Articles portant l'étiquette ‘Castres’

La grenouille et le scorpion

Fable populaire africaine Un scorpion qui avait besoin de traverser une rivière, demanda à une grenouille de le mener…

Entre le Conseil municipal en date du 6 mars (orientations budgétaires) et celui du 27 mars (vote du Compte administratif et du Budget 2012), les habitants de notre bonne ville de Castres ont appris brutalement et avec stupéfaction (?) que leur maire venait de claquer la porte de son parti l’UMP.

Je vous rassure, la vie de nos concitoyens qui ont bien d’autres préoccupations  n’a pas été pour autant bouleversée. Mais suite à l’article de La Dépêche du midi (le 16 mars), le microcosme politique s’interroge et pour ne rien vous cacher, je suis depuis quelques jours sommé d’émettre une analyse « Alors, M. Guérineau, que pensez-vous des intrigues qui secouent l’UMP ? ».

A vrai dire, engagé jour après jour dans la campagne électorale du Front de gauche, dans chaque ville ou village de la 3ème circonscription, mon esprit, comme vous le devinez, est accaparé par la situation économique et sociale de notre Bassin d’emploi mais puisque on me laisse penser que mon jugement peut être clairvoyant et instructif, faisons l’effort en cette fin d’après-midi d’un dimanche ensoleillé…

Tout d’abord, constatons que P.Bugis a toujours été un intermittent de l’appareil UMP, les jours pairs il se revendique Président délégué de l’UMP du Tarn (excusez du peu) les jours impairs, il proclame « Je ne fais pas de politique ». Son premier cercle, à la mairie, pour préserver (dans les temps de crise) une majorité, n’appartient pas à l’UMP. Méfiance, méfiance…Les quelques UMP élus sont marginalisés et font preuve d’une grande discrétion.

Nul ne se souvient d’ailleurs d’une vie politique de l’UMP locale. Nul communiqué de presse, nul tract, nulle réunion… (Personne ne s’en plaint). Un poste de responsabilité à l’UMP (exemple : secrétaire d’une circonscription) doit être une assurance prise pour d’éventuelles investitures. Il n’empêche, exit le Président délégué de l’UMP du Tarn.

Pas d’impatience. Voici en avant premières quelques-unes de mes hypothèses. A vous de les choisir ou de les classer dans l’ordre de vos préférences.

1)      P.Bugis n’a pas apprécié, pas du tout apprécié « le coup de pied de l’âne » de Jacques Limouzy lors de la crise qui a secoué (qui secoue toujours) la Communauté d’agglomération et le Parc Naturel du Haut Languedoc. Voir cités l’ancien ministre et l’ancien maire de Castres par tous ses adversaires politiques peut énerver (et le passé nous enseigne qu’il ne faut pas énerver Raoul). P.Bugis n’a sans doute pas apprécié également le silence assourdissant du caudillo- président de l’UMP du Tarn et député de la circonscription.

2)      C’est ici que l’on retrouve notre fable « La grenouille et le scorpion ». B.Carayon à travers la campagne électorale poursuit son offensive politique sur Castres. La garde rapprochée de l’UMP fait sa campagne. Il s’incruste quotidiennement dans diverses associations, le danger se précise (deux crocodiles dans le même marigot). Le piège se referme. Le maire de Castres va-t-il appeler à voter pour le député-maire de Lavaur ? (suite au prochain numéro).

3)      Hypothèse plus hasardeuse comme vous allez le voir. Retenez votre souffle. A ce jour, l’UMP nationale n’a pas investi de candidat (ce n’est pas faute de candidatures) face à Philippe Folliot dans la toute nouvelle 1ère circonscription. Imaginez qu’entre les deux tours des Présidentielles, F.Bayrou appelle à voter contre F.Hollande (en échange de quelques circonscriptions aujourd’hui gelées). Raison d’Etat oblige. B.Carayon et l’UMP 81 appellent alors à voter Ph.Folliot. Diabolicum ! Imaginez alors l’état dans lequel pourrait se retrouver le maire de Castres (je n’ose y penser !).

4)      ……….

P.Bugis à ce jour refuse d’expliquer son geste politique. Que n’aurait-on pas dit si le maire de Carmaux, de Graulhet, de Gaillac, etc… avaient soudainement claqué la porte du PS, sachant que l’importance du geste est le moment choisi (en pleine campagne électorale).

