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B.Carayon : un danger pour la démocratie

«  Le ministre Mercier et le député UMP Carayon veulent museler un magistrat »

Tel est le titre d’un article paru ce jour sur le site d’information Médiapart, je vous laisse en prendre connaissance…

« Bien qu’étant garantie par la Constitution, la liberté de parole à l’audience dont jouissent les magistrats du parquet est une fois de plus remise en question de manière insidieuse par le ministère de la justice. Selon des informations obtenues par Mediapart, le vice-procureur Philippe Mao, du tribunal de Castres (Tarn), a été convoqué jeudi 26 janvier à l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) pour se voir reprocher une phrase prononcée lors d’un réquisitoire.

7 décembre 2011. Jean-Yves Podeur, 48 ans, ancien sergent-chef au 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres, par ailleurs adhérent du Front national, comparaît devant le tribunal correctionnel. Jugé pour « violation de sépulture », il doit répondre de la profanation de trois tombes du carré musulman du cimetière local, sur lesquelles il a déposé des couennes de porc. L’ancien para a été confondu par son ADN.

A la barre, le prévenu bafouille qu’il s’était donné pour mission de « défendre la chrétienté contre les musulmans qui l’envahissent », et avait voulu faire une « provocation », mais sans préméditer son geste. Penaud, il présente ses excuses aux familles et aux associations des parties civiles.

Alors que l’ancien para risque un an de prison ferme, le vice-procureur Philippe Mao ne requiert contre lui que quatre mois avec sursis (l’homme sera finalement condamné à trois mois avec sursis et 1.000 euros de dommages et intérêts). Le magistrat déclare notamment ceci (selon le compte-rendu de La Dépêche du Midi) : « Ce que nous avons à juger, c’est le résultat d’un vent mauvais qui souffle sur notre pays depuis de nombreuses années et dont je crois pouvoir dire que les plus hautes autorités de l’État n’y sont pas étrangères et alimentent ce climat même si ce ne sont pas les seules. Il y a les incendiaires qui poussent avec leurs mots et ceux qui les appliquent. »

Le procès s’achève sans incident, et la hiérarchie judiciaire ne bronche pas quand paraissent les articles de presse, le 8 décembre.

Mais 48 heures plus tard, le député (UMP) Bernard Carayon pique une colère à l’antenne d’une radio locale et dans La Dépêche : « Ces propos, qui établissent un lien entre cet acte inqualifiable et la politique engagée par le chef de l’Etat, sont indignes d’un magistrat, profondément antirépublicains, et appellent une réponse judiciaire ou administrative appropriée », rugit l’élu, qui est l’un des animateurs de la Droite populaire (et un ancien membre du GUD).

Maire de Lavaur (Tarn), Bernard Carayon s’en est déjà pris à plusieurs reprises aux magistrats, critiquant des remises en liberté à l’issue de gardes à vue, ou le manque de comparutions immédiates. Selon des sources judiciaires, l’élu est tenu au courant des procédures en cours, par des gendarmes notamment.

Chez les bœuf-carottes à la demande du député ?

Curieusement, la machine administrative de la justice s’est mise en marche après la sortie musclée du député Carayon, et bien que l’affaire soit minime. Selon des sources judiciaires, l’Inspection générale des services judiciaires a déjà entendu ces jours-ci le procureur général et le premier président de la cour d’appel sur cette affaire. Elle convoquera également les trois magistrats qui siégeaient au tribunal correctionnel le 7 décembre, ainsi que la greffière, le procureur de la République, et même son prédécesseur…

Inédite autant que symptomatique, l’affaire est suivie de très près par les organisations professionnelles, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), qui dénoncent une volonté répétée de museler juges et parquetiers.

A l’USM, qui a défendu récemment devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) un vice-procureur de Bobigny qui avait comparé des policiers frappeurs et menteurs à la Gestapo, on rappelle l’évidence : « Les magistrats du parquet ont la liberté de parole à l’audience, sauf à commettre une infraction ou un manquement grave à leurs obligations, ce qui ne semble pas être le cas dans cette affaire. »

La pilule de Castres risque d’avoir d’autant plus de mal à passer dans le monde judiciaire que Michel Mercier a annoncé son intention de renvoyer la juge Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM, alors qu’il n’envisage aucune sanction contre le procureur de Nanterre Philippe Courroye, pourtant mis en examen dans l’affaire d’espionnage des journalistes du Monde.

