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Et le nez de Stéphane s’allongea…

Pourquoi le porte-parole d’EELV se lance-t-il dans la désinformation ?

 

Autoroute ou comment Stéphane franchit la ligne blanche et tente d’orchestrer une misérable  polémique politicienne. Les faits, rien que les faits. Conseil municipal du 13 décembre : Délibération «  Avis du Conseil municipal sur les échangeurs de l’agglomération » , se reporter au blog du 15 décembre : « Autoroute : dans le mur en klaxonnant » .

Article dans La Dépêche du Midi, toujours le 15/12, dont la fin prête pour le moins à confusion et ne reflète pas la réalité du débat, loin de là. « L’opposition de gauche qui s’apprêtait à voter contre cette délibération, pour éviter que les contribuables ne doivent payer en plus cet échangeur, (…) ont préféré ne pas prendre part au vote. La délibération a donc été adoptée à l’unanimité ».

A la lecture de cet article, l’incompréhension domine à juste titre chez nos amis. Deux élus de notre groupe donneront aussitôt les explications qui s’imposent à un représentant du Collectif RN 126. Je prends contact avec La Dépêche du Midi pour un nécessaire rectificatif ( explication de vote) qui paraîtra le lendemain en bonne place, le vendredi 16 décembre. De son côté, André joint téléphoniquement La Dépêche.

Le déroulement des faits est pourtant simple (il est vrai que Stéphane avait quitté, il y a déjà fort longtemps le Conseil municipal quand la délibération fut présentée). Peu avant le vote, consultation rapide entre les 5 élus du groupe CAGV,  allons nous voter contre ou ne pas prendre part au vote ? André rappelle qu’au Conseil municipal en date du 22 février 2011 sur une même délibération, notre groupe n’avait pas pris part au vote (c’est un choix possible, enregistré comme tel : NPPV).

La raison en est simple, nous sommes résolument contre l’autoroute et donc nous ne prenons pas part au vote sur des délibérations concernant son aménagement. A noter qu’il n’y eut à l’époque aucune interrogation de qui que ce soit, donc nous décidons tout simplement de renouveler notre vote du 22 février.

Le trouble suscité par l’article (de bonne foi) de La Dépêche du 15 est donc totalement dissipé le 16. C’était sans compter quelques jours plus tard sur un communiqué pour le moins stupéfiant du porte-parole d’EELV du Tarn (le 21 décembre).

Que peut-on lire ? Sous le titre : « Castres / Conseil municipal, l’autoroute à l’unanimité », «  La décision des groupes d’opposition PS et Castres A Gauche Vraiment de ne pas prendre part au vote sur un futur échangeur à Mélou s’explique. Pour eux la seule alternative à l’autoroute payante, c’est l’autoroute gratuite d’où leur volonté de conserver la possibilité d’un nouvel échangeur. Sur ce sujet, que le maire de Castres puisse désormais se prévaloir de l’unanimité de son Conseil est éminemment regrettable. »

En quelques lignes, record d’approximation et de désinformation. Premièrement, le PS s’est toujours prononcé pour une autoroute payante ce qui n’est pas le cas de CAGV(amalgame). D’autre part, quand Stéphane écrit ces lignes, il est au courant de nos explications et n‘en tient aucun compte (malhonnête).

Il rajoute dans le même communiqué : «  La 2×2 voies gratuite n’est pas la solution (…) Plaider pour celle-ci, c’est faire le jeu de P. Bugis ( sic !) et de tous les partisans de l’autoroute concédée (scandaleux) , d’autant plus scandaleux quand on se rappelle le rôle accompli par tous les membres de l’association Castres A Gauche Vraiment et de moi-même lors de tous les débats publics. D’autant plus scandaleux quand on relit le «  cahier d’acteurs » rédigé par Castres A Gauche Vraiment – décembre 2009 -.

Stéphane avait participé alors à sa rédaction, on peut lire sous le titre : «  Dés demain, une liaison Castres -Toulouse sûre, rapide et gratuite pour tous », « Sortie de Castres en 2×2 voies » rien de plus, rien de moins. C’est le même texte que je défends avec mes amis au Conseil municipal.

En ne prenant pas part au vote (NPPV), à l’évidence nous avons sous estimé des « erreurs d’interprétation » chez des personnes de bonne foi, – rectifiées en 24 heures – mais nous avons également sous estimé la possibilité chez des personnes de très mauvaise foi  d’initier alors à des fins partisanes, je ne sais quel procès en sorcellerie.

