Archives de la catégorie ‘Désenclavement de Castres’

Les « cahiers de vacances » du collectif RN 126

 Afin de complèter  votre information : 

 

Site du collectif RN126 (http://RN126.free.fr) et ci-dessous de nombreuses autres réactions d’opposition  : 

Les élus

  • Le Conseil Général de la Haute-Garonne :    La concession : un choix non conforme à l’intérêt général
  • au Conseil Régional, Europe Ecologie - communiqué pour Toulouse : 
    Autoroute Toulouse-Castres : inacceptable écologiquement, scandaleux politiquement !
  • au Conseil Régional, Europe Ecologie - communiqué pour le Tarn :
       Autoroute Castres – Toulouse : aberration écologique, scandale politique !
  • Philippe GUERINEAU, Conseiller municipal de Castres, Castres à Gauche Vraiment :   Autoroute concédée : le débat commence 

 

 

Les médias

Les associations

  • Collectif Autreroute – Castres sans autoroute, c’est possible :    lien direct
  • Fédération France Nature Environnement :    Hors de l’autoroute, point de salut …
  • Collectif Lauragais sans autoroutes :    Autoroute Castres – Toulouse, une décision inique !

Les politiques

  • Le Nouveau Parti Anticapitaliste du Tarn :    Borloo jette le masque
  • Le Parti de Gauche – Tarn :    Une décision désastreuse et irresponsable
  • PCF – Fédération du Tarn :    M. JEAN-LOUIS BORLOO MERCI !!!
  • Les Alternatifs du Tarn
  • Le Parti Ouvrier Indépendant - Comité Revel – Villefranche-de-Lauragais

 

Collectif RN126

C’était passé inaperçu dans les diverses revues de presse, pourtant la brève parue dans « Le Figaro » vaut le détour. Voilà un oubli réparé.

Lu dans « Le Figaro » ( 1er juillet 2010) sous le titre :  » Feu vert pour l’autoroute Castres-Toulouse », le député UMP du Tarn,  vient d’obtenir du président de la République, Nicolas Sarkozy, le lancement du projet d’autoroute Castres-Toulouse. Cet axe routier, attendu depuis trente ans désenclavera la circonscription de Bernard Carayon. Il sera exploité en concession. La fin des travaux est prévue pour 2014.

A chacun d’apprécier !

 

Autoroute : pour éviter les trous de mémoire (1)

« Le peu que je savais s’est effacé de ma mémoire » Jean Jacques Rousseau

Vous n’avez peut être pas lu les « cahiers d’acteurs » rédigés par nombre de collectivités locales, d’institutions, d’associations, de syndicats ou de partis politiques. Si vous les avez lus, il y a déjà plusieurs mois, vous n’avez plus en mémoire ce qu’ils disaient concernant le projet d’autoroute concédée Castres – Toulouse. C’est regrettable mais bien compréhensible.

Il faut pourtant s’y référer avant que ne commencent «  les 2 ans nécessaires pour les études », voire  même n’avoir aucun moment d’inattention  à chacune des étapes .  Ce blog va vous aider «  à ne pas perdre la mémoire » ou à la retrouver. De nombreux partisans du Oui à l’autoroute concédée sans la moindre condition compteront sur «  l’amnésie de beaucoup » et sans doute répéteront-ils avec cynisme que «  les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ».

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le cahier d’acteur du Conseil Général. Nous pouvons lire : «  Parce que notre assemblée souhaite l’équité dans le traitement des différents composantes de son territoire, nous ne validerons pas une solution financière défavorable aux citoyens du sud Tarn. En effet, le nord et l’ouest du département ont bénéficié de la liaison autoroutière vers Toulouse depuis maintenant plus de 10 ans, alors même que le sud et l’est sont toujours dans l’attente de l’infrastructure tout en ayant contribué financièrement par l’impôt à l’A 68.

Aussi les solutions de financement de l’ouvrage ainsi que la fixation du prix du péage (…) devront être supportables (14 € ??? ) alors que le prix Toulouse-Albi s’élève à 2,60 € – aller-retour-pour les citoyens tarnais, au premier rang desquels les habitants du bassin de vie du castrais mazamétain.