Force est de constater que là où B.Carayon passe, les villes UMP trépassent (excusez du peu, les deux plus importantes du département : après Albi, Castres).

Le député-maire de Lavaur tente bien de rassembler une quinzaine de personnes, un seul élu de Castres et… J.Limouzy (pour ne rien dire et tenter de donner le change – La Dépêche du midi du 24 mars). Pitoyable ! « Pascal fait toujours partie de la famille… » Bla, bla, bla

Bon, on ne va pas se plaindre, la droite se divise, s’affaiblit, le cruel bilan du député et apparatchik  B.Carayon apparaît au grand jour. Derrière la façade, la maison UMP tarnaise est bien vermoulue. A toute la gauche d’être à l’offensive. Quant au Front de gauche, il est déjà rassemblé pour mettre un terme et le plus tôt sera le mieux, au mandat en trompe l’œil du député-maire de Lavaur. Quant à 2014…

 

Moody’s dégrade la note de Castres

Destresse, réveille-toi, ils sont devenus fous !

Mardi 6 mars, à l’ordre du jour du Conseil municipal, le Débat d’Orientations Budgétaires 2012. Eloignez les enfants, les chiffres qui vont apparaître peuvent heurter leur sensibilité, en l’occurrence le niveau atteint par l’encours de la dette dans notre ville.

Début 2012,  plus de 87 millions d’€ (il est écrit que l’encours devrait se situer en fin d’année à environ 82,6 millions d’€ compte tenu des transferts de dettes ( ?) à opérer en cours d’exercice avec la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet). L’année précédente, l’encours de la dette s’élevait à 75,4 millions d’€. En 2005, 77,6 millions d’€. En 2004 aux alentours de 85 millions d’€ (nous sommes donc revenus 8 ans en arrière). Triste et inquiétante réalité d’autant plus que tous les indicateurs sont au rouge : érosion démographique, augmentation du chômage, etc…

Bien sûr, nulle agence de notation n’évalue la situation financière de Castres, de toute façon nul n’accorde le moindre crédit au travail de ces agences. Mais qui est donc ce M.Destresse ? En quelques mots, il fut l’adjoint aux finances au cours du 1er mandat de P.Bugis. Conservateur bon teint, brillante carrière à la Banque de France, chargé de mission pour le compte du FMI  quelque part en Russie, grand connaisseur des taux Euribor , maître incontesté de la maîtrise des coûts, docte leçon monétaire à chaque Conseil municipal, (ça ne s’oublie pas), se glorifia en 2006 d’avoir su faire diminuer l’encours de la dette depuis 2001 (de 93 millions d’€ à 77 millions d’€), ce qui est vrai mais Michel Destresse ajoutait : «  Soyons honnête, une part de cette diminution de la dette résulte des remboursements plus importants que les emprunts que nous faisons. Une autre part résulte de transferts de dettes que nous avons faits à la Castraise de l’eau, à la Communauté d’agglomération au titre des ordures ménagères et de l’Archipel ». Il aurait pu rajouter un savoir-faire certain pour la renégociation de divers emprunts (gestion de la dette). Qu’aurait-il dit aujourd’hui ?

P.Bugis, lors des dernières élections municipales (2008) avait fait du niveau de la dette un fort argument électoral : « Une gestion exemplaire : la dette baisse de 20 millions d’€ », graphique enjoliveur à l’appui. Aujourd’hui, la dette augmente environ, en une année de plus de 7 millions d’€ (auxquels il faudrait ajouter l’endettement conséquent (et pour cause !) de la Castraise de l’eau).

Bien évidemment, le fort endettement de notre ville n’est pas récent. Celui-ci était déjà préoccupant lors des municipalités Limouzy puis Mandement et chacun sait qu’en la matière, il est difficile par un coup de baguette magique de réduire significativement cet endettement ce qui n’empêchait pourtant pas  les sempiternels donneurs de leçons de la droite  de s’exprimer. On allait voir ce qu’on allait voir ! On a vu !

Aujourd’hui, l’encours de la dette de la ville de Castres reste supérieur aux moyennes nationales. En 2010, Castres : 1643€/habitant, (la moyenne du panel  est de 1081€/habitant, la moyenne nationale des villes de 20 à 50 000 habitants : 1047).

