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Un Conseil municipal de dupes

A Géraldine 

Quel mot peut bien résumer le contenu de ce rapide Conseil municipal ? J’ai trouvé, le verbe duper convient tout à fait ou si vous préférez les synonymes ne manquent pas, abuser, berner, leurrer, mystifier, tromper. Voilà, vous êtes prévenus.

Démonstration : tout d’abord quelques remarques concernant 3 décisions du maire.

La première, le 1 décembre : « Emprunt de 3 000 000 € auprès de Dexia Crédit Local,  durée 15 ans et 3 mois, taux d’intérêt 4,15 % ». Dorénavant, à  chaque CM, son emprunt ( 2 000 000 €  au CM du 13 décembre). Quelles en sont les raisons ? Réponse lapidaire du maire : « Pour payer les investissements » (merci, on voulait pas vous déranger)

La deuxième, le 2 janvier : « Marché avec diverses sociétés contribuant à l’aménagement  et à la revitalisation de la place de l’Albinque , montant 6 800 000 € ». « Ne croyez vous pas qu’une délibération fut nécessaire pour plus de clarté ? » Réponse du maire «  Non » (Merci des efforts que vous faites au nom d’une transparence indispensable. Vos administrés vous en sauront gré).

La troisième, le 11 janvier, « Avenant au marché avec la société Cégélec : dispositif de vidéo surveillance : mise en place de 4 caméras supplémentaires, montant : 58 000 € » Quelles sont donc ces caméras supplémentaires ? La note va-t-elle encore s’alourdir ? Réponse du maire «Coââ, coââ ». (C’est trop d’honneur ).

Plat de résistance : « Urbanisme – plan local d’urbanisme – approbation du dossier de révision ». Bon, vous le savez, par un jugement du 28 juillet 2011, le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé pour vice de procédure la délibération du 19 septembre 2006 par laquelle le Conseil municipal a approuvé le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.).

Le maire a donc été dans l’obligation d’ordonner l’ouverture d’une nouvelle enquête publique. Dans son rapport du 9 décembre 2011, le commissaire enquêteur, s’il émet un avis favorable au P.L.U. tient à accompagner celui-ci de deux réserves et de neuf recommandations. Commençons par la dernière, celui-ci demande une concertation étroite entre le service urbanisme, les élus et les services de l’Etat lors de la prochaine révision du P.L.U. ( C’est mieux en effet). Finissons par la première : le commissaire enquêteur demande la mise en place de mesures provisoires de circulation automobile sur la VC30 et le hameau d’Hauterive en attendant que les aménagements prévus au P.L.U. dans le secteur d’Hauterive soient réalisés. Trop long de tout vous expliquer à nouveau, reportez vous aux articles de ce blog relatant ce dossier : « Hauterive : son château et ses rochers » du 5/05/2011 ; « Du P.O.S. au P.L.U. » du 24/10/2011.

Question : « M .le maire, allez vous suivre la recommandation du commissaire-enquêteur ? » (recommandation, rappelons le formulée à la suite d’une enquête publique). Réponse : « Non, cette recommandation est irresponsable (sic) » . En d’autres termes, je m’assois sur l’enquête publique. André Martinez fait remarquer (avec pertinence) le décalage qu’il y a entre les documents du P.L.U. et la réalité. Il prend deux exemples : les pistes cyclables et l’habitat social.

Les élus de Castres A Gauche Vraiment voteront donc contre la révision du P.L.U.

Deux questions orales pour terminer : entre temps, ambiance, ambiance, je me ferai traiter de « stalinien » par le 1er  magistrat, c’est une première. A vrai dire, je mets cela sur le compte de l’influence de l’illuminé député-maire de Lavaur et de quelques extrémistes droitiers présents au C.M. Il y eut même une remarque pleine de nuances pour constater : «  Ce n’est pas l’URSS ici » ( à l’évidence, on progresse dans le débat démocratique ). Curieusement au même moment, Marine Le Pen qualifiait de  » mesure soviétique » un possible encadrement des loyers. Allez, pour finir, il est bien tard :

La première, «  Les locaux du C.H.R.S. (Centre d’hébergement et de réinsertion sociale – accueil de nuit-) s’avèrent trop petits et surtout dangereusement insalubres. Depuis des années se pose la question d’une rénovation, voire d’une relocalisation . Des promesses ont été faites, jamais suivies d’effet. Il  y a urgence. Pouvez vous nous indiquer, soit quand les travaux indispensables débuteront, soit dans quel lieu sera relogé le C.H.R.S. ? » Réponse : « Les normes de sécurité sont respectées (heureusement !), nous sommes passés de 11 places à 20 places »  (c’est bien peu pour une ville moyenne comme Castres d’autant plus que c’est le seul C.H.R.S. pour tout le sud du Tarn). Une étude est envisagée (Cela fait des années que rien ne se passe).