 

Au Syndicat de la magistrature, on est très remonté. « Qu’un député veuille faire taire un magistrat est déjà pathétique, mais que le ministre actionne l’inspection des services judiciaires, c’est grave », lâche Matthieu Bonduelle, le président du SM.

« Que ces gens-là se sentent agressés parce que l’on rappelle un climat bien réel, qui a notamment abouti au procès de Brice Hortefeux pour injure raciale ou au retrait de la circulaire sur les Roms, et qu’ils utilisent pour se défendre les moyens de l’Etat, c’est hallucinant. Michel Mercier n’est pas le garde de l’UMP mais le garde des Sceaux », assène le président du SM, selon qui « l’Etat n’est plus du tout impartial ».

Le député Carayon a un nouveau motif de se plaindre de la justice. Le 4 janvier, un homme contre lequel il avait déposé plainte pour « diffamation envers une personne représentant l’autorité publique » a été relaxé par le tribunal correctionnel de Castres. Les juges ont constaté que les propos incriminés, notés par un policier municipal zélé, avaient été tenus dans un cadre privé, en l’absence de Bernard Carayon, et ne visaient pas ses fonctions. Moyennant quoi, l’affaire relevait au mieux d’une simple amende devant le tribunal de police. »

N.B. Lire également :  http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/28/1271645-un-magistrat-castrais-subit-les-foudres-de-carayon.html

 

Mélenchon à Besançon

Il y a quarante ans, les LIP : l’imagination au pouvoir

 

Qui ne se souvient pas de la très juste et belle phrase de l’historien Fernand Braudel : «  Un présent sans passé n’a pas d’avenir » ? Phrase relue cette semaine dans Midi Olympique.   Eh oui, le monde du rugby a de la culture !

Ce soir, j’ai assisté en direct ( c’est beau le progrès) au meeting tenu par Jean Luc Mélenchon à Besançon. Un discours tonique, galvanisant la salle , très argumenté, quelle ambiance ! Allez donc faire un tour sur le site Place au peuple 2012 ! Plus de 4500 personnes.

C’est l’occasion de revenir sur une des luttes les plus emblématiques des années 70, pas pour ressasser le passé mais pour transmettre une mémoire ouvrière et éclairer l’avenir.

Toute la gauche s’était alors retrouvée au cours d’une très grande manifestation de plus de 100 000 personnes à Besançon. J’en étais, histoire commune de toute une génération. Cette même histoire qui recommence aujourd’hui.

A l’heure où les modèles de Scop se popularisent, l’expérience autogestionnaire des « Lip » reste une source d’inspiration.

 

Ci dessous, texte de Maxime Prieto, paru sur le site du Parti de gauche :  

« C’est possible : on vend, on fabrique, on se paie ! » C’est le slogan que l’on pouvait lire à l’entrée de l’entreprise de montres « Lip ». A l’été 1973, les salariés en grève contre un plan de licenciement massif ont franchi le pas : ils ont remis en route la chaîne de montage, sans l’accord de leur patron. Comment en sont-ils arrivés là ? D’abord, il y eut le mépris des dirigeants de l’entreprise : « 480 à larguer ». Formulation brutale pour annoncer les licenciements, que les salariés découvrent dans une sacoche en les séquestrant. Et puis il y eut la violence des policiers, venus les déloger, n’hésitant pas à défoncer sans ménagement les portes. Dans le documentaire de Christian Rouaud, Les LIP l’imagination au pouvoir (sorti en 2007), Charles Piaget, un des leaders syndicalistes résume la pensée des ouvriers : « Ça nous a choqués, nous qui avions été si attentifs au cours des grèves précédentes à ne pas rayer un mur. » Piqués au vif, les « Lip » se rendent compte qu’ils sont les seuls à respecter l’entreprise et la condition des travailleurs. L’usine tournera donc sans dirigeants. C’est l’autogestion qui se réalise.

Une vente sauvage de montres est organisée, le succès est immédiat. En six semaines, le chiffre d’affaires représente 50% du total d’une année ordinaire. « Le plus grand moment d’exaltation », témoigne toujours dans le documentaire de Christian Rouaud, une ouvrière de Lip, « ça a été notre paie sauvage. On a touché du doigt le fait que c’était possible. »

Dans la France post-soixante-huitarde, les « Lip » deviennent le symbole d’une classe ouvrière qui n’a plus peur de rien, qui n’attend plus les consignes pour agir. De tout le pays et même d’Europe, les visiteurs se précipitent à Besançon, l’usine devient un lieu de pèlerinage. Dans une région marquée par l’influence chrétienne, l’évêque apporte son soutien au mouvement. Lorsque les gendarmes mobiles sont de nouveau envoyés évacuer l’usine, de nombreuses entreprises locales se mettent en grève par solidarité. Sous une pluie battante, 100 000 personnes manifestent dans les rues de Besançon, du jamais vu.

