Solidarité chômage Tarn
Publié dans f) Actualité sociale (19), le 06/12/2011 à 7:15, par Philippe Guerineau« Celui qui se bat peut perdre. Celui qui ne se bat pas a déjà tout perdu ».
En cette fin de matinée de lundi, beaucoup d’animation sur l’esplanade face à l’entrée de la Maison commune de l’emploi et de la formation – Pôle emploi- .
L’association Solidarité chômage Tarn accompagnée de deux chorales -Ephémère et Motus Vivendi- et de l’orgue de barbarie de notre amie Sylviane Blanquart, était présente pour à la fois vaincre la solitude que connaissent beaucoup de chômeurs mais aussi protester contre les campagnes haineuses de stigmatisation orchestrées par la droite contre les demandeurs d’emploi.
Chansons, slogans, la bonne humeur était au rendez vous.
Chômage, exclusion, précarité, radiations abusives, procédures sans fin…
L‘association Solidarité Chômage Tarn qui a son siège à Castres, 6 rue Sabaterie, 05 63 59 32 11, tient permanence chaque jour de la semaine.
Ses buts , écouter, échanger et rompre l’isolement, défendre les droits des chômeurs et précaires, soutenir et développer les actions en faveur des personnes en situation difficile.
Initiative positive qui en appelera certainement d’autres. Vous découvrirez ci-dessous les paroles modifiées de la célébre chanson de Georges Brassens, « les Copains d’abord ». N’hésitez pas à la chanter !

Dignité d’abord
Musique : Georges Brassens « Les copains d’abord »
Paroles C. Cadier pour la Chorale FMR
| Non, ce n’est pas de tout reposD’êtr’ sans argent et sans boulotQu’on le dise enfin haut et fort,
Enfin haut et fort Qu’on l’dise au fond des ministères On n’a pas choisi la galère On veut la dignité d’abord, Dignité d’abord. - – - – - – - – - – - – - Assez de contrôles humiliants On n’est pas qu’des identifiants On n’est pas d’la chair à patron D’la chair à patron On nous trait’ comme des playmobils Soumis à des lois imbéciles On veut plus d’vos convocations, Non aux radiations ! - – - – - – - – - – - – - – - – - - On s’fait traiter de profiteurs, De paresseux et de fraudeurs Quand on n’a pas un sou en poche Pas un sou en poche Et qu’on nous fliq’ à tout bout d’champ, Qu’on nous puniss’ comme des enfants, Ca nous fait un présent bien moche, Y’a quelqu’ chose qui cloche. - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - - Quat’ cents cinquante euros par mois, On survit à peine avec ça Pour manger et pour le loyer Et pour le loyer Pour assurer le quotidien, Payer les factures avec rien, Faut du courage et d’ l’énergie Des talents aussi. |
Des talents et des savoir-faireQui mériteraient un salaireOn en a plein tous nos CV
Plein tous nos CV Oui mais les patrons n’embauch’ pas Et quand on cherche on ne trouv’ pas Nous ce qu’on veut c’est travailler On veut travailler. - – - – - – - – - – - – - – - – - – - Dans le pays des droits de l’homme C’est les plus pauvres qu’on assomme Et ça rassure les marchés Rassur’ les marchés C’est pas du tout dans la logique Des valeurs de la république Nous on veut plus d’humanité Solidarité. - – - – - – - – - – - – - – - – - - Non, ce n’est pas de tout repos D’êtr’ sans argent et sans boulot Qu’on le dise enfin haut et fort, Enfin haut et fort Qu’on l’dise au fond des ministères On n’a pas choisi la galère On veut la dignité d’abord, Dignité d’abord. |
Cliquez et choisissez le journal FR3 Tarn en date du 5 décembre.
Pas une seule fois, le journal de notre ville Castres Magazine (réduit à un album photographique), pas une seule fois, Pôle Sud, journal de la Communauté d’agglomération n’évoquent la réalité de l’augmentation du chômage dans tout notre Bassin d’emplois.
partout en Europe et notre gouvernement continue à privilégier le système des heures supplémentaires défiscalisées, à remettre en question les contrats aidés, à maintenir le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, à allonger le départ de l’âge de la retraite, etc…
Il y a urgence sociale à prendre des initiatives. Qu’attend on enfin pour pouvoir lire une analyse précise du marché de l’emploi dans le sud du Tarn ?
Il est vrai que ce sujet de préoccupation est très souvent absent dans les déclarations de divers responsables politiques, de gauche comme de droite. Ces femmes seules, les « invisibles » de notre ville où il n’est question que de l’écume des choses, ne font pas de bruit. C’est en silence qu’elles supportent l’aggravation de leurs difficultés d’existence.

Parmi les revendications communes, il y a l’abandon de la taxe sur les complémentaires santé, la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, la réouverture des négociations salariales, la priorité à l’emploi en particulier celui des jeunes, etc…
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Une analyse rapide des coupes budgétaires depuis 10 ans pourrait laisser penser que tous les élèves sont touchés de la même façon. Il n’en est rien, ce qui rend d’autant plus la situation actuelle intolérable.