La deuxième, « A plusieurs reprises vous avez été interrogé ( C.M. du 21/09/11 et C.M. du 13/12/11) afin que votre municipalité autorise l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale à apposer une plaque commémorative sur l’actuel centre de loisirs municipal, rue Emile Zola. Il est indispensable de rappeler que ce lieu fut une prison secrète ouverte en 1941 et dans laquelle furent enfermés des prisonniers politiques et des résistants de toutes nationalités. En l’absence d’une réponse à ce jour de votre part, je me permets de renouveler ma demande. » Réponse : « Une commission se réunira ». Remarque entendue : « Cette histoire nous est inconnue, nous n’avons jamais pris connaissance du livre relatant cet épisode de la dernière guerre » (J’ai la nette impression que la majorité municipale nous prend pour des imbéciles et surtout , et c’est beaucoup plus grave, qu’elle cherche à perpétuer un combat idéologique très éloigné du  nécessaire « devoir de mémoire »)

A noter que ce blog, à de nombreuses reprises a présenté le livre, a salué son auteur venu en parler à Castres , etc…  « L’histoire méconnue de la prison de Castres » du 10/09/2009 ; « Devoir de mémoire : Baraque 21 » du 30/09/2011.

On connaissait la journée des Dupes, le 10 novembre 1630. On connaît maintenant le Conseil municipal des Dupes, ce fut le 17 janvier 2012.

 

Castres, morne plaine

Quelle tristesse !

C’est peu de dire que l’on sort  d’une cérémonie des vœux du maire assez abattu. Et le mauvais temps, je vous l’assure, n’y est pour rien. Je ne reviendrai pas ici sur ce qui frappe le plus, à savoir l’importance des personnes âgées présentes, en d’autres termes l’absence de jeunes mais aussi l’absence de personnes de 30 à 50 ans. Tout a déjà été écrit dans ce blog, rien n’a changé.

De même, l’absence remarquée de nos concitoyens habitant essentiellement « les quartiers populaires ». A noter également le peu de représentants du monde associatif. A l’évidence, on aurait pu se croire à une soirée du « 3ème âge ». J’étais donc à ma place, n’exagérons rien !

Moins de monde que l’année précédente. Rien à dire sur le petit film, clip de propagande dont les effets s’estompent d’année en année ; rabâchage des communicants, il faudra trouver autre chose.

Mais mon abattement et pourquoi ne pas le dire, ma déception allait crescendo à l’écoute du discours du premier magistrat. Bien sûr je ne m’attendais pas à une soirée d’évangélistes mais quand même !

En ces temps incertains, alors qu’il s’agit, je le rappelle, d’une cérémonie de vœux, aucun souffle, aucune ambition, aucune volonté de tracer quelques perspectives pour un destin commun. Discours vide de sens, simple bilan comptable (superficie de trottoirs refaits, tout à l’avenant…).

Faire reculer l’inquiétude, le chacun pour soi, en un mot, redonner confiance dans un avenir partagé, faire exister et affirmer comme une priorité le « vivre ensemble » et le « lien social » sont des valeurs étrangères à cette municipalité. Et pourtant, chacun le sait bien, tant la précarité et l’exclusion augmentent, qu’il est indispensable de proclamer sans cesse les principes de notre République : liberté, égalité, fraternité.

Une cérémonie des vœux doit être l’occasion de souligner l’importance pour une ville de se rassembler. Occasion une nouvelle fois manquée mais il est vrai, peut-on attendre autre chose d’un maire qui ne cesse de diviser la population de notre ville  ?  Un rayon de soleil peut être…Quelques bonnes résolutions…Le temps est morose, vous dis-je. Il faudra donc attendre…

Quant aux petites mains bien politiques, à l’œuvre, elles ont fait leur travail : un contrôle tatillon et bien politicien de la table de mixage – vidéo- prive la salle d’images d’élus de l’opposition présents sur la scène (attitude bien révélatrice d’un régime autoritaire …). D’autre part, de magnifiques agendas furent distribués en grand nombre, c’était l’objectif de cette soirée, il est atteint.

