Archives de la catégorie ‘Initiatives’

Les encouragements de Jean Jaurès

NON A LA POLITIQUE DE LA PEUR ET DE LA HAINE

Un samedi matin qui fera date.Beaucoup de monde en effet s’était rassemblé dés 9H30 ce samedi 4 septembre, jour de marché devant la statue du grand tribun à l’appel de plus de 15 associations, syndicats et partis de Gauche de Castres. ( La dizaine de photos que j’ai prises s’avèrent inutilisables, je crois que d’autres photographes étaient à pied d’œuvre, qu’ils n’hésitent pas à m’envoyer leurs photos).

Dés 10h, il y avait bien, malgré les difficultés pour informer de l’initiative, 300 personnes et ce nombre allait encore augmenter jusqu’à la fin de la matinée, sans compter celles et ceux qui pendant quelques instants s’arrêtaient pour nous saluer et nous faire part de leur solidarité.

Divers tracts, drapeaux et banderoles égayaient la place et les arcades.

Tous étaient réunis dans un même élan, conscients de l’importance des mobilisations qui se sont déroulées partout en France et dans certains pays d’Europe : «  NOTRE CONSCIENCE NOUS INTERDIT DE NOUS TAIRE ».

Il n’est plus possible en effet de tolérer plus longtemps la xénophobie d’Etat, l’utilisation ignoble et cynique d’hommes, de femmes et d’enfants à des fins politiciennes. Le chef de l’Etat et son ministre de l’Intérieur ont voulu faire des Roms la grande affaire de l’été comme s’ils étaient responsables des maux de la France. Chacun l’aura compris , ils voulaient détourner l’attention de leur politique en l’occurrence le réforme des retraites mais aussi tenter de faire oublier l’affaire Woerth-Bettencourt. C’est raté !

Comment supporter pour tout démocrate et républicain , chrétien ou non, le lien entre immigration et délinquance, l’instauration de deux catégories de citoyens et de justiciables, ceux d’origine étrangère et les autres. Comment tolérer la remise en cause de la Constitution et de la Déclaration des Droits de l’homme ?

A Castres, ce premier rassemblement unitaire, au delà de tous les clivages partisans, était celui de toutes celles et ceux qui n’acceptent pas la France salie par la xénophobie d’Etat comme l’a déclaré Jean Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l’homme : «  Ce qui nous rassemble ici, c’est l’attachement commun à la démocratie. Aucune aventure politique ou personnelle ne peut justifier qu’on remette en cause ces principes fondamentaux ». Il ajoutait : «  Nous savons ce que ça coûte de désigner des métèques, quel que soit le nom quion leur donne, pour les livrer en pâture dans une période de crise sociale ».

En quittant le rassemblement, j’ai cru apercevoir Jean Jaurès exprimer sa satisfaction. Il était important, une fois de plus, que dans sa ville natale, les valeurs de justice et de fraternité s’expriment avec autant de détermination.

 Dans le tract signé par la quinzaine d’organisations castraises apparaissait le célèbre poème du Pasteur allemand Martin Niemöller (celui-ci arrêté dés 1937 en Allemagne fut envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, libéré du camp par la chute du régime nazi en 1945, il se consacra par la suite jusqu’ à sa mort en 1984 de la reconstruction de l’Eglise protestante d’Allemagne) 

Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques
Je me suis tu, je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

 

Il est utile de lire la lettre ouverte au Président de la République signée du résistant Léon Landini

 

Appel citoyen : 4 septembre à Castres

APPEL CITOYEN

Face à la xénophobie et à la politique du pilori :

 liberté, égalité, fraternité

Communiqué de 50 organisations politiques, syndicales et associatives :

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble.

Pour signer l’Appel citoyen, Ligue des Droits de l’Homme

Castres :

Communiqué de presse :

Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, FCPE, Attac, FSU, CGT, CFDT, Castres A Gauche Vraiment, PC, Parti de Gauche, PS, Alternatifs, etc

 

Non à la politique de la peur et de la haine

            Après un débat sur «  l’identité nationale » qui avait généré une recrudescence de la xénophobie et du racisme notamment envers les musulmans, les plus hautes autorités visent à faire diversion suite aux nombreuses « affaires », au débat sur les retraites, à une rentrée sociale qui s’annonce tumultueuse pour le gouvernement. Il veut faire oublier les conséquences désastreuses de sa politique économique et sociale, en créant  un « ennemi intérieur ».

