Articles portant l'étiquette ‘élections régionales’

Et maintenant le K.O. ?

Contre la droite et l’austérité : A gauche toute !

Pour une vraie gauche sociale

  Au soir de la prise de la Bastille, Louis XVI n’écrivit que 4 lettres dans son journal : «  Rien ».

Au soir du 1er  tour des élections régionales, face à la Bérézina de son propre camp, Nicolas Sarkozy nous dit : «  Circulez, y a rien à voir ! »

Il y a quelque chose de pathétique dans la réaction des clones de l’UMP répétant en boucle les fameux «  éléments de langage ». On a donc commencé par nier la défaite puis panique à bord, le Titanic va s’échouer (Lefebvre sera le dernier à jouer du violon à bord). Alors on tente de faire apparaître la carte de la peur : en avant pour l’insécurité alors qu’ils sont au pouvoir depuis 8 ans ! SOS pour l’UMP (Union pour un Mouvement en Perdition).

A l’heure du rassemblement de toute la Gauche ( je laisse de côté le Limousin , la Picardie ou la Bretagne où le PS adopte une attitude particulièrement scandaleuse vis à vis d’Europe Ecologie et du Front de Gauche, ah, ces vieux réflexes hégémoniques de caciques régionaux vraiment indécrottables ! )  (1), il convient d’infliger à Sarkozy une défaite si cuisante qu’il sera privé de l’argument d’une trop faible participation.

Il faut l’affaiblir le plus possible à la veille de son plan d’hyper austérité. Dés le 22 mars on attend des régions qu’elles respectent leurs engagements, qu’elles soient aux côtés des travailleurs en lutte, de véritables  boucliers sociaux et démocratiques. On ose espérer également qu’elles s’attellent à renouveler profondément les pratiques politiques ( pour cela, je doute un peu). Qu’elles s’impliquent sans doute davantage dans la défense réelle de l’emploi, les enjeux du logement, du transport, de l’éducation, de la santé et de la culture…

 Alors oui, confirmer et amplifier le vote du premier tour pour battre la droite mais nous savons que tout reste à faire , en premier lieu analyser sérieusement l’ABSTENTION, j’y reviendrai, qui touche d’une manière significative les jeunes et les couches populaires sans parler des quartiers en grande difficulté. Pour ne donner que quelques exemples, il y a eu 27 % de votants à Vaux en Velin, 28 % à Sarcelles, 28,3 % à Roubaix, 28,5 % à Clichy sous Bois, et dans certains bureaux de vote, le taux de participation est tombé à 11,8 % dans un quartier des Mureaux, 13 % aux Bosquets à Montfermeil, 18 % à Toulouse Le Mirail, etc…

Comment peut-on plus longtemps supporter et tolérer un tel état de fait ?

Face à une telle «  rupture citoyenne » il n’y aura pas de quoi se réjouir le 21 au soir mais au contraire à vite saisir l’ampleur du phénomène et à  «  retrousser ses manches ».

En deuxième lieu, travailler à une véritable alternative politique , le pire serait d’attendre 2012 alors que la crise économique et sociale continuera à faire ses ravages.

Quant au Parti Socialiste, nous savons que le vote en sa faveur est loin d’être un vote d’adhésion mais un vote avant tout de rejet de la droite, même si en Midi-Pyrénées, le bilan de Martin Malvy peut être considéré comme positif.

Malgré les critiques que l’on peut faire sur la liste tarnaise de « rassemblement à gauche », et il y en a, pas une seule voix ne doit manquer dimanche.

Oui, dans les urnes mais aussi dans la rue, avec la grève et les manifestations prévues dés le 23 mars, il faut battre la droite.

( 1) Court extrait de l’article de Pierre Marcelle dans Libération ( du 19 mars)

«  Remember Limoges »

Rien d’offre , sinon celle d’une gauche de la gauche minoritaire dont le score révèle cependant que, pour un PS qui se voit beau, il pèse encore de trop. C’est le sens de l’oukaze socialiste contre le NPA, allié avec le Front de gauche dans le Limousin (13,5% au premier tour). En prétendant exclure les partisans de Besancenot d’une union de la gauche locale qu’il ne conçoit qu’à sa botte, le PS a fait capoter le projet d’une liste laboratoire pour toute la gauche. Ce faisant, il a confirmé qu’il privilégiait, et bien au-delà des frontières limousines, son alliance avec les écologistes libéraux. C’est un choix. »

Auparavant, Pierre Marcelle écrivait, je ne peux m’empêcher de vous faire partager ces quelques lignes que je relis avec grand plaisir :

«  Ca, c’est fait »

Mais au-delà des pitreries rituelles, dont la plus éclatante résida dans la contestation arithmétique de leur défaite par les représentants bornés de l’UMP ( épisode dit du « déni »), le scrutin énonça une évidence dont les commentateurs, hélas firent peu de cas. Cette évidence, c’est la mort de la dite « Grande alliance » qu’on ne pleurera pas. La Grade alliance, souvenez-vus…Ce front socialo-écolo-centriste, mais à socle incontestablement libéral, qui devait fédérer le PS, les Verts et le Modem de François Bayrou…Du jour au lendemain, Pffft !, évaporée , la Grande alliance que chantèrent des Gracques au lendemain de la présidentielle.

La crise, sans doute, est passée par là, pour rappeler quelques évidences relatives à la fonction du politique face aux fatalités économiques, mais qui ne sont pas inéluctables, énoncées par des banquiers- ces chers banquiers.

