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Appel citoyen : 4 septembre à Castres

APPEL CITOYEN

Face à la xénophobie et à la politique du pilori :

 liberté, égalité, fraternité

Communiqué de 50 organisations politiques, syndicales et associatives :

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble.

Pour signer l’Appel citoyen, Ligue des Droits de l’Homme

Castres :

Communiqué de presse :

Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, FCPE, Attac, FSU, CGT, CFDT, Castres A Gauche Vraiment, PC, Parti de Gauche, PS, Alternatifs, etc

 

Non à la politique de la peur et de la haine

            Après un débat sur «  l’identité nationale » qui avait généré une recrudescence de la xénophobie et du racisme notamment envers les musulmans, les plus hautes autorités visent à faire diversion suite aux nombreuses « affaires », au débat sur les retraites, à une rentrée sociale qui s’annonce tumultueuse pour le gouvernement. Il veut faire oublier les conséquences désastreuses de sa politique économique et sociale, en créant  un « ennemi intérieur ».

 Cette politique raciste et xénophobe est dénoncé par un rapport accablant du Comité de l’ONU chargé de la lutte pour l’élimination de la discrimination raciale. Les experts de ce Comité condamnent « l’incitation à la haine », « la stigmatisation de l’immigration »,  l’introduction de la notion de français « d’origine étrangère », les discriminations qui touchent les Gens du Voyage (citoyens français pour la plupart) et les ROMS (citoyens européens).

 Près de chez nous, dans le Tarn, un certain nombre de groupuscules ouvertement néofascistes, xénophobes, antisémites et racistes se sentent autorisés à faire exploser leur haine à travers des actions comme celle menée contre la Mosquée de Castres, contre le siège du MRAP , ainsi qu’à  Albi, Mazamet (lycée Soult), Aussillon (bâtiments collectifs)… et à travers des campagnes verbales ordurières par le biais d’internet.

 La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine de race ou de religion. »

 Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

 Notre conscience, nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la PAIX CIVILE

 Nous appelons à un rassemblement

 

Samedi 4 septembre 2010

à partir de 9h30 – Place Jean Jaurès

 

afin de défendre une REPUBLIQUE, que nous voulons  plus que jamais, LIBRE, EGALE et FRATERNELLE.

 

 

Ghettos urbains à Castres

Conseil de lecture à quelques autruches et à leurs affidés …

 

Prendre connaissance au plus vite du livre de Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à l’université Paris IV Sorbonne et membre du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (CADIS) :  Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui.( Ed. Robert Laffont). C’est le résultat d’une enquête conduite pendant 5 ans dans un quartier relégué d’une ville de province. Cette enquête aurait pu se dérouler à Castres tant des « zones de relégation » existent et que rien ou si peu est fait pour y remédier.

Pour le sociologue, les phénomènes de repli s’aggravent avec une tendance à la ghettoïsation. Celui-ci a répondu très récemment à quelques questions dans le n° hors Série Le Monde : «  Où va la France ? »

Didier Lapeyronnie indique que bien sûr il existe des différences entre les quartiers sensibles  selon les niveaux de richesse et de pauvreté, selon les configurations urbaines et les politiques locales, néanmoins force est de constater qu’apparaissent 3 tendances de fond liées entre elles. La 1ère , c’est l’importance des difficultés quotidiennes pour les habitants touchés par le chômage et la misère. La 2ème , c‘est l’écart croissant entre les zones urbaines avec une tendance à la ghettoïsation et la fermeture de certains quartiers où se mettent en place des formes de contre-société. La 3ème , c’est la dégradation continuelle de la situation des femmes.

A la question posée : «  Percevez vous encore de l’espoir ? » le sociologue répond : «  Il y a 30 ans, le chômage était perçu comme un cataclysme mais les habitants étaient portés par un réel espoir, incarné par les marches de l’égalité. Aujourd’hui, le chômage a doublé et je perçois une défiance extrême. Je croise des gamins de 13 ou 14 ans qui ont profondément intériorisé leur destin social, leur absence d’avenir… »

Didier Lapeyronnie ajoute : «  Je vois aussi combien l’islam est devenu structurant dans la vie quotidienne. Lorsque nous enquêtions avec Francois Dubet en 1987, il y avait encore une forme d’optimisme social et politique. Jamais, dans nos pires scénarios, nous n’avions imaginé qu’une telle évolution pourrait avoir lieu… »

A méditer sérieusement.