La mobilisation de tous contre l’autoroute nécessite un vaste rassemblement et non une polémique politicienne inutile. C’est la tâche de l’heure, c’est le défi qu’ont relevé,  souvent avec courage à Castres, l’ensemble des adhérents et des élus de CAGV  et c’est le combat qu’ils poursuivront pour les mois et les années à venir.

 

Autoroute : dans le mur en klaxonnant

Est-il encore possible de faire entendre la voix de la raison ?

 

Ah ! se disent chaque jour de nombreux automobilistes entrant à Castres ou sortant de Castres vers Toulouse, subissant des embouteillages devenus maintenant habituels, si l’on avait écouté tous ceux qui revendiquaient la priorité d’une liaison routière rapide, sûre et…gratuite entre Castres et Toulouse…

Tout était prêt : contrat de plan Etat – Région, autorisation de programme et surtout tracé Castres – Soual déclaré d’utilité publique le 15 juin 2004.

Aujourd’hui donc le principal problème pour relier plus rapidement Castres – Toulouse serait réglé, malheureusement un autre choix  a été fait qui ne fera, s’il voit le jour… 2016 ? 2017 ? que retarder le désenclavement de notre Bassin d’emplois.

Ne revenons pas sur le dossier, il suffit de se reporter à l’ensemble des articles de ce blog.

Depuis juin 2010, date à laquelle a été décidé par le ministre en charge des transports le principe d’une autoroute concédée, les principaux soutiens du projet s’interrogent quand ils ne font pas part de leur mécontentement, en un mot, la concertation annoncée s’avère un leurre. L’Etat (la DREAL) décide de tout, circulez, y a rien à voir !

Un exemple : la ville de Castres, au Conseil municipal en date du 22 février 2011 a voté une délibération demandant qu’un « échangeur complet au droit du VC 50 pour la desserte de la zone d’activités de Mélou-Chartreuse soit construit ». Il est même écrit « qu’à terme cette absence d’échangeur pourrait conduire à l’asphyxie de la zone avec d’importantes conséquences en terme d’emploi vers le sud  du Tarn » Bigre !

Le groupe Castres A Gauche Vraiment étant contre l’autoroute a décidé de ne pas prendre part au vote en ce qui concerne les aménagements.

Réponse de l’Etat ( la DREAL) : comité de suivi ou pas, comité de pilotage ou pas : « La présence de l’échangeur ne modifie pas la distribution des trafics entre Castres et Soual  pour les automobilistes venant de l’ouest vers Mélou – Chartreuse, ils  sortiront échangeur Soual, pour reprendre la RN 126 ( les habitants de Saïx – Longuegineste apprécieront). Ceux venant de Castres et se rendant à la zone d’activités de Mélou – Chartreuse sont dissuadés (sic !) par le coût du péage et emprunteront en majorité la RN 126 » .

En résumé, le CM de Castres peut toujours délibérer… Cause toujours… De nombreux élus et la liste s’allonge, ont été trompés sur ce projet .

Il était également question d’étudier des «  itinéraires de substitution », il n’y en aura pas. Nous paierons pour prendre les déviations de Soual et de Puylaurens, déjà payées sur fonds publics où automobilistes et camions (re)traverseront les centres villes de Soual et de Puylaurens. C’est donc la fin des centre – villes où le trafic dense avait disparu. De plus, si un arrêté municipal est pris, les entreprises devront obligatoirement payer.

Nouvelle délibération au Conseil municipal en date du 13 décembre face au refus de l’Etat (la DREAL), la ville de Castres exige à nouveau un échangeur. Rappelons que la DREAL avait déclaré : «  Si vous voulez un échangeur, il faudra le payer ». Prix de l’échangeur « supplémentaire » 7 millions d’€ HT, l’impact sur la subvention d’équilibre (c’est à dire vos impôts) : 10 millions d’€ HT. 

L’échangeur baladeur

Le maire de Castres demande qu’un échangeur déjà acté notamment celui de Vendine (qui ne s’impose pas, il est vrai) soit « transféré » à Castres avec une explication qui ne fait que reprendre un de nos arguments depuis longtemps avancés, argument qui ne l’avait jamais effleuré jusqu’alors : «  les échangeurs favorisent l’étalement urbain » ( Voir La Dépêche du Midi en date du 15 décembre). Encore un effort et P.Bugis, avant qu’il ne soit trop tard, espérons le, reprendra l’ensemble de nos arguments pour une liaison routière Castres-Toulouse, rapide, sûre et …gratuite. C’est Noël !