L’opposition de l’Etat et du grand patronat est féroce. Après l’échec des négociations à l’automne, le Premier Ministre Pierre Messmer l’annonce : « Lip c’est fini ! ». L’arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d’Estaing en mai 1974 marque l’émergence d’un capitalisme financier au détriment du capitalisme industriel. Le nouveau président de la République aurait alors déclaré au sujet des ouvriers de Lip : « qu’ils soient chômeurs et qu’ils le restent. Ils vont véroler tout le corps social. » La fin de Lip ressemble à un règlement de compte impitoyable. L’entreprise automobile Renault, alors nationalisée, retire brusquement ses commandes et les banquiers refusent de prêter l’argent nécessaire à la survie de Lip.

Il est toujours périlleux de réécrire l’Histoire. Mais si les conditions politiques avaient été différentes en 1974 ? Si la gauche et le programme commun avaient remporté l’élection présidentielle, l’issue du combat des « Lip » aurait-il été différent ? Quoiqu’il en soit, les ouvriers et les ouvrières de Lip nous laissent en héritage une démonstration. Si les patrons ne peuvent pas se passer des ouvriers pour faire tourner une usine, les ouvriers, eux, peuvent très bien se passer de patrons ! Aujourd’hui, l’économie sociale et solidaire proposée par le Front de Gauche réactualise cette perspective : ni propriété privée, ni propriété étatique, une entreprise peut être gérée directement par ses salariés. A chacun d’y méditer.

Les LIP, l’imagination au pouvoir ( bande-annonce)

 

RAPPEL :  VŒUX TRES POLITIQUES  -  FRONT DE GAUCHE -

Géraldine ROUQUETTE 1° circonscription - Philippe GUERINEAU 3° circonscription

Jeudi 26 janvier à partir de 18h – Parc Expo (salle du restaurant n°2) Castres

Apéro- concert

 

Cinquième chronique du règne de Nicolas 1er

Sa majesté demanda ce qu’ils criaient. Le Cardinal de Guéant, qui avait l’oreille fine, lui répondit :  «  Ils crient : Dégagez, Sire ! »

 

Vous qui lisez ce blog depuis fort longtemps (eh oui !), vous avez pu découvrir la présentation que je faisais des livres de Patrick Rambaud : le 12/01/2010, Troisième chronique du règne de Nicolas 1er  , le 27/01/2011, Quatrième chronique du règne de Nicolas 1er . En ce début d’année 2012, la Cinquième chronique vient donc de sortir en librairie et je me dois bien évidemment, vous en faire part.

Nous en sommes sûrs, c’est l’avant-dernière, enfin la délivrance pour l’auteur ( c’est lui qui le dit) et pour nous-mêmes !

Bon, à la lecture de l’ouvrage, toujours de grands moments de plaisir même si, bien souvent, les sujets traités sont graves voire dramatiques. Style de l’auteur, humour caustique …nous avons l’occasion presque au jour le jour  de suivre les pérégrinations de «  Notre Versatile Majesté », « Notre Trépident Tyranneau » , « Notre Prince  Vigoureux », «  Notre Ferme Leader », « Notre Intense Monarque », « Notre Explosive Majesté », « Notre Sagace Souverain »… arrêtons là, la liste est longue pour qualifier celui que vous connaissez.

Cinq chapitres pour rappeler ce que furent ces derniers mois. Quelques sous titres : « La circulaire Hortefouille », « Le Duc de Nice et le Baron Ciotti font du zèle », « Le Duc de Valenciennes considéré comme un dindon », «  Le Vicomte de Saint Germain costumé en Malraux », «  Le Loup Servier », « La querelle des retraites », « Passage en force des troupes impériales »,  … J’en passe et des meilleurs…

Voici un court extrait pour vous donner une idée de l’ensemble du livre :

« (…) L’Abbé Buisson (conseiller de Sarkozy) était un homme de l’ombre qui avait l’oreille du Prince. Sous son crâne lisse comme un œuf de cane se lovait une vipère ; tentateur et démoniaque, dans sa veste en cuir noir, avec une tournure de potard et un visage de poupon usé, il figurait en mauvais génie. Le père Buisson connaissait à l’intime cette frange excessive du peuple vers quoi il poussait notre Versatile Majesté ; il avait une culture solide mais orientée à tribord ; dés le berceau il avait mariné dans la droite des ultras, chantant les écrits de M.Maurras, l’Algérie française et la messe en latin.