Une démocratie locale bien malade…mais cela , vous le saviez déjà. 

Animation musicale de qualité

 

Le 24 décembre à Castres et après ?

Honte à la honte !

 

Ce 24 décembre, comme chaque année et cela depuis fort longtemps, j’étais présent, salle Gérard Philipe en cette fin d’après midi. Veille de Noël, instant que l’on dit de fraternité, plusieurs associations caritatives de notre ville, bien aidées par le CCAS s’étaient mises en quatre pour accueillir au mieux une (toute petite) partie de nos concitoyens vivant dans la pauvreté, et/ou astreints à une grande solitude.

 Instant de solidarité qui on se souvient, avait été initié par la municipalité de gauche à la fin des années 90.

Vers 17h30, une quarantaine d’enfants attendaient patiemment le spectacle, quelques personnes commençaient à s’installer autour des tables, les bénévoles s’affairaient . Beaucoup me manifestaient leur satisfaction de me voir.

Puis lors de la traversée de la salle une mère de famille, que je connaissais, accompagnée de ses enfants se leva pour me dire quelques mots : «  Vous savez, c’est la première fois que je viens ici… » Sa fille à ses côtés qui ne m’était pas inconnue (ancienne élève ?)  se cacha le visage entre ses mains. J’ai eu brutalement honte de leur honte. J’avais eu le même sentiment d’un profond malaise au cours d’années précédentes dans le regard des personnes que j’avais été amené à rencontrer bien souvent.

«  L’assistanat : ce cancer de la société », cette phrase abjecte prononcée par un dirigeant de l’UMP, reprise en boucle par tout ce gouvernement de droite, répétée à l’envi par B.Carayon, le député de la 3ème  circonscription, est ressentie avec douleur par toutes celles et ceux, alors que le chômage explose, sont victimes de la précarité qui se transforme souvent en pauvreté durable.

Cette droite stigmatisant les quelques 2 millions de Français les plus modestes, les plus démunis (RSA), c’est odieux et cynique. Plus de 8 millions de pauvres en France, travailleurs pauvres, personnes âgées… , l’inégalité sociale, nous le savons, ne connaît pas de trêve. Elle est une scandaleuse réalité qui n’a fait que s’amplifier au cours des dernières années.

Indécence quand ce gouvernement réduit les financements destinés aux politiques d’accueil et d’accompagnement des plus exclus ( SAMU social à Paris), quand l’UMP ne cesse d’opposer ceux qui touchent le RSA et ceux qui gagnent le SMIC, à voir des élues de l’UMP «  en campagne électorale » en cette fin d’après midi. L’une d’entre elles n’avait pas de mots assez durs pour fustiger lors du dernier C.M. un bébé de 4 mois et un vieillard de plus de 70 ans, condamnés à vivre l’un et l’autre dans une caravane loin de tout. Indécence, vous dis-je.

Bien sûr parmi les 4 ou 5 élues présentes, certaines pouvaient être de bonne foi (même si dans ce cas la charité semble remplacer la nécessaire solidarité) . A ce sujet d’ailleurs, pour quelles raisons seules 4 élues du « secteur social » sont présentes ? Et les autres ?

Je quittais la salle après 18 heures, à l’extérieur une personne hésitait à rentrer. Je l’invitais à franchir le seuil de la salle Gérard Philipe. Alors, bonne conscience ? Une soirée de solidarité et tout le reste de l’année une campagne de stigmatisation de la pauvreté…

 « Tu sais » me dit une amie « les deux principaux ressorts de la droite sont la honte et la peur ». Oui je sais. Gardons tout de même en cette fin d’après midi du 24 décembre, un souvenir des enfants heureux, des personnes âgées qui ne sont plus seules, et des bénévoles, qui eux engagés toute l’année, savent ce que les mots solidarité et surtout dignité veulent dire.

 

Conseil municipal : mais il est où le problème ?

Tout ce que vous voulez savoir sans oser le demander

Alors, « Décision du maire » ou délibération au Conseil municipal ?

Dans le premier cas, pas de débat , pas de dossier ; dans le deuxième cas, vote du Conseil municipal. La loi du 17 février 2009 donnera lieu au vote d’une délibération  dés le C.M. du 31 mars 2009.

Celle-ci  accentue les pouvoirs du maire et lui permet «  de prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres ainsi que toute décision concernant leur avenants » sans consulter le Conseil municipal.

Loi d’exception – crise économique et financière obligent, création d’un Fonds d’investissement pour les grands travaux, loi faite essentiellement pour les grandes métropoles régionales afin d’accélérer des programmes de construction .