Chaque jour un peu plus c’est bien l’incohérence de ce projet qui apparaît. Les élus de Castres A Gauche Vraiment comme ils l’avaient fait le 22 février, n’ont pas pris part au vote (en toute cohérence).

Pour info, on peut lire dans l’hebdomadaire d’information agricole et viticole, « Le Paysan Tarnais »  en date du jeudi 15 décembre :  « Les élus de la Chambre d’agriculture demandent que le nombre d’échangeurs soit réduit au minimum car pour chaque échangeur, l’emprise foncière est importante – 10 ha de foncier (…) La Chambre d’agriculture du Tarn ( qui avait pourtant soutenu le projet) demande à ce que seuls trois sites soient retenus  : un à l’entrée, un à la sortie, un au milieu ».

Pour celles et ceux, partisans acharnés du projet autoroutier, il est vivement conseillé de lire le quotidien régional Sud Ouest en date du 14 décembre, titre : «  Un an après, l’autoroute 65 sonne creux », en sous-titre : « L’A 65 (Pau-Langon) est encore boudée par les usagers, notamment les poids lourds », « Vu le prix que cela coûte… on ne la prend pas, ordre de la direction ».

Il serait même question que le Conseil général des Landes soit amené à prendre un arrêté interdisant la circulation des poids lourds sur les routes départementales, etc, etc…

Même analyse dans le journal Libération (15 décembre), titre : «  L’A 65, autoroute qui rêve d’embouteillages ».

Quelques extraits : « C’est un long ruban d’asphalte, lisse et souvent vide (…) Cet équipement jugé indispensable il y a quelques années par les grands élus d’Aquitaine ( Rousset, Bayrou, Juppé) semble aujourd’hui disproportionné. »

Déclaration d’un élu vert : « C’est la première autoroute écolo de France, c’est la seule où il n’y a pas de voiture. Un an après,  le trafic n’atteint même pas 50 % des objectifs fixés». Seulement 35 % des camions prennent l’A 65 et ainsi de suite…Résultat, les collectivités locales qui ont déjà beaucoup déboursé devront sans doute rajouter au pot..  etc, etc…

Si l’autoroute Castres – Toulouse devait se faire, craignons de lire ce type d’article.

Vous avez dit aberration économique et écologique, à l’évidence rien ne serait donc pire que l’entêtement pour un tel projet autoroutier ( à suivre…)

 

« Le scandale des autoroutes »

« Comment ils volent des milliards à la France »

 

« Depuis la privatisation du réseau en 2005, des milliards filent dans les poches de concessionnaires privés. Une manne qui enfle à rythme constant, mais dont ni l’Etat, qui en aurait bien besoin, ni les usagers ne profitent. »

Tels sont les titres d’un important dossier paru dans l’hebdomadaire Marianne de cette semaine (29 octobre/4 novembre).

Je vous l’accorde concernant  « le scandale des autoroutes » ce n’est pas le premier et cela ne sera sans doute pas le dernier mais il est bon, là encore, de ne pas perdre la mémoire.

Je vous présente donc quelques éléments à retenir :

-         Notre réseau autoroutier est le 2ème en Europe avec 9 000 km derrière l’Allemagne qui en possède près de 13 000. Alors que l’Allemagne n’en retire que 4,5 milliards d’€ (chiffres 2010) , les autoroutes françaises gênèrent 8,11 milliards d’€ par an.

-         Depuis la privatisation du réseau en 2005, le pactole financé en partie par nos impôts enfle au rythme de 3% par an.

-         Les autoroutes ont été cédées aux grandes entreprises du BTP pour 27 ans à un prix dérisoire de 14,8 milliards d’€ (gouvernement Villepin)

-         Véritable arnaque mais pas pour tout le monde notamment pour les actionnaires qui empochent chaque année des sommes importantes (même quand le trafic baisse de 0,9% le chiffre d’affaires progresse de 3%). Merci qui ? Merci B.Carayon et merci à l’UMP.

-         Le prix moyen du km s’est envolé de 16,4 %, deux fois plus vite que l‘inflation.

-         « Véritable roue de la fortune » pour les concessionnaires, les bénéfices ont explosé : « En moins de 5 ans, Eiffage ( APRR) a déjà récupéré 1/3 de la somme payée à l’Etat pour acheter ses 2240 km ».

