Archives du 4 janvier 2012

Touche pas à mon lycée

Quand des lycéen(nes), enseignant(e)s, parents d’élèves aiment et défendent leur lycée

 

Il s’agit du lycée professionnel Anne Veaute, lycée bien connu à Castres.Vous vous souvenez peut être, c’était le jeudi 15 décembre, les enseignants du lycée Anne Veaute étaient en grève avec quelques élèves et des représentants de parents d’élèves. Ils manifestaient devant leur établissement afin de faire savoir qu’ils s’opposaient à la suppression de la section Bac Pro Secrétariat, sans ouverture du Bac Pro Gestion Administration à la rentrée 2012 (La Dépêche du midi, 16/12)

Une délégation fut reçue le 16 décembre  au rectorat de l’Académie de Toulouse. Celle-ci a fait valoir tous les efforts entrepris depuis des années pour renforcer l’attractivité du lycée (nouveau parc informatique, projets axés sur la mobilité européenne- projet Leonardo, stages en Espagne et en Grande Bretagne, cours de DNL…-).

La délégation a expliqué que cette formation répondait à une attente d’emplois du Bassin castrais « en consolidant la reconversion économique, en épaulant les implantations locales de grands groupes industriels sur le territoire et en dynamisant le issu des PME existantes. »

Qu’est-il ressorti de cet entretien ?

Cette formation ne serait pas maintenue au lycée Anne Veaute mais uniquement proposée dans l’enseignement privé sur la ville de Castres, en l’occurrence au lycée Notre Dame (oui, vous avez bien lu). De là à penser que la suppression de la formation n’est dictée que par un choix politique, il n’y a qu’un pas…que l’on peut franchir aisément.

Aujourd’hui, les enseignants, les membres élus au Conseil d’administration, les représentants syndicaux demandent à être reçus par M. le Maire de Castres, M. le Député, M.Le Président de la Région. Ils font savoir que les élèves accueillis dans ces formatons sont souvent de conditions sociales modestes et qu’il est de l’honneur de l’école publique de proposer à tous, sans conditions de ressources, la possibilité de se former, d’où la nécessité du choix de l’enseignement public, laïque et gratuit.

Ils comptent sur le soutien des élus pour maintenir l’accès à l’école publique sur Castres.

Espérons qu’ils seront entendus et que maire et député (enfin lassés de leur querelle de cour de récréation, eh oui, c’était la grande actualité locale cette dernière semaine) défendront avec efficacité le dossier.