Notre ville n’est donc pas directement concernée et pourtant loi d’exception il y a et presque deux ans après, le maire continue allégrement d’en faire un usage régulier d’où protestations répétées des membres de l’opposition qui doivent alors se saisir des « décisions du maire » pour débattre d’un dossier en cours, pas d’autres choix.

Ce fut le cas du dossier concernant la rénovation de la place de l’Albinque. La dernière délibération remonte à plus de 3 ans ! Aujourd’hui, le total des travaux (deux phases ) s’élèvent à plus de 8.200 000 € HT. Soit déjà une augmentation de  2 millions d’€ sur les prévisions et ce n’est sans doute pas fini.

Il y a pour le moins matière à s’interroger et à débattre, c’est ce que nous avons fait à travers deux « décisions prises par le maire » . Pourtant lors du CM (27 septembre 2011),  le maire avait promis qu’il y aurait des délibérations – cause toujours – . De même il est légitime de s’interroger sur un nouvel emprunt de 2 millions d’€ auprès de la Caisse des dépôts et des consignations. Durée 15 ans, taux d’intérêt : 4,5 % compte tenu du montant déjà très élevé de la dette.

« Combien de jeunes velléités qui se croyaient pleines de vaillance … » André Gide

Délibération concernant le remplacement du conseiller municipal Samuel Cèbe par Cathy Muller.

Pas un mot sur la tête de liste socialiste aux élections municipales de 2008, ça se passe malheureusement comme cela dans ce parti, on prend, on utilise, on jette…

Rapport annuel d’activité de la Communauté d’agglomération . Le CM prend acte de cette communication, rapport 2010, document intéressant, bonne base de travail, 40 pages. Le maire fait semblant de le présenter en quelques minutes, beaucoup de conseillers municipaux font semblant de l’avoir lu et pourtant l’avenir pour tout notre Bassin d’emploi est ici (infrastructures de communication, enseignement supérieur, développement économique, équipement culturel et sportif, cadre de vie, transport et déplacement, habitat et politique de la Ville, etc…).

Pour ce dernier chapitre, je fais remarquer entre autres, la faible somme destinée au Contrat urbain de cohésion sociale (140 000 €). Rappelons une fois de plus – cause toujours – qu’aucun membre de l’opposition de Castres ne siège à la Communauté d’agglomération  , connivence , P.Bugis et « grands élus » socialistes… Conception pour le moins étonnante de la démocratie !

La presse dans son ensemble a rendu compte du débat concernant l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’assainissement. Précisons toutefois que la ville a choisi – suite à sa condamnation – de faire payer le coût de celle-ci « pour moitié aux usagers de l’eau », mesure injuste socialement. Proposition est faite d’un « prix social de l’eau » à hauteur d’une consommation de 50 m3. Augmentation envisagée du prix du m3, après 20% , 7 % . Le maire envisage de « lisser » cette augmentation sur 8 ans …

CA SUFFIT : CM du  27 /09 , interpellation du maire de Castres . Celui-ci n’a toujours pas daigné répondre à l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale qui lui demandait  par courrier  ( février et juillet 2011) la possibilité qu’une plaque commémorative soit apposée sur la MJC du Centre rappelant que dans ces mêmes lieux exista pendant la dernière guerre une annexe secrète du camp de Saint Sulpice la Pointe appelée «  Baraque 21 » où furent internés des dizaines de résistants de nationalités différentes et dont 35 réussirent à s’enfuir le 16 septembre 43.

A relire dans ce blog : « L’histoire méconnue de la prison de Castres » ( le 10/09/2009)  et  « Devoir de mémoire : Baraque 21 » (le 30/09/2011).

Le 27 septembre, P.Bugis reconnaît ne pas avoir répondu à ces deux courriers et s’engage à donner suite. Trois mois après, toujours absence de réponse…Pourtant qui peut nier qu’il s’agit là d’une page importante de l’Histoire de notre ville ? En 2012, nous prendrons nos responsabilités.

