Les bonnes volontés d’Aillot-Bisséous
Publié dans c) Vie municipale (86), le 29/02/2012 à 20:14, par Philippe Guerineau« Et si vous parliez, M. le maire, des choses qui marchent et non des problèmes ? » Jeune homme né dans le quartier
Retenez ces noms, ils ou elles s’appellent M. Canac, Mme Albert, M. Mandement, Mme Cavaillès…je ne peux pas tous les citer. Ils ou elles se dévouent depuis des années au cœur du quartier d’Aillot-Bisséous. Ils ou elles sont bénévoles, ils ou elles accomplissent un rôle indispensable au quotidien. Vous n’en entendrez jamais parler, assurément on ne les verra pas dans Castres Magazine. Qu’importe !
Depuis 15 ou 20 ans, ils ou elles aident des enfants, des adolescents, certains en grande difficulté scolaire, perdant souvent tout espoir dans l’école publique. Des parents qui ne peuvent les accompagner dans leurs devoirs. Beaucoup de bonne volonté donc, professeurs à la retraite, il y a aussi des cours d’alphabétisation, des rencontres entre femmes, cela se passe chaque fin d’après-midi…Ah ! J’allais oublier, aucune subvention municipale, problème de salles vite trop petites, il faut courir chercher une clé.
Je ne regrette pas d’être venu à cette réunion de quartier pour entendre M.Canac ou Mme Cavaillès expliquer encore et encore ce qu’ils font…dans l’indifférence des responsables élus de notre ville. Il faudra que je leur rende visite. Pourront-ils avoir accès à des locaux plus vastes dans l’école élémentaire d’Aillot ? La question est posée.
Si au moins avait existé un conseil de quartier c’est-à-dire une structure permanente avec notamment des représentants du monde associatif et des élus plutôt que d’attendre une réunion de quartier tous les 2 ou 3 ans !
Un jeune homme, natif du quartier mais travaillant maintenant à Toulouse, accompagné de son père fait remarquer à juste titre qu’il faudrait « valoriser les choses qui marchent, donner confiance et espoir ». Quand il revient à Castres avec d’autres jeunes de sa génération, il déplore « la paupérisation de l’ensemble du quartier et regrette la disparition de relations entre les jeunes de différents quartiers » (diverses structures ayant disparu). Il souligne le problème dramatique de l’emploi.
Zen, le maire, nulle polémique intempestive ou insinuation déplacée, réponses sur le fond, attitude trop rare pour ne pas être soulignée. Relativement peu de monde, 70 personnes. Je vous passe les réfections de chaussées et de trottoirs et autres ralentisseurs, « les opérations de relampage » et la signalétique , les déchets verts et les tentatives de maitrise de l’énergie dans les locaux publics, les deux caméras de vidéosurveillance rue de Bretagne et rue du Roussillon, l’insuffisance de containers et l’arbre qui perd ses petites poires.
C’était quelques « tranches de vie » en fin d’après-midi dans une salle mal éclairée, à l’intérieur d’une école plus ou moins abandonnée. Bien sûr une assemblée sans doute peu représentative de cet immense quartier d’Aillot-Bisséous, et pourtant…je m’étonne une fois de plus de l’absence d’adhérents de partis de gauche ou d’associations ayant vocation en 2014…Comment peuvent-ils prétendre connaitre la réalité d’une ville, sa complexité et sa grande diversité ? Mystère…
Cette ville et ce quartier ne demandent qu’à être entendus et compris, ces bénévoles, la richesse qui perdure dans notre monde associatif malgré les coups reçus, sont un potentiel remarquable. Ils rassemblent et encouragent quand d’autres divisent et stigmatisent. Tout n’est pas perdu !



« Je m’étais réjoui d’entendre François Hollande afficher sa volonté de conforter la laïcité. Je suis aujourd’hui consterné de la tournure prise par une telle promesse. Pour la laïcité cela vire au cauchemar. D’une part seul le premier article de la loi de 1905 est mentionné littéralement dans le projet de constitutionnalisation. D’autre part le concordat encore en vigueur en Alsace-Moselle, liste de privilèges publics de trois religions octroyés par Napoléon en 1801 et en 1807, est promu au rang constitutionnel.
Le deuxième point concerne le droit local d’Alsace Moselle. Ce droit local comporte deux composantes complètement distinctes et de généalogies à la fois historiques et nationales sans aucun rapport. D’un côté le concordat napoléonien de 1801-1807, loi française ; de l’autre le droit social promu par Bismarck pour endiguer la radicalisation révolutionnaire, loi allemande. Les religieux crispés sur leur privilèges concordataires prétendent qu’ils sont inséparables des droits sociaux. Ils mentent, et trompent le peuple. On peut supprimer le concordat sans toucher aux droits sociaux spécifiques aux habitants de l’Alsace Moselle. S’il faut rassurer les électeurs, c’est ainsi qu’on peut le faire dans le respect des principes indissociables de liberté et d’égalité. Je comprends mal l’argument du « respect d’une histoire particulière ». Nulle tradition n’est a priori respectable. La notion machiste de chef de famille, l’infériorisation des femmes, des homosexuels, des francs-maçons, des humanistes athées, ont longtemps fait partie des traditions occidentales. Fallait-il les respecter ?
Dans l'enseignement professionnel, c'est :
Dans le même article, « un solitaire au pouvoir », l’on apprend que les élus de sa majorité n’ont pas « de véritable emprise sur les dossiers » et ne sont pas libres de s’exprimer. « Tous les élus n’ont pas l’expérience et la rigueur nécessaires » (sic !). Sachant que certains d’entre eux sont là depuis des années, c’est vraiment à désespérer !
En début de semaine dernière, François Hollande ne trouvait rien de mieux à déclarer à Londres dans le quotidien britannique The Gardian : « La gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ».
Pour éviter toutes les dérives sociales libérales qui ont fait déjà tant de mal, il faut ancrer la gauche à gauche, il faut donc donner le plus de forces possibles au Front de gauche.