Pour info : Albi : 1412 ;  Tarbes : 1411 ; Carcassonne : 1376 ; Millau : 1348 ; Périgueux : 1283 ; Mont de Marsan : 1109 ; Narbonne : 966 ; Auch : 963, Rodez : 747 ; Agen : 451. Résultat, un endettement qui a pour conséquence une annuité plus forte que la moyenne et des intérêts financiers élevés. Attitude surréaliste, ce très fort endettement n’a pas empêché en 2008 P.Bugis et son équipe, dans leur programme électoral, de promettre des réalisations fort coûteuses (d’ailleurs, 4 ans après, nulle trace d’un début d’études…)

Jugez plutôt : réaménager la faïencerie, théâtre de verdure dans le « cratère » de la Borde Basse, les anciens abattoirs transformés en espace culturel, poursuite de la mise en valeur du Musée Goya, doter Castres d’une salle de 3500 places pour recevoir spectacles et manifestations, etc, etc… Vous me direz, les promesses rendent les fous joyeux.

Tout aussi surprenant avec un tel endettement, ne fallait-il pas faire d’autres choix que ceux de la vidéo surveillance, des investissements « de confort » tels l’Albinque et les Terrasses du Lézert d’autant plus qu’il y a urgence d’une rénovation voire d’une reconstruction des locaux (insalubres et dangereux) du CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) de même que la réalisation d’un centre d’accueil pour femmes en détresse, centre réclamé depuis fort longtemps par le CIDFF (Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles). Urgence d’un foyer pour jeunes travailleurs, urgence d’un espace pour jeunes adolescents (lieu d’accueil, d’information et d’écoute, de prévention pour les adolescents). Initier un véritable plan « d’aide aux devoirs » concernant l’ensemble des écoles élémentaires de la ville (aménagement de l’école élémentaire d’Aillot pour permettre l’accueil d’associations), etc, etc…

« L’humain d’abord », oui, « l’humain d’abord » mais ceci est un autre débat.

 

En mars, on se lève pour le Budget

Oui je sais, le Budget de votre ville vous laisse relativement indifférent. Méfiez-vous, celui-ci s‘intéresse de très près à votre vie quotidienne

Deux dates sont à retenir. Dans un premier temps, Conseil municipal du mardi 6 mars : Débat d’Orientations Budgétaires 2012 puis dans un deuxième temps Conseil municipal du mardi 27 mars 2012 avec le vote du Compte administratif 2011 et Budget primitif 2012.

Le Débat d’Orientations Budgétaires commence toujours par une photographie des « éléments sociaux et économiques locaux ».

a) La population 2012 : les chiffres de la population de Castres à prendre en compte sont les résultats INSEE de l’année 2009. Toujours une érosion démographique puisque la population totale est passée en 10 ans de 45 413 à 44 366 (dont population comptée à part, 1665). Il s’agit de personnes ayant une « double résidence », étudiants, militaires.

b) L’emploi : en matière sociale, d’après les statistiques publiées par l’INSEE de novembre 2011, le chômage (toutes catégories) dans le Tarn a augmenté de 8,5 % sur un an (Midi Pyrénées : +8,3 %) pour notre Bassin d’emploi Castres-Mazamet (+ 9,1%).

c) Situation immobilière : 2011, année noire, aucun logement collectif construit, niveau le plus bas depuis l’an 2000 pour les logements individuels. De même pour les locaux commerciaux, les surfaces autorisées restent très faibles.

d) Perspectives financières : l’accès au crédit pour notre ville sera à la fois limité et plus cher. On connaît les conséquences : hausse des frais financiers, réduction des investissements, ce qui n’empêche pas notre ville de continuer d’emprunter dangereusement.

e) Mutualisation Castres et Communauté d’agglomération : bouée de sauvetage pour notre commune, mutualisation très volontariste d’un certain nombre de services avec la Communauté d’agglomération. En résumé, cette dernière sauve Castres d’un encours de la dette encore plus important. Quelques exemples de mutualisation : l’entretien des véhicules (site de la Poudrerie), l’entretien des zones d’activités, piscine Caneton, mise à disposition de personnels qualifiés, groupements de commandes, etc, etc…

En 2012, on prévoit la mutualisation des services informatiques. De même pour les transferts de compétences, celles-ci s’accélèrent. On prévoit pour 2012 un renforcement des transferts en matière de gestion des équipements sportifs et culturels (Conservatoire départemental de musique et de danse du Tarn, bibliothèques…). Je ne reviens pas sur des ajustements de transferts : Archipel (245 961 €), réseau Libellus et mobi Libellus (248 387 €). Merci qui ? Merci la Communauté d’agglomération.