Ainsi, dans ce cas là, nous demandons à ce que la définition du prix pour l’usager prenne en compte les investissements publics déjà consentis sur les autres tronçons de la liaison Castres-Toulouse ( déviation de Puylaurens, de Soual,, etc…). Par ailleurs, le département du Tarn s’il était sollicité en co-financement ( subvention d’équilibre ?) des aménagements restants souhaite également que les contributions publiques soient répercutées à la baisse sur le prix pour l’usager .

Enfin il est rappelé que cette participation ne saurait s’envisager que dans un contexte de stabilité des collectivités territoriales tant sur le plan institutionnel (pas de disparition du conseiller général au profit d’un conseiller territorial ?) que financier »( sans doute compensation intégrale des transferts de l’Etat au département).

Rappelons qu’une motion avait été votée à l’unanimité au Conseil général. Celui-ci restera-t-il fidèle, s’il était sollicité pour une subvention d’équilibre à ce qu’il écrivait alors ?

Pour la CFDT , en titre du cahier d’acteurs : Pour une «  Eco autoroute, socialement équitable » je ne suis pas sûr qu’éco autoroute relève pour l’organisation syndicale d’une figure de style du genre «  obscure clarté » mais passons.

Il est écrit : «  L’enjeu majeur pour finaliser cet ouvrage, c’est celui de son financement, dans un contexte difficile et incertain pour les finances publiques locales et nationales (…) la tarification devra être adaptée( ?) pour dissuader tout report massif du trafic sur les itinéraires de substitution » ( traversée de Soual et de Puylaurens (…)

Pour l’URI CFDT, l’Etat et les Collectivités Locales doivent s’entendre  pour que le coût du péage indicatif 14 € aller et retour soit revu et fixé équitablement par rapport à ceux des autres agglomérations de Midi Pyrénées : 2,60 € pour Albi, 4,80 € pour Montauban…

La CFDT demande à l’Etat de réduire les effets négatifs sur les riverains, les éco-systèmes et les exploitations agricoles ( vaste programme !) A suivre…

« Roulez, profits »

Lu dans le Canard Enchaîné en date du 30 juin 2010 : «  C’est fou, ces autoroutes. Plus elles sont amorties, plus elles coûtent cher à ceux qui les empruntent. Depuis 2005, le tarif des péages a grimpé plus vite que les cyclistes dopés sur le Tour : + 7,8 % sur les axes exploités par Cofiroute, + 11 % pour les Autoroutes du Sud de la France ( ASF). Et encore, c’est une moyenne. Car les sociétés d’autoroutes ont trouvé une combine en or, explique «  Le Parisien » ( 27/ 06), une fois la hausse autorisée par l’Etat, elles sont libres de la répartir comme elles veulent (…) Jackpot ! 

 En 2009, les 3 principaux exploitants, ( Cofiroute, ASF, Sanef) se sont goinfrés : 1,3 milliard de bénéf’ à eux 3 et des nèfles pour l’Etat. Merci Villepin, bravo Chirac ! En 2005, nos duettistes ont privatisé ces sociétés au moment même où elles se transformaient en vache à lait ! Bonne autoroute quand même »

 

Autoroute concédée : le débat commence

Et maintenant…

 

Pour une surprise, c’est une surprise ! Jean Louis Borloo vient d’autoriser une autoroute concédée entre Castres et Toulouse. Soyons sérieux : la décision était attendue, c’est le contraire qui aurait été saisissant. Celle-ci ne faisait aucun doute d’autant plus que les gouvernements successifs de droite n’ont pas tenu leurs promessse et se sont courageusement désengagés financièrement.

En résumé, le ministre peut d’autant plus promettre ce qu’il veut puisque c’est nous qui paierons, collectivités locales, usagers, etc…et sans doute repaierons nous ce qui a déjà été financé sur fonds publics à savoir les déviations de Soual et Puylaurens.

