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Eau : il faut sauver le soldat Bugis

Monsieur 32,5 millions d’€

 

Cellule de crise, les conseillers en communication d’ici et d’ailleurs s’activent. Les « petites mains » du Cabinet du maire se démènent, les appareils de la droite locale s’affairent, tout ce beau monde depuis une semaine est sur le pont. On s’agite et on s’affole.La situation est en effet problématique.

Une privatisation de l’eau scandaleuse, une re municipalisation hasardeuse malgré les nombreuses mises en garde, les résultats sont malheureusement là pour notre ville et ses habitants, quoiqu’on en dise, des choix douloureux devront être faits tant pour les investissements nécessaires que pour le fonctionnement.

La stratégie de communication est claire : simpliste diront les uns, caricaturale diront d‘autres : faire porter la responsabilité sur …l’opposition municipale (jusqu’ici on ne la croyait pas si importante, celle-ci étant traitée par le mépris et tenue à l’écart de tous les dossiers) qui siégeait alors entre 2001 et 2008, ce que l’on peut traduire «  battre sa coulpe sur la poitrine de son voisin » en un mot SE DEFAUSSER. Oui, cela s’appelle se défausser sur l’opposition pour ne pas avoir à se juger soi-même et ne pas avoir le courage d’assumer ses choix et ceux de sa majorité.

Première illustration de cette stratégie, une interview surréaliste de P.Bugis dans l’hebdomadaire (de propagande) Le Journal d’Ici (23-30 juin). Il n’est question que de…l’opposition. Là où on était en droit de s’attendre à des explications claires et nettes sur le dossier, rien sur les turpitudes du maire (qui continue d’approuver la privatisation de 1990 et la re municipalisation de 1994) mais tout sur l’attitude des élus de l’opposition , boucs émissaires de service.

A ce propos, cet hebdomadaire aura été le seul support médiatique à ne pas avoir encore accordé la moindre place aux réactions de l’opposition. Félicitations ! Tous les autres l’ont fait : La Dépêche du Midi, le Tarn libre, les radios, 100% et R’d’Autan, FR3 Tarn et Midi-Pyrénées… Quant à l’édito (écrit en service commandé), mérite-t-il seulement d’être commenté  tant il comporte de désinformation et de mensonges ( à moins que P.A. ne connaisse absolument pas le dossier, ce que j’ai du mal à croire…). Chacun le comprend, quand de tels intérêts financiers et politiques sont en jeu, on peut faire fi de toute déontologie professionnelle. Ce journal n’existe que pour cela.

Dans la stratégie de communication est prévue également une REUNION PUBLIQUE consacrée au dossier de l’eau à laquelle je vous appelle bien évidemment à participer ce lundi 27 juin à 20h30, salle Gérard Philipe. Sur la nature de celle-ci, l’on peut s’interroger : alors réunion utile pour nos concitoyens qui veulent dans un premier temps comprendre ( comment en est-on arrivé là ?) et dans un deuxième temps attendent des réponses concrètes concernant le fonctionnement à venir de leur cité ou bien réunion « opération enfumage » tant les « petites mains » du Cabinet nous ont habitués ( se souvenir des débats publics sur l’autoroute) à « faire une salle », à préparer les questions, à organiser la claque, à susciter des brouhahas hostiles, etc…A cette heure, je n’ai aucune garantie sur la volonté de P.Bugis pour que cette réunion publique se tienne dans de bonnes conditions …démocratiques.

Ce blog a déjà longuement rendu compte des 3 Conseils municipaux relatifs à la re municipalisation .

Petite piqûre de rappel tout de même  pour celles et ceux victimes de trous de mémoire avec ci dessous quelques extraits inédits ( en tout état de cause, il est indispensable de relire tout le dossier de l’eau ( Eau : de la privatisation à la condamnation )présent sur ce blog pour comprendre).