Dans un prochain article, je reviendrai sur le programme d’investissements 2012 (rien de nouveau sous le soleil de Castres) entre la rénovation de la place de l’Albinque et l’extension de la vidéo surveillance.

Et la fiscalité locale, me direz-vous ? Bonne question. Si le taux de la taxe d’habitation n’augmentera pas en 2012, ne vous réjouissez pas trop vite «  les bases » elles, augmentent. Conséquence, votre taxe d’habitation connaitra une hausse de 4,6 %, la taxe sur le foncier bâti + 2,5 %. Je ne voulais vous gâcher votre fin de semaine, c’est raté, désolé !

(A suivre…)

 

Les bonnes volontés d’Aillot-Bisséous

« Et si vous parliez, M. le maire, des choses qui marchent et non des problèmes ? » Jeune homme né dans le quartier

Retenez ces noms, ils ou elles s’appellent M. Canac, Mme Albert, M. Mandement, Mme Cavaillès…je ne peux pas tous les citer. Ils ou elles  se dévouent depuis des années au cœur du quartier d’Aillot-Bisséous. Ils ou elles sont bénévoles, ils ou elles accomplissent un rôle indispensable au quotidien. Vous n’en entendrez jamais parler, assurément on ne les verra pas dans Castres Magazine. Qu’importe !

Quel avenir pour l'école élémentaire d'Aillot ?

Depuis 15 ou 20 ans,  ils ou elles aident des enfants, des adolescents, certains en grande difficulté scolaire, perdant souvent tout espoir dans l’école publique. Des parents qui ne peuvent les accompagner dans leurs devoirs. Beaucoup de bonne volonté donc, professeurs à la retraite, il y a aussi des cours d’alphabétisation, des rencontres entre femmes, cela se passe chaque fin d’après-midi…Ah ! J’allais oublier, aucune subvention municipale, problème de salles vite trop petites, il faut courir chercher une clé.

Je ne regrette pas d’être venu à cette réunion de quartier pour entendre M.Canac ou Mme Cavaillès expliquer encore et encore ce qu’ils font…dans l’indifférence des responsables élus de notre ville. Il faudra que je leur rende visite. Pourront-ils avoir accès à des locaux plus vastes dans l’école élémentaire d’Aillot ? La question est posée.

Si au moins avait existé un conseil de quartier c’est-à-dire une structure permanente avec notamment des représentants du monde associatif et des élus plutôt que d’attendre une réunion de quartier tous les 2 ou 3 ans !

Un jeune homme, natif du quartier mais travaillant maintenant à Toulouse, accompagné de son père fait remarquer à juste titre qu’il faudrait «  valoriser les choses qui marchent, donner confiance et espoir ». Quand il revient à Castres avec d’autres jeunes de sa génération, il déplore «  la paupérisation de l’ensemble du quartier et regrette la disparition de relations entre les jeunes de différents quartiers » (diverses structures ayant disparu). Il souligne le problème dramatique de l’emploi.

Quel projet pour la Savonnerie ?

Zen, le maire, nulle polémique intempestive ou insinuation déplacée, réponses sur le fond, attitude trop rare pour ne pas être soulignée. Relativement peu de monde, 70 personnes. Je vous passe les réfections de chaussées et de trottoirs et autres ralentisseurs, «  les opérations de relampage » et la signalétique , les déchets verts et les tentatives de maitrise de l’énergie dans les locaux publics, les deux caméras de vidéosurveillance rue de Bretagne et rue du Roussillon, l’insuffisance de containers et l’arbre qui perd ses petites poires.

C’était quelques « tranches de vie » en fin d’après-midi dans une salle mal éclairée, à l’intérieur d’une école plus ou moins abandonnée. Bien sûr une assemblée sans doute peu représentative de cet immense quartier d’Aillot-Bisséous, et pourtant…je m’étonne une fois de plus de l’absence d’adhérents de partis de gauche ou d’associations ayant vocation en 2014…Comment peuvent-ils prétendre connaitre la réalité d’une ville, sa complexité et sa grande diversité ? Mystère…

Cette ville et ce quartier ne demandent qu’à être entendus et compris, ces bénévoles,  la richesse qui perdure dans notre monde associatif malgré les coups reçus, sont un potentiel remarquable. Ils rassemblent et encouragent quand d’autres divisent et stigmatisent. Tout n’est pas perdu !

