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14 juillet 2011 : le discours anti-Sarkozy de Raymond Aubrac

Notre hommage à Raymond Aubrac

Nicolas Sarkozy a vanté ce mercredi la mémoire de Raymond Aubrac, un de ces « héros de l’ombre qui ont sauvé l’honneur de la France, à un moment où elle semblait perdue », ajoutant : « Nous avons le devoir d’en maintenir le souvenir vivant au cœur de notre mémoire collective. »

Puisqu’il nous y invite, et que c’est un devoir, participons à cet exercice de mémoire, en retrouvant un souvenir assez récent : le 14 juillet dernier, à la Bastille, une centaine de militants des droits de l’homme étaient réunis pour protester contre la politique sécuritaire du gouvernement.

Parmi eux figurait Raymond Aubrac, 97 ans, qui a lu l’appel à manifester du collectif «  Non à la politique du pilori » :

« Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les gens du voyage, les Français d’origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d’«assistés»… Elles ont ressorti le vieux mensonge d’une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République. Aujourd’hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d’extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l’autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

Nous refusons cette République défigurée; celle que nous voulons, c’est la République «laïque, démocratique et sociale» que proclame notre Constitution; celle du 14 juillet 1789, du Rassemblement populaire de 1936, celle enfin du Conseil national de la Résistance. Celle qui s’attache inlassablement à garantir à tous l’égalité en dignité et en droits, l’égale liberté, l’égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

Deux cent vingt deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l’échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit: en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd’hui et demain ».

Rendez-vous ce mercredi 18 avril, place Jean Jaurès à partir de 17h, rassemblement à l’appel du Front de gauche pour soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon et des candidats aux élections législatives (nombreux témoignages, interventions politiques, animations musicales, etc…)

 

Le Front de gauche fait la Foire…

… agricole de Réalmont

En ce dimanche matin les sympathisants du Front de gauche s’étaient donné rendez-vous à la Foire agricole de Réalmont, l’occasion de distribuer un spécial 4 pages de grande qualité « Avec le Front de gauche, pour un nouveau modèle agricole ».

Que de monde, trop de monde ! Difficile de circuler, de se rendre d’un point à un autre. Le journal est bien perçu. Difficile donc d’engager la conversation. A vrai dire il y a deux foires en une. L’une purement agricole, découverte de l’élevage, bovins ou ovins, l’aviculture, bien sûr le village gourmand et les productions tarnaises, des espaces consacrés au matériel agricole et puis l’autre foire où l’on se bouscule, marchands et artisans, trop nombreux et donc trop serrés, trop divers aussi. Résultat, l’agriculture devient prétexte. L’on annonce 900 exposants sur 9 ha, 60 000 visiteurs, les enfants ne sont pas à la fête…

Comment mettre en valeur la réalité du monde agricole tarnais ? Paysans, éleveurs, monde en pleine mutation. Paysans et éleveurs dont certains en grande souffrance, baisse des revenus, endettement,  disparition d’exploitations familiales, etc… J’aurai aimé rencontrer davantage cette réalité.

Pourquoi pas des stands pour les syndicats agricoles ? Pourquoi pas un forum sur l’agriculture tarnaise ? Dommage !

Le secteur agricole du Front de gauche (paysans, salariés de l’agriculture, de l’industrie agro-alimentaire, enseignants agricoles, chercheurs, élus locaux…) a élaboré pour cette campagne présidentielle un programme sérieux qui répond à l’attente de milliers d’agriculteurs et de…consommateurs.

Le 4 pages répond à l’urgence agricole : « Une agriculture écologique et créatrice d’emplois, des campagnes vivantes, une alimentation de qualité pour tous ». Comment en France ou en Europe nos campagnes ont été bien souvent dévastées par le libéralisme ou le productivisme.

L’objectif affiché est la création de 300 000 emplois dans l’agriculture et la garantie d’une juste rémunération du travail paysan. La transition écologique de l’agriculture s’impose de même que promouvoir un aménagement équilibré du territoire. La transition écologique de l’agriculture est une devoir « après 40 ans de dégâts du productivisme, il faut revoir nos modes de production et de consommation (…) mettre fin à l’usage massif de produits chimiques, à la destruction de la biodiversité et à la contamination des exploitations ».

Le Front de gauche fait 26 propositions pour un nouveau modèle agricole. Prenons la proposition 21 : «  Introduction immédiate, chaque fois que de besoin, de prix minimums garantis aux producteurs et  d’un encadrement des marges de la grande distribution par un coefficient multiplicateur, pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée et une maitrise des prix à la consommation ».

N° 23 : « Plan contre la précarité en milieu agricole  et pour l’amélioration des retraites agricoles  et la revalorisation du salariat de l’agriculture et des industries agro-alimentaires ». Proposition n°26 : «  Renforcement de l’enseignement agricole public, libération du poids des lobbys, intégration dans l’éducation nationale, évolution des formations au service de la transition écologique de l’agriculture ».

Impossible de tout vous présenter, le mieux évidemment sera de vous rendre à Puylaurens, le vendredi 13 avril pour participer au Forum départemental sur l’agriculture organisé par le Front de gauche  avec Michel de Chanterac et les interventions de Laurent Levard (auteur du livre « Pour une nouvelle révolution agricole ») et Charles Abrial (ancien porte-parole de la Confédération paysanne), etc…

 

www.placeaupeuple2012.fr

L’imagination au pouvoir 

Les habitants de notre ville se divisent encore en deux catégories : celle qui connaît et apprécie ô combien le site de la campagne électorale du Front de gauche : Place au peuple 2012 et qui d’ailleurs ne peut plus s’en passer, visites quotidiennes à la découverte du dernier clip ; celle qui ne connaît pas encore son existence. Alors si vous faites partie de cette dernière catégorie, ne restez pas à l’écart. Pour vous aider, j’ai sélectionné pour vous, le choix était difficile, les dernières créations. Je vous en prie, ne me remerciez pas et passez un bon moment souvent très instructif. 