-          C.M. du 24 juin 2003, au hasard : M. le MAIRE : « Donc, nous allons passer au vote, et les points vont être comptés. Vous allez prendre une position historique ce soir, M.GUERINEAU avec votre groupe : vous allez vous opposer, ou ne pas prendre part au vote – ce qui est la même chose – à une re municipalisation extrêmement importante pour l’avenir de la Ville de Castres. »

-          article de La Dépêche du Midi du 16 janvier 2004 : interrogé par un journaliste, je déclare « P.Bugis est, lui, dans la position de l’histoire de l’homme qui tombe du 10ème étage d’un immeuble, et qui, à chaque étape de sa chute, dit : jusque là, ça va ! La triste réalité des choses que l’on soupçonnait arrive : il a rompu le contrat sans garantie, sans études financière préalables, et sans projections pour l’avenir. Il a , sans étudier les conséquences, fait prendre un risque énorme à la Ville, qui, si elle devait payer cette somme, devra déposer le bilan. »

-          C.M. du 3 février 2004, à nouveau mon groupe et moi-même (à l’époque, j’étais encore au PS) nous persévérons et nous ne prenons pas part au vote . Réponse de P.Bugis : «  Continuez comme cela, M.GUERINEAU, je pense que vous êtes en train de creuser votre tombe politique avec vos dents ! » ( Phrase prémonitoire mais à  la lecture du jugement rendu courant juin  il semblerait que le maire soit directement concerné).

-      C.M. du 16 mars 2004, j’expliquai qu’au cours des 2 derniers Conseils municipaux, ( désolé de me répéter pour les fidèles lecteurs de ce blog), nous avons été au bout des mises en garde face aux dangers d’une re municipalisation effectuée dans de telles conditions. Mission remplie.

 «  L’éthique de responsabilité, nous l’avons montrée au cours des derniers mois. Ce soir, nous sommes arrivés au bout d’un processus, et la décision qui se dégagera de cette assemblée ne dépendra pas du vote des élus socialistes…Nous tenons à affirmer notre éthique de conviction : un service public de l’eau et de réaffirmer, partout où nous sommes, que demain l’eau sera un enjeu majeur. Puisque l’éthique de responsabilité, aujourd’hui, après ce que nous avons démontré, pèsera très peu ce soir, nous tenons à affirmer notre éthique de conviction pour un grand service public de l’eau, qui aurait du continuer d’exister depuis 1990 et  que vous avez rendu malade aujourd’hui. C’est donc pour cela que le groupe socialiste votera cette délibération. »

 

Je ne peux m’empêcher de porter à votre connaissance deux très courts extraits du jugement rendu par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux significatifs des mœurs politico-financières de l’époque. Pour la Lyonnaise : «  Les droits d’entrée n’ont pas été proposés par la société mais exigés par la commune. »

Réponse de la Ville : « Dans les années 80 et au début des années 90, les distributeurs d’eau emportaient les concessions souvent en pratiquant une surenchère au niveau des droits d’entrée ;  que la collectivité n’avait pas besoin de réclamer quoi que ce soit, les propositions financières venaient des candidats, tous plus généreux (sic !) les uns que les autres. » Cette honorable pratique (source de bien de corruptions) fut interdite par une loi en 1995. Le jugement faisant une vingtaine de pages, il m’est impossible de tout vous relater.

Un proverbe nous apprend : «  Commettre deux fois les mêmes erreurs, c’est les répéter sans cesse ». Il est donc nécessaire que P.Bugis sache prendre ses responsabilités, reconnaisse là où il s’est manifestement trompé, en un mot fasse preuve de courage. Même si une décision de justice peut être commentée et elle le doit, même si le combat judiciaire n’est pas terminé, le passé restera le passé. Ce qui préoccupe les Castraises et les Castrais, c’est le présent et l’avenir (et là, manifestement, P.Bugis continue à ne vouloir écouter personne et se prépare ainsi à d’autres déboires). Ils veulent savoir sans tromperie ni maquillage ce que l’avenir leur réserve.

L’opposition , en tout cas le groupe des 5 élus municipaux de « Castres A Gauche Vraiment » dés le Conseil municipal en date du 28 juin, posera comme à son habitude les questions qui s’imposent et fera des propositions pour que les habitants ne souffrent pas des conséquences financières du jugement.

N.B. « verba volant, scripta manent » les paroles s’envolent, les écrits restent, malheureusement pour celles et ceux qui voudraient réécrire l’histoire du dossier de l’eau.