 Cette politique raciste et xénophobe est dénoncé par un rapport accablant du Comité de l’ONU chargé de la lutte pour l’élimination de la discrimination raciale. Les experts de ce Comité condamnent « l’incitation à la haine », « la stigmatisation de l’immigration »,  l’introduction de la notion de français « d’origine étrangère », les discriminations qui touchent les Gens du Voyage (citoyens français pour la plupart) et les ROMS (citoyens européens).

 Près de chez nous, dans le Tarn, un certain nombre de groupuscules ouvertement néofascistes, xénophobes, antisémites et racistes se sentent autorisés à faire exploser leur haine à travers des actions comme celle menée contre la Mosquée de Castres, contre le siège du MRAP , ainsi qu’à  Albi, Mazamet (lycée Soult), Aussillon (bâtiments collectifs)… et à travers des campagnes verbales ordurières par le biais d’internet.

 La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine de race ou de religion. »

 Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

 Notre conscience, nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la PAIX CIVILE

 Nous appelons à un rassemblement

 

Samedi 4 septembre 2010

à partir de 9h30 – Place Jean Jaurès

 

afin de défendre une REPUBLIQUE, que nous voulons  plus que jamais, LIBRE, EGALE et FRATERNELLE.

 

 

31 juillet : commémoration de la mort de Jean Jaurès

Le Parti Socialiste, le Parti Communiste, le Parti de Gauche, Europe Ecologie, les Alternatifs, ainsi que  Castres A Gauche Vraiment et les élus  municipaux, généraux et régionaux de Gauche  vous invitent à venir nombreux pour commémorer le 96ème anniversaire de la mort de Jean Jaurès.

Samedi 31 juillet – 18 h,

place Jean Jaurès à Castres

 

Je vous propose de lire ou de relire attentivement quelques extraits de ce qui est sans doute le plus célèbre des discours de Jean Jaurès : le discours à la jeunesse prononcé le 30 juillet 1903 au lycée d’Albi où il avait été élève puis enseignant.

 

« Mesdames, Messieurs, Jeunes élèves,

C’est une grande joie pour moi de me retrouver en ce lycée d’Albi et d’y reprendre un instant la parole. Grande joie nuancée d’un peu de mélancolie ; car lorsqu’on revient à de longs intervalles, on mesure soudain ce que l’insensible fuite des jours a ôté de nous pour le donner au passé. Le temps nous avait dérobés à nous-mêmes, parcelle à parcelle, et tout à coup c’est un gros bloc de notre vie que nous voyons loin de nous. La longue fourmilière des minutes emportant chacune un grain chemine silencieusement, et un beau soir le grenier est vide.

Mais qu’importe que le temps nous retire notre force peu à peu, s’il l’utilise obscurément pour des œuvres vastes en qui survit quelque chose de nous ? Il y a vingt-deux ans, c’est moi qui prononçais ici le discours d’usage. Je me souviens (et peut-être quelqu’un de mes collègues d’alors s’en souvient-il aussi) que j’avais choisi comme thème : les jugements humains. Je demandais à ceux qui m’écoutaient de juger les hommes avec bienveillance, c’est-à-dire avec équité, d’être attentifs, dans les consciences les plus médiocres et les existences les plus dénuées, aux traits de lumière, aux fugitives étincelles de beauté morale par où se révèle la vocation de grandeur de la nature humaine. Je les priais d’interpréter avec indulgence le tâtonnant effort de l’humanité incertaine.(…)

Surtout, qu’on ne nous accuse point d’abaisser et d’énerver les courages. L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres.

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.(…). Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.

Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Ah ! vraiment, comme notre conception de la vie est pauvre, comme notre science de vivre est courte, si nous croyons que, la guerre abolie, les occasions manqueront aux hommes d’exercer et d’éprouver leur courage, et qu’il faut prolonger les roulements de tambour qui dans les lycées du premier Empire faisaient sauter les cœurs ! Ils sonnaient alors un son héroïque ; dans notre vingtième siècle, ils sonneraient creux. Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. C’est pourquoi je vous ai dit, comme à des hommes, quelques-unes des choses que je portais en moi. »

 

« Pas de bébés à la consigne »

Les bébés en colère ne veulent pas finir comme des sardines ! 

