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Coup d’Etat financier

Ou comment s’enrichir davantage en spéculant sur la dette française

Cher ami, vous vous réveillez de bon matin sans imaginer que ce lundi 16 avril se met en place un nouveau mécanisme de spéculation sur … la dette française avec la bénédiction du pouvoir sarkozyste et de l’Autorité des Marchés Financiers. Vous avez peine à le croire, moi aussi.

Jean Luc Mélenchon, dès jeudi à la télévision avait été le premier à expliciter ce qui allait se passer. D’ailleurs vendredi, il manifestait avec des dizaines de militants devant le siège de l’Autorité des Marchés Financiers à Paris. J’avoue ne pas avoir tout compris. Jetez un œil sur la déclaration d’Attac.

En quelques mots, cette nouvelle machinerie spéculative répond au nom d’Eurex. Elle est l’équivalent d’une bourse, d’une banque basée à Francfort à quelques pas du siège de la Banque Centrale Européenne. Eurex est connectée à deux banques Anglos saxonnes, celles-là même qui mettent les Grecs à genoux.

Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont créées au peuple sous forme de réduction des services publics, de recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales (aux assistés chers au député UMP Carayon), etc…mais voici que la dette elle-même va leur servir à s’enrichir encore plus parce que la France constitue le 2° marché de la dette après l’Allemagne, donc les banksters par l’odeur alléchée, s’activent. Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés au feu de la spéculation.

Rassurez-vous, les banques et fonds financiers y gagneront chaque soir des centaines de millions d’euros payés par vous-mêmes, travailleurs et retraités pour rembourser…les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse. Tout cela se passe à quelques jours de l’élection présidentielle mais nos éditocrates de l’Express et du Nouvel Observateur sont trop occupés à insulter chaque jour Jean Luc Mélenchon pour dénoncer les spéculations de la finance.

Il faut donc des actes clairs et déterminés. C’est ce que propose le Front de Gauche : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, la réalisation d’un audit citoyen de la dette, la nationalisation des principales banques, le changement de mission de la Banque Centrale Européenne. Il s’agit de contrer la spéculation  grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la ré industrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique.

Pour ce faire, il sera indispensable de s’appuyer sur la mobilisation des citoyens et aussi sur le réferendum à organiser sur le projet du nouveau Traité européen. Plus le résultat de Jean Luc Mélenchon sera élevé, plus il sera possible de faire reculer la spéculation face à ceux, sociaux libéraux indécrottables qui pensent qu’il est possible de « composer avec la City ».

Après la Bastille, après le Capitole, plus de 100 000 personnes se sont rassemblées samedi à Marseille. Formidable mouvement populaire que rien n’arrêtera. Comme l’écrit Pierre Marcelle, vendredi dans Libération : « La raison définitive pourquoi Hollande ne pourra pas faire perdre Mélenchon, c’est que Mélenchon a déjà gagné ».


Discours Jean-Luc Mélenchon au Prado par PlaceauPeuple

 

Dégâts des eaux

« Les faits sont têtus et les chiffres peut être plus encore, on peut toujours jouer avec les mots… » P.Bugis (mars 1997)

Le maire de Castres ne se souvenait sans doute pas de son intervention lors du vote du Budget de la Ville, présenté par la gauche en 1997. 15 ans se sont écoulés et cette phrase s’applique aujourd’hui à sa désastreuse gestion financière, « pompier pyromane » en quelque sorte.

L’étude du Compte administratif 2011 (état précis du fonctionnement et de l’investissement) indique clairement une augmentation sans précèdent de la dette de notre ville en une année à savoir de 74 millions d’€ à 87 millions d’ € soit + 13 millions d’€. Par habitant, celle-ci évolue de 1643 € à 1918 € soit largement au-dessus de la moyenne nationale des villes de 20 000 à 50 000 habitants : 1080 €.