Celles et ceux qui ont su mener le débat et défendu avec constance et détermination qu’une solution alternative à l’autoroute était possible n’ont pas à courber la tête. En effet, rien n’est réglé et les questions posées alors conservent aujourd’hui toute leur actualité :

® Conséquences irréversibles sur un  territoire agricole

® Destruction d’espaces naturels protégés,

® Discrimination sociale et territoriale par un péage exorbitant  

® Spoliation d’investissements publics au profit d’intérêts privés

 ® Grande incertitude sur l’intérêt économique pour le sud Tarn

Alors, subventions d’équilibre indispensables ou pas des collectivités territoriales ?

Que vont faire le Conseil Général du Tarn, le Conseil Régional qui sont déjà dans le rouge, financièrement ? En application du Grenelle de l’environnement ( bizarre d’écrire encore ces mots), un comité de suivi est rendu obligatoire. Celui-ci doit comprendre des représentants économiques, syndicaux, associatifs, etc…Ne sera-t-il que pure décoration ou au contraire son rôle sera déterminant ?

Je comprends une certaine euphorie de celles et ceux qui se sont battus pour l’autoroute depuis des dizaines d’années (à l’origine, rappelons le encore, celle-ci  devait être financée par l’Etat dans le cadre de la solidarité nationale), j’en étais.

Je mesure la satisfaction là encore, bien compréhensible d’un homme comme Pierre Fabre. Il y a toutefois dans ce flot de satisfaction beaucoup d’ouvriers de la 25° heure parmi lesquels se trouvent celles et ceux qui pensent tirer éventuellement un bénéfice électoral et qui n’ont d’ailleurs jamais apporté des arguments significatifs au cours du débat public (passons…).

Le principe de réalité va vite se rappeler à notre attention , on estime à 2 ans le temps nécessaire pour les études. Plusieurs options existent et ont toujours existé :

-         des recours nombreux auprès du Tribunal administratif

-         faire en sorte que le comité de suivi ne soit pas une coquille vide.

 A ce sujet je feuillette rapidement un certain nombre de cahiers d’acteurs, certains qui approuvaient le projet autoroutier concédé ont émis de nombreuses réserves, des conditions, des recommandations, voire des propositions. Au hasard, la CFDT, l’UNSA, le Conseil Général du Tarn, Cité Solidaire, etc…

Je suppose que tout cela n’était pas simple habillage de leur soutien au projet, je reviendrai plus tard sur tout ce qui a été alors écrit. Comment ces derniers vont-ils présenter et défendre ces différentes conditions qui rejoignent d’ailleurs des points soulevés par les partisans d’une solution alternative pour une liaison rapide, sûre et gratuite ? Une vigilance de tous les instants s’impose donc.

Position toute personnelle ( faut-il le rappeler, c’est  la nature d‘un blog) à verser au débat à venir : un comité de suivi (bis ou off) peut-il exister pour toutes celles et ceux qui peuvent se retrouver sur  certains points importants ?…Devoirs de vacances …

 

 

B.Raynaud : « Je suis oiseau, voyez mes aîles… »

Arrêt sur image

 

Couverture de Castres Magazine ( du 5 au 19 octobre 2009)

Il s’agit d’une illustration du clip ( pour les initiés un lip dub) réalisé par les partisans de l’autoroute (clip comme chacun sait de renommée internationale).

Beau temps, température clémente, nous étions à la mi-septembre. Comme vous pouvez le voir, que du beau monde !

J’ai sélectionné deux ou trois rangées de participants : au milieu d’une multitude d’élus de Droite (ils méritent d’être nommés : Carayon, Bonneville, Thouroude, Folliot, Bousquet, Laquais, De Villeneuve, Bugis…) , ami, sauras tu reconnaître deux élus de Gauche ?

Je vais t’aider, tout d’abord Didier Houlès , maire d’Aussillon ( l’air consterné : mais qu’est ce que je fais ici ? ). Son voisin, par contre, participe pleinement à la fête, on le voit battre la mesure au rythme des paroles de la chanson dont le titre est «  L’autoroute, il nous la faut ! » : «  On est tous là, on vous parle d’une seule voix, grâce à cette route, c’est sûr, on grandira, allez, venez, il nous faut l’autoroute. »

Mais oui, bien sûr ! C’est Bernard Raynaud, vice-président PRG du Conseil Régional, le même qui d’ailleurs  interviendra lors de la première réunion publique à Castres, le 21 octobre et dont la Dépêche du Midi retiendra une phrase : «  2025 ou 2030, ce n’est pas acceptable… » ( comprendre alors : une seule solution : l’autoroute  ).

