Archives de la catégorie ‘b) Désenclavement de Castres (30)’

Le Collectif RN 126 participe au débat

Invitation aux partisans les plus acharnés du projet autoroutier Carayon-Vinci (ou Carayon-Eiffage ou…) à prendre connaissance des arguments avancés par le Collectif RN 126…

Législatives 2012

Autoroute et candidats.

A vous de juger !

Les législatives sont l’occasion inévitable d’aborder à nouveau la question de l’autoroute Castres – Toulouse, que ce soit par les candidats eux-mêmes ou bien par les électeurs. Voilà 5 ans (début 2007) que nous analysons de manière très attentive les tenants et les aboutissants des études du projet autoroutier, censé désenclaver le sud Tarn très vite (en 6 ans!)1, dans l’intérêt financier des collectivités (100 M€ « seulement » à partager avec l’État, pour la subvention d’équilibre), et pour le bienfait de tous. Et pourtant …

Après 5 ans d’études, le bilan sur l’autoroute est édifiant :

L’autoroute n’est pas ce que ses promoteurs et l’État avaient promis : le moyen d’avoir une 2×2 voies rapidement et qui ne coûte rien aux collectivités, et n’augmente pas l’impôt. C’est tout le contraire avec un coût de projet qui a augmenté de plus de 50% en 5 ans et une subvention d’équilibre de plus de 80% !!! (de 295 M€ à 450 M€, et 100 M€ à 180 M€ : voir les dossiers DREAL2).

De plus, le péage et la rétrocession des déviations créent d’énormes inégalités entre ceux qui pourront payer 15 à 17 €, et ceux qui devront se contenter d’une RN126 sans ses déviations de Soual, Puylaurens et Verfeil.

Il faut revenir à plus de réalisme, d’efficacité, et de justice sociale :

La poursuite des études de ce projet dans la phase de concertation qui s’est terminée dernièrement, a montré que cette autoroute n’est pas une solution compatible du contexte de crise actuelle, et que désormais il faut revenir à plus de réalisme (moyens disponibles), d’efficacité (aller à l’essentiel de nos besoins urgents) et de justice sociale (la gratuité pour tous).

Une conclusion alors s’impose : engager d’autres solutions, et vite.

Désenclaver Castres et améliorer l’accès à Toulouse sont une nécessité reconnue par tous, et si réaliser une 2×2 voies sur tout l’itinéraire a semblé un objectif recherché par beaucoup, le contexte économique, en particulier, ne le permet plus. En revanche, traiter les principaux points de blocage sur cet itinéraire, comme Castres – Soual, et y inclure le traitement tout aussi problématique de Castres – Mazamet, voilà un projet raisonnable et pertinent, réalisable rapidement et qui servira tout le bassin d’emploi.

Et les opposants au projet (élus, agriculteurs, transporteurs, commerçants, entreprises, habitants, …) seront, sans nul doute, sensibles aux différentes prises de position des candidats.

1 L’autoroute devait être mise en service en 2013 ! Rappelons-nous le comité de soutien Autoroute 2013,ses flyers sur les bus de Castres, son logo sur les courriers de la mairie ou sur son site.

2 DREAL : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.

http://www.RN126.free.fr

 

Collectif RN 126 – Communiqué de presse -

Autoroute Castres – Toulouse

Communiqué

3 mars 2012

L'autoroute Castres – Toulouse,

fossoyeur de l'agriculture locale

Alors qu’à Paris le salon de l’agriculture bat son plein avec un réel succès cette année encore, entre Castres et Toulouse au contraire, c’est bien le massacre de cette agriculture qui serait programmé avec l’autoroute.

Ce massacre est occulté par les pro-autoroute, et soigneusement minimisé par le maître d’ouvrage, la DREAL.

L'indifférence est profonde et bien illustrée dans ce que disait un des fers de lance de l’autoroute en 2008  (1) « L’autoroute ne gêne personne, elle ne passe que dans des champs!».