Quand le sociologue affirme : «  Nous vivons dans une société archipel. Les distances sociales, ethniques, sexuelles, normatives s’accroissent . Au point que les gens ont du mal à savoir ce qu’ils ont en commun(…) Aujourd’hui, qu’est ce qui fait société ? L’école ? Elle est très affaiblie et est devenue une gigantesque machine à trier voire à humilier si on se place du point de vue des –jeunes des quartiers-.La politique ? L’abstention montre que la fracture politique est monumentale et qu’une grande partie des habitants n’ont pas le sentiment d’être vraiment des citoyens. La ville ? (…) Nous sommes dans une société du lotissement,  une société de l’entre-soi et de la mise à distance, de l’émiettement, pas de la rencontre(…) ce vide politique, ce sentiment de distance, donnent aux habitants des quartiers l’impression de vivre sur des îles abandonnées. »

De très nombreux maires, quelle que soit d’ailleurs souvent leur préférence politique , combattent au quotidien ces dérives inacceptables. A Castres comme nous pouvons malheureusement le constater, tout est fait au contraire pour accentuer un peu plus ces dérives. Une telle politique locale d’ absence de développement du lien social et du « vivre ensemble »  et une stigmatisation répétitive envers certains quartiers sensibles sont dangereuses pour l’avenir de notre ville comme vient récemment de le révéler un dossier paru dans l’hebdomadaire Marianne. Il serait grand temps d’en prendre conscience …

 

Retour sur le Conseil municipal

Et soudain l’ orage éclata…

 

29 juin, 18h, temps chaud et ensoleillé, déjà un petit air de vacances. Comme d’hab, le maire égrène les décisions prises entre 2 conseils municipaux. Personne n’y porte intérêt d’autant plus  que beaucoup d’entre elles relèvent de la gestion courante, la voix est inaudible, l’assemblée se partage entre léger endormissement de fin d’après midi et discussions en aparté.

Première délibération : «  Budget principal- décision modificative n° 2 » il s’agit essentiellement d’un refinancement de dettes à hauteur de 4 775 800 € puis suivront : «   Attribution des subventions aux associations » : 8 000 € pour la Compagnie des seigneurs d’Hautpoul, 1 000 € pour les majorettes en passant par 4 000 € pour le Billard club castrais.

D’autres délibérations suivront, je vous en fais grâce concernant les tarifs des repas pour les restaurants scolaires, les tarifs de location pour les chalets du marché de Noël, et  beaucoup d’autres encore.

A signaler toutefois pour la 5ème édition du festival : «  A portée de rue »  une subvention de 25 000 € . Ce festival de musique classique remporte mi-juillet un grand succès. 7 concerts gratuits dans des lieux agréables de notre ville sont prévus.

Après avoir salué positivement l’existence de ce festival et surtout l’objectif de faire connaître à un large public une musique classique de grande qualité, je me risquerai à une remarque concernant les missions de « démocratisation » que devrait remplir toute l’année l’Ecole nationale de musique et de danse. Il fut un temps où celle ci s’inscrivait dans la démarche initiée par le Réseau de ressources culturelles avec une salariée chargée de l’éducation artistique et culturelle dont le travail était de développer un certain nombre d’initiatives en direction des maison de quartier et des écoles. Tout cela a disparu. Il faut savoir que la Ville de Castres verse chaque année à l’ E.N.M.D.T. environ 500 000 €, somme considérable. Le Maire constate que des communes voisines dont les enfants fréquentent l’école ne font pas l’effort financier nécessaire. La solution à venir se trouve-t-elle au sein de la Communauté d’agglomération ? Analyse bien insuffisante qui ne répond pas à ce que devraient être les « missions » de l’école de musique.

A l’horizon, les premiers cumulo-nimbus apparaissent. Délibération : «  Contrat urbain de cohésion sociale-programmation 2010 ».Il faudra revenir longuement sur l’importance de cette délibération. Parmi les partenaires qui financent le CUCS, il y a l’Acse ( l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) à hauteur de 101 518 €.

