Un plan d’urgence maintenant !
Publié dans f) Actualité sociale (19), le 21/05/2012 à 21:43, par Philippe GuerineauAprès 5 ans d’une politique dévastatrice pour le service public d’éducation, l’alternance politique doit se traduire par une véritable rupture dans la politique éducative.
Au cours de cette campagne pour les élections législatives, je suis souvent interpellé par des syndicalistes de la FSU, de l’UNSA Education voire de Sud Education, par des parents d’élèves de la FCPE, au sujet de la rentrée 2012.
Pour tous, le changement, la rupture, doivent commencer dès maintenant. Il faut donc que des mesures immédiates soient prises par le nouveau gouvernement afin, à la fois de rendre possible une rentrée scolaire satisfaisante et de donner les premiers signes d’une nouvelle politique pour l’Education.
Un exemple parmi des dizaines d’autres : j’étais récemment au groupe scolaire de Cambounet- sur- le- Sor où une classe est menacée. L’équipe pédagogique et les parents d’élèves ont exprimé leur opposition à toute fermeture de classes.
C’est pourquoi il faut un plan d’urgence pour la rentrée 2012. Dans chaque établissement scolaire, il est nécessaire de recenser les besoins urgents et les revendications pour la prochaine rentrée.
Les futurs députés du Front de Gauche se battront pour un redressement de l’école publique et laïque, la relance de la démocratisation du système éducatif et contre les inégalités sociales et territoriales. Il est urgent de mettre fin aux suppressions de poste, d’assurer les recrutements pour l’avenir, de faire respecter et revaloriser les métiers de l’éducation, de rompre avec les contre-réformes de Sarkozy.
A l’occasion de la rentrée scolaire 2011, les organisations syndicales enseignantes, les parents d’élèves, l’association des maires et élus du Tarn ainsi que des élus du Conseil Général et du Conseil Régional avaient chiffré le manque de postes dans le Tarn : 600 postes.
En école primaire : 187 postes (pour 25 élèves par classe, pour des moyens de remplacement, pour des Rased complets pour pouvoir scolariser tous les enfants de 2 ans dont les parents le souhaitent…)
En collège, 211 postes (25 élèves par classe, assurer les dédoublements dans certaines disciplines…)
En lycée général, 143 postes (28 élèves par classes, dédoublements, une heure supplémentaire d’EPS par classe, organiser l’aide personnalisée…)
En lycée professionnel, 68 postes (24 élèves par classe, travailler en groupe, assurer l’accompagnement personnalisé pour tous…)
Depuis 5 ans, l’école publique est affaiblie, elle est aujourd’hui sinistrée, elle ne peut attendre : il faut un plan d’urgence maintenant.




Faut-il rappeler à cette droite, dont certains leaders n’ont plus rien de républicains, les noms des « martyrs de Chicago » ? C’est leur mémoire que l’on commémore chaque 1er mai. Faut-il leur rappeler que le 1er mai 1891, à Fourmies dans le nord de la France, la troupe tire sur la foule pacifique des ouvriers qui manifestent et fait 10 morts ?