L'impact agricole est démesuré

Et pourtant, sur l’ensemble de l’itinéraire de Castres à Verfeil, c’est plus de 150 exploitations agricoles qui sont touchées, dont 108 dans le Tarn. Plus de 30% de ces 108 exploitations tarnaises seraient fortement fragilisées, dont une demi-douzaine vouée à disparaître (2).

Ce serait la perte de plusieurs centaines d’hectares de terres considérées comme les plus fertiles du Tarn, et ce serait la déstructuration foncière d’exploitations dynamiques ou en pleine expansion.

Combien précisément ? On ne sait pas ! Le bilan de la surface agricole touchée n’a pas été évalué sérieusement par la DREAL. Les chiffres présentés lors de la concertation ne tiennent pas compte de l’emprise des échangeurs, des délaissés, des emprises des réaménagements du réseau routier secondaire, des emprises pour les reconstructions des bâtis détruits, de l’emprise des remblais, de l’emprise des ouvrages nécessaires pour contrôler les crues du Girou.

Mais le pire, c’est l’absence totale de réserve foncière, rendant impossible la reconstitution d’une exploitation (2). Ce serait pour les agriculteurs touchés une perte sèche, et pour la collectivité aussi (De Verfeil à Maurens Scopont, entre 58% et 80% des terres qui disparaîtraient sont à très fort rendement (2).

L'impact agricole du projet autoroutier est énorme, et n'a jamais été quantifié clairement ou présenté de façon impartiale par la DREAL.

L'activité agricole fait partie du monde économique

Et puisque l’autoroute est supposée associée au développement économique, rappelons que l'agriculture est la première activité économique entre Castres et Toulouse. Pourtant, ce serait aussi l’activité la plus dégradée par la présence de l’autoroute, directement par l’emprise du projet, indirectement par les effets de l’urbanisation induite que tout le monde s’accorde à penser qu’elle serait très forte.

On pourrait s’attendre à ce que les retombées économiques de l’autoroute sur le secteur agricole et ses filières compensent les pertes, mais rien n’est pensé en ce sens, et les perspectives avancées du bout des lèvres par le représentant de la DREAL lors des ateliers du développement durable du 23/01/12 (3) (développement de filières et de circuits de distribution) n’ont convaincu personne. Elles n’ont même pas été abordées par le groupe de travail sur l’agriculture lors de sa dernière réunion du 27/02/12.

Drôle de conception du développement économique avec cette autoroute, qui consiste à tuer la poule aux œufs d’or, en espérant trouver un trésor …

Où est passé le « bon sens près de chez nous » qui devrait nous amener tous, et les décideurs en premier lieu, à préserver les terres les plus riches ? Il y a d'autres solutions qu'une autoroute sans trafic, hors de prix, sans financement et fossoyeur de notre agriculture locale.

1 Intervention de Laurent CABROL, les routes de l’Avenir, lors de la concertation en janvier 2008 à Castres.

2 Source : Chambre d’Agriculture du Tarn - 27 février 2012

3 Article la dépêche du midi du 24/01/12 : « Pour Philippe Grammont, il reste « tout un travail à faire sur l'économie agricole » par rapport à l'arrivée de l'autoroute. « On voit trop souvent seulement l'impact sur le foncier mais il a un intérêt économique sur le développement de filières et de circuit de distribution », indique-t-il expliquant que de toute façon le groupe de travail « Aménagement et Agriculture », créé dans le cadre de la concertation sur le projet, tirera les enseignements et les orientations de cette journée de réflexion. En attendant, la prochaine étape sur l'autoroute débute le 30 janvier avec le lancement de la concertation sur le tracé définitif. »

COLLECTIF RN126 - 06-88-52-83-57 - collectif.RN126@yahoo.fr - http://www.RN126.free.fr

En PEYRUC – 81470 LACROISILLE

 

Du côté du collectif RN 126

Autoroute Castres – Toulouse

Tracés, échangeurs, itinéraire de substitution ?

