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Un plan d’urgence maintenant !

Après 5 ans d’une politique dévastatrice pour le service public d’éducation, l’alternance politique doit se traduire par une véritable rupture dans la politique éducative.

Au cours de cette campagne pour les élections législatives, je suis souvent interpellé par des syndicalistes de la FSU, de l’UNSA Education voire de Sud Education, par des parents d’élèves de la FCPE, au sujet de la rentrée 2012.

Pour tous, le changement, la rupture, doivent commencer dès maintenant. Il faut donc que des mesures immédiates soient prises par le nouveau gouvernement afin, à la fois de rendre possible une rentrée scolaire satisfaisante et de donner les premiers signes d’une nouvelle politique pour l’Education.

Un exemple parmi des dizaines d’autres : j’étais récemment au groupe scolaire de Cambounet- sur- le- Sor où une classe est menacée. L’équipe pédagogique et les parents d’élèves ont exprimé leur opposition à toute fermeture de classes.

C’est pourquoi il faut un plan d’urgence pour la rentrée 2012. Dans chaque établissement scolaire, il est nécessaire de recenser les besoins urgents et les revendications pour la prochaine rentrée.

Les futurs députés du Front de Gauche se battront pour un redressement de l’école publique et laïque, la relance de la démocratisation du système éducatif et contre les inégalités sociales et territoriales. Il est urgent de mettre fin aux suppressions de poste, d’assurer les recrutements pour l’avenir, de faire respecter et revaloriser les métiers de l’éducation, de rompre avec les contre-réformes de Sarkozy.

A l’occasion de la rentrée scolaire 2011, les organisations syndicales enseignantes, les parents d’élèves, l’association des maires et élus du Tarn ainsi que des élus du Conseil Général et du Conseil Régional avaient chiffré le manque de postes dans le Tarn : 600 postes.

En école primaire : 187 postes (pour 25 élèves par classe, pour des moyens de remplacement, pour des Rased complets pour pouvoir scolariser tous les enfants de  2 ans dont les parents le souhaitent…)

En collège, 211 postes (25 élèves par classe, assurer les dédoublements dans certaines disciplines…)

En lycée général, 143 postes (28 élèves par classes, dédoublements, une heure supplémentaire d’EPS par classe, organiser l’aide personnalisée…)

En lycée professionnel, 68 postes (24 élèves par classe, travailler en groupe, assurer l’accompagnement personnalisé pour tous…)

Depuis 5 ans, l’école publique est affaiblie, elle est aujourd’hui sinistrée, elle ne peut attendre : il faut un plan d’urgence maintenant.

 

Rue Pasteur Hubac

Que se passe-t-il au Foyer protestant à Castres ?

Je sais, je sais, vous attendez de moi une brillante analyse des résultats de l’élection présidentielle tant au niveau local qu’au niveau départemental et national. Il faudra attendre un peu.

En effet, cet après-midi, il fallait être avec de nombreux syndicalistes devant l’entrée du Foyer protestant.

A 14h, mon ami et camarade par ailleurs délégué syndical CGT était convoqué pour un entretien en vue d’une sanction. Même heure, même lieu, plus de 70 personnes étaient présentes parmi lesquelles le responsable départemental du syndicat, des syndicalistes de diverses professions, bien sûr de nombreux éducateurs et éducatrices, Jeanne, conseillère régionale, etc…

Tous avaient tenu à être là en ce début d’après-midi pour dénoncer une situation inadmissible qui dure malheureusement depuis trop longtemps. Il semblerait que l’attitude de la directrice, pour être moderne, disons son management ou sa gouvernance pose problème.

Les mots de harcèlement et de dénigrement sont souvent évoqués à son sujet. D’ailleurs, déjà en février 2009, le refus de tout dialogue avait abouti à une grève de plus de 4 jours (initiative inhabituelle dans un lieu où ont toujours régné la concorde et la tolérance). Une situation donc qui se détériore avec de nombreux arrêts de travail pour dépression, des démissions, des licenciements.