Le total section de fonctionnement en 2010 s’élevait à 57,7 millions d’€. En 2011, 71,8 millions d’€. En effet « les faits sont têtus et les chiffres, peut-être plus encore… ». On se souvient d’un argument électoral du maire de Castres : sa capacité à faire baisser la dette de la ville (argument répété à l’envi dans chaque réunion de quartier). Aujourd’hui le montant de la dette revient pratiquement au niveau des années 2002/2003 (qui dit emprunts dit bien sûr intérêts financiers à payer, si je ne me trompe, ils s’élèvent à plus de 3 millions d’€ par an). Triste performance !

Mais me direz-vous, que s’est-il passé ? Il est vrai que l’on avait presque oublié que notre ville dans son contentieux avec la Lyonnaise des eaux fut condamnée à payer 32,5 millions d’€. L’on avait d’autant plus oublié qu’une opération de communication (enfumage) s’était déroulée, voyage à Paris du duo Bugis-Carayon, et patati et patata…L’on avait oublié également que ne pas payer tout, immédiatement,  ne voulait pas dire ne pas payer du tout. Instant de vérité.

Si la Ville voyant venir l’orage, avait provisionné quelques millions, il en manquait et l’on apprend que cette dernière a versé 14,6 millions d’€ à la Castraise de l’eau. Ce blog (voir catégorie «  Eau : de la privatisation à la condamnation ») possède sans doute un des meilleurs dossiers (si, si !) concernant la gestion de l’eau (de sa privatisation scandaleuse à sa remunicipalisation hasardeuse). Je ne repasse donc pas le film.

Quant au vote du Budget 2012, je n’ai pas le temps de vous le présenter entièrement. Notons cependant que la rénovation de la place de l’Albinque occupe la plus grande part des investissements. Et pour cause ! A ce jour, 8 millions d’€ (dérive financière avérée, à l’origine un prévisionnel de  6 millions d’€, à l’arrivée… ?).

Les élus du groupe Castres A Gauche Vraiment sont intervenus pour dénoncer cette dérive et expliquer que d’autres choix d’investissement étaient nécessaires et indispensables pour notre ville (choix déjà évoqués dans ce blog). Je suis intervenu également pour qu’ à l’instar de ce qui se passe dans de nombreuses villes, nos concitoyens soient sollicités, impliqués (Conseils de quartier-démocratie participative…pour donner leur avis). Inutile de vous préciser que cette démarche-démocratie locale- reste totalement surréaliste pour cette municipalité.

Toujours très vite, nous avons appris que le festival « A Tue-tête » (3 jours) programmé en juillet depuis des années et qui vient d’être supprimé (festival que nous avons dénoncé dès le début pour plusieurs raisons) revenait chaque été à 380 000 €. Il faudra faire le calcul d’une telle erreur pour notre ville qui se voulait concurrent au festival musical d’Albi « Pause guitare ».  La grenouille et le bœuf ! Belle réussite !

Bien d’autres choses à vous dire mais il ne vous a pas échappé que le Front de gauche occupe une très grande partie de mes journées (je vous expliquerai demain…)

Question orale : une nouvelle fois, j’évoque « Baraque 21 » :

« A plusieurs reprises, vous avez été interrogé (C.M. du 31-09-11, C.M. du 13-12-11, CM du 17-01-12) afin que votre municipalité autorise l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale à apposer, une plaque commémorative sur l’actuel « Centre de loisirs municipal » rue Emile Zola. Lors de son assemblée générale annuelle du 9 mars, l’Institut a fait part de sa déception de n’avoir toujours pas reçu de réponse de votre part, je me permets donc de vous poser à nouveau la question. »

Réponse du maire : « La municipalité de Castres va prendre contact avec l’Institut Tarnais d’Histoire Sociale pour à la fois envisager la pose d’une plaque commémorative et déterminer  ce qui doit y figurer. »

Que de temps perdu ! Des mois et des mois de tergiversations… Enfin, le « Devoir de mémoire » s’impose mais rien n’est encore acquis, nous serons vigilants.

 

Moody’s dégrade la note de Castres

Destresse, réveille-toi, ils sont devenus fous !