16 février 2012

Une autoroute au détriment des territoires,

mais au service d’un concessionnaire.

En février, la DREAL 1 poursuit la concertation sur le projet autoroutier Castres – Toulouse par la publication des tracés étudiés.

Ceux qui pensaient encore que la concertation et les études pour une éventuelle2 autoroute visaient un projet d’intérêt collectif, devraient regarder de près le dossier proposé en finale par la DREAL.

  • § Concertation fumeuse ! Tout est bouclé depuis 2007, les élus ont fait de la figuration !

Comme on pouvait s’y attendre depuis 2007, pour réduire les coûts du projet (sous-estimé au départ pour séduire), le préfet de région Midi-Pyrénées a décidé a minima sur les échangeurs et l’itinéraire de substitution.

Il n’y aurait aucun échangeur supplémentaire (Gragnague, Soual, Castres-VC50), et celui de Vendine serait supprimé. L’itinéraire de substitution serait exclusivement en voies déjà existantes : la RN126, et retour dans les bourgs de Puylaurens, de Soual, et de Verfeil (deux des scenarii sur les trois étudiés).

Et maintenant pour les tracés présentés ?

De belles études, des cartes, des couleurs, des tableaux et au bout du compte la proposition du tracé est celui le moins onéreux, mais le plus impactant sur l’agriculture, les riverains et l’environnement, à savoir celui pressenti depuis 2007.

A Verfeil, la déviation du conseil général serait intégrée à la concession malgré son refus répété !? De Teulat à Maurens Scopont, c’est le tracé fermement refusé par les communes tarnaises qui est envisagé et situé grosso modo le long de la RN126. A Cuq Toulza, le tracé est redevenu celui de la pseudo-concertation de janvier 2008, qui pourtant n’était plus le tracé pressenti dans le débat public !

Quel crédit accorder à des études qui se suivent, se ressemblent, présentent des options qui n’en sont pas, rejettent les demandes des élus, et concluent une chose puis son contraire ?

Car les demandes des élus ont été totalement ignorées par la DREAL !

Un comble pour un projet prévu pour l’aménagement du territoire et le développement économique.

  • § Explosion du coût du projet et de la subvention d’équilibre !

En 2007 le projet était annoncé à 295 M€ dont 100 M€ de subvention d’équilibre par l’Etat et les collectivités. En 2012, pages 180 et 181, le projet est désormais estimé par la DREAL à 400 M€ TTC au minimum, bien que tronqué (sans l’échangeur de Vendine, ni la déviation de Verfeil à 2×2 voies en site propre), dont 170 M€ TTC de subvention au minimum car évaluée avec une hypothèse de contexte économique trop favorable et irréaliste (croissance du PIB de + 1,9%). En 5 ans, voilà une augmentation du coût de 36 %, et de la subvention de 70 %, malgré des options de réalisation a minima et une hypothèse de croissance utopique !!!

Dans ces conditions, aucune amélioration du projet ne peut maintenant être espérée, et le projet reste totalement inopportun.

Nous demandons encore une fois que ce projet soit abandonné sans attendre, afin de ne pas renouveler l’A65 Langon – Pau, la plus chère de France en 2011. Malgré ce triste « prestige », après seulement un an de service, le péage de l’A65 vient d’augmenter de plus de 5 % (plus du double de l’inflation), et il n’y a pas de trafic de poids lourds, le péage étant trop élevé pour l’économie locale.

Rappelons alors notre question essentielle depuis 5 ans :

Quels aménagements de la RN126, adaptés au trafic, peuvent être réalisés dans l’intérêt collectif, avec tout ou partie des fonds publics destinés à la subvention d’équilibre ?

COLLECTIF RN126 – 06-88-52-83-57 –

En PEYRUC – 81470 LACROISILLE

collectif.RN126@yahoo.fr

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1 DREAL : direction régionale de l’environnement, de l’aménagement, et du logement

2 Rappelons que la décision ministérielle de juin 2010 concerne seulement la poursuite des études de la mise en concession d’une 2×2 voies Castres – Toulouse.