L’abbé attendait le soir pour venir au Château, grimpait à l’étage par un escalier secret et, sortant d’une bibliothèque de faux livres qui coulissait, parvenait près du monarque dans un bureau aux volets clos. Là il lui livrait l’opinion des Français que mesuraient ses services pour un traitement assez rondelet.

Ainsi souffla-t-il au Souverain Ravi son éternelle stratégie : « Il faut une crise et un chef. La crise, nous y sommes, car il y en a toujours une depuis des lustres et ce chef, c’est toi. Va parler aux mécontents de leur sécurité, joue sur les émeutes récentes, trouve des coupables à dénoncer, il en faut toujours pour simplifier la réalité. La sécurité, voilà ton point fort. Parle des étrangers qui nous submergent et cassent tout, oublie qu’ils rapportent 12 milliards par an aux caisses de l’Etat, peins – les en sombre, mélange tout cela comme dans un shaker et frappe ! ».

Le Prince se porta avec joie dans cet immédiat simplet parce que la superficie des choses lui convenait et qu’il saurait flatter le gros de sa basse – cour impériale …». 

Patrick Rambaud termine avec ces mots : « A suivre une dernière fois, espérons le ».

Oui, espérons le ! En attendant, bonne et plaisante lecture. Même si je ne peux m’empêcher de penser , le livre à peine refermé, à cette phrase de Beaumarchais qui me revient en mémoire « Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer »

  » Cinquième chronique du règne de Nicolas 1er  »  Patrick Rambaud, Ed. Grasset, 14,30€

 

L’Antidote se souvient de l’année 2011

Rétrospective d’événements petits ou grands relatés par ce blog 

Encore une année, me direz vous, eh oui l’aventure continue et vous êtes de plus en plus nombreux à consulter régulièrement ou non l’Antidote. De janvier à décembre, près de 180 articles (en moyenne 16 par mois) dur labeur ! mais passionnant.

Au delà des dossiers principaux : L’EAU,L’AUTOROUTE, LA VIDEOSURVEILLANCE … mais aussi l’Albinque, « le carré Gambetta », Lameilhé, Laden Petit Train … mais aussi l’actualité municipale, les mobilisations sociales, la vie associative, les coups de cœur culturels … mais aussi …

Difficile donc de vous présenter les 12 articles de l’année qui dans leur diversité indiquent cependant qu’au delà d’une « pensée unique » , une certaine forme de résistance apparaît et s’organise.

A vous d’apprécier  …ou pas . 

JANVIER 

Une cérémonie de vœux grandiose

Le 6 janvier 2011

Il n’y a pas de mots assez forts pour relater l’événement ni pour exprimer la magie d’un tel rendez vous. Laissons donc la parole au maire de Castres qui a bien voulu nous raconter en exclusivité le déroulement de la soirée. [ Lire la suite…]

 

FEVRIER 

Un P.L.U. qui rapporte gros

Qui veut gagner des millions ? 

Pour comprendre ce qui va suivre, il est indispensable de relire ce que j’écrivais dans ce blog le 13 septembre 2010 : «  70 000 m2 – On ne nous dit pas tout… » au sujet de l’implantation de l’hypermarché Leclerc à la sortie de Castres, route de Lautrec. [ Lire la suite…]

 

MARS 

Bernard Carayon et la piste chinoise

Bernard Carayon envisage-t-il de démissionner ou de présenter au moins ses excuses aux trois cadres de chez Renault injustement accusés …et virés ? [Lire la suite…]

 

AVRIL 

Du « Carré Gambetta » à la place de l’Albinque…

Le maire de Castres s’obstine dans l’erreur

Stupéfaction : à  aucun moment, lors des précédentes élections municipales et depuis , au cours des divers Conseils municipaux, il n’a été question d’abandonner le patrimoine de la Ville entre les mains d’un grand promoteur immobilier [ Lire la suite…]

MAI 

Lendemains de fête à Laden Petit – Train

Un samedi de bonheur partagé Je crois n’avoir manqué au cours de ces 20 dernières années aucune fête de quartier à Laden Petit – Train. [ Lire la suite…]

JUIN

Pourquoi aller mourir en Afghanistan ?