L’Inspection du travail a été alertée et celle-ci a saisi le procureur de la République. Des plaintes ont été déposées. Il y a à l’évidence, pour la CGT une volonté de répression contre les représentants du personnel. Une ancienne déléguée est victime d’une tentative de licenciement. Il est impossible de continuer d’accepter des conditions de travail à ce point détériorées, c’est d’autant plus incompréhensible qu’il s’agit là d’une structure qui assume une mission de service public, dans le secteur social.

Depuis plusieurs semaines, le Conseil Général du Tarn qui est le financeur du Foyer protestant est interpellé. A ce sujet, une rencontre avec le président du Conseil général est prévue le 10 mai.

Il est grand temps que la situation s’apaise dans l’intérêt des jeunes accueillis par la structure qui subissent indirectement les conséquences de cette gestion du personnel. Sans parler des surcoûts financiers engendrés par cette situation et supportés par la collectivité.

En ce lundi 7 mai, le mot de solidarité prenait tout son sens dans cette rue Pasteur Hubac dans le quartier du Corporal.

On peut lire l’article de La Dépêche du Midi sur ce sujet :  » Une enquête pour harcèlements au Foyer protestant »

 

1er mai à Albi : et voilà le travail !

« VRAI travailleur, VRAI manifestant, VRAI mécontent, VRAI votant »

Début du défilé à Albi

En ce mardi 1er mai, dès 10h, place du Vigan à Albi, régnait comme un sentiment de fête, sentiment de se retrouver d’autant plus fort que la droite s’était déchaînée contre cette journée de solidarité et de lutte pour l’ensemble des travailleurs, contre les syndicats, contre toute une longue tradition ouvrière, contre le drapeau rouge « rouge du sang de l’ouvrier ».

Il flottait aussi un air de résistance et de profonde détermination à quelques jours de l’échéance présidentielle.

C’est l’occasion bien sûr d’affirmer haut et fort « Ils veulent nous diviser. Nombreux, unis, on va gagner ». On se salue, on se parle, ouvriers et chômeurs, fonctionnaires et précaires, employés et étudiants, syndiqués ou pas… Ensemble !

Le soleil était au rendez-vous et les drapeaux de couleurs diverses se détachaient fièrement et joliment sous le ciel bleu du Tarn.

A l’appel de 5 organisations syndicales : la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU et Solidaires, nous étions plusieurs milliers, beaucoup plus que l’année précédente. Une banderole commune « Pour un autre partage des richesses, priorité à l’emploi, aux salaires et au pouvoir d’achat. Stop à la précarité, aux inégalités et à la xénophobie. ».

Défilé impatient et joyeux accompagné de slogans et de chants.  Impatient à l’évidence d’être débarrassé sous peu de Sarkozy. Joyeux de se retrouver en si grand nombre.

Le Front de gauche se prépare

Dans une deuxième partie du cortège, le dynamisme du Front de gauche fut particulièrement remarqué. Plusieurs centaines de personnes, drapeaux déployés, de très loin la partie la plus importante des organisations politiques, 3 ou 4 rangées pour le PS, quelques drapeaux pour le NPA, les Alternatifs et les Verts.

Derrière une banderole « L’humain d’abord », tout au long du parcours, on pouvait reconnaître les candidats et leurs suppléants Front de gauche aux prochaines élections législatives, Géraldine, André, Yvette, Serge, Anne et moi-même, sans oublier quelques élus dont Roland.

Toutes et tous étaient présents pour réclamer aujourd’hui et demain une meilleure justice sociale. Elles et ils tenaient à dénoncer la politique et les propos de N.Sarkozy qui chaque jour un peu plus bafoue la République.

Encore quelques jours et c’en sera fini «  Le 6 mai, faut pas que Sarkommence ». Assurément, un beau et puissant 1er mai !