André Martinez qui avait prévu une « question orale » au sujet de l’agence se saisit de la délibération pour la poser. Rappel des faits : au cours du Conseil municipal en date du 18 mai, le Maire avait été interpellé au sujet d’un rapport « Diagnostic d’intégration et pour la prévention des discriminations-Note de synthèse » issu d’une réunion qui s’était tenue à la Communauté d’agglomération. Dans ce rapport, on pouvait lire entre autres que «  la municipalité de Castres a constitué un frein à la définition d’outils opérationnels pour l’ensemble des territoires d’étude » . Le Maire avait alors répondu qu’il ne connaissait pas ce rapport. Un mois et quelques jours plus tard, il maintient que ce rapport n’a jamais existé. Il est vrai que le document que nous avons en notre possession n’est pas signé. C’est donc encore aujourd’hui le mystère du vrai-faux rapport. Qu’en est-il exactement ? Cela reste donc à ce jour une énigme.

Encore une vingtaine de délibérations, parmi lesquelles « Déclassement du domaine public communal et cession de parcelles situées rue Jean de La Fontaine à la société Amétis ». Dans le cadre de la requalification du quartier de Lameilhé il est prévu la construction sur 10 000 m2 de logements collectifs (36 ) et de maisons individuelles (19). Après l’échec d’un projet d’ensemble qui devait être financé par l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine), c’est la politique des petits pas. Celui-ci va vers la bonne direction mais une remarque et une question s’imposent : cette réalisation a lieu dans une zone déjà à forte densité, la question restée sans réponse : pourquoi  faire appel à une société privée ?

Voici le moment des « questions orales ». Le ciel est maintenant couvert et le vent se lève.

Je commence à poser mes  «  4 questions orales », vous les connaissez déjà. Pour mémoire : la 1ère : qu’en est-il du processus de recrutement du directeur du Bolegason ? Réponse :  une commission de recrutement est prévue mi-juillet. Présence ou pas de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles)? Sa présence conditionne le maintien du label «  Scènes de musiques actuelles ».

2ème question : « Quelle leçon tire la municipalité de l’échec de la méthode initiée pour se procurer la carte d’abonnement pour la saison culturelle 2010/2011 ? » Difficile de nier qu’une attente de plusieurs heures est inacceptable mais l’explication est courte et se résume à l’augmentation du nombre d’abonnés. Comparaison est faite avec l’année 2001 ( année durant laquelle la Gauche gérait la ville).Mauvaise foi habituelle ! Remarque est faite qu’avec ce nouveau système de réservation, une minorité de personnes peut réserver les meilleures places toute l’année . Premier coup lointain de tonnerre.

3ème question : chacun sait l’importance des sommes- plus de 220 000 €- consacrées au festival «  A tue-tête » dans le budget prévisionnel( on n’a toujours pas connaissance du budget réel de l’année dernière) ; la question était de savoir si les partenaires financiers escomptés avaient répondu. Le maire indique que le Conseil général et le Conseil Régional ont refusé. La part de la Ville sera donc encore plus importante.

S’il est vrai que ces 2 collectivités territoriales ne sont pas des guichets ouverts à toutes initiatives, un débat s’amorce sur les relations entre la  Ville et le Conseil général. Il faudra en effet le mener sérieusement et concrètement

L’orage est maintenant au dessus de l’Hôtel de ville. Les deux questions des élus socialistes vont décupler la colère de Zeus. La 1ère, pour le moins étonnante : « Pourquoi la restructuration de l’Albinque et non de la place Soult ? La raison n’est-elle pas le domicile du maire ? » Cela ne fait jamais que 2 à 3 ans que le projet de l’Albinque est présenté. L’atmosphère devient électrique (commentaire censuré). La 2ème sur le projet de vidéosurveillance. Les 2 élus socialistes s’étaient abstenus au moment de la délibération. Ils deviennent aujourd’hui plus critiques.

La grêle tambourine maintenant sur les vitres. Il reste une dernière question. Le maire est maintenant hors de lui (j’avoue qu’à sa place, cela commence à faire beaucoup…)

Question concernant l’achat de manuels scolaires chez Leclerc au détriment des librairies. J’avais dans ce blog posé 2 questions, la 1ère :  « Promesse avait-elle été faite il y a déjà plusieurs semaines à Leclerc ? » 2ème question : « Leclerc a-t-il été informé du prix proposé par les libraires ? » Le Maire répond fermement non à ces 2 questions. Je n’ai aucune raison de mettre sa parole en doute. Je pense que la municipalité n’avait pas tout simplement mesuré les conséquences d’un choix irréfléchi et trop rapidement pris.

