Le Notre-Dame-des-Landes (1) Tarnais
Publié dans b) Désenclavement de Castres (30), le 28/10/2011 à 16:34, par Philippe GuerineauUne autoroute Castres-Toulouse qui ne passe toujours pas
Petite piqûre de rappel de la CGT pour celles et ceux victimes d’anosognosie, maladie qui affecte la mémoire et ne touche pas seulement les personnes âgées. Donc lundi 24 octobre, réunion du Conseil de la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet.
Des représentants de la CGT de Castres et de Revel ont tenu à exprimer leurs exigences au Président de la Communauté d’agglomération, à savoir : « Il n’est pas question que des fonds publics ( subventions d’équilibre, etc..) soient utilisés pour un projet privé, il n’est pas question de faire payer aux usagers une somme de 15 à 16 € pour se rendre à Toulouse.
Il n’est pas question que les déviations de Soual, de Puylaurens…payées par des fonds publics, soient de fait privatisées (…). Pourquoi une telle inégalité entre le nord du Tarn (autoroute Toulouse-Albi à 1,30€) et le sud du Tarn ? ».
Ces quelques exigences, il y en a bien d’autres, ont été régulièrement évoquées lors du débat public « Autoroute 2013 » par les opposants politiques (PC, PG, Alternatifs, EELV), syndicaux ou associatifs. Il est bon, voire indispensable de ne pas perdre la mémoire, de rester attentifs et vigilants.
La CGT, par son action, tient à rappeler, avant qu’il ne soit peut-être trop tard, qu’il n’est pas possible dans l’intérêt de notre Bassin d’emplois d’accepter l’inacceptable et de laisser faire l’autoroute Castres-Toulouse au seul bénéfice des actionnaires de grandes entreprises du BTP.
Certains élus, en particulier de Droite qui n’ont rien fait depuis des décennies pour permettre l’aménagement de la RN 126, en 2×2 voies, ces mêmes élus, députés pour certains, qui n’ont pas été capables de faire inscrire dans le Contrat de Plan Etat-Région le financement de la sortie de Castres vers Soual sont mal placés pour comme à l’accoutumée donner des leçons à tous nos concitoyens.
Mais de tout cela, je pense que nous aurons bientôt, très bientôt, l’occasion d’en débattre à nouveau. Ne voilà-t-il pas qu’arrivent les élections législatives ? Moment de responsabilité et de vérité.
Un petit conseil, commencez à lire ou à relire l’ensemble des articles que j’ai consacré à ce sujet dans ce blog « Désenclavement de Castres ». Vous ne perdrez pas votre temps ( enfin, je pense).
(1) « Notre-Dame-des-Landes » petit paradis, à 30 km de Nantes, 160 ha, paysage de bocage préservé, petites exploitations agricoles, faune et flore magnifiques. Tout cela peut disparaître parce que le maire PS de Nantes a décidé la construction d’un grand aéroport. Les mobilisations succèdent aux mobilisations pour éviter cette véritable catastrophe régionale.

« Plus on avance dans le processus de discussion sur l’autoroute, plus il apparaît que le choix du fuseau semble décidé par la DREAL(1) au mieux d’avance, au pire sans queue ni tête ! Inacceptable pour l’aménagement de nos territoires !
Au-delà des questions pour le choix d’un fuseau (zone inondable du Girou ou zones écologiques à protéger, déviations rétrocédées, itinéraire de substitution, nuisances pour l’habitat, aménagement foncier, …), le contexte économique actuel (augmentation du pétrole, des carburants, des péages à 2,5%/an, des matières premières, …) oblige à s’interroger sur la pertinence des chiffres avancés par la DREAL, entre autres la prédiction de trafic, et le coût de l’autoroute (335 M€ qui dépasserait en réalité 450 M€).

Aussi étonnante que l’affaire puisse paraître, les tarifs officiels ne sont toujours pas connus. Ils devront être validés par le ministère de l’Ecologie ( sic !),du Développement durable ( re sic !), des Transports et du logement (arrêté publié au « Journal Officiel »).
Il déclare : « On se doutait qu’il y aurait de la désillusion… Cet aspect a été très peu soulevé ( cela n’a pas été le cas pour Castres-Toulouse), il a fallu se battre pour avoir le contrat de concession et connaître les tarifs ». ( Espérons que cela ne sera pas le cas pour Castres-Toulouse, un « Comité de suivi » et un « Comité de pilotage » forcément transparents).
C’était le 19 novembre, le préfet de Région Midi-Pyrénées présidait la première réunion du comité de suivi composé des représentants des 5 collèges : Etat, élus, monde économique et entreprises, syndicats de salariés. A ne pas confondre avec le comité de pilotage ( services de l’Etat et collectivités locales).