Mardi 6 mars, à l’ordre du jour du Conseil municipal, le Débat d’Orientations Budgétaires 2012. Eloignez les enfants, les chiffres qui vont apparaître peuvent heurter leur sensibilité, en l’occurrence le niveau atteint par l’encours de la dette dans notre ville.

Début 2012,  plus de 87 millions d’€ (il est écrit que l’encours devrait se situer en fin d’année à environ 82,6 millions d’€ compte tenu des transferts de dettes ( ?) à opérer en cours d’exercice avec la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet). L’année précédente, l’encours de la dette s’élevait à 75,4 millions d’€. En 2005, 77,6 millions d’€. En 2004 aux alentours de 85 millions d’€ (nous sommes donc revenus 8 ans en arrière). Triste et inquiétante réalité d’autant plus que tous les indicateurs sont au rouge : érosion démographique, augmentation du chômage, etc…

Bien sûr, nulle agence de notation n’évalue la situation financière de Castres, de toute façon nul n’accorde le moindre crédit au travail de ces agences. Mais qui est donc ce M.Destresse ? En quelques mots, il fut l’adjoint aux finances au cours du 1er mandat de P.Bugis. Conservateur bon teint, brillante carrière à la Banque de France, chargé de mission pour le compte du FMI  quelque part en Russie, grand connaisseur des taux Euribor , maître incontesté de la maîtrise des coûts, docte leçon monétaire à chaque Conseil municipal, (ça ne s’oublie pas), se glorifia en 2006 d’avoir su faire diminuer l’encours de la dette depuis 2001 (de 93 millions d’€ à 77 millions d’€), ce qui est vrai mais Michel Destresse ajoutait : «  Soyons honnête, une part de cette diminution de la dette résulte des remboursements plus importants que les emprunts que nous faisons. Une autre part résulte de transferts de dettes que nous avons faits à la Castraise de l’eau, à la Communauté d’agglomération au titre des ordures ménagères et de l’Archipel ». Il aurait pu rajouter un savoir-faire certain pour la renégociation de divers emprunts (gestion de la dette). Qu’aurait-il dit aujourd’hui ?

P.Bugis, lors des dernières élections municipales (2008) avait fait du niveau de la dette un fort argument électoral : « Une gestion exemplaire : la dette baisse de 20 millions d’€ », graphique enjoliveur à l’appui. Aujourd’hui, la dette augmente environ, en une année de plus de 7 millions d’€ (auxquels il faudrait ajouter l’endettement conséquent (et pour cause !) de la Castraise de l’eau).

Bien évidemment, le fort endettement de notre ville n’est pas récent. Celui-ci était déjà préoccupant lors des municipalités Limouzy puis Mandement et chacun sait qu’en la matière, il est difficile par un coup de baguette magique de réduire significativement cet endettement ce qui n’empêchait pourtant pas  les sempiternels donneurs de leçons de la droite  de s’exprimer. On allait voir ce qu’on allait voir ! On a vu !

Aujourd’hui, l’encours de la dette de la ville de Castres reste supérieur aux moyennes nationales. En 2010, Castres : 1643€/habitant, (la moyenne du panel  est de 1081€/habitant, la moyenne nationale des villes de 20 à 50 000 habitants : 1047).

Pour info : Albi : 1412 ;  Tarbes : 1411 ; Carcassonne : 1376 ; Millau : 1348 ; Périgueux : 1283 ; Mont de Marsan : 1109 ; Narbonne : 966 ; Auch : 963, Rodez : 747 ; Agen : 451. Résultat, un endettement qui a pour conséquence une annuité plus forte que la moyenne et des intérêts financiers élevés. Attitude surréaliste, ce très fort endettement n’a pas empêché en 2008 P.Bugis et son équipe, dans leur programme électoral, de promettre des réalisations fort coûteuses (d’ailleurs, 4 ans après, nulle trace d’un début d’études…)

Jugez plutôt : réaménager la faïencerie, théâtre de verdure dans le « cratère » de la Borde Basse, les anciens abattoirs transformés en espace culturel, poursuite de la mise en valeur du Musée Goya, doter Castres d’une salle de 3500 places pour recevoir spectacles et manifestations, etc, etc… Vous me direz, les promesses rendent les fous joyeux.

