Touche pas à mon syndicaliste !
Publié dans d) Retraites : Sud Tarn, un mouvement social est né (26), le 17/02/2011 à 6:00, par Philippe GuerineauEnsemble
Comme un parfum d’automne, atmosphère bon enfant, chaleureuse et pourquoi ne pas le dire fraternelle devant le commissariat de Castres pour accompagner notre camarade Alain convoqué suite à une plainte déposée par le président de la CCI . Ce dernier n’ayant pas apprécié lors du long et puissant mouvement de mobilisation contre la réforme des retraites de voir occupé à l’aube l’aéroport de Castres Mazamet.
Beaucoup de monde, aux alentours de 200 personnes en cette fin d’après midi. L’unité syndicale faisait plaisir à voir, la présence d’élus notamment ceux du groupe « Castres à Gauche Vraiment » ainsi que les représentants de différents partis de gauche.
Tous se retrouvaient rassemblés pour dire non à la répression anti-syndicale qui s’abat dans divers endroits de notre pays. Alain tenant d’ailleurs à inscrire son combat dans un cadre unitaire et au nom de tous les syndicalistes de France et hors de nos frontières. A la sortie de son « entretien » il devait déclarer :
« Ce rassemblement c’est avant tout dire au gouvernement : ce n’est pas en essayant d’isoler quelques militants syndicaux que l’on remettra en cause la solidarité, la détermination et la volonté revendicative du monde du travail et de ses représentants.
Juste un point pour montrer que notre combat pour les retraites est juste et toujours d’actualité. Les confédérations syndicales ont démontré statistiquement que d’obliger à travailler deux années de plus les salariés âgés allait entraîner la perte de 1 million 100 000 emplois disponibles en France.
Très concrètement aujourd’hui, sur une ville comme Castres, proportionnellement, c’est l’équivalent de 330 emplois qui ne seront plus disponibles dans les mois et années à venir pour les privés d’emploi, les jeunes en application de cette réforme des retraites. C’est l’équivalent d’une entreprise comme Comau qui disparaît. Voici un exemple simple et concret, pour dire au gouvernement, vous pouvez tenter toutes les intimidations possibles, nous continuerons notre combat syndical, tout simplement parce qu’il est légitime et en phase avec les attentes des citoyens pour une société plus juste ».
Ensuite Michel Bellières, secrétaire de l’Union départementale CGT devait intervenir pour dénoncer les atteintes au droit syndical qui ne cessent de se développer comme l’actualité récente le démontre chaque jour un peu plus.
Un bien beau moment de solidarité où chacune et chacun se promettait de se revoir dans des combats communs. Ce n’est qu’un début…





Tel est le titre d’un livre (1) paru début janvier aux éditions du Seuil. A travers des textes ou des entretiens, une douzaine de chercheurs en sciences sociales tentent « à chaud » de resituer ce mouvement dans une perspective longue, celle des luttes sociales et des mouvements de contestation du néo libéralisme, de la dégradation continue des conditions de travail et des désarrois croissants de la jeunesse.