A Castres avant la manifestation le 6 mai

A Castres, une nouvelle mobilisation des personnels de la petite enfance s’est déroulée hier en présence d’une petite centaine de personnes. Beaucoup de couleurs, d’enthousiasme mais aussi de détermination.

Le 8 avril déjà dans notre ville, plus d’une soixantaine de personnes s’étaient réunies avec quelques parents sur la Place Jean Jaurès. Les revendications sont connues : refuser l’augmentation du dépassement des capacités d’accueil (de 10 à 20 %) pour les crèches, refuser la diminution des personnels qualifiés (40 % des personnels diplômés). Si le décret prévu par la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, s’applique, il s’agira d’une régression sans précédent du secteur de la petite enfance dans notre pays.

Les initiatives prises par le syndicat CFDT des Communaux de Castres répondent également à l’attente de nombreux parents très inquiets.

 Diverses manifestations se sont tenues dans plus de 40 villes de France ( 6 000 personnes à Paris, etc…). Un nouveau rendez vous est fixé au 29 mai. Parions que la mobilisation sera encore plus importante à Castres.

Plusieurs médecins prennent position à l’instar de Bernard Golse, chef du service de pédo psychiatrie de l’hôpital Necker à Paris : «  C’est un combat légitime, depuis 50 ans on sait beaucoup mieux ce dont les bébés ont besoin pour pouvoir se socialiser. Les mesures envisagées sont contraires à tout ce que nous avons appris . Il ne suffit pas de plonger un enfant dans une crèche pour que la socialisation soit faite, il est donc très important de maintenir la qualification des personnes et le ratio adulte/enfant. »

Les bébés de Castres et des alentours crient déjà : «  Ce n’est qu’un début, continuons le combat » et préparent leurs banderoles pour sans doute le 29 mai.

 

 Je vous invite à découvrir l’interview de Marie-Laure Cadart, médecin et anthropologue, spécialiste de la petite enfance :

  « Le remplissage au lieu de la qualité »

L’enjeu de l’accueil de la petite enfance est-il évalué à sa juste valeur dans notre pays ?

Marie-Laure Cadart. Tout dépend des politiques. Actuellement, ceux qui nous gouvernent veulent tout simplement créer des places pour garder des enfants pendant que les parents travaillent sans se soucier de ce que l’on fait avec les enfants et de ce qu’on leur fait vivre.

Les besoins de l’enfant sont-ils suffisamment pris en compte ?

Marie-Laure Cadart. Énormément de progrès ont été faits durant ces dernières années. La France est très bien placée en matière d’accueil de la petite enfance. Un rapport de l’Unicef a classé les 28 pays de l’OCDE, et la France se classe en troisième position, derrière la Suède et l’Islande. Quand nous appliquons la somme de nos connaissances aux crèches, au développement de l’enfant, à l’attention porté à son développement psychologique, moteur ou somatique avec des personnels qualifiés et des équipes pluridisciplinaires, avec des psychologues, nous obtenons de l’accueil de qualité.

Quel regard portez-vous sur le décret Morano à venir ?

Marie-Laure Cadart. Ce décret grignote doucement les acquis en matière de qualification des personnels. Auparavant, les crèches étaient maltraitantes et faisaient de la garde sans se soucier de l’enfant. Les premiers textes qui ont modifié l’accueil datent de 1975. Mais c’est le décret d’août 2000 qui a vraiment assis les bases d’une qualité de l’accueil respectueuse de l’enfant, des parents et des professionnels. Il y a eu des prémices, comme le rapport « Un enfant dans la vie », établi en 1982. La gauche au pouvoir a replacé l’enfance au cœur de la cité, en prenant en compte à la fois ses besoins, ceux des familles, en partant du principe que la famille était le premier lieu de socialisation. Quand on met de l’argent et des compétences, nous arrivons à faire des choses très belles. Mais aujourd’hui on nous parle de taux de remplissage. C’est inévitablement au détriment de la qualité. L’enfant disparaît derrière la gestion. Or, la gestion doit être à son service. On nous dit  : « On n’a pas le choix », ce n’est pas vrai. De nombreuses structures résistent, avec un accueil de qualité, sans que cela coûte plus cher à la collectivité.