Alors quand le quotidien local, pas plus tard que samedi dernier( le 6 mars), nous relate le contenu d’une conférence de presse , citant B.Raynaud  : «  Une 2×2 voies gratuite à l’horizon 2015, c’est possible », on se précipite tout d’abord pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un homonyme. Non, c’est le même homme !

Vous êtes pour le moins troublé d’autant plus que celui-ci ajoute : «  Un péage à 15 € est inacceptable, la demande de subvention publique reste très floue, les accords sur le foncier restent très compliqués et on n’est pas sûr qu’un concessionnaire s’engage ».

C’est à quelques mots près le contenu de mon intervention lors de la réunion publique à Castres. Je vous en fais grâce, pour les plus curieux, reportez vous à la rubrique Désenclavement de ce blog.

Il est vrai que je ne chantais pas avec les élus de  Droite mai au contraire les rendais responsables, par leur inaction, du non désenclavement de notre Bassin d’emplois. De même le collectif RN 126 est intervenu à plusieurs reprises  sur le dossier concernant le PDMI ( Plan de Modernisation des Itinéraires).B.Raynaud avait largement l’occasion en son temps d’intervenir au cours des diverses réunions publiques, notamment concernant le prix éventuel du péage et les subventions publiques. Il ne l’a pas fait.

«  Je suis Oiseau : voyez mes aîles :

Vive la gent qui fend les airs ! »

Aujourd’hui, à quelques jours du vote pour les élections régionales, le Conseiller régional change d’avis et nous fait part de ses interrogations et critiques. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, me direz vous, c’est vrai. Bienvenue au club de celles et ceux qui défendent depuis le début leurs convictions, qu’il s’agisse d’adhérents d’Europe Ecologie ou du Front de Gauche  et beaucoup d’autres d’ailleurs…

Sur la liste socialiste, l’homme pour le moins versatile est en 3ème position, c’est à dire le premier représentant du Sud du Tarn, son étiquette PRG lui donne à vie une place au Conseil Régional , tant mieux pour lui ! Que tous les militants socialistes en soient chaleureusement remerciés.

«  Je suis souris : vivent les rats ! »

La fable de La Fontaine : «  La chauve-souris et les deux belettes » se termine ainsi :

«  Le Sage dit, selon les gens :

Vive le Roi, vive la Ligue »

 

 

Autoroute : « Notre futur Cap Découverte du sud ? »

«  On ne savait pas… »  

Sonnez trompettes et résonnez hautbois, on peut rajouter quelques grosses caisses, les partisans d’une autoroute concédée ne font pas dans la nuance. Le dernier numéro de Castres Magazine à paraître le 1er février nous en donne quelques exemples : «  le Oui l’emporte largement dans le débat public(…) l’écrasante majorité d’opinions favorables… » J’en passe et des meilleures.

Pour avoir participé à plusieurs réunions, ce n’est pas le sentiment que j’ai pu ressentir, loin de là. Malgré l’organisation, il est vrai toute professionnelle de bourrages de salles par des Castrais encadrés par l’UMP et acheminés en car, les partisans d’une solution alternative pour le désenclavement, une 2×2 voies sûre, rapide et gratuite ou aménagement raisonné des voies existantes ont pu s’exprimer. Le nombre de cahiers d’acteurs, autour de la cinquantaine, parmi lesquels de nombreux ( je n’ai pas compté)  se prononcent contre l’autoroute concédée est aussi un indicateur.

Le choix qui sera fait aux alentours du mois de juin, chacun le sait, ne dépend pas de l’applaudimètre et des cris poussés mais au contraire de la nature et du sérieux des arguments avancés. A ce sujet, toujours dans Castres Magazine, la majorité municipale, au lieu de perdre du temps dans des faux débats avec quelques adeptes d’un nouveau tracé, ferait mieux de répondre aux questions qui lui sont posées et qui concernent les  » enjeux financiers »  pour l’usager et surtout le contribuable.