Autrement dit, l’autoroute n’est toujours pas décidée !

En effet, ce n’est qu’à l’issue de ces études, que l’enquête publique aboutira à la décision d’abandon du projet, ou bien à sa déclaration d’utilité publique (DUP).

Dans le cas éventuel d’une DUP, il resterait à trouver le financement public pour la subvention d’équilibre, qui s’annonce exorbitante pour décider un concessionnaire à se porter candidat, au vu du très faible trafic prévu, et du coût du projet.

 

Et le nez de Stéphane s’allongea…

Pourquoi le porte-parole d’EELV se lance-t-il dans la désinformation ?

 

Autoroute ou comment Stéphane franchit la ligne blanche et tente d’orchestrer une misérable  polémique politicienne. Les faits, rien que les faits. Conseil municipal du 13 décembre : Délibération «  Avis du Conseil municipal sur les échangeurs de l’agglomération » , se reporter au blog du 15 décembre : « Autoroute : dans le mur en klaxonnant » .

Article dans La Dépêche du Midi, toujours le 15/12, dont la fin prête pour le moins à confusion et ne reflète pas la réalité du débat, loin de là. « L’opposition de gauche qui s’apprêtait à voter contre cette délibération, pour éviter que les contribuables ne doivent payer en plus cet échangeur, (…) ont préféré ne pas prendre part au vote. La délibération a donc été adoptée à l’unanimité ».

A la lecture de cet article, l’incompréhension domine à juste titre chez nos amis. Deux élus de notre groupe donneront aussitôt les explications qui s’imposent à un représentant du Collectif RN 126. Je prends contact avec La Dépêche du Midi pour un nécessaire rectificatif ( explication de vote) qui paraîtra le lendemain en bonne place, le vendredi 16 décembre. De son côté, André joint téléphoniquement La Dépêche.

Le déroulement des faits est pourtant simple (il est vrai que Stéphane avait quitté, il y a déjà fort longtemps le Conseil municipal quand la délibération fut présentée). Peu avant le vote, consultation rapide entre les 5 élus du groupe CAGV,  allons nous voter contre ou ne pas prendre part au vote ? André rappelle qu’au Conseil municipal en date du 22 février 2011 sur une même délibération, notre groupe n’avait pas pris part au vote (c’est un choix possible, enregistré comme tel : NPPV).

La raison en est simple, nous sommes résolument contre l’autoroute et donc nous ne prenons pas part au vote sur des délibérations concernant son aménagement. A noter qu’il n’y eut à l’époque aucune interrogation de qui que ce soit, donc nous décidons tout simplement de renouveler notre vote du 22 février.

Le trouble suscité par l’article (de bonne foi) de La Dépêche du 15 est donc totalement dissipé le 16. C’était sans compter quelques jours plus tard sur un communiqué pour le moins stupéfiant du porte-parole d’EELV du Tarn (le 21 décembre).

Que peut-on lire ? Sous le titre : « Castres / Conseil municipal, l’autoroute à l’unanimité », «  La décision des groupes d’opposition PS et Castres A Gauche Vraiment de ne pas prendre part au vote sur un futur échangeur à Mélou s’explique. Pour eux la seule alternative à l’autoroute payante, c’est l’autoroute gratuite d’où leur volonté de conserver la possibilité d’un nouvel échangeur. Sur ce sujet, que le maire de Castres puisse désormais se prévaloir de l’unanimité de son Conseil est éminemment regrettable. »

En quelques lignes, record d’approximation et de désinformation. Premièrement, le PS s’est toujours prononcé pour une autoroute payante ce qui n’est pas le cas de CAGV(amalgame). D’autre part, quand Stéphane écrit ces lignes, il est au courant de nos explications et n‘en tient aucun compte (malhonnête).

