothèque municipale.

6 heures, conseiller d’opposition, c’est à la fois être « moine-soldat » et « moine-copiste », je n’oublie pas les « moniales ». Sans le rôle que nous tenons et le travail que nous accomplissons, il n’y aurait nulle trace des questions importantes qui se posent à chaque instant dans notre ville. Nulle trace de sujets de préoccupation non relatés par la presse. Nulle trace des positions politiques prises par les uns et par les autres, etc…

Tout cela vaut bien que nous continuions sans relâche notre travail. Tout cela vaut bien fatigue et mauvaise humeur des uns ou des autres.

A demain pour évoquer certaines questions qui ont parsemé cet interminable Conseil municipal du 13 décembre, questions pour la plupart dont vous n’avez aucune idée à ce jour.

A suivre donc…

 

Autoroute : dans le mur en klaxonnant

Est-il encore possible de faire entendre la voix de la raison ?

 

Ah ! se disent chaque jour de nombreux automobilistes entrant à Castres ou sortant de Castres vers Toulouse, subissant des embouteillages devenus maintenant habituels, si l’on avait écouté tous ceux qui revendiquaient la priorité d’une liaison routière rapide, sûre et…gratuite entre Castres et Toulouse…

Tout était prêt : contrat de plan Etat – Région, autorisation de programme et surtout tracé Castres – Soual déclaré d’utilité publique le 15 juin 2004.

Aujourd’hui donc le principal problème pour relier plus rapidement Castres – Toulouse serait réglé, malheureusement un autre choix  a été fait qui ne fera, s’il voit le jour… 2016 ? 2017 ? que retarder le désenclavement de notre Bassin d’emplois.

Ne revenons pas sur le dossier, il suffit de se reporter à l’ensemble des articles de ce blog.

Depuis juin 2010, date à laquelle a été décidé par le ministre en charge des transports le principe d’une autoroute concédée, les principaux soutiens du projet s’interrogent quand ils ne font pas part de leur mécontentement, en un mot, la concertation annoncée s’avère un leurre. L’Etat (la DREAL) décide de tout, circulez, y a rien à voir !

Un exemple : la ville de Castres, au Conseil municipal en date du 22 février 2011 a voté une délibération demandant qu’un « échangeur complet au droit du VC 50 pour la desserte de la zone d’activités de Mélou-Chartreuse soit construit ». Il est même écrit « qu’à terme cette absence d’échangeur pourrait conduire à l’asphyxie de la zone avec d’importantes conséquences en terme d’emploi vers le sud  du Tarn » Bigre !

Le groupe Castres A Gauche Vraiment étant contre l’autoroute a décidé de ne pas prendre part au vote en ce qui concerne les aménagements.

Réponse de l’Etat ( la DREAL) : comité de suivi ou pas, comité de pilotage ou pas : « La présence de l’échangeur ne modifie pas la distribution des trafics entre Castres et Soual  pour les automobilistes venant de l’ouest vers Mélou – Chartreuse, ils  sortiront échangeur Soual, pour reprendre la RN 126 ( les habitants de Saïx – Longuegineste apprécieront). Ceux venant de Castres et se rendant à la zone d’activités de Mélou – Chartreuse sont dissuadés (sic !) par le coût du péage et emprunteront en majorité la RN 126 » .

En résumé, le CM de Castres peut toujours délibérer… Cause toujours… De nombreux élus et la liste s’allonge, ont été trompés sur ce projet .

Il était également question d’étudier des «  itinéraires de substitution », il n’y en aura pas. Nous paierons pour prendre les déviations de Soual et de Puylaurens, déjà payées sur fonds publics où automobilistes et camions (re)traverseront les centres villes de Soual et de Puylaurens. C’est donc la fin des centre – villes où le trafic dense avait disparu. De plus, si un arrêté municipal est pris, les entreprises devront obligatoirement payer.