 

 

 

Eau : l’orchestre continuait à jouer sur le pont du Titanic

Mais où est donc passé le capitaine ? 

Basses eaux  : de jeudi à dimanche impossible de faire quelques pas dans notre ville sans être arrêté et sollicité sur ce qui fait les gros titres de la Dépêche du Midi, les interviews à 100% ou à FR3. Traverser le marché Jean Jaurès samedi matin, c’est passer plus d’une heure à répondre à diverses questions. On veut comprendre, comment Castres en est arrivé là . D’ailleurs mon blog vient de battre un record de fréquentation.

Un mauvais sort ? Une fatalité ? On refuse d’y croire. Le déni. Comment est-ce possible ? Avec un maire si compétent, avocat de surcroît, cherchez l’erreur…C’est un mauvais rêve, on va se réveiller. Les sentiments se mêlent. Accablement et consternation à la limite de l’hébétude.

D’une manière générale , beaucoup de mal à appréhender les chiffres annoncés ( un peu comme au loto), on se perd : 12+8 millions d’€ de provisions, reste donc à payer …7,7 millions. Samedi le montant à payer à la Lyonnaise s’élevait à 32,5 millions d’€ donc reste…12,5 millions d’€ .

Ces chiffres se bousculent , apparaissent bien irréels d’autant plus que l’on n’a aucune idée du Budget annuel de sa ville ( eh bien, 32,5 millions représentent 1/3 du Budget  total –fonctionnement et investissement – de la Ville, commencent également les tentatives d’équivalence : les Budgets annuels de l’enseignement, de la culture, des sports = 17 millions d’€ etc…)

On s’interroge sur l’avenir, on suppute, coupes sombres ? projets annulés ? associations en danger ? impôts locaux en hausse ? Inquiétude mais aussi colère, les élus ne sont pas épargnés…

Alors, il faut expliquer, ré expliquer, remonter le film :  1er janvier 1991, privatisation de l’eau et de l’assainissement et ainsi de suite avec arrêts sur images, tout cela ne fait que commencer. A ce jour, le capitaine qui a conduit le bateau sur les récifs se tait, tente de rassurer, de colmater les voies d’eau, semble ne pas être à la hauteur de la terrible situation . Son entourage persiste dans le « tout va bien, cela aurait pu être pire ».

La Ville, notre ville va perdre 32,5 millions d’€ , son budget 2011 prend l’eau de toutes parts, «  l’orchestre continue à jouer ». Ce capitaine resté sourd aux mises en garde répétées notamment lors de ce fameux Conseil municipal en date du 24 juin 2003 dont je vous propose de très courts extraits :

« Peut-on corriger une faute commise ( comprendre la privatisation) par une autre faute ( comprendre une remunicipalisation hasardeuse ) ? ». « Vous nous proposez à nous, élus de l’opposition de signer une sorte de blanc seing ou chèque en blanc, les yeux fermés, un bandeau sur les yeux . » «  Vous nous demandez d’appuyer ici même, collectivement, sur un mécanisme, véritable bombe à retardement pour les années à venir ».

Je posais alors les questions restées sans réponse, vous les avez déjà lues mais il me semble utile de les répéter :

1)      Quelles seront les conséquences financières pour le budget de la Ville d’une rupture de contrat ?

2)      Nous voudrions bien connaître les résultats des études auxquelles vous avez procédées – nous l’espérons- ainsi que votre estimation du montant des indemnités qui seront dues par la Ville et les conséquences pour le budget municipal .

3)      Je rajoutais : «  Nous ne vous faisons pas confiance un seul instant, tant sur la forme que sur le fond, pour conduire d’une manière collective et transparente ce qui peut aboutir à une régie ».

Au moment du vote de la délibération , 4 élus ont refusé de voter dont moi-même. C’est ce que je qualifiais alors d’éthique de la responsabilité. C’était le 24 juin 2003.