Avoir 20 ans en Kapisa et y laisser la vie 

Il y aura bientôt 3 ans, le 18 août 2008, que nous apprenions la mort au combat de 8 soldats du 8°RPIMa, terrible information. [ Lire la suite…]

JUILLET

Une stratégie de la tension bien orchestrée

Assez de provocations !

Comment peut-on, partant de la place Soult, parcourir une partie de l’Ecusson, traverser la Place Jean Jaurès en rangs serrés, au pas cadencé, crânes rasés, vêtus de T-shirts noirs, au nombre d’une trentaine  [ Lire la suite…]

 

AOUT 

La Vivarié : indigne et inhumain

Non assistance à personnes en danger

 Comment peut-on supporter et tolérer le sort réservé par le maire de Castres à certains habitants de l’aire d’accueil de la Vivarié , dénommée aire d’accueil des gens du voyage ? [Lire la suite…]

SEPTEMBRE 

Lo Bolegason : du beau bébé au bel enfant

1996-2011 : 5 ans de travail, 10 ans de fonctionnement

A la veille de souffler avec joie les 10 bougies pour le Bolegason, force est de constater que P.Bugis fait de cet anniversaire une misérable petite opération politicienne. [ Lire la suite …]

 

OCTOBRE 

Vandalisme à l’Hôtel de Viviès

Un Patrimoine local à l’abandon 

Castres a de nombreux hôtels particuliers dont les deux plus fameux sont sans doute l’Hôtel de Nayrac et l’Hôtel de Viviès [ Lire la suite…]

 

NOVEMBRE 

Le clan des sept 

Hors d’ici, la parité !

Chaque samedi dans le journal Libération, Gérard Lefort analyse une photographie. Il tente de nous faire comprendre ce qui fait sens , de faire apparaître des détails qui nous avaient échappé et comment l’imprévu peut surgir. [ Lire la suite …]

 

DECEMBRE 

Autoroute : dans le mur en klaxonnant

Est-il encore possible de faire entendre la voix de la raison ? 

Ah ! se disent chaque jour de nombreux automobilistes entrant à Castres ou sortant de Castres vers Toulouse, subissant des embouteillages devenus maintenant habituels, si l’on avait écouté tous ceux qui revendiquaient la priorité d’une liaison routière rapide, sûre et…gratuite entre Castres et Toulouse… [ Lire la suite…]

Alors, on continue en 2012 ? On continue … pour que vive 2012 !

 

Appel des vétérans de la Résistance pour 2012

Pour : Tout candidat à un mandat public en 2012

Raymond Aubrac

Le 8 mars 2004 treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.

Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle.

Stéphane Hessel

Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :
    des causes politiques des injustices sociales,
    des raisons des dérégulations internationales,
    des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du Conseil National de la Résistance « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944. Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

Daniel Cordier

Avec les associations « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » et « Résister Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielles et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine  « Liberté Egalité Fraternité ».

- Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Marie José Chombart de Lauwe

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale.

Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Georges Séguy

- Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
    Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
    Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
    Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.

Charles Paperon

            Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’ « Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

 - Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.

Walter Bassan

Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie. 

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute-nécessité de l’épanouissement de tous et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.

Pour signer cliquez sur le lien : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N17807


Odette Niles

 

Les 15 signataires initiaux

  Raymond AUBRAC
Résistant, co-fondateur du mouvement Libération-Sud.
  Stéphane HESSEL
Combattant de la France libre, déporté, secrétaire de la commission ayant élaboré à l’ONU la Déclaration universelle des droits de l’homme, ambassadeur de France.
  Daniel CORDIER
Secrétaire de Jean Moulin pendant l’Occupation, engagé dans la « Légion de Gaulle », membre du Bureau central de Renseignements et d’Action
  Marie-José CHOMBART DE LAUWE
Résistante, déportée, actuelle présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation.
  Georges SEGUY
Résistant, déporté, ancien secrétaire général de la CGT
  Charles PAPERON
Combattant volontaire de la Résistance.
  Walter BASSAN
Résistant, déporté.
  Odette NILES
Détenue, compagne de Guy Môquet à Châteaubriant.
  Noella ROUGET
Résistante, déportée.
  Henri BOUVIER
Combattant volontaire de la Résistance, déporté.
  Pierre MORIAU
Ancien combattant et résistant.
  Léon LANDINI
Résistant, membre des Francs-tireurs et partisans MOI.
  Pierre PRANCHERE
Résistant, membre des Francs-tireurs et partisans, ancien député européen.
  François AMOUDRUZ
Résistant, ancien déporté, actuel vice-président de la Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes.
  Jean MARINET
Résistant, déporté.