Il rajoute dans le même communiqué : «  La 2×2 voies gratuite n’est pas la solution (…) Plaider pour celle-ci, c’est faire le jeu de P. Bugis ( sic !) et de tous les partisans de l’autoroute concédée (scandaleux) , d’autant plus scandaleux quand on se rappelle le rôle accompli par tous les membres de l’association Castres A Gauche Vraiment et de moi-même lors de tous les débats publics. D’autant plus scandaleux quand on relit le «  cahier d’acteurs » rédigé par Castres A Gauche Vraiment – décembre 2009 -.

Stéphane avait participé alors à sa rédaction, on peut lire sous le titre : «  Dés demain, une liaison Castres -Toulouse sûre, rapide et gratuite pour tous », « Sortie de Castres en 2×2 voies » rien de plus, rien de moins. C’est le même texte que je défends avec mes amis au Conseil municipal.

En ne prenant pas part au vote (NPPV), à l’évidence nous avons sous estimé des « erreurs d’interprétation » chez des personnes de bonne foi, – rectifiées en 24 heures – mais nous avons également sous estimé la possibilité chez des personnes de très mauvaise foi  d’initier alors à des fins partisanes, je ne sais quel procès en sorcellerie.

La mobilisation de tous contre l’autoroute nécessite un vaste rassemblement et non une polémique politicienne inutile. C’est la tâche de l’heure, c’est le défi qu’ont relevé,  souvent avec courage à Castres, l’ensemble des adhérents et des élus de CAGV  et c’est le combat qu’ils poursuivront pour les mois et les années à venir.

 

Autoroute : dans le mur en klaxonnant

Est-il encore possible de faire entendre la voix de la raison ?

 

Ah ! se disent chaque jour de nombreux automobilistes entrant à Castres ou sortant de Castres vers Toulouse, subissant des embouteillages devenus maintenant habituels, si l’on avait écouté tous ceux qui revendiquaient la priorité d’une liaison routière rapide, sûre et…gratuite entre Castres et Toulouse…

Tout était prêt : contrat de plan Etat – Région, autorisation de programme et surtout tracé Castres – Soual déclaré d’utilité publique le 15 juin 2004.

Aujourd’hui donc le principal problème pour relier plus rapidement Castres – Toulouse serait réglé, malheureusement un autre choix  a été fait qui ne fera, s’il voit le jour… 2016 ? 2017 ? que retarder le désenclavement de notre Bassin d’emplois.

Ne revenons pas sur le dossier, il suffit de se reporter à l’ensemble des articles de ce blog.

Depuis juin 2010, date à laquelle a été décidé par le ministre en charge des transports le principe d’une autoroute concédée, les principaux soutiens du projet s’interrogent quand ils ne font pas part de leur mécontentement, en un mot, la concertation annoncée s’avère un leurre. L’Etat (la DREAL) décide de tout, circulez, y a rien à voir !

Un exemple : la ville de Castres, au Conseil municipal en date du 22 février 2011 a voté une délibération demandant qu’un « échangeur complet au droit du VC 50 pour la desserte de la zone d’activités de Mélou-Chartreuse soit construit ». Il est même écrit « qu’à terme cette absence d’échangeur pourrait conduire à l’asphyxie de la zone avec d’importantes conséquences en terme d’emploi vers le sud  du Tarn » Bigre !

Le groupe Castres A Gauche Vraiment étant contre l’autoroute a décidé de ne pas prendre part au vote en ce qui concerne les aménagements.

Réponse de l’Etat ( la DREAL) : comité de suivi ou pas, comité de pilotage ou pas : « La présence de l’échangeur ne modifie pas la distribution des trafics entre Castres et Soual  pour les automobilistes venant de l’ouest vers Mélou – Chartreuse, ils  sortiront échangeur Soual, pour reprendre la RN 126 ( les habitants de Saïx – Longuegineste apprécieront). Ceux venant de Castres et se rendant à la zone d’activités de Mélou – Chartreuse sont dissuadés (sic !) par le coût du péage et emprunteront en majorité la RN 126 » .

En résumé, le CM de Castres peut toujours délibérer… Cause toujours… De nombreux élus et la liste s’allonge, ont été trompés sur ce projet .

