Archives de la catégorie ‘d) Retraites : Sud Tarn, un mouvement social est né (26)’

Touche pas à mon syndicaliste !

Ensemble

 

Comme un parfum d’automne, atmosphère bon enfant, chaleureuse et pourquoi ne pas le dire fraternelle devant le commissariat de Castres pour accompagner notre camarade Alain convoqué suite à une plainte déposée par le président de la CCI . Ce dernier n’ayant pas apprécié lors du long et puissant mouvement de mobilisation contre la réforme des retraites de voir occupé à l’aube l’aéroport de Castres Mazamet.

Beaucoup de monde, aux alentours de 200 personnes en cette fin d’après midi. L’unité syndicale faisait plaisir à voir, la présence d’élus notamment ceux du groupe « Castres à Gauche Vraiment » ainsi que les représentants de différents partis de gauche.

Tous se retrouvaient rassemblés pour dire non à la répression anti-syndicale qui s’abat dans divers endroits de notre pays. Alain tenant d’ailleurs à inscrire son combat dans un cadre unitaire et au nom de tous les syndicalistes de France et hors de nos frontières. A la sortie de son « entretien » il devait déclarer :

 

 

 « Ce rassemblement c’est avant tout dire au gouvernement : ce n’est pas en essayant d’isoler quelques militants syndicaux que l’on remettra en cause la solidarité, la détermination et la volonté revendicative du monde du travail et de ses représentants.

Juste un point pour montrer que notre combat pour les retraites est juste et toujours d’actualité. Les confédérations syndicales ont démontré statistiquement que d’obliger à travailler deux années de plus les salariés âgés allait entraîner la perte de 1 million 100 000 emplois disponibles en France.

Très concrètement aujourd’hui, sur une ville comme Castres, proportionnellement, c’est l’équivalent de 330 emplois qui ne seront plus disponibles dans les mois et années à venir pour les privés d’emploi, les jeunes en application de cette réforme des retraites. C’est l’équivalent d’une entreprise comme Comau qui disparaît. Voici un exemple simple et concret, pour dire au gouvernement, vous pouvez tenter toutes les intimidations possibles, nous continuerons notre combat syndical, tout simplement parce qu’il est légitime et en phase avec les attentes des citoyens pour une société plus juste ».

Ensuite Michel Bellières, secrétaire de l’Union départementale CGT devait intervenir pour dénoncer les atteintes au droit syndical qui ne cessent de se développer comme l’actualité récente le démontre chaque jour un peu plus.

Un bien beau moment de solidarité où chacune et chacun se promettait de se revoir dans des combats communs. Ce n’est qu’un début…

 

Avec Alain, Philippe … et tous les autres

 

Communiqué des organisations syndicales 

Ensemble pour l’avenir des retraites et le progrès social,

Ensemble contre la criminalisation de l’action syndicale ! 

En 2010, ensemble CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC et CFE-CGC avons engagé une bataille contre un projet de réforme des retraites qui reste injuste et inefficace. 

Nous avons organisé de nombreuses actions et manifestations qui ont permis une mobilisation sans précédent. 

Dans le Tarn, ce sont plusieurs dizaines de milliers de salariés, retraités, privés d’emploi qui se sont mobilisés à Albi, à Castres et ailleurs dans le département. 

C’est un mouvement de fond, soutenu par plus de 70 % des citoyens français qui estiment comme légitime les actions pour la défense d’une retraite juste pour tous. 

C’est dans ce cadre que les organisations syndicales ont organisé fin octobre 2010 un rassemblement symbolique et pacifique à l’aéroport de Castres pendant moins de 2 heures. 

Il y a quelques semaines un militant syndical CGT  a été convoqué par la gendarmerie pour être questionné sur ce rassemblement à l’aéroport. Aujourd’hui un autre militant est convoqué au commissariat de Castres le mercredi 16 février. 

Cette situation n’est pas acceptable. Elle montre que le patronat (via la plainte déposée par la CCI) et le gouvernement tentent de criminaliser le mouvement social et l’action syndicale pour intimider l’ensemble du monde du travail. 

Ce n’est pas en essayant d’isoler quelques militants syndicaux que l’on remettra en cause la solidarité, la détermination et la volonté revendicative du monde du travail et de ses représentants. 

Ensemble nous nous battons pour l’avenir des retraites et le progrès social.

          Ensemble nous nous battons contre la criminalisation de l’action syndicale !! 

