L.Bonneville, maire de Mazamet allume la mèche…
Publié dans j) Il a osé le dire (43), le 07/02/2012 à 23:04, par Philippe Guerineau…et P.Bugis, maire de Castres, attise le feu
« Comment y voir plus clair dans cet imbroglio infernal ? »
Vous l’aurez compris, il s’agit de la longue et houleuse réunion des délégués de la Communauté d’agglomération tenue le lundi 6 février. Beaucoup de monde, assis sur les escaliers, sur les bancs du public ou tout simplement debout durant plus de 3 heures. J’en étais.
Une seule délibération : faut-il ou non approuver la Charte du Parc naturel régional du Haut -Languedoc ? Le Parc, c’est à la fois 121 communes, 2 départements et 2 régions.
Inutile de revenir sur l’ensemble du dossier, des hommes à l’engagement politique différent comme Jacques Limouzy ou Martin Malvy se sont longuement expliqués.
Pour le 1er : « Si le vote qui est demandé aux délégués élus par les communes au Conseil de la Communauté d’agglomération se révélait négatif, il devient porteur d’ un risque majeur de destruction de ces deux institutions publiques que sont le Parc et la Communauté elle-même ».
Pour le 2ème : « J’ai appris qu’ un texte sera débattu et sans doute soumis à votre vote dont les conséquences reviendraient à tirer un trait sur les acquis de ces 40 années d’existence. »
Qu’à cela ne tienne ! Suite au refus notamment du maire de Mazamet de signer la Charte sous le prétexte d’un développement de l’éolien sur sa commune, P.Bugis, au moyen d’artifices variés, loin de le désavouer ou au moins d’arriver à un compromis accentue la crise, crise aux conséquences imprévisibles si le maire de Castres devait persister lundi prochain en représentant son texte devant la Communauté d’agglomération.
La sortie du Parc, imposée à de nombreuses communes du sud du département serait une catastrophe. Par leur vote, les délégués de Castres non concernés par le Parc, osent remettre en question le vote de toutes les communes qui, elles, ont adhéré à la Charte. C’est inacceptable !
Crise ouverte au sein même de la Communauté d’agglomération où l’alliance politicienne entre les 26 élus de Castres et les 7 élus de Mazamet s’opposent brutalement et sans la moindre concertation à la volonté de l’ensemble des autres communes de l’agglo. Déni de démocratie ! C’est sans précédent depuis la création de la Communauté d’agglomération.
Faut-il rappeler qu’il n’y a aucun représentant de l’opposition municipale tant à Castres qu’à Mazamet qui siège à la Communauté d’agglomération.
Au cours de cette soirée, P.Bugis a usé de tous les artifices possibles évitant le débat sur le fond, préférant détruire ce qui a été patiemment construit depuis des années, à savoir des outils indispensables au développement du sud du Tarn. Les interventions de nombreux maires expliquant l’importance du Parc pour leurs activités, comprendre leur survie, n’y ont rien changé.
La légion romaine castraise avec Césarion à sa tête, sans état d’âme, a tenté par un vote scandaleux (32 contre 31 et 1 abstention) de réduire les fières tribus gauloises qui avaient fait leur unité même si leurs chefs ne sont pas toujours à la hauteur. Un fil s’est rompu, celui d’une solidarité élémentaire. Plus rien ne sera comme avant…
La légion romaine castraise impose sa loi et brise tout sur son passage. Lamentable ! La bombe allumée par Mazamet et attisée par Castres, peut-elle encore exploser ? Des dizaines de milliers d’habitants s’y opposent. Ne laissons pas faire les artificiers !
Pour que vive le Parc ! Pour que vive une Communauté d’agglomération pourtant perfectible !
Lundi soir, en rentrant assez abattu par ce que je venais d’entendre à la Communauté d’agglomération, je me suis refusé à écrire quelques lignes d’autant plus que mon fils me demandait des conseils pour son devoir de philo : « Suis-je ce que j’ai conscience d’être ? » Vaste programme !
Aujourd’hui après m’être rendu à Lavaur manifester aux côtés de syndicalistes qui s’opposaient au spectacle indécent donné par Sarkozy-Carayon puis à un Conseil municipal à Castres, demain dés l’aube, le collège m’attend, c’est sans entrain que je rédige ces quelques lignes. Enfin, il faut prendre date…
« Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter. » Victor Hugo
Pour plus de renseignements, « PNR : chronique d’une mort annoncée » la Dépêche du Midi (7 février 2012)

10/02/2012 à 18 h 10 min
Pour quelles raisons Laurent Bonneville s’oppose-t-il avec autant d’obstination à l’implantation d’éoliennes sur le Parc Naturel du Haut Languedoc ? Il semblerait que l’un de ses colistiers militant anti-éolien devenu conseiller municipal puis adjoint en cours de mandat ait imposé cet engagement. L. Bonneville, adjoint à l’environnement depuis des années à Mazamet, ne s’était pas montré un écologiste particulièrement intransigeant notamment à l’encontre des industriels du délainage. Les Mazamétains et les habitants des communes situées en aval savent dans quel état se trouvaient le Thoré, l’Arnette, la gorge pleine de ruines démolies grâce à l’argent des contribuables. Il est vrai que L. Bonneville est un des descendants d’une de ses grandes familles d’industriel. Voilà peut-être un début d’explications ? Sur le marché de Mazamet, certains remarquent aussi que la famille Bonneville possède une résidence dans la montagne, de plus, l’adjoint anti-éolien a aussi sa résidence sur une autre commune dans la montagne. D’autres mauvais esprits remarquent que L. Bonneville travaille dans une banque verte qui a des liens privilégiés avec le monde agricole et forestier. D’où des interrogations ? Quels intérêts défendent-ils ? L. Bonneville peut parfaitement s’opposer à l’implantation d’éoliennes sur sa commune comme le maire du Rialet. Pourquoi veut-il imposer son point de vue aux autres communes ? Serait-ce parce l’imposer à la seule commune de la résidence de son adjoint serait très suspect ? Il semblerait que certains élus ne soient pas préoccupés par l’intérêt général.