Il était également question d’étudier des «  itinéraires de substitution », il n’y en aura pas. Nous paierons pour prendre les déviations de Soual et de Puylaurens, déjà payées sur fonds publics où automobilistes et camions (re)traverseront les centres villes de Soual et de Puylaurens. C’est donc la fin des centre – villes où le trafic dense avait disparu. De plus, si un arrêté municipal est pris, les entreprises devront obligatoirement payer.

Nouvelle délibération au Conseil municipal en date du 13 décembre face au refus de l’Etat (la DREAL), la ville de Castres exige à nouveau un échangeur. Rappelons que la DREAL avait déclaré : «  Si vous voulez un échangeur, il faudra le payer ». Prix de l’échangeur « supplémentaire » 7 millions d’€ HT, l’impact sur la subvention d’équilibre (c’est à dire vos impôts) : 10 millions d’€ HT. 

L’échangeur baladeur

Le maire de Castres demande qu’un échangeur déjà acté notamment celui de Vendine (qui ne s’impose pas, il est vrai) soit « transféré » à Castres avec une explication qui ne fait que reprendre un de nos arguments depuis longtemps avancés, argument qui ne l’avait jamais effleuré jusqu’alors : «  les échangeurs favorisent l’étalement urbain » ( Voir La Dépêche du Midi en date du 15 décembre). Encore un effort et P.Bugis, avant qu’il ne soit trop tard, espérons le, reprendra l’ensemble de nos arguments pour une liaison routière Castres-Toulouse, rapide, sûre et …gratuite. C’est Noël !

Chaque jour un peu plus c’est bien l’incohérence de ce projet qui apparaît. Les élus de Castres A Gauche Vraiment comme ils l’avaient fait le 22 février, n’ont pas pris part au vote (en toute cohérence).

Pour info, on peut lire dans l’hebdomadaire d’information agricole et viticole, « Le Paysan Tarnais »  en date du jeudi 15 décembre :  « Les élus de la Chambre d’agriculture demandent que le nombre d’échangeurs soit réduit au minimum car pour chaque échangeur, l’emprise foncière est importante – 10 ha de foncier (…) La Chambre d’agriculture du Tarn ( qui avait pourtant soutenu le projet) demande à ce que seuls trois sites soient retenus  : un à l’entrée, un à la sortie, un au milieu ».

Pour celles et ceux, partisans acharnés du projet autoroutier, il est vivement conseillé de lire le quotidien régional Sud Ouest en date du 14 décembre, titre : «  Un an après, l’autoroute 65 sonne creux », en sous-titre : « L’A 65 (Pau-Langon) est encore boudée par les usagers, notamment les poids lourds », « Vu le prix que cela coûte… on ne la prend pas, ordre de la direction ».

Il serait même question que le Conseil général des Landes soit amené à prendre un arrêté interdisant la circulation des poids lourds sur les routes départementales, etc, etc…

Même analyse dans le journal Libération (15 décembre), titre : «  L’A 65, autoroute qui rêve d’embouteillages ».

Quelques extraits : « C’est un long ruban d’asphalte, lisse et souvent vide (…) Cet équipement jugé indispensable il y a quelques années par les grands élus d’Aquitaine ( Rousset, Bayrou, Juppé) semble aujourd’hui disproportionné. »

Déclaration d’un élu vert : « C’est la première autoroute écolo de France, c’est la seule où il n’y a pas de voiture. Un an après,  le trafic n’atteint même pas 50 % des objectifs fixés». Seulement 35 % des camions prennent l’A 65 et ainsi de suite…Résultat, les collectivités locales qui ont déjà beaucoup déboursé devront sans doute rajouter au pot..  etc, etc…

Si l’autoroute Castres – Toulouse devait se faire, craignons de lire ce type d’article.

Vous avez dit aberration économique et écologique, à l’évidence rien ne serait donc pire que l’entêtement pour un tel projet autoroutier ( à suivre…)