Il reste une question d’André concernant l’existence ou pas d’urgence médicale en centre ville après le déménagement de l’hôpital. La confusion règne alors dans la salle du Conseil municipal . Le maire menace de ne plus répondre aux « questions orales ».

La séance est levée.  Je serai rentré pour la deuxième mi-temps Espagne/Portugal.

 

Dernières « questions orales » pour la route

Le Conseil municipal du 29 juin se prépare tranquillement

 Dans un premier temps ne pas laisser passer le dernier délai ( le cabinet du maire est très strict et ne tolère point le moindre retard) :  mercredi 12h.

Voici donc celles qui vont agrémenter la fin du Conseil municipal , elles sont également envoyées à la presse pour information et éventuellement pour qu’elles soient portées à la connaissance d’auditeurs ou de lecteurs.

Dans notre dernière tribune libre parue dans le journal de la ville, nous vous invitions à formuler «  vos questions orales » tant sur des problèmes de la vie quotidienne que sur certains dossiers et nous nous engagions à les poser au maire et à vous faire connaître les réponses de celui-ci.

Il y aura en tout 7 questions orales, 4 posées par moi-même et 3 par mon collègue André Martinez.

Monsieur le Maire,

A l’occasion de la séance du Conseil Municipal du 29 juin 2010, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance mon souhait de déposer les questions orales suivantes :

Ø      Au cours du dernier conseil municipal, vous avez affirmé qu’il n’était pas question de perdre le label « scène de musiques actuelles » pour le Bolegason. Qu’en est-il aujourd’hui du processus de recrutement du Directeur ?. Pouvez-vous également nous préciser l’état de la relation de notre ville avec les partenaires financiers traditionnels du Bolegason?

 

Ø      Samedi 12 juin fut une journée pour le moins difficile pour celles et ceux qui ont dû attendre plusieurs heures pour se procurer leur carte d’abonnement pour la saison culturelle 2010/2011. Face au fiasco de la méthode initiée par votre municipalité, pouvez-vous nous indiquer les leçons que vous tirez de ce samedi 12 juin et quels sont les changements que vous comptez apporter pour que ce triste épisode ne se renouvelle pas ?

 

 

Ø      L’importance des dépenses financières que vous consacrez au festival « A tue tête » continue à susciter un mécontentement certain dans notre ville. Pouvez-vous nous indiquer le budget prévisionnel exact de ce festival ?

 

Ø      Un certain nombre de riverains résidant entre la route de Lautrec et le stade du Rey s’interroge sur vos projets concernant l’aménagement de ce qu’il est convenu d’appeler « la Coulée Verte » (emplacement initial de la rocade Nord Ouest). Pouvez-vous donc nous indiquer quels sont donc les projets à venir de la ville concernant cet espace ?

 

En espérant que vous en prendrez bonne note,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

                                                                                               Philippe GUERINEAU

 

Monsieur le Maire,

A l’occasion de la séance du Conseil Municipal du 29 juin 2010, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance mon souhait de déposer les questions orales suivantes :

Ø      Vous avez pris maintenant connaissance du document préfectoral de l’ACSE qui indique que la lutte contre les discriminations a peu d’écho à Castres, dites nous quelles actions sont menées par votre municipalité ?

Ø      Nous vous avons demandé de revenir sur votre décision d’attribuer le marché des livres scolaires à « l’Espace Culturel Leclerc » quelle est votre décision ?

Ø      Le projet médical du territoire Tarn Sud indique qu’il n’y aurait plus de réponse aux urgences au centre ville de Castres, acceptez vous ces propositions ? sinon que comptez-vous faire ?

En espérant que vous en prendrez bonne note,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

                                                                                    André MARTINEZ

 

Auparavant, avant d’aborder les délibérations sur lesquelles j’aurai l’occasion de revenir, il y aura lecture d’une cinquantaine de décisions prises par le maire depuis le 20 mai. Parmi celles-ci, on peut noter :

-  ( le 16 juin) «  Convention avec l’association Lambert, sport et culture ( ?) » dont le président est Bruno Casado : mise à disposition, à titre gratuit, d’un locl au centre de loisirs de Lambert.