-         En 2005 sur 100 €, 12 € nets allaient dans les poches des actionnaires. 5 ans plus tard, ce sont 16,30 € (on comprend mieux lors des débats publics concernant l’autoroute Castres-Toulouse, l’acharnement du lobby BTP pour faire triompher auprès de certains élus leur projet).

-         Lors de la privatisation, les socialistes étaient restés bien discrets. Seuls le PCF et François Bayrou avaient manifesté leur opposition à la tribune de l’Assemblée.

-         Autre scandale : l’estimation financière avait été réalisée à partir d’une étude de la banque Ixis (ancienne filiale de la Caisse des dépôts, Conseil d’un des acquéreurs en l’occurrence Eiffage). Comme l’écrit le journaliste de Marianne : « Que diriez-vous, en effet, si l’agence immobilière à qui vous demandez une estimation de votre bien, était de mèche avec votre futur acheteur ? »

-         Rappel : on apprend aujourd’hui que les sociétés d’autoroutes étaient prêtes à payer plus cher ( ?). Autre rappel : le patron de Vinci à l’époque, Antoine Zacharias, demandait un bonus de 8 millions d’€.

-         Etc, etc… 

En résumé, le bénéfice net par km parcouru entre 2005 et 2010 a augmenté de 52,3%. Le bénéfice net est passé de 12 % à 16 % du chiffre d’affaires. En 2005 il s’agissait bien « d’un cas typique de spoliation du bien public suivi de bénéfices sans cause » .

Et pendant ce temps là, certains élus de notre département (UMP mais aussi malheureusement PS-PRG) nous expliquent qu’il n’y a pas un euro pour un aménagement de la RN 126 ou pour une 2×2 voies gratuite entre Castres et Toulouse.

En 2012 peut-on « renationaliser » le réseau ? Cela semble difficile mais dit-on, par voie réglementaire, il serait possible «  d’imposer une taxe spécifique sur les profits au titre du financement des routes (pour Castres-Toulouse par exemple), augmenter la redevance que les concessionnaires paient à l’Etat propriétaire des terrains, la taxe domaniale ».

Pour en savoir plus, il vous suffit d’acheter l’hebdomadaire Marianne.

 

Le Notre-Dame-des-Landes (1) Tarnais

Une autoroute Castres-Toulouse qui ne passe toujours pas

 

Petite piqûre de rappel de la CGT pour celles et ceux victimes d’anosognosie, maladie qui affecte la mémoire et ne touche pas seulement les personnes âgées. Donc lundi 24 octobre, réunion du Conseil de la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet.

Des représentants de la CGT de Castres et de Revel ont tenu à exprimer leurs exigences au Président de la Communauté d’agglomération, à savoir : «  Il n’est pas question que des fonds publics ( subventions d’équilibre, etc..) soient utilisés pour un projet privé, il n’est pas question de faire payer aux usagers une somme de 15 à 16 € pour se rendre à Toulouse.

Il n’est pas question que les déviations de Soual, de Puylaurens…payées par des fonds publics, soient de fait privatisées (…).  Pourquoi une telle inégalité entre le nord du Tarn (autoroute Toulouse-Albi à 1,30€) et le sud du Tarn ? ». 

Ces quelques exigences, il y en a bien d’autres, ont été régulièrement évoquées lors du débat public « Autoroute 2013 » par les opposants politiques (PC, PG, Alternatifs, EELV), syndicaux ou associatifs.  Il est bon, voire indispensable de ne pas perdre la mémoire, de rester attentifs et vigilants.
La CGT, par son action, tient à rappeler, avant qu’il ne soit peut-être trop tard, qu’il n’est pas possible dans l’intérêt de notre Bassin d’emplois d’accepter l’inacceptable et de laisser faire l’autoroute Castres-Toulouse au seul bénéfice des actionnaires de grandes entreprises du BTP.

Certains élus, en particulier de Droite qui n’ont rien fait depuis des décennies pour permettre l’aménagement de la RN 126, en 2×2 voies, ces mêmes élus, députés pour certains, qui n’ont pas été capables de faire inscrire dans le Contrat de Plan Etat-Région le financement de la sortie de Castres vers Soual sont mal placés pour comme à l’accoutumée donner des leçons à tous nos concitoyens.

Mais de tout cela, je pense que nous aurons bientôt, très bientôt, l’occasion d’en débattre à nouveau. Ne voilà-t-il pas qu’arrivent les élections législatives ? Moment de responsabilité et de vérité.