CA SUFFIT : une nouvelle fois malheureusement, nous avons tenté après 5 mois de blocage d’évoquer le cas d’une famille appelée « gens du voyage », seule dans sa caravane, quelque part du côté de l’aéroport, sans eau ni électricité. Nous avons proposé un médiateur : situation dramatique, bébé de quatre mois, vieillard malade, jeunes gens très peu ou pas scolarisés, veille de Noël, appel au sentiment d’humanité , peut-on tolérer cette situation ? Pour beaucoup, dans ce CM , c’est oui…

Ces quelques points évoqués trop rapidement (voire superficiellement) ne représentent qu’une partie de ce Conseil municipal, petite partie significative de la manière dont est traitée l’opposition (ce qui avouons le, n’est pas très grave),  significative d’une gestion municipale dure et conservatrice  et malgré ce que certains osent prétendre très idéologique, significative d’une méthode d’administration locale : tant que la presse n’en parle pas, on s’autorise à faire ce que l’on veut…

C’était un Conseil municipal comme tant d’autres, une opposition forte de ses convictions, plus que jamais déterminée à faire front et à se battre , c’est le cas de Castres A Gauche Vraiment.

 

Conseil municipal : arrêt sur images

Mais que font-ils donc tous durant 6 heures ?

 

Six longues heures : durée du dernier Conseil municipal en date du 13 décembre.

De 18h à minuit, sans pause, c’est long, trop long ! Supplice pour les quelques journalistes, certains peuvent se relayer, pas tous. Certains viennent avec dans la tête les deux ou trois dossiers qu’ils ont estimé importants à relater. Tout le reste donc n’est que perte de temps et fatigue inutile.

Résultat, une impression d’un CM «  foutoir » où tout se dit et se répète, l’accusé, bien évidemment, l’opposition. Frustration et mauvaise humeur des deux côtés, du côté de l’opposition parce que 80 % au moins de ses réflexions, questions, propositions ne seront jamais ou si peu relatées.

Mais pourquoi une si longue durée ? Je m’interroge, rassurez vous, nulle trace d’un plaisir sado-maso. Certains de mes collègues et moi-même seront au travail dés 8 heures le lendemain matin . Est ce la diminution des Conseils municipaux ? Le rythme mensuel est devenu plutôt un rythme trimestriel mais il n’y a pas plus de délibérations.

Alors ? Des commissions municipales qui ne remplissent pas leur rôle d’information, c’est un fait. Une revue municipale réduite à un album photographique…Le manque de transparence du côté mairie (accentué par un pouvoir accru du maire à travers « ses décisions » – 106 lors de ce  CM- ), le refus de répondre à la moindre question, projets trop souvent classés «confidentiel défense », ce goût du secret à tous les étages, en un mot ce déni de démocratie permanent, une mairie réduite à un bunker d’ailleurs , bien souvent, les élus de la majorité n’en savent pas plus que nous…

Il ne reste pour les membres de l’opposition (qui voudraient faire leur travail et en particulier ceux de Castres A Gauche Vraiment) que le Conseil municipal avec, me direz-vous, peu de résultats pour franchir « le mur du silence » puisque nous l’avons vu, la presse ne peut pas ou ne veut pas couvrir petite, moyenne et « grande » actualité.

Une question laissée sans réponse, une promesse faite qui n’est pas tenue ou un  dossier resté dans l’ombre, tout cela, vous le comprenez nécessite un droit de suite pour un prochain CM et c’est reparti…. Seules traces de nos questions et de nos interventions, traces indélébiles, « Verba volant, scripta manent », les paroles s’envolent, les écrits restent dans le compte rendu officiel du Conseil municipal (paraissant avec retard deux mois après, pourquoi ? mystère ! ).

Outil indispensable comme nous l’avons souvent vu, pour le présent et surtout pour l’avenir, outil d’autant plus indispensable (voire entre autres le dossier de l’eau) que le maire, ses adjoints, ont d’importants « trous de mémoire ». Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, il en va de même pour des élus socialistes.

Au passage, les compte-rendus de débats au Conseil municipal sont consultables pour tout citoyen en mairie ou à la bibliothèque municipale.

6 heures, conseiller d’opposition, c’est à la fois être « moine-soldat » et « moine-copiste », je n’oublie pas les « moniales ». Sans le rôle que nous tenons et le travail que nous accomplissons, il n’y aurait nulle trace des questions importantes qui se posent à chaque instant dans notre ville. Nulle trace de sujets de préoccupation non relatés par la presse. Nulle trace des positions politiques prises par les uns et par les autres, etc…

Tout cela vaut bien que nous continuions sans relâche notre travail. Tout cela vaut bien fatigue et mauvaise humeur des uns ou des autres.

A demain pour évoquer certaines questions qui ont parsemé cet interminable Conseil municipal du 13 décembre, questions pour la plupart dont vous n’avez aucune idée à ce jour.

A suivre donc…