 

  

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Invisibles, reprenons la Bastille. par PlaceauPeuple

 

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The Capitalist par PlaceauPeuple

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Quizz Ecolo par PlaceauPeuple

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Etre une Femme par PlaceauPeuple

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Notez le dés maintenant, Jean-Luc Mélenchon, jeudi 5 avril – 19h – Place du Capitole – Toulouse

 

Ce soir : « Les nouveaux chiens de garde »

C’est au cinéma Le Lido à Castres à 21h

 

C’est l’équipe de Radiom 89.7FM qui animera cette soirée et enregistrera le débat que vous pourrez retrouver en podcast sur leur site web. Elle vous invite à venir interagir et exprimer vos opinions sur l’indépendance, le pluralisme, et l’objectivité de la presse d’aujourd’hui…
Au pays où la liberté d’expression est censée être acquise et les pouvoirs bien séparés, quelles sont les connivences entre journalistes, politiques et grands groupes industriels?

Ce documentaire à la Michael Moore, quelques semaines avant l’élection présidentielle, vient donc taper dans la fourmilière censée éduquer, aiguiller le pays à grands coups d’éditos, de débats télévisés et d’analyses soit-disant objectives.
Entre relations de pouvoir et indépendance, venez participer au débat et c’est à Castres que tout cela se passe! Bravo.

 «  Les nouveaux chiens de garde » , un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat :

« Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir.

Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise ». 

Le montage, rythmé, alterne analyses d’économistes (Jean Gadrey, Frédéric Lordon…) et de nombreuses archives : mention spéciale à Alain Minc, vantant en 2008 la capacité naturelle des marchés financiers à s’autoréguler…

Assurément, un bon moment sans doute un bon débat … pour ensemble se réchauffer. 

A voir :

La bande annonce  »Les nouveaux chiens de garde »

A lire, il n’est jamais trop tard  : « Les nouveaux chiens de garde » Serge Halimi, Ed. Raisons d’agir, 6€

 

Il y a 50 ans le massacre de Charonne

Le 8 février 1962 : un crime d’Etat

 

Nous n’oublions pas, non pour « ressasser le passé » mais parce qu’un demi siècle plus tard, l’actualité nous enseigne que « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ».

Le 8 février, des milliers de manifestants pacifiques qui avaient répondu à l’appel de nombreuses organisations syndicales (CGT, CFTC, SNI, UNEF, SGEN…) et politiques (PSU, PCF, UFF et Mouvement de la Paix) s’apprêtaient à se disperser boulevard Voltaire à Paris.

Ils avaient défilé pour la paix en Algérie, ils protestaient contre les attentats de l’OAS qui avaient visé des dirigeants politiques de gauche, notamment du Parti Communiste mais aussi le doyen Georges Vedel, André Malraux ministre du Général de Gaulle. La fille des concierges de l’immeuble où résidait celui-ci, la petite Delphine Renard, 4 ans, est alors défigurée.

La guerre d’Algérie touchait à sa fin, les Accords d’Evian allaient être conclus le mois suivant et déboucher sur le cessez le feu le 19 mars. 

Les forces de police déchaînées, excitées par le préfet Papon, le même, responsable 4 mois auparavant le 17 octobre 1961 du massacre des Algériens à Paris, ont chargé les manifestants.

 Très vite, il y eut plusieurs centaines de blessés gravement atteints, certains manifestants tentent de fuir par le métro Charonne, ils se retrouvent bloqués sur les escaliers d’entrée.

Les policiers jettent alors dans la bouche du métro des lourdes grilles de protection des arbres, les tables en marbre d’un café voisin. On comptera 9 morts, tous adhérents à la CGT dont 8 communistes. Parmi eux, 3 femmes et un enfant de 15 ans. Ils étaient ouvriers, employés ou techniciens.

La volonté de tuer a été évidente, elle est attestée par les souvenirs de syndicalistes de la police et par les travaux des historiens. L’émotion est considérable.

Dés le 9 février ont lieu de nombreux débrayages et mouvements de grève  rassemblant plus de 2 millions de participants.

Le 13 février, à Paris, un million de personnes accompagnent les cercueils des martyrs de la Bourse du Travail au Père Lachaise.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’il aura fallu attendre 1982 pour que l’interdiction qui frappait jusqu’alors l’hommage public aux morts de Charonne soit enfin levée.

Un comité Vérité et Justice s’est constitué. 50 ans après le drame, il exige qu’enfin le crime d’Etat soit reconnu.

Aujourd’hui à Paris, un hommage est rendu avec une prise de parole de la CGT-RATP dans le métro Charonne, les interventions de Pierre Laurent, de Bernard Thibaut et de Bertrand Delanoé puis départ en manifestation vers le cimetière du Père Lachaise où sont enterrées les victimes de la répression policière.

C’est aussi au nom des morts de Charonne que je continue, que nous continuons à mener avec détermination le combat pour la dignité humaine et le droit des peuples.

« Dans l’ombre de Charonne » Bande dessinée qui vient de paraître, de Désirée et Alain Frapier (préface de Benjamin Stora)