Nouvelle délibération au Conseil municipal en date du 13 décembre face au refus de l’Etat (la DREAL), la ville de Castres exige à nouveau un échangeur. Rappelons que la DREAL avait déclaré : «  Si vous voulez un échangeur, il faudra le payer ». Prix de l’échangeur « supplémentaire » 7 millions d’€ HT, l’impact sur la subvention d’équilibre (c’est à dire vos impôts) : 10 millions d’€ HT. 

L’échangeur baladeur

Le maire de Castres demande qu’un échangeur déjà acté notamment celui de Vendine (qui ne s’impose pas, il est vrai) soit « transféré » à Castres avec une explication qui ne fait que reprendre un de nos arguments depuis longtemps avancés, argument qui ne l’avait jamais effleuré jusqu’alors : «  les échangeurs favorisent l’étalement urbain » ( Voir La Dépêche du Midi en date du 15 décembre). Encore un effort et P.Bugis, avant qu’il ne soit trop tard, espérons le, reprendra l’ensemble de nos arguments pour une liaison routière Castres-Toulouse, rapide, sûre et …gratuite. C’est Noël !

Chaque jour un peu plus c’est bien l’incohérence de ce projet qui apparaît. Les élus de Castres A Gauche Vraiment comme ils l’avaient fait le 22 février, n’ont pas pris part au vote (en toute cohérence).

Pour info, on peut lire dans l’hebdomadaire d’information agricole et viticole, « Le Paysan Tarnais »  en date du jeudi 15 décembre :  « Les élus de la Chambre d’agriculture demandent que le nombre d’échangeurs soit réduit au minimum car pour chaque échangeur, l’emprise foncière est importante – 10 ha de foncier (…) La Chambre d’agriculture du Tarn ( qui avait pourtant soutenu le projet) demande à ce que seuls trois sites soient retenus  : un à l’entrée, un à la sortie, un au milieu ».

Pour celles et ceux, partisans acharnés du projet autoroutier, il est vivement conseillé de lire le quotidien régional Sud Ouest en date du 14 décembre, titre : «  Un an après, l’autoroute 65 sonne creux », en sous-titre : « L’A 65 (Pau-Langon) est encore boudée par les usagers, notamment les poids lourds », « Vu le prix que cela coûte… on ne la prend pas, ordre de la direction ».

Il serait même question que le Conseil général des Landes soit amené à prendre un arrêté interdisant la circulation des poids lourds sur les routes départementales, etc, etc…

Même analyse dans le journal Libération (15 décembre), titre : «  L’A 65, autoroute qui rêve d’embouteillages ».

Quelques extraits : « C’est un long ruban d’asphalte, lisse et souvent vide (…) Cet équipement jugé indispensable il y a quelques années par les grands élus d’Aquitaine ( Rousset, Bayrou, Juppé) semble aujourd’hui disproportionné. »

Déclaration d’un élu vert : « C’est la première autoroute écolo de France, c’est la seule où il n’y a pas de voiture. Un an après,  le trafic n’atteint même pas 50 % des objectifs fixés». Seulement 35 % des camions prennent l’A 65 et ainsi de suite…Résultat, les collectivités locales qui ont déjà beaucoup déboursé devront sans doute rajouter au pot..  etc, etc…

Si l’autoroute Castres – Toulouse devait se faire, craignons de lire ce type d’article.

Vous avez dit aberration économique et écologique, à l’évidence rien ne serait donc pire que l’entêtement pour un tel projet autoroutier ( à suivre…)

 

Nous avions raison !

Le Traité de Lisbonne était bien dangereux !

 

Souvenir d’une imposture. Comme chacun sait, la mémoire est chose importante en politique. Nul n’a oublié le vote « Non » au projet du traité constitutionnel le 29 mai 2005. Un « Non » populaire, le « Non » des ouvriers, des employés et de bien d’autres.