Tout aussi surprenant avec un tel endettement, ne fallait-il pas faire d’autres choix que ceux de la vidéo surveillance, des investissements « de confort » tels l’Albinque et les Terrasses du Lézert d’autant plus qu’il y a urgence d’une rénovation voire d’une reconstruction des locaux (insalubres et dangereux) du CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) de même que la réalisation d’un centre d’accueil pour femmes en détresse, centre réclamé depuis fort longtemps par le CIDFF (Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles). Urgence d’un foyer pour jeunes travailleurs, urgence d’un espace pour jeunes adolescents (lieu d’accueil, d’information et d’écoute, de prévention pour les adolescents). Initier un véritable plan « d’aide aux devoirs » concernant l’ensemble des écoles élémentaires de la ville (aménagement de l’école élémentaire d’Aillot pour permettre l’accueil d’associations), etc, etc…

« L’humain d’abord », oui, « l’humain d’abord » mais ceci est un autre débat.

 

En mars, on se lève pour le Budget

Oui je sais, le Budget de votre ville vous laisse relativement indifférent. Méfiez-vous, celui-ci s‘intéresse de très près à votre vie quotidienne

Deux dates sont à retenir. Dans un premier temps, Conseil municipal du mardi 6 mars : Débat d’Orientations Budgétaires 2012 puis dans un deuxième temps Conseil municipal du mardi 27 mars 2012 avec le vote du Compte administratif 2011 et Budget primitif 2012.

Le Débat d’Orientations Budgétaires commence toujours par une photographie des « éléments sociaux et économiques locaux ».

a) La population 2012 : les chiffres de la population de Castres à prendre en compte sont les résultats INSEE de l’année 2009. Toujours une érosion démographique puisque la population totale est passée en 10 ans de 45 413 à 44 366 (dont population comptée à part, 1665). Il s’agit de personnes ayant une « double résidence », étudiants, militaires.

b) L’emploi : en matière sociale, d’après les statistiques publiées par l’INSEE de novembre 2011, le chômage (toutes catégories) dans le Tarn a augmenté de 8,5 % sur un an (Midi Pyrénées : +8,3 %) pour notre Bassin d’emploi Castres-Mazamet (+ 9,1%).

c) Situation immobilière : 2011, année noire, aucun logement collectif construit, niveau le plus bas depuis l’an 2000 pour les logements individuels. De même pour les locaux commerciaux, les surfaces autorisées restent très faibles.

d) Perspectives financières : l’accès au crédit pour notre ville sera à la fois limité et plus cher. On connaît les conséquences : hausse des frais financiers, réduction des investissements, ce qui n’empêche pas notre ville de continuer d’emprunter dangereusement.

e) Mutualisation Castres et Communauté d’agglomération : bouée de sauvetage pour notre commune, mutualisation très volontariste d’un certain nombre de services avec la Communauté d’agglomération. En résumé, cette dernière sauve Castres d’un encours de la dette encore plus important. Quelques exemples de mutualisation : l’entretien des véhicules (site de la Poudrerie), l’entretien des zones d’activités, piscine Caneton, mise à disposition de personnels qualifiés, groupements de commandes, etc, etc…

En 2012, on prévoit la mutualisation des services informatiques. De même pour les transferts de compétences, celles-ci s’accélèrent. On prévoit pour 2012 un renforcement des transferts en matière de gestion des équipements sportifs et culturels (Conservatoire départemental de musique et de danse du Tarn, bibliothèques…). Je ne reviens pas sur des ajustements de transferts : Archipel (245 961 €), réseau Libellus et mobi Libellus (248 387 €). Merci qui ? Merci la Communauté d’agglomération.

Dans un prochain article, je reviendrai sur le programme d’investissements 2012 (rien de nouveau sous le soleil de Castres) entre la rénovation de la place de l’Albinque et l’extension de la vidéo surveillance.