 

Sur le 1er mai, l’ombre de Pétain

Le sarkozysme, est-il un néo-pétainisme ?

Depuis 5 ans, je croyais comme beaucoup d’autres avoir tout vu, tout entendu, tout lu concernant la grossièreté, le mensonge, la manipulation, le cynisme de ce président qui a tant affaibli et défiguré notre pays. Un pays gravement malade, malade du sarkozysme.

En s’attaquant aux syndicats, en annonçant un rassemblement pour opposer les salariés entre eux lors de la journée internationale des travailleurs, le candidat UMP franchit un nouveau pas dans la provocation.

Il y aurait d’un côté, le « vrai travail », de l’autre ?

Ce pas symbolique mais révélateur s’inspire d’un autre temps… le temps du Maréchal Pétain. C’est en effet le régime de Vichy qui a supprimé la tradition du 1er mai, voulant rompre avec cette journée de solidarité ouvrière pour instaurer une fête …du travail (discours de Pétain à Saint-Etienne, le 1er mars 1941).

A l’origine, le 1er mai n’est évidemment pas la fête du travail mais celle des travailleurs, c’est la fête des opprimés contre les oppresseurs : c’est la grande journée internationale de solidarité des travailleurs du monde entier.

Rappelons donc ce qui est aux racines du mouvement ouvrier. C’est à l’occasion de son 2ème congrès, le 20 juin 1889 à Paris que la II° Internationale a voté le principe d’une journée de mobilisation et de solidarité internationale des travailleurs (article de Laurent Mauduit sur le site d’information Mediapart). Le 1er mai fut choisi en commémoration des grèves qui 3 ans plus tôt à Chicago avaient débouché sur une répression meurtrière (pendaison pour l’exemple des principaux meneurs des grévistes).

Faut-il rappeler à cette droite, dont certains leaders n’ont plus rien de républicains, les noms des « martyrs de Chicago » ? C’est leur mémoire que l’on commémore chaque 1er mai. Faut-il leur rappeler que le 1er mai 1891, à Fourmies dans le nord de la France, la troupe tire sur la foule pacifique des ouvriers qui manifestent et fait 10 morts ?

Sarkozy n’ignore ni l’histoire des combats ouvriers, ni celle honteuse du régime de Vichy. Il s’agit donc d’un « clin d’œil appuyé et délibéré aux heures les plus sombres de la France ».

Depuis l’âge de 18 ans, j’ai très rarement manqué le défilé du 1er mai, à Paris, puis à Albi voire quelquefois à Castres. Face à cette droite extrême et à l’extrême droite, le 1er mai 2012 à Albi aura pour moi, et pour vous sans doute,  une solennité particulière. Ce sera derrière les syndicats un 1er mai de solidarité et de combat.

Dans un communiqué, Jean François Kahn écrit : « Pour la 1ère fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement pétainiste, sortir de la bouche d’un président de la République encore en place. Quoiqu’on pense de son challenger social-démocrate, l’hésitation n’est plus possible, plus tolérable : tous les Républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre nation commune, qu’ils se réclament de Jaurès, de Clémenceau, de De Gaulle, de  Mendes France ou de Robert Schuman, doivent voter de façon à barrer la route à l’apprenti sorcier et à permettre qu’on tourne cette page. »

Déclaration d’Henri Emmanuelli, député PS des Landes :  » Je suis stupéfait de voir les gaullistes regarder sans rien dire un candidat de droite rejoindre les valeurs du pétainisme ».

Quant au Front  de Gauche, il sera massivement présent derrière les syndicats ce 1er mai à 10h à Albi.

De même le Front de Gauche appelle toutes celles et ceux qui disent «  Et maintenant, Sarkozy dehors ! » et qui veulent s’engager aux côtés des candidats pour les élections législatives, à un pique-nique républicain, ce même 1er mai à partir de 12h30, au parc de Gourjade à Castres.