Plus de 60 % à Castres, notamment dans certains quartiers, une campagne offensive et dynamique pendant des mois envers et contre tout ; de marchés Soult et Jean Jaurès en sorties d’entreprises, d’innombrables réunions, ce fut un beau combat dont tous ceux qui ont eu la joie de participer se souviennent encore (et dire que ce pauvre PS local n’avait rien trouvé de mieux qu’à poster quelques lettres de menaces d’exclusion, pitoyable ! Je pense à Janine, très ancienne militante, médaillée de la Résistance, meurtrie, aujourd’hui disparue).

Un « Non » qui un an auparavant était minoritaire, insulté dans certains grands médias et pourtant…L’on avait voté oui à l’intérieur du PS (il est vrai, un vote entaché de nombreuses fraudes, comme on l’apprend aujourd’hui) et pourtant les Verts s’étaient également prononcés pour le oui. Qu’importe ! Ce 29 mai 2005, une majorité de l’électorat de gauche s’était prononcé pour le « Non ».

Les Français avaient voté « Non » mais on leur imposa ce fameux traité de Lisbonne (dont on parle tant ces temps-ci) qui fut ratifié en février 2008 par les 3/5 du Parlement lors du Congrès de Versailles. Adoption ayant été rendue possible par l’abstention du Parti Socialiste(consigne suivie partiellement puisque 121 parlementaires PS votèrent contre).

Ce traité entrait en vigueur le 1er  décembre 2009.  Michel Barnier, l’eurodéputé UMP déclarait alors : « Nous nous donnons ainsi les moyens de relever ensemble plus efficacement les défis de la crise économique et financière, de construire un nouveau modèle économique et social de croissance verte… » (bien vu !)

Dans la même veine, des élus Verts saluaient comme «  un grand pas vers la construction d’une Europe plus politique, plus juste, plus citoyenne » (bien vu !)

Souvenirs, souvenirs…Il suffit de prendre le temps de relire ce que le Front de gauche d’aujourd’hui (PCF, Parti de gauche, etc …) mais pas seulement écrivait dans un dossier qui décryptait le traité de Lisbonne avant sa ratification :  « La Banque Centrale Européenne est une pièce de l’Europe libérale. Ses règles de fonctionnement ont été conçues comme un verrou d’une politique monétaire strictement dévouée au marché financier ».

La question de l’indépendance de la BCE, le fait qu’elle accorde des emprunts aux banques à des taux très bas pour que celles ci  prêtent aux Etats à des pourcentages d’usuriers ont aggravé la situation des pays en difficulté dans la zone euro.

Qui avait vu juste ? Ceux qui dénonçaient la capitulation du pouvoir politique face aux marchés financiers  ou ceux zélés béni-oui-ouistes, qui aujourd’hui font mine de découvrir l’ampleur des dégâts.

Le traité de Lisbonne érigeait en dogme la concurrence libre et non faussée, attaquait de front les services publics, refusait d’intégrer la dimension sociale , refusait toute harmonisation fiscale. En résumé, concurrence, pacte de stabilité, indépendance de la BCE, dumping social… Tous ces principes inscrits dans le traité de Lisbonne ont alimenté la crise et privé les Etats de tout moyen d’action comme nous n’avons cessé de le dénoncer.

Les propositions de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel ne feront qu’aggraver la situation. Un nouveau traité pour imposer toujours plus d’austérité. C’est une nouvelle campagne pour le Non au libéralisme qui commence, c’est le défi que compte relever le Front de gauche. On lira donc avec intérêt la déclaration commune en date du 13 décembre d’Oskar Lafontaine, ancien député au Bundestag, ancien ministre des finances, fondateur de Die Linke et de Jean Luc Mélenchon, qui s’adresse à tous les salariés européens.

Pour se détendre un peu, (enfin façon de parler), et tout savoir sur la dette, la dette, la dette, une vidéo bien plaisante : la dette, c’est chouette