Attac félicite Terra Nova
Publié dans j) Il a osé le dire (43), le 14/07/2011 à 10:16, par Philippe GuerineauDevoir de vacances … pour préparer la rentrée de septembre
Sujet : « Après avoir rappelé les objectifs poursuivis par Attac et par Terra Nova, vous analyserez en vous appuyant sur des exemples choisis dans l’histoire du mouvement social tout au long du XX° siècle, pourquoi la gauche déçoit son électorat quand elle s’efforce d’appliquer une politique de droite et renonce ainsi à ses valeurs.
Vous expliquerez en quoi, après une lecture attentive du texte, l’association Attac fait preuve d’une telle ironie et vous conclurez en gardant à l’esprit l’élection présidentielle à venir. »
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Terra Nova a reçu mercredi 29 juin le trophée du « think tank français de l’année », dans le cadre de la première « cérémonie des Trophées des Think Tanks » (http://www.oftt.eu/oftt/article/trophees-des-think-tanks). Ce prix vient récompenser une habile stratégie de communication et des positionnements modernes et audacieux.
On se souvient en effet de l’innovation majeure préconisée par Terra Nova pour le financement des retraites : faire payer les retraités. Récemment, le think tank proche du Parti socialiste faisait plus fort encore : son rapport titré « Gauche, quelle stratégie pour 2012 ? » [1], invite la gauche social-démocrate à tirer définitivement un trait sur le vote des ouvriers – ringards, réactionnaires et acquis au Front national.
Les mauvais esprits ne manqueront pas d’avancer que c’est la social-démocratie qui s’est éloignée des classes populaires, en appliquant, partout en Europe, les politiques « pro-marchés » qui ont mené à la crise. Terra Nova leur réplique du tac au tac, le 6 juin dernier [2] : rassurer les marchés, et non les peuples, voici l’horizon de la vraie gauche européenne.
En effet, pour l’auto-proclamé « think tank progressiste », les Grecs, non les banques, sont responsables de la crise de la dette publique en Europe : il faut donc continuer l’austérité, récuser toute restructuration de la dette et soumettre les budgets nationaux au veto du Conseil européen. Voici le « saut fédéral majeur » dont rêve M. Trichet… Un saut dans le vide néolibéral ? 
Il faut préciser que l’audace iconoclaste de Terra Nova est assurée par des financements assurés à 80 % par des entreprises connues pour leur sens civique telles Microsoft, Areva, Total, Cap Gemini, EADS, RTE…[3] qui « garantissent son indépendance » comme l’explique sans rire sa plaquette de présentation.
Attac France félicite Terra Nova pour la franchise avec laquelle, en un temps de confusion idéologique, elle réaffirme avec constance le programme d’une véritable gauche de droite. En invitant le Parti socialiste à suivre la voie résolument moderne empruntée par les sociaux-démocrates portugais, espagnols et grecs, elle dessine pour lui des horizons prometteurs, riches en futures démissions et déroutes électorales.
Attac France, Paris le 6 juillet 2011
1 – Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012, 11 mai 2011.
2 – Dette grecque : l’Europe ou le chaos http://www.tnova.fr/note/dette-grecque-leurope-ou-le-chaos
3 – Listes des financeurs sur le document de présentation de l’institut :
http://www.tnova.fr/sites/default/files/Terra%20Nova%20-%20Presentation%20d%C3%A9taill%C3%A9e.pdf
N.B. Blog l’Antidote : « Reconquérir ou non l’électorat populaire ».

Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques ( IRIS) enseignant à l’Institut d’Etudes Européennes de l’Université de Paris VIII, auteur de nombreux ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions de désarmement, la politique étrangère française, ou encore…le sport ( grand connaisseur de football) persiste et signe.

Rien n’a donc été réglé, contrairement à ce que prévoyait et affirmait avec véhémence le député Folliot lors de cette séance du Conseil municipal inoubliable du 30 septembre 2008.
Lire entre autres (Le Monde 25 mai) « 2012, le PS ne doit pas oublier le peuple », dans le même numéro : « Les classes populaires sont de retour en France » par l’auteur du livre « Fractures françaises ». Face à face, Ferrand et Olivier Dartigolle porte parole du PCF ( L’Humanité 23 mai) , 
Pas le sport, si malheureusement le sport, surtout pas le football, si, le football. Le fond de l’air devient insupportable : « Le foot, énième symptôme d’un pays déboussolé par la politique anxiogène et clivante de son président. »