- ( le 22 juin) «  Convention avec la Maison des Jeunes et de la culture de Lameilhé : mise à disposition, à titre gratuit, d’une partie du local de Lameilhé Loisirs, 104 rue Goya »

- ( toujours le 22 juin) : «  Autorisation d’ester en justice suite à la requête déposée par une société devant le Tribunal administratif de Toulouse pour demander l’annulation du marché public de travaux ( lots 1 et 2), relatif à l’aménagement du quartier de Lespinasse »

- etc, etc, etc………………………………………………………………………………….

A suivre.

 

 

MJC de Lameilhé au supplice

Petit rappel : A l’initiative de  Castres A Gauche Vraiment,  avec le soutien du Collectif 81 « Sauvons les retraites »  Réunion publique  Lundi 14 juin – 20H30  Salle n°2 Parc des Expositions  Castres  En présence de Pierre Concialdi, économiste membre de la Fondation Copernic et du Conseil scientifique d’Attac

Rien ne leur aura été épargné…

Mais cela ne sera donc jamais fini, telle est ma première réaction quand on m’informe vendredi dernier que de nouvelles exigences en terme d’occupation de locaux sont posées à la MJC de Lameilhé.

Faudra-t-il que celle-ci disparaisse à tout jamais pour que l’on boive du champagne, rue de l’Hôtel de ville. Cette municipalité de Droite qui ne cesse d’affaiblir un peu plus chaque jour l’éducation populaire espère-t-elle crier victoire ? Victoire sur quoi d’ailleurs ? Sans doute sur ce qui leur est insupportable, à savoir la réussite jusqu’alors d’une MJC avec plus de 1 300 adhérents. Leur obsession à vouloir tout surveiller et contrôler et leur paranoïa  qui leur fait voir à travers toute association un danger électoral potentiel restent sans limite.

Malgré leur clientélisme exacerbé, ils ne comprennent pas que ce canton reste majoritairement à gauche, sans doute là est leur cauchemar déjà pour les prochaines élections municipales (Si, si, ne riez pas, ils ne pensent qu’ à cela !). Pour eux, la MJC de Lameilhé est un peu le village gaulois qui résiste. Alors ils envoient leurs cohortes romaines. Pitoyable !

Cela fait maintenant des années que cela dure. Inutile de tout rappeler, le blog s’est fait très souvent l’écho du présent et de l’avenir de cette MJC. Chantage permanent à la veille de chaque renouvellement de convention (et on ne les compte plus), une partie des locaux retirés, secteur de la petite enfance soustrait (avec la conséquence que l’on connaît sur l’emploi), subventions ville remises en question, et aujourd’hui bien évidemment sans aucune concertation, d’autres locaux qui ne pourront plus être occupés notamment le mercredi pour les activités de la MJC et la liste des mesquineries de toutes sortes n’est sans doute pas close…

Il y a à l’évidence un raffinement dans l’art d’affaiblir constamment cette structure d’éducation populaire, véritable supplice du goutte à goutte (sans savoir ce que demain sera fait). On se souvient qu’il y a quelques années, une autre stratégie avait été employée concernant la disparition de la MJC du Centre. Le Maire adoptait alors la méthode «  Tontons flingueurs » : « Aux 4 coins de Castres qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »

Aujourd’hui, il faut éviter que l’atteinte aux libertés associatives apparaisse en peine actualité donc on choisit un lent et patient travail d’étranglement, c’est pitoyable. N’y a t-il donc personne dans cette majorité municipale pour faire savoir que tout cela suffit ?

Quant à l’opposition, il lui faudra reprendre dans l’unité le chemin de la mobilisation et le plus tôt sera le mieux mais nous aurons l’occasion, certainement d’en reparler.

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Pour information :

Face au succès de la première projection du film de Coline Sereau « Solutions globales pour un désordre global », de prochaines projections seront à l’affiche du Lido à Castres à partir du mercredi 16 juin.

Soirée débat le jeudi 17 juin, séance à 21h00.

Pour plus de précisions : www.cinemovida.com