Peut-il y avoir un impact sur le développement des enfants ?

Marie-Laure Cadart. Tout à fait, mais cet impact n’est pas immédiat. À partir du moment où vous diminuez le taux d’encadrement, vous faites travailler les professionnels dans de mauvaises conditions. Mais les conséquences sont très insidieuses, il n’y a pas de rapports de cause à effet. Par exemple, à Aix-en-Provence, dans toutes les crèches en délégation de service public qui ont été reprises par des entreprises privées, apparaissent des signes de souffrance. Un professionnel dira  : « Tiens, ça fait longtemps que je n’avais pas entendu pleurer autant. » Ce sont de petites choses mais qui témoignent d’une dégradation. Cependant, je ne peux pas vous affirmer d’emblée que, demain, les enfants iront plus mal, mais nul doute que ceux qui iront le plus mal seront les enfants qui ont des familles en difficultés.

Quelles sont les conditions à réunir pour que l’enfant s’épanouisse à la crèche ?

Marie-Laure Cadart. Il faut une cohérence entre la maison et la crèche. Il faut des professionnels qui connaissent l’enfant et sa famille, accorder une période pour faire connaissance, où on s’apprivoise, où l’on s’adapte. Mais, surtout, il faut prendre l’enfant dans sa singularité, en fonction de son caractère, de son contexte de vie, et en fonction de ses besoins. Ajoutons à cela, un soutien aux professionnels dans un travail difficile, et ça marche pas mal.

Entretien réalisé par Laurent Decottignies ( L’Humanité le 7 mai)

 

Ensemble : on se rassemble, on manifeste, on chante…

 

Lundi 26 avril

Rassemblement de soutien à Patricia John   

Après 3 rassemblements devant la sous-préfecture de Castres regroupant à chaque fois entre 100 et 200 personnes ( 2ème  semaine de vacances) , le temps est venu de s’adresser directement à Mme La Préfète du Tarn.  

 En conséquence, un rassemblement devant la Préfecture du Tarn (Albi) aura lieu le jeudi 29 avril à 18 h pour réclamer la libération et la régularisation de Patricia John, actuellement retenue au centre de rétention de Cornebarrieu.  

Co voiturage : rendez vous à  l’Albinque – 17h  – dernier délai 17h15 

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«  La politique actuelle d’immigration se donne pour objectif de procéder chaque année à un quota d’expulsions déterminé à l’avance. Une telle démarche opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle. » Court extrait de leur dernière parution.  

Tous les derniers vendredis de chaque mois, Place Jean Jaurès ( près de la fontaine) de 18h à 19h, «  ronde de silence »  

Rendez vous donc vendredi 30 avril .  

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Colloque national de la Société d’études jaurésiennes et de la Mairie de Graulhet  

vendredi 30 avril (de 9 à 12h et de 15h à 17h) et samedi 1er mai (de 8h45 à 11h) 2010  

Cinéma « Les Temps modernes », 14 Place Henri Mérou à GRAULHET  

 Ce colloque, réunissant presque essentiellement des historiens, sera l’occasion surtout d’actualiser la recherche sur l’action politique de Jaurès dans le mouvement social de lutte ouvrière, en filigrane d’une réflexion sur le rapport entre réforme et révolution dans la pensée politique du grand tribun tarnais.
Ce colloque s’inscrit localement en plein centenaire de la grande grève ouvrière des moutonniers de Graulhet et aussi en plein centenaire du vote de la loi sur les retraites ouvrières et paysannes du 5 avril 1910, pour laquelle Jaurès s’engagea activement à la Chambre.  