Mardi 28 juin, se réunira un Conseil municipal prévu de longue date. Ce mardi, je serai à la Commission des finances. A situation extraordinaire, Conseil municipal extraordinaire. Le débat nécessaire et indispensable pour analyser les conséquences financières suite à la condamnation de la Ville ne peut être bâclé ni tronqué. Le capitaine sera-t-il enfin prêt à prendre ses responsabilités ? ( à suivre…)

 

Eau : ce fut une belle privatisation !

Quel gâchis !

Pour bien comprendre la situation actuelle ( bien sûr vous avez (re)lu l’ensemble des articles de ce blog sous la rubrique «  Eau : de la privatisation à la condamnation ? »), il faut remonter au 1er janvier 1991, date où la Lyonnaise des Eaux remplace à Castres notre service public de l’eau, (que rien ne justifiait , infrastructure en bon état, etc…).

A l’entrée de l’Archipel, à votre droite, une plaque colossale où apparaît du beau monde : Michèle Alliot-Marie, ministre des sports, Jacques Limouzy , maire RPR de Castres et son adjoint dévoué, Jacques Thouroude, ( grand responsable du RPR devant l’éternel),  P.Bugis est alors conseiller municipal chargé des affaires juridiques et surtout Jacques Monod, président de la Lyonnaise des Eaux- Dumez…Impressionnant ! Sans oublier l’architecte  » officiel » de la ville.

En vérité, une belle famille qui sait défendre et faire fructifier les intérêts bien compris de l’ensemble de ses membres.

Petit retour en arrière, 1989 : la droite RPR, Limouzy en tête ( après une campagne électorale très dure)  bat la liste d’Union de la gauche conduite par Philippe Deyveaux (PS).

Fin 1990 : le processus de privatisation est engagé (pas de temps à perdre).

1993 : inauguration de l’Archipel. La Lyonnaise des eaux a versé à la ville «  un droit d’entrée » s’élevant à 96 millions de francs. Une grande partie de cette somme servira à construire  l’Archipel .

Le travail remarquable effectué par quelques personnes du «  Comité des usagers de l’eau et de l’assainissement » arrivera après de longues années à prouver que les usagers de l’eau payaient sur leur redevance le remboursement des «  droits d’entrée » de la Lyonnaise des Eaux. Le tribunal leur donnera raison en 2001/2002 : « Le prix de l’eau est illégal à Castres ». 

Faisons connaissance avec Jérôme Monod :  une carrière politique qui se confond avec une carrière industrielle. Jugez plutôt : 1975/76 : directeur de cabinet de Jacques Chirac alors Premier ministre. 1976/78 : secrétaire général du RPR . 2000/2007 : conseiller politique de Jacques Chirac, bureau à l’Elysée. Election présidentielle de 2002, création de l’UMP.

Mais que fait-il donc entre 1980 et 2000 ? PDG puis président du Conseil de surveillance de la Lyonnaise des Eaux, fusionnée en 1990 avec Dumez ( BTP) , (le maître d’œuvre de l’Archipel ) puis Suez (1997).

On se souvient , entre autres, 1994, le maire RPR de Grenoble, Alain Carignon, est accusé d’avoir reçu 21 millions de francs d’une filiale de la Lyonnaise des eaux en échange de la concession d’eau de la ville. Affaire connue sous le nom de « Pacte de corruption », le tribunal condamne en 1995. Vous me direz, il n’y a aucun rapport avec Castres…

1995 : la loi Balladur interdit le financement des partis et des campagnes électorales . J.Monod instaure une «  charte éthique » et interdit tout financement alors que se préparent les élections municipales…que la gauche gagne à Castres.

1989/1995 : ce fut vraiment une période de rêve pour la droite mais comme vous le savez déjà …le ver était dans le fruit ( juteux pour certains)…

 

 

Notre ville devra payer 27,7 millions d’€

Dernière minute :

 la Ville condamnée par la Cour d’appel de Bordeaux à  verser 27,7 millions d’€ à La Lyonnaise des eaux .

Tristesse et colère : j’aurai l’occasion de revenir plus longuement sur les raisons et les conséquences d’une telle décision.

Ce blog avait consacré à ce dossier de nombreux articles dans la rubrique :

« Eau : de la privatisation à la condamnation ? » .