A ce sujet vous lirez ci-dessous le formidable travail réalisé par le collectif RN 126 : «  Etude de l’équilibre financier de l’autoroute Castres -Toulouse ». Les initiateurs de Cap Découverte ont eu au moins le mérite de travailler avec courage et volonté pour reconvertir tout un bassin minier sinistré, leur projet n’a pas été pour x raisons, bien souvent indépendantes de leur volonté, à la hauteur de leurs espérances et nous en payons encore aujourd’hui les conséquences. Par contre, nul ne pourra dire demain « qu’il ne savait pas » que l’autoroute concédée générerait un important déficit financier, de nombreuses études le montrent, déficit  qui devra être, n’en doutons pas, comblé pour très longtemps par les collectivités locales.

A nous tous d’en prendre conscience…avant qu’il ne soit trop tard.

 

« PREAMBULE :

De nombreux éléments du dossier du débat sur le projet autoroutier Castres – Toulouse ont été contestés à plusieurs reprises par le collectif RN126. Qu’il s’agisse de la question de la sécurité routière mise en exergue par le maître d’ouvrage pour justifier cette nouvelle infrastructure (cf. DR9), des coûts du projet (cf. DR2), de l’évaluation des trafics prévus et du bilan socio-économique (cf. DR6), etc …, tous ces éléments montrent que ce projet autoroutier n’est pas adapté aux besoins de développement économique du sud Tarn.

Il restait un dernier domaine à explorer sur ce projet autoroutier concédé : l’équilibre financier de la concession projetée. C’est chose faite, avec la présente étude, qui tente sans prétention, de fournir des éléments de réflexion sur ce que serait probablement la « non » rentabilité financière de cette affaire pour le futur concessionnaire, et les conséquences, notamment financières, qu’aurait ce projetpour l’Etat et les collectivités territoriales, s’il se réalisait.

On s’inspire pour cela de l’expérience du projet Langon – Pau, que l’on applique au cas Castres – Toulouse. L’exercice est éloquent, et confirme s’il en était, que ce projet autoroutier est surdimensionné par rapport au besoin, et qu’en étant ainsi inadapté, il présente un risque majeur pour les finances publiques.

Une hypothèse de subvention d’équilibre est présentée par le maître d’ouvrage, mais les collectivités doivent bien percevoir qu’en cas d’erreur sur cette hypothèse, le manque à gagner du concessionnaire serait à couvrir par les fonds publics. Le collectif RN126 a abordé de nombreux éléments dans ses interventions au débat qui tendent à établir que le dossier est entaché d’approximations importantes, voire d’erreurs, et en tout cas de silences embarrassés face aux questions du collectif. Notamment, l’absence de toute approche de l’équilibre financier des coûts et des financements du dossier, ne permet pas de conforter le montant de la subvention d’équilibre demandée aux collectivités. »

 Suite…

Vous pouvez prendre également connaissance avec intérêt du bilan ci-dessous :

Bilan de l’A51 (tronçon autoroutier de 30 km entre La Saulce près de Gap et Sisteron) :

 

Dans le cadre de la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (qui dépend du Ministère de L’Ecologie) a réalisé en novembre 2009  le bilan de l’A51 :

 

         – Il constate une augmentation de 72 % des coûts de construction de l’A51  par rapport à l’Avant Projet Sommaire (APS).

         – Il établit que le trafic sur l’A51 est inférieur de 21 % aux prévisions !

         – Il note que seulement 44 % des poids lourds choisissent l’A51 à péage et continuent à circuler sur la RN 85 !

         – Il remarque que la création d’une zone d’activité risque de faire obstacle aux flux de la faune et de réduire l’intérêt des mesures compensatoires !

         – Il observe qu’au regard des circonstances actuelles (crise économique, Grenelle de l’Environnement…), on peut s’interroger sur la pertinence d’avoir construit une autoroute à péage à 2 X 2 voies sur 30 km et en parallèle une route à 2 X 2 voies sur 20 km…

         - Il reconnaît que des investissements non autoroutiers, de moindre envergure et avec un impact plus faible sur l’environnement, auraient certainement pu apporter une amélioration plus significative de la desserte routière.