14/02/2012 à 13 h 17 min
Une bien triste fin…………..
LA HONTE..
C’est avec beaucoup de tristesse que les responsables,les élus et le personnel du Parc-Naturel-regional-du-Haut-languedoc ont assistés à la mise a mort de leur collectivitée, dans l’arène de la communauté d’agglo CASTRES-MAZAMET hier soir a 18H…..
Apres cette mascarade politique,je comprends tout a fait,que certaines personnes virent vers les extrêmes,dans quelques mois lors des prochaines échèances électorales…
L’image à retenir de cette soirée,est la sortie de Patrice BUFFET les bras levés,les doigts en V ,comme un certain JM le PEN,narguant le public,et les élus des communes du PARC,ainsi que le maire de MAZAMET,Mr BONNEVILLE tout sourrire,ayant d’aprés lui réalisé le coup de l’année,en donnant une sacrée gifle aux élus du territoire…A noter aussi l’absence du député de la 3eme circonscription,Mr Bernard CARAYON n’ayant pas cru bon de participer au débat,sachant quand même que (5 cantons de son territoire sont touchés par cette décision)……????
HONNEUR au président,pour le travail réalisé,afin de faire aboutir cette charte,ainsi qu’a tous les élus de droite comme de gauche qui l’ont soutenu….
15/02/2012 à 23 h 16 min
Lundi soir, dans un ultime appel à la raison, le président du Parc naturel régional, Daniel Vialelle a fait appel au sens de l’honneur des délégués de l’agglomération présents sur les rangs, fidèles à Pascal Bugis et à Laurent Bonneville. Faire appel à l’honneur de ces gens-là ? Peine perdue, ils n’en ont aucun.
Et que dire du sens de l’honneur des militants anti-éoliens, qui se prétendent de gauche voire d’extrême gauche, et qui n’hésitent pas dans cette affaire à s’entendre avec des représentants de la droite dure, voire plus ?
Les uns militent contre l’éolien, ce que l’on peut entendre. Les autres veulent broyer des adversaires politiques. Tous s’entendent. Qui instrumentalise qui ?
Les anti-éoliens reprochent à ceux qui défendent le Parc naturel régional d’être endoctrinés, d’avoir des œillères. Mais eux-mêmes ne sont-ils pas « récupérés » par MM. Bonneville et Bugis ? Sortiront-ils grandis de ce mariage déshonorant ? Qu’il me soit permis d’en douter. Oui, on peut être défenseur d’un Parc naturel régional, en toute liberté de conscience, sans avoir été embrigadé.
Et personne n’est dupe : Les arguments contre l’éolien de MM. Bonneville et Bugis ne sont qu’un prétexte pour démolir les « petites communes » de l’agglo. Comment croire que M. Bonneville soit un défenseur de l’environnement ? Heureusement pour lui que le ridicule et la mauvaise foi ne tuent pas.
Pour M. Bugis, voici une nouvelle occasion d’entrer en procédure et de faire quelques « jeux de manches » en espérant gagner un procès au tribunal administratif. Au passage, son cabinet d’avocats y gagnera peut-être quelques sous et quelque renommée. Eh bien, si ça se passe comme pour la Lyonnaise des Eaux, ça risque une nouvelle fois de coûter cher au contribuable. Après ça, l’UMP aura beau jeu de clamer, comme argument électoral, que les institutions publiques creusent le déficit public. C’est sûr qu’à coup de frais juridiques, ça finit par coûter plus cher que la cotisation au PNR (1,50 € par an et par habitant, ce que les mazamétains ne peuvent se permettre, à entendre Laurent Bonneville – Ils sont vraiment à la dèche à ce point ?). Comment les élus de la ville de Castres peuvent-ils encore suivre leur maire comme cela de façon inconditionnelle, le petit doigt sur la couture ? Quand je pense qu’on reproche à Daniel Vialelle de faire de l’intimidation, de la « pression dictatoriale », du chantage… C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Ceux qui ont vu lundi dernier Pascal Bugis regarder ses élus municipaux dans les yeux, comme pour leur intimer un ordre, auront compris que dans l’histoire, le plus autoritaire n’était certainement pas celui qui portait dignement l’écharpe tricolore.
Les anti-éoliens, maintenant qu’ils ont cassé un outil de protection de l’environnement, espèrent-ils mieux voir aboutir leur cause ? Leur action de sape démontre une piètre analyse de la situation.
Dans son plaidoyer contre le Parc naturel régional, Pascal Bugis affirme que l’enquête publique de révision de la charte n’est pas conforme au prétexte qu’un registre aurait disparu. Comment le sait-il ? On est en droit de se demander si ce ne serait pas lui, avec les militants anti-éoliens, qui aurait imaginé de faire disparaître ce registre.
Indignation et écœurement…