Nous appelons nos syndicats, nos militants, les salariés et l’ensemble des citoyens à un rassemblement : 

Le mercredi 16 février

à 16 h 30

devant l’hôtel de police de Castres

Av Charles de Gaulle

 

Les 5 élus conseillers municipaux du groupe « Castres A Gauche Vraiment » seront présents au rassemblement et apportent leur soutien à Alain , à Philippe et à tous les syndicalistes inquiétés pour défendre les droits les plus élémentaires des travailleurs.

Pour plus d’information, on peut lire l’article paru dans ce blog, le 28 janvier : Excès de zèle à la CCI

 

Le mouvement social de l’automne 2010

« TOUS DANS LA RUE »

 

Tel est le titre d’un livre  (1) paru début janvier aux éditions du Seuil. A travers des textes ou des entretiens, une douzaine de chercheurs en sciences sociales tentent « à chaud » de resituer ce mouvement dans une perspective longue, celle des luttes sociales et des mouvements de contestation du néo libéralisme, de la dégradation continue des conditions de travail et des désarrois croissants de la jeunesse.

Préface de Gérard Mordillat, celui-ci fait un parallèle entre le 29 mai 2005 quand 54,68 % des Français disaient Non au référendum sur le projet de Constitution européenne et octobre 2010 quand selon les sondages, une immense majorité de personnes interrogées ( 70 %) refusait le projet de loi qui prévoyait notamment l’allongement du temps de travail pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Ces deux évènements, qui, apparemment ne sont pas d’une même nature ont en commun le déni de démocratie qu’ils manifestent. L’auteur « Des vivants et des morts » écrit : «  Sous couvert d’obéir aux injonctions des marchés financiers, la loi sur les retraites venant après le démantèlement du Code du Travail, la ruine programmée des services publics, l’iniquité absolue du système fiscal, nient ce droit fondamental d’exister à une majorité de salariés, les condamnant à terme à une paupérisation certaine.

Dés lors, se pose la question : combien faudra-t-il de temps pour renverser ce gouvernement de riches, par les riches, pour les riches, et rendre à la démocratie sa définition première , le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ? Sans vouloir être devin parions que les jours à venir seront des jours de colère ».

Le livre répond donc à de nombreuses questions :

   -Que s’est-il joué dans cette mobilisation massive des salariés et de la jeunesse sur le thème de la retraite à 60 ans ?

-         Comment analyser le mouvement lui-même , et notamment les formes diverses qu’il a pu prendre ?

-         Comment situer la lutte des salariés français dans l’histoire plus longue de la résistance aux politiques néo libérales conduites en France et en Europe ?

-         Enfin, le mouvement de l’automne 2010 ouvre-t-il une nouvelle séquence politique et sociale ? Ce que beaucoup analysent comme une défaite politique pour N.Sarkozy ouvre-t-il la voie à une véritable alternative progressiste pour les élections présidentielles de 2012 ? Ou bien serions nous confrontés à une crise plus profonde et plus grave de notre démocratie politique et sociale ?

On pourra lire notamment les contributions de Robert Castel, Frédéric Lordon, Christophe Aguitton, etc…

Les titres des divers chapitres illustrent le contenu de l’ouvrage comme par exemple : «  Le prix de l’insécurité sociale » , « Une combativité intacte », « Une jeunesse sans espoir ? », «  Le retour de la guerre sociale », « Crise sociale ou crise politique ? », etc…

Un livre dont l’intérêt réside dans la pertinence du diagnostic.

Un livre réconfortant au moment où  les fiches de paye sont amputées de retenues financières pour faits de grève, 100€, 200€, 300€ …(dur, dur… tout le monde n’habite pas avec toute sa petite famille, avenue de Breteuil ,VII° Arrondissement , dans  un des quartiers les plus huppés de Paris, à l’instar du député de la 4° circonscription , Bernard Carayon) .

Un livre réconfortant car cette lutte pour les retraites  s’inscrit dans un mouvement d’ensemble de combats contre les inégalités sociales loin d’être terminés.

On peut relire ( avec intérêt bien sûr) l’article que j’écrivais dans ce blog il y a quelques mois, «Retraites : Sud Tarn, un mouvement social est né ».

 

(1)  « TOUS DANS LA RUE – le mouvement social de l’automne 2010″    Ed.du Seuil     12€

 

Retraites : le climat est à la colère

 

« On va continuer à se faire entendre »

 

A Castres, une nouvelle fois après 3 mois d’intenses mobilisations, 8 manifestations , nous étions ce 23 novembre 2500 personnes  à la surprise générale, une combativité qui a étonné plus d’un observateur ! Au hit parade des villes moyennes mobilisées , et même des métropoles régionales ( en proportion), Castres est dans le top ten . (à méditer)

Pour affirmer qu’il n’est pas question de tourner la page de la contre-réforme des retraites, que nous sommes dans un processus qui va durer.