 

Aujourd’hui, le point d’interrogation disparaît.

Il est utile voire indispensable de (re)prendre connaissance de l’ensemble de ce dossier avant de se risquer à toute analyse ( les pêcheurs en eaux troubles sont nombreux…) et de faire des propositions pour le présent et l’avenir.

-         Histoire d’eau…trouble (1)

-         Une eau à ébullition (2)

-         Coup d’épée dans l’eau (3)

-         Une bombe à eau ? (4)

-         Eau : l’orage gronde à Castres

A suivre…

 

EAU :l’orage gronde à Castres

NON A L’AUGMENTATION

DU PRIX DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT DE 20 %

 

Dans le contentieux qui oppose la Ville de Castres à La Lyonnaise des eaux depuis de  très longues années, l’expert choisi par le Cour d’appel administrative de Bordeaux vient de rendre son verdict : la note est salée, 29 millions d’euros à payer pour Castres.

 Ce rapport ne fait pas jugement, attendons donc. Mais l’orage gronde et semble maintenant se rapprocher. Que sera la colère de Zeus ? Des Castraises et Castrais envisagent d’organiser quelques processions (à suivre…)

Pour celles et ceux qui auraient manqué quelques épisodes de cet interminable feuilleton en « eaux troubles », ils peuvent toujours consulter la catégorie de mon blog consacrée à ce lourd dossier : « eau : de la privatisation à la condamnation ? ».

Mon propos aujourd’hui est de vous informer d’une décision prise lors du dernier Conseil municipal du 21 septembre dernier à savoir l’augmentation de 20 % du prix de l’eau et de l’assainissement.

Passons rapidement sur le fait que la municipalité s’est bien gardée de donner toute l’information nécessaire concernant cette augmentation, de plus le dossier à ce sujet au secrétariat général était étrangement vide alors qu’il aurait été pour le moins nécessaire d’avoir les anciens et les nouveaux tarifs.

Monique Maynadier, élue de notre groupe, siégeant au Conseil d’administration de la Castraise de l’eau a pu m’informer de l’évolution des tarifs.

Je me suis livré à des petits calculs : le prix du m3 d’eau passe de 0,92 à 1,16 soit + 0,24. Pour l’assainissement de 0,99 à 1,20 soit + 0,21. Au total, une augmentation de 0,45 € par m3. Pour une consommation semestrielle de 60 m3 (fourchette basse) vous paierez 27 € de plus. Pour une consommation de 120 m3 ( fourchette haute), 54 €. Pour une année : entre 54 € et 108 €. L’abonnement semestriel est également en hausse.

L’augmentation est donc importante.Elle est inadmissible dans le contexte de crise économique et sociale que nous connaissons, pouvoir d’achat en berne et ce n’est pas faire du misérabilisme que de constater les difficultés de nombreuses familles à finir le mois.

De plus, nous pensons que ce n’est pas aux usagers de l’eau qui n’ont aucune responsabilité dans le contentieux qui oppose la Ville à la Lyonnaise des eaux de payer (je m’interroge sur l’effet rétroactif de l’augmentation puisque les nouveaux tarifs s’appliquent dés le 12 juillet).

Notre groupe, La Gauche Rassemblée pour un réel changement, a donc voté contre l’augmentation ainsi que les deux élus socialistes. Nicole Jeanrot, seule présente du groupe «  Philippe Folliot » a voté avec la majorité municipale pour l’augmentation.

Les deux questions que je posais dans ce blog ( le 15 septembre) au Maire de Castres restent plus que jamais d’actualité, c’étaient les 2 premières d’une longue liste, je vous les rappelle :

1)      Ne regrettez vous pas d’avoir voté, début des années 90 avec vos amis J.Limouzy et J.Thouroude la privatisation d’un service public local de l’eau en très bon état pour en faire cadeau à la Lyonnaise des eaux ?

2)      Pour quelles raisons allez vous annoncer au prochain Conseil municipal une augmentation des tarifs de l’eau et de l’assainissement de 20 % ?

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  RETRAITES :

NON à l’injustice, OUI à la solidarité 

CASTRES    samedi 2 octobre à 10h    Sous-préfecture