Et la fiscalité locale, me direz-vous ? Bonne question. Si le taux de la taxe d’habitation n’augmentera pas en 2012, ne vous réjouissez pas trop vite «  les bases » elles, augmentent. Conséquence, votre taxe d’habitation connaitra une hausse de 4,6 %, la taxe sur le foncier bâti + 2,5 %. Je ne voulais vous gâcher votre fin de semaine, c’est raté, désolé !

(A suivre…)

 

Les bonnes volontés d’Aillot-Bisséous

« Et si vous parliez, M. le maire, des choses qui marchent et non des problèmes ? » Jeune homme né dans le quartier

Retenez ces noms, ils ou elles s’appellent M. Canac, Mme Albert, M. Mandement, Mme Cavaillès…je ne peux pas tous les citer. Ils ou elles  se dévouent depuis des années au cœur du quartier d’Aillot-Bisséous. Ils ou elles sont bénévoles, ils ou elles accomplissent un rôle indispensable au quotidien. Vous n’en entendrez jamais parler, assurément on ne les verra pas dans Castres Magazine. Qu’importe !

Quel avenir pour l'école élémentaire d'Aillot ?

Depuis 15 ou 20 ans,  ils ou elles aident des enfants, des adolescents, certains en grande difficulté scolaire, perdant souvent tout espoir dans l’école publique. Des parents qui ne peuvent les accompagner dans leurs devoirs. Beaucoup de bonne volonté donc, professeurs à la retraite, il y a aussi des cours d’alphabétisation, des rencontres entre femmes, cela se passe chaque fin d’après-midi…Ah ! J’allais oublier, aucune subvention municipale, problème de salles vite trop petites, il faut courir chercher une clé.

Je ne regrette pas d’être venu à cette réunion de quartier pour entendre M.Canac ou Mme Cavaillès expliquer encore et encore ce qu’ils font…dans l’indifférence des responsables élus de notre ville. Il faudra que je leur rende visite. Pourront-ils avoir accès à des locaux plus vastes dans l’école élémentaire d’Aillot ? La question est posée.

Si au moins avait existé un conseil de quartier c’est-à-dire une structure permanente avec notamment des représentants du monde associatif et des élus plutôt que d’attendre une réunion de quartier tous les 2 ou 3 ans !

Un jeune homme, natif du quartier mais travaillant maintenant à Toulouse, accompagné de son père fait remarquer à juste titre qu’il faudrait «  valoriser les choses qui marchent, donner confiance et espoir ». Quand il revient à Castres avec d’autres jeunes de sa génération, il déplore «  la paupérisation de l’ensemble du quartier et regrette la disparition de relations entre les jeunes de différents quartiers » (diverses structures ayant disparu). Il souligne le problème dramatique de l’emploi.

Quel projet pour la Savonnerie ?

Zen, le maire, nulle polémique intempestive ou insinuation déplacée, réponses sur le fond, attitude trop rare pour ne pas être soulignée. Relativement peu de monde, 70 personnes. Je vous passe les réfections de chaussées et de trottoirs et autres ralentisseurs, «  les opérations de relampage » et la signalétique , les déchets verts et les tentatives de maitrise de l’énergie dans les locaux publics, les deux caméras de vidéosurveillance rue de Bretagne et rue du Roussillon, l’insuffisance de containers et l’arbre qui perd ses petites poires.

C’était quelques « tranches de vie » en fin d’après-midi dans une salle mal éclairée, à l’intérieur d’une école plus ou moins abandonnée. Bien sûr une assemblée sans doute peu représentative de cet immense quartier d’Aillot-Bisséous, et pourtant…je m’étonne une fois de plus de l’absence d’adhérents de partis de gauche ou d’associations ayant vocation en 2014…Comment peuvent-ils prétendre connaitre la réalité d’une ville, sa complexité et sa grande diversité ? Mystère…

Cette ville et ce quartier ne demandent qu’à être entendus et compris, ces bénévoles,  la richesse qui perdure dans notre monde associatif malgré les coups reçus, sont un potentiel remarquable. Ils rassemblent et encouragent quand d’autres divisent et stigmatisent. Tout n’est pas perdu !