Un petit conseil, commencez à lire ou à relire l’ensemble des articles que j’ai consacré à ce sujet dans ce blog  «  Désenclavement de Castres ». Vous ne perdrez pas votre temps ( enfin, je pense).

(1) « Notre-Dame-des-Landes » petit paradis, à 30 km de Nantes, 160 ha, paysage de bocage préservé, petites exploitations agricoles, faune et flore magnifiques. Tout cela peut disparaître parce que le maire PS de Nantes a décidé la construction d’un grand aéroport. Les mobilisations succèdent aux mobilisations pour éviter cette véritable catastrophe régionale.

 

Autoroute : du « grand n’importe quoi » !

Autoroute Castres-Toulouse :

 Première étape : le collectif RN 126 à travers un communiqué de presse que vous lirez ci-dessous ( 11 mai 2011) tire un bilan de «  la concertation sur les fuseaux ».

  Et toujours «  du grand n’importe quoi » !

 « Plus on avance dans le processus de discussion sur l’autoroute, plus il apparaît que le choix du fuseau semble décidé par la DREAL(1) au mieux d’avance, au pire sans queue ni tête ! Inacceptable pour l’aménagement de nos territoires !

Une concertation déconcertante !

D’un côté, c’est la rétrocession des déviations de Puylaurens et de Soual qui a fait violemment réagir les élus, puisqu’elle conduirait le trafic local de camions et de voitures à repasser par les centres de village (10 ans en arrière !). De l’autre côté, dans la guerre des fuseaux de Verfeil à Puylaurens, la DREAL a cité de nouvelles options (3A intermédiaire à Cuq, et 2P Sud au Faget), tout en prévenant qu’elles ne seraient pas étudiées pour éclairer le choix d’un fuseau par le préfet (de qui se moque-t-on ?). Mieux encore, la DREAL prévoit de retenir un fuseau qu’elle avait déclaré techniquement impossible après 3 ans d’études (fuseau 2C à Maurens Scopont).

Au final, si personne n’a compris sur quelles propositions anarchiques, provisoires, ou évasives de la DREAL il fallait se positionner, tout le monde a bien saisi que l’autoroute se ferait sans aucun consensus, et en passant sur le corps d’un certain nombre, pour aller au plus simple et au moins cher.

Le seul consensus auquel la DREAL a abouti n’est pas celui d’un fuseau, mais bien que l’autoroute n’apporterait rien aux territoires traversés, et que l’aménagement de la route actuelle conviendrait à de plus en plus de monde.

La concertation ratée remet en cause le choix actuel d’un fuseau !

La concertation a au moins montré que les territoires traversés voulaient au pire que le fuseau le plus « humainement tolérable » soit privilégié, au mieux qu’il passe chez ceux qui espèrent encore pouvoir tirer un bénéfice de ce projet. Ce fuseau « le plus humainement tolérable » n’apparaît pas actuellement dans les préoccupations de la DREAL.

Dans cette situation, arrêter le choix d’un fuseau aujourd’hui serait inacceptable au regard des rejets que suscitent les fuseaux et le principe de l’autoroute à péage.

Le contexte actuel ne peut pas être ignoré plus longtemps !

Au-delà des questions pour le choix d’un fuseau (zone inondable du Girou ou zones écologiques à protéger, déviations rétrocédées, itinéraire de substitution, nuisances pour l’habitat, aménagement foncier, …), le contexte économique actuel (augmentation du pétrole, des carburants, des péages à 2,5%/an, des matières premières, …) oblige à s’interroger sur la pertinence des chiffres avancés par la DREAL, entre autres la prédiction de trafic, et le coût de l’autoroute (335 M€ qui dépasserait en réalité 450 M€).

 Quand on voit le « désert » qu’est l’autoroute Langon – Pau, on a du mal à imaginer que 66% du trafic de la RN126 se reporterait sur l’autoroute Castres – Toulouse qui serait demain la plus chère de France. Le simple bon sens voudrait que les collectivités territoriales, appelées à financer ce projet aberrant, refusent de cautionner aujourd’hui le choix d’un fuseau sans plus de certitude sur le coût réel du projet, les impacts pour les territoires traversés et son intérêt pour le bassin Castres – Mazamet.

Nous espérons que prochainement, en comité de pilotage, ces mêmes collectivités ne se laisseront pas convaincre par le préfet de région d’accepter le choix expédié d’un fuseau. »

 (1) Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement  Midi-Pyrénées

Peintures de Toulouse-Lautrec ( admirées mardi à Albi avec mes élèves de 4ème A)