Rappel :

ASSEMBLEE  FRONT DE GAUCHE 1ère et 3ème CIRCONSCRIPTIONS

VENDREDI 27 AVRIL 18h30 BOURSE DU TRAVAIL   CASTRES


 

Solidarité chômage Tarn

« Celui qui se bat peut perdre. Celui qui ne se bat pas a déjà tout perdu ».

En cette fin de matinée de lundi, beaucoup d’animation sur l’esplanade face à l’entrée de la Maison commune de l’emploi et de la formation – Pôle emploi- .

solidarite3.jpgL’association Solidarité chômage Tarn accompagnée de deux chorales -Ephémère et Motus Vivendi- et de l’orgue de barbarie de notre amie Sylviane Blanquart, était présente pour à la fois vaincre la solitude que connaissent beaucoup de chômeurs mais aussi protester contre les campagnes haineuses de stigmatisation orchestrées par la droite contre les demandeurs d’emploi.

Chansons, slogans, la bonne humeur était au rendez vous.

Chômage, exclusion, précarité, radiations abusives, procédures sans fin…

L‘association Solidarité Chômage Tarn qui a son siège à Castres, 6 rue Sabaterie, 05 63 59 32 11, tient permanence chaque jour de la semaine.

Ses buts , écouter, échanger et rompre l’isolement, défendre les droits des chômeurs et précaires, soutenir et développer les actions en faveur des personnes en situation difficile.

Initiative positive qui en appelera certainement d’autres. Vous découvrirez ci-dessous les paroles modifiées de la célébre chanson de Georges Brassens, « les Copains d’abord ». N’hésitez pas à la chanter ! 

Dignité d’abord

Musique : Georges Brassens « Les copains d’abord »

Paroles C. Cadier pour la Chorale FMR

 

Non, ce n’est pas de tout reposD’êtr’ sans argent et sans boulotQu’on le dise enfin haut et fort,

Enfin haut et fort

Qu’on l’dise au fond des ministères

On n’a pas choisi la galère

On veut la dignité d’abord,

Dignité d’abord.

- – - – - – - – - – - – -

Assez de contrôles humiliants

On n’est pas qu’des identifiants

On n’est pas d’la chair à patron

D’la chair à patron

On nous trait’ comme des playmobils

Soumis à des lois imbéciles

On veut plus d’vos convocations,

Non aux radiations !

 - – - – - – - – - – - – - – - – - -

On s’fait traiter de profiteurs,

De paresseux et de fraudeurs

Quand on n’a pas un sou en poche

Pas un sou en poche

Et qu’on nous fliq’ à tout bout d’champ,

Qu’on nous puniss’ comme des enfants,

Ca nous fait un présent bien moche,

Y’a quelqu’ chose qui cloche.

 - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - -

Quat’ cents cinquante euros par mois,

On survit à peine avec ça

Pour manger et pour le loyer

Et pour le loyer

Pour assurer le quotidien,

Payer les factures avec rien,

Faut du courage et d’ l’énergie

Des talents aussi.

 Des talents et des savoir-faireQui mériteraient un salaireOn en a plein tous nos CV

Plein tous nos CV

Oui mais les patrons n’embauch’ pas

Et quand on cherche on ne trouv’ pas

Nous ce qu’on veut c’est travailler

On veut travailler.

 - – - – - – - – - – - – - – - – - – -

Dans le pays des droits de l’homme

C’est les plus pauvres qu’on assomme

Et ça rassure les marchés

Rassur’ les marchés

C’est pas du tout dans la logique

Des valeurs de la république

Nous on veut plus d’humanité

Solidarité.

 - – - – - – - – - – - – - – - – - -

Non, ce n’est pas de tout repos

D’êtr’ sans argent et sans boulot

Qu’on le dise enfin haut et fort,

Enfin haut et fort

Qu’on l’dise au fond des ministères

On n’a pas choisi la galère

On veut la dignité d’abord,

Dignité d’abord.

 http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_LOCALES_TARN

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