Conseil municipal : arrêt sur images
Publié dans c) Vie municipale (86), le 19/12/2011 à 14:20, par Philippe GuerineauMais que font-ils donc tous durant 6 heures ?
Six longues heures : durée du dernier Conseil municipal en date du 13 décembre.
De 18h à minuit, sans pause, c’est long, trop long ! Supplice pour les quelques journalistes, certains peuvent se relayer, pas tous. Certains viennent avec dans la tête les deux ou trois dossiers qu’ils ont estimé importants à relater. Tout le reste donc n’est que perte de temps et fatigue inutile.
Résultat, une impression d’un CM « foutoir » où tout se dit et se répète, l’accusé, bien évidemment, l’opposition. Frustration et mauvaise humeur des deux côtés, du côté de l’opposition parce que 80 % au moins de ses réflexions, questions, propositions ne seront jamais ou si peu relatées.
Mais pourquoi une si longue durée ? Je m’interroge, rassurez vous, nulle trace d’un plaisir sado-maso. Certains de mes collègues et moi-même seront au travail dés 8 heures le lendemain matin . Est ce la diminution des Conseils municipaux ? Le rythme mensuel est devenu plutôt un rythme trimestriel mais il n’y a pas plus de délibérations.
Alors ? Des commissions municipales qui ne remplissent pas leur rôle d’information, c’est un fait. Une revue municipale réduite à un album photographique…Le manque de transparence du côté mairie (accentué par un pouvoir accru du maire à travers « ses décisions » – 106 lors de ce CM- ), le refus de répondre à la moindre question, projets trop souvent classés «confidentiel défense », ce goût du secret à tous les étages, en un mot ce déni de démocratie permanent, une mairie réduite à un bunker d’ailleurs , bien souvent, les élus de la majorité n’en savent pas plus que nous…
Il ne reste pour les membres de l’opposition (qui voudraient faire leur travail et en particulier ceux de Castres A Gauche Vraiment) que le Conseil municipal avec, me direz-vous, peu de résultats pour franchir « le mur du silence » puisque nous l’avons vu, la presse ne peut pas ou ne veut pas couvrir petite, moyenne et « grande » actualité.
Une question laissée sans réponse, une promesse faite qui n’est pas tenue ou un dossier resté dans l’ombre, tout cela, vous le comprenez nécessite un droit de suite pour un prochain CM et c’est reparti…. Seules traces de nos questions et de nos interventions, traces indélébiles, « Verba volant, scripta manent », les paroles s’envolent, les écrits restent dans le compte rendu officiel du Conseil municipal (paraissant avec retard deux mois après, pourquoi ? mystère ! ).
Outil indispensable comme nous l’avons souvent vu, pour le présent et surtout pour l’avenir, outil d’autant plus indispensable (voire entre autres le dossier de l’eau) que le maire, ses adjoints, ont d’importants « trous de mémoire ». Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, il en va de même pour des élus socialistes.
Au passage, les compte-rendus de débats au Conseil municipal sont consultables pour tout citoyen en mairie ou à la bibliothèque municipale.
6 heures, conseiller d’opposition, c’est à la fois être « moine-soldat » et « moine-copiste », je n’oublie pas les « moniales ». Sans le rôle que nous tenons et le travail que nous accomplissons, il n’y aurait nulle trace des questions importantes qui se posent à chaque instant dans notre ville. Nulle trace de sujets de préoccupation non relatés par la presse. Nulle trace des positions politiques prises par les uns et par les autres, etc…
Tout cela vaut bien que nous continuions sans relâche notre travail. Tout cela vaut bien fatigue et mauvaise humeur des uns ou des autres.
A demain pour évoquer certaines questions qui ont parsemé cet interminable Conseil municipal du 13 décembre, questions pour la plupart dont vous n’avez aucune idée à ce jour.
A suivre donc…
« Billet d’humeur »
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Puisque les 27 caméras « ne règlent rien et ne font que déplacer les problèmes » , je vous rappelle que 51 sont prévues, « il faut multiplier » à l’infini sans doute, « le nombre de caméras ». Père Ubu n’aurait pas fait mieux.
J’avoue, comme l’ensemble de nos concitoyens qui ont bien d’autres préoccupations, ne pas me passionner pour les pérégrinations du sieur Folliot à travers tout ce que le Centre connaît de groupes ou de groupuscules.
Vous me direz , l’opportunisme est la chose la mieux partagée dans de nombreux partis (tant la tâche est dure pour tenter d’obtenir un poste ou une fonction) et surtout quand toute conviction a depuis longtemps disparu et que ce qui semblait important hier est devenu dérisoire aujourd’hui (et là, « le temps ne fait rien à l’affaire… »). Comment s’étonner alors du fossé qui se creuse entre l’électorat populaire et certains partis politiques ? ( Le Monde, 3 novembre).
Cette enquête se déroulera à la mairie, bâtiment des ressources technique du 17 octobre au 18 novembre 2011.