Le Collectif RN 126 participe au débat
Publié dans b) Désenclavement de Castres (30), le 16/05/2012 à 6:05, par Philippe GuerineauInvitation aux partisans les plus acharnés du projet autoroutier Carayon-Vinci (ou Carayon-Eiffage ou…) à prendre connaissance des arguments avancés par le Collectif RN 126…
Législatives 2012
Autoroute et candidats.
A vous de juger !
Les législatives sont l’occasion inévitable d’aborder à nouveau la question de l’autoroute Castres – Toulouse, que ce soit par les candidats eux-mêmes ou bien par les électeurs. Voilà 5 ans (début 2007) que nous analysons de manière très attentive les tenants et les aboutissants des études du projet autoroutier, censé désenclaver le sud Tarn très vite (en 6 ans!)1, dans l’intérêt financier des collectivités (100 M€ « seulement » à partager avec l’État, pour la subvention d’équilibre), et pour le bienfait de tous. Et pourtant …
Après 5 ans d’études, le bilan sur l’autoroute est édifiant :
L’autoroute n’est pas ce que ses promoteurs et l’État avaient promis : le moyen d’avoir une 2×2 voies rapidement et qui ne coûte rien aux collectivités, et n’augmente pas l’impôt. C’est tout le contraire avec un coût de projet qui a augmenté de plus de 50% en 5 ans et une subvention d’équilibre de plus de 80% !!! (de 295 M€ à 450 M€, et 100 M€ à 180 M€ : voir les dossiers DREAL2).
De plus, le péage et la rétrocession des déviations créent d’énormes inégalités entre ceux qui pourront payer 15 à 17 €, et ceux qui devront se contenter d’une RN126 sans ses déviations de Soual, Puylaurens et Verfeil.
Il faut revenir à plus de réalisme, d’efficacité, et de justice sociale :
La poursuite des études de ce projet dans la phase de concertation qui s’est terminée dernièrement, a montré que cette autoroute n’est pas une solution compatible du contexte de crise actuelle, et que désormais il faut revenir à plus de réalisme (moyens disponibles), d’efficacité (aller à l’essentiel de nos besoins urgents) et de justice sociale (la gratuité pour tous).
Une conclusion alors s’impose : engager d’autres solutions, et vite.
Désenclaver Castres et améliorer l’accès à Toulouse sont une nécessité reconnue par tous, et si réaliser une 2×2 voies sur tout l’itinéraire a semblé un objectif recherché par beaucoup, le contexte économique, en particulier, ne le permet plus. En revanche, traiter les principaux points de blocage sur cet itinéraire, comme Castres – Soual, et y inclure le traitement tout aussi problématique de Castres – Mazamet, voilà un projet raisonnable et pertinent, réalisable rapidement et qui servira tout le bassin d’emploi.
Et les opposants au projet (élus, agriculteurs, transporteurs, commerçants, entreprises, habitants, …) seront, sans nul doute, sensibles aux différentes prises de position des candidats.
1 L’autoroute devait être mise en service en 2013 ! Rappelons-nous le comité de soutien Autoroute 2013,ses flyers sur les bus de Castres, son logo sur les courriers de la mairie ou sur son site.
2 DREAL : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement.
Et pourtant, sur l’ensemble de l’itinéraire de Castres à Verfeil, c’est plus de 150 exploitations agricoles qui sont touchées, dont 108 dans le Tarn. Plus de 30% de ces 108 exploitations tarnaises seraient fortement fragilisées, dont une demi-douzaine vouée à disparaître (2).
Et puisque l’autoroute est supposée associée au développement économique, rappelons que l'agriculture est la première activité économique entre Castres et Toulouse. Pourtant, ce serait aussi l’activité la plus dégradée par la présence de l’autoroute, directement par l’emprise du projet, indirectement par les effets de l’urbanisation induite que tout le monde s’accorde à penser qu’elle serait très forte.
Autoroute ou comment Stéphane franchit la ligne blanche et tente d’orchestrer une misérable polémique politicienne. Les faits, rien que les faits. Conseil municipal du 13 décembre : Délibération « Avis du Conseil municipal sur les échangeurs de l’agglomération » , se reporter au blog du 15 décembre : «
Le trouble suscité par l’article (de bonne foi) de La Dépêche du 15 est donc totalement dissipé le 16. C’était sans compter quelques jours plus tard sur un communiqué pour le moins stupéfiant du porte-parole d’EELV du Tarn (le 21 décembre).
Ah ! se disent chaque jour de nombreux automobilistes entrant à Castres ou sortant de Castres vers Toulouse, subissant des embouteillages devenus maintenant habituels, si l’on avait écouté tous ceux qui revendiquaient la priorité d’une liaison routière rapide, sûre et…gratuite entre Castres et Toulouse…
Le maire de Castres demande qu’un échangeur déjà acté notamment celui de Vendine (qui ne s’impose pas, il est vrai) soit « transféré » à Castres avec une explication qui ne fait que reprendre un de nos arguments depuis longtemps avancés, argument qui ne l’avait jamais effleuré jusqu’alors : « les échangeurs favorisent l’étalement urbain » ( Voir