Programme :
Présidence du colloque par Rémy Pech, ancien président de l’Université Toulouse II-Le Mirail
Vendredi 30 avril à 9h (Président Alain Boscus) :  

 Introduction par Mme Danielle Désert, Maire-ajointe de Graulhet   

et M. Gilles Candar, Président de la Société d’études jaurésiennes   

François Jarrige : Une invention de Jaurès ? La question de la santé au travail et la grève des mégissiers de Graulhet en 1910
Claude Geslin : La grève des chaussonniers fougerais de l’hiver 1906-1907
Rémy Cazals : Jaurès, les gauches et la droite dans la grève de 1909 à Mazamet
Vendredi 30 avril à 15h (Président Rémy Pech) :
Vincent Viet : Les républicains face aux grèves : intervenir pour ne plus avoir à intervenir (1880-1914)
Rémy Pech : Jaurès et les réformes agricoles
 Samedi 1er mai à 8h45 (Président Bruno Antonini) :
Gilles Candar
: Théorie et pratique de la réforme chez Jaurès  

 Bruno Antonini : Evolution révolutionnaire et action de terrain
Guy Dreux : Jaurès et la loi sur les retraites de 1910
Conclusion du Président du colloque Rémy Pech
(Clôture à 11h en raison du défilé départemental du 1er Mai)  

   

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Manifestation intersyndicale

1er mai  – 10h30

Place Jourdain Graulhet

   Pour un grand 1er mai unitaire, tous mobilisés Le 1er mai dans le monde entier, les salariés manifesteront pour un monde plus juste et pour un travail décent. 

 Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salarié(e)s du privé et du public, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi, à réussir un grand 1er mai en manifestant nombreux pour exiger : la priorité à l’emploi, l’amélioration des salaires et du pouvoir d’achat, des garanties pour l’avenir des retraites. Elles ont fait connaître leurs exigences en rédigeant « une interpellation commune en vue du Sommet social ». Ce sont leurs axes revendicatifs communs portés par l’intersyndicale depuis 16 mois. En étant tous mobilisés le 1er mai prochain, nous donnons du poids à ces revendications sur l’emploi et le pouvoir d’achat avant le prochain Sommet social et nous nous opposons à un passage en force gouvernemental qui semble se dessiner sur le dossier des retraites. Sur ce dossier, nos organisations ont convenu de poursuivre la réflexion pour des propositions en matière de financement de nos systèmes de retraite. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident de poursuivre leur démarche unitaire et leur mobilisation sur ces revendications pour interpeller les pouvoirs publics et le patronat. Ces mobilisations doivent s’inscrire dans la durée. C’est pourquoi, elles décident de se retrouver le 6 mai 2010.   

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SAMEDI 1er MAI – A partir de 20h  Grange de la Bouriatte à Castres / Entrée : 6 €.  

Dès 20h les premiers venus pourront admirer l’exposition de photos de Matthieu Borrego intitulée « série Bad Trip ».  

De retour à Castres après une tournée à Djibouti, la troupe de théâtre Jean Vilar de l’EMAD présentera à 20h la pièce « Vingt minutes avec un ange » d’Alexandre Vampilov.  

Puis vers 22h ce sera au tour de La Patate Douce de mettre de l’ambiance dans la soirée avec de la chanson et des rythmes reggae, punk, rock ou valse ; avant de laisser place à l’électro house de DJ Domi. Et, comme toujours, le cri feutré sera présent afin de partager un moment d’écriture.  

 

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La section de Castres du PCF écrit au blog : 

 

FÊTE POPULAIRE DU PRINTEMPS  

 

HALL 2000 DU PARC DES EXPOSITIONS À CASTRES  

Dimanche 02 mai 2010 de 10h00 à 20h00 

10h30 :  Débat : « Démocratie : quel pouvoir, quel peuple ? »12h30 : Apéro, repas 14h30 : Hommage à Jean FERRAT  16h00 : Pause – Tombola16h30 : Débat« Retraite ? Emploi ! Salaire ! 3 aspects d’une même réalité » 18h30 : Concert 

   

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SAMEDI 8 MAI – Soirée  

Au Bar restaurant bio « Comme à la maison » – 5 rue de Brettes à Castres.  

Nous vous proposerons de découvrir les artistes suivants :
Duo Eténesh Wassié (Voix) – Mathieu Sourisseau (Basse acoustique) : Chants de femmes éthiopiens, d’une rare beauté…
www.myspace.com/eteneshmathieu  

Cannary (piano – contrebasse – batterie), trio au goût sauvage… qui s’inspire de la vie trépidente de Calamity Jane. 
www.myspace.com/cannarymusic