 

Faire de l’éducation une priorité

Casse des filières, carte des formations au rabais, Bac Pro en 3 ans, promotion de

l'apprentissage, hausse considérable des élèves non-affectés, explosion de l'échec scolaire

Quel avenir pour l'enseignement professionnel public ?

Fidèle à sa politique de destruction du Service Public d'Éducation Nationale, le gouvernement

supprime encore cette année 14000 postes d'enseignants, ce qui porte à 82000 le total des postes

supprimés depuis 2007.

Dans l'enseignement professionnel, c'est :

- plus de 60% des suppressions opérées dans le second degré (collèges et lycées) en France

- la totalité des 120 postes supprimés dans le second degré en Midi-Pyrénées,

- 20 postes dans le Tarn.

Ici, dans l'agglomération Castres-Mazamet :

- LP du Sidobre : perte de 130 heures sur 760, menace de fermetures sur 2 à 4 postes, suppression programmée de la filière « Electricité » effectifs chargés , pas de dédoublements...

Nous soutenons la lutte des enseignants contre cette politique d'austérité.

- LP Anne Veaute : suppression du Bac Pro Secrétariat (cette filière n'est plus assurée à Castres)

- Pertes considérables de moyens à Rascol (Albi), à Toulouse-Lautrec (Albi), à Graulhet, au lycée hôtelier et au L.P. de Mazamet..

La filière BEP–Bac Pro en 4 ans a été transformée en Bac Pro en 3 ans. Catastrophe :

réduction des capacités d'accueil, orientation des élèves « par défaut », suppression de filière assurant des débouchés... De plus en plus d'élèves sont poussés vers l'apprentissage, sans l'accompagnement éducatif et la formation professionnelle qu'assure l'enseignement professionnel public. C'est l'échec programmé pour nombre de jeunes issus des milieux populaires, qui y sont très majoritaires. Le patronat rêve de pouvoir exploiter encore plus une partie croissante de la population. La compétitivité pour le MEDEF c'est de baisser les salaires.

Voilà pourquoi ils veulent détruire l'enseignement professionnel sous statut scolaire, source de qualification. En détruisant aussi le code du travail et la sécurité sociale, la droite veut empêcher les ouvriers, les employés, les salariés en général de défendre leurs conditions d'emploi et de rémunération. Licenciements, déclassement, pauvreté, endettement personnel : c'est le prix du capitalisme.

Appauvrir l'enseignement, c'est mépriser les classes populaires. C'est considérer qu'elles ne méritent pas d'être formées, éduquées. C'est aussi abandonner les populations rurales qui doivent pouvoir compter sur les Services Publics pour vivre et continuer de développer leur territoires.

Refonder et reconstruire l'école publique, c'est notre objectif !

Ce que nous ferons :

- une formation professionnelle publique sous statut scolaire avec un tronc commun de formation dans toutes les disciplines le plus longtemps possible

- la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, avec possibilité de scolarité dès 2 ans

- reconstruire le service public d'orientation

- bâtir une offre de formation diversifiée dans chaque bassin de vie (ici dans le bassin Castres-Mazamet comme ailleurs dans notre département) pour que les jeunes puissent choisir leur voie et prendre leur place dans la société de demain.

Pour assurer la continuité avec la vie professionnelle, nous voulons bâtir une Sécurité Sociale de l'Emploi et de la Formation. Elle garantira que chaque salarié alterne période d'emploi et période de formation sans rupture de statut et de revenu, en continuant de progresser en formation et en revenu.

DEBAT Mercredi 29 Février à 20h30

Bourse du Travail, 13 rue Ferdinand Buisson à CASTRES

En présence de

Stéphane BONNERY, Universitaire, responsable national du secteur « Education » du PCF.

Didier CILIBERTI, enseignant dans en lycée professionnel,syndicaliste (SNUEP-FSU).

Jeanne JIMENEZ, Conseillère Régionale communiste de Midi-Pyrénées, présidente de la

commission « Education » à la Région, groupe « Front de Gauche »