Même s’il n’y a pas le foisonnement quotidien d’initiatives qu’on a connu au plus fort du mouvement .

2500 personnes , de la sous préfecture à l’Albinque en passant par la mairie et la place Jean Jaurès.

Pas l’ombre d’un sentiment d’une défaite, un sentiment d’inachevé sans doute.

La colère reste intacte à l’égard du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, la fierté aussi de s’être battu, la tête haute.

 L’idée aussi que ce mouvement social fut un exemple pour tous les peuples d’Europe.

 Nous sentons bien que la détermination affirmée au cours de ces derniers mois peut permettre à chaque instant de rebondir et de repartir et cela , la droite en a conscience.

Le message adressé à l’ensemble des partis politiques est clair : ils devront tenir compte du rapport de forces qui s’est affirmé depuis début septembre.

Il n’est pas question d’accepter que les travailleurs payent les conséquences d’une crise dont seuls les financiers sont responsables.

Comme le dit Philippe Corcuff, maître de conférences en science politique à Lyon, et membre du conseil scientifique d’Attac :

«  On pourrait plutôt dire que le mouvement social a déjà gagné mais insuffisamment. Ainsi, une mobilisation d’ampleur sur une durée significative a redonné confiance et inventivité aux résistances populaires.

 

De nouvelles générations, de nouveaux secteurs professionnels et des individus peu ou pas impliqués auparavant se sont inscrits dans une action collective massive.

 

C’est un acquis central à ne pas laisser en friche, soit par auto-aveuglement fataliste, soit au profit d’un horizon principalement électoral… »

On peut lire également le texte de Philippe Corcuff : «  Pour une guérilla sociale durable et pacifique ».

Lire également :  » Et si le mouvement social était en train de rebondir«  du journaliste Mathieu Magnaudeix, du site Médiapart.

 

 

Retraites : l’ensemble du mouvement social qui s’est développé et affirmé dans tout le Tarn Sud depuis début septembre est relaté dans ce blog, toutes les manifestations et initiatives diverses, etc… Une catégorie spéciale lui est consacrée  » POUR MEMOIRE  » : « Retraites : Sud Tarn, un mouvement social est né »

 

Retraites Castres- 23/11- 17h

 

A l’appel de l’intersyndicale     CGT,  CFDT,  FSU,  UNSA,  CGC .

 

Retraites :

Face à l’injustice et au mépris,

On ne lâche rien !! 

  • Parce que après 65, 67 ans, ce sera …70.
  • Parce que ce sont nos enfants qui subiront les conséquences de cette réforme dés son application : un million d’emplois de moins disponibles.
  • Parce qu’après les retraites , ce sont la Sécu, la santé et l’éducation qui vont faire les frais de la politique de ce gouvernement. 

Les organisations CGT, CFDT, FSU, UNSA, CGC, réaffirment leur opposition  à la loi sur les retraites. Injuste et inefficace, cette loi demeure inacceptable.

Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer l’action.

Manifestation à CASTRES

MARDI 23 NOVEMBRE
17H00
devant la sous-préfecture

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Il faut un référendum

 

Depuis une semaine, l’appel initié par l’hebdomadaire Politis connaît un incroyable engouement. Un événement qui ne peut rester sans lendemain.

A l’origine, l’appel pour exiger un référendum visait à prolonger le mouvement social en posant non pas seulement le problème du contenu de la réforme de la retraite mais la question de la démocratie.

Les premiers signataires ( Clémentine Autain, Patrick Braouezec, Cécile Duflot, Yannick Jadot, Jean Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Patrick Le Hyaric, etc…sans oublier de nombreux associatifs)  rappelaient notamment l’engagement du candidat Sarkozy à ne pas toucher à la retraite à 60 ans. Ils dénonçaient l’absence de consultation véritable des organisations syndicales et les entraves au débat parlementaire. Le préalable étant évidemment d’interrompre le processus d’adoption de ce texte rejeté par l’immense majorité de nos concitoyens.

Aujourd’hui, la loi est votée. Mais la question démocratique demeure. La Constitution permet – quand le Parlement aura voté la loi organique- d’organiser un référendum.

Plus de 205 000 signataires recensés à ce jour exige l’organisation de celui-ci. L’hebdomadaire Politis annonce qu’il est prêt à prendre une nouvelle initiative, il consulte les responsables politiques, syndicaux et associatifs sur ce point (à suivre…).

Signez et faites signer la pétition : http://www.referendumretraites.org/