Exit donc le Modem. La réalisation de cet objectif, le premier de Mélenchon, de son Parti de gauche et du Front du même nom qu’il suscita, constitue une information principale. »

 

Abstention : la fracture castraise

« Faire comme si… »

Mardi , c’est Mairie. Avec André nous rédigeons la tribune libre à paraître dans le prochain Castres Magazine (6 avril) : « Pas de développement durable sans démocratie locale » puis j’écris la première tribune pour le site de la Ville : «  MJC de Lameilhé : émotion et larmes ».  Il aura fallu des années pour que le Maire applique enfin la loi de …2002 .

De bonne heure, par un coup de fil ( j’ai encore quelques amis au PS ) , j’apprends la composition de la liste pour le 2ème tour des élections régionales. Le rassemblement de toute la Gauche s’est bien effectué, les Verts peuvent obtenir 2 sièges dont un pour Jocelyne, c’est une bonne chose, le Front de Gauche un pour Jeanne et éventuellement pour Guillaume … repêché de l’Aveyron ( Conseiller régional sortant du Parti de Gauche). Pas de commentaire au sujet des candidats PS ( Madame X a remplacé Mme Y) – mais chut ! l’heure est au rassemblement pour battre la Droite. Martin Malvy avec plus de 40 % au premier tour arrivera sans doute en tête des régions de Gauche au second.

A Castres comme dans tout le pays, le fait majeur reste le niveau très élevé de l’abstention. Alors, faut il «  faire  comme si » c’était un résultat comme un autre ? «  faire comme si »  la vie continuait comme avant et ainsi de suite ?

47,77 % de votants dans notre ville parmi lesquels d’ailleurs 4 % environ de bulletins nuls. Bien sûr pour la première fois, l’élection régionale n’était pas couplée à un autre scrutin législatif ou cantonal, bien sûr nous dit-on, l’entité Région est mal connue et les Conseillers régionaux peu reconnus mais ces facteurs ne suffisent toutefois pas à expliquer l’ampleur et la nature de l’abstention.

A l’évidence, une partie des électeurs de Droite ne s’est pas déplacée ( abstention-sanction) tant le rejet de la politique de Sarkozy est fort. C’est significatif dans les bureaux de Droite. 

Il n’y a eu que 39,26 % de votants salle du Conseil municipal, 43,79  % école Léon Rouzaud, 47,60  % salle polyvalente de l’Albinque et s’il fallait un exemple supplémentaire : 53,49 % dans le bureau le plus à Droite de la ville, les Serres municipales.

Il y a aussi l’abstention des jeunes et des couches populaires durement frappées par la crise. Cette désaffection populaire s’accentue et devient permanente.

Au cœur de nos quartiers, 38,07 % de votants à l’école maternelle de Laden et  40,72 % à l’école maternelle Louis David, il faudrait rajouter toutes celles et ceux non inscrits sur les listes électorales. Les raisons, nous les connaissons : «  Parce que cela ne changera pas grand chose à ma vie quotidienne », « Nous ne faisons plus confiance ni à la Gauche, ni à la Droite, tous pareils ».

Véritable vote censitaire, américanisation galopante, notre démocratie a-t-elle encore un sens ? Comme le dit Stéphane Alliès dans Médiapart : «  La Gauche aura-t-elle de quoi se réjouir d’une victoire aux Régionales  marquée par une très forte abstention et le retour en force du F.N. ? » Dans ces conditions, l’analyse des résultats bureau par bureau, a-t-elle encore un sens ? «  Faire comme si… »

 A tout seigneur, tout honneur ,  Martin Malvy : 36,28 % à Castres (39,92 % à Albi), de 27,90 % ( Collège des Cèdres ) à 46,66 %  ( Roulandou).

Le Front de Gauche : 5,96 % , à noter 9,78 % au cœur de Bisséous, 9,34 %  au cœur de Laden, 8,42 % au cœur de Lameilhé, 8,28 % ( La Capelanié).

Europe Ecologie  9,71 % avec des pointes à 12,89 % ( salle polyvalente de  l’Albinque), 12,63 % ( Maison des associations et syndicats). A noter le faible score dans les quartiers populaires : 5,09 % ( Aillot), 6, 28 % ( Louisa Paulin), 7,71 % ( école maternelle de Laden). Il y a du travail pour lier l’urgence sociale et l’urgence écologique !

Le Front National : 13, 35 % avec des résultats inquiétants dans les quartiers populaires là où nous l’avons vu, l’abstention est significative. Donc le F.N. : 18,98 % à Louis David, 16,35 % à Laden, 15,31 % au collège des Cèdres, etc… Merci qui ? Merci Eric Besson.

L’UMP n’atteint que 28 % ne faisant que 30 à 34 % dans des bureaux qui votent habituellement à 60 % à Droite.  A déplorer l’absence de déclarations et a fortiori de photos du Maire vice-président de l’UMP avec son adjoint tête de liste, secrétaire UMP de la 3ème circonscription.

Analyse rapide, partiale et très partielle du premier tour. Peut-on simplement avec sérieux en tirer quelques enseignements ?

Ah, j’oubliais : le Modem, 3,72 % en d’autres termes, rien !

Des socialistes et les leaders d’Europe Ecologie qui au cours des derniers mois avaient battu les estrades avec les représentants de ce parti avaient au soir du premier tour complètement oublié que celui-ci avait pu exister. Les ingrats !

Plus sérieusement, pour notre réflexion collective à venir, sur aucune liste de Gauche ne figure une candidate ou un candidat issu de «  la diversité » ( désolé, c’est le mot souvent utilisé). Pour quelle raison ?

Voilà, je « fais comme si… » , alors qu’au loin retentissent les cris des manifestants grecs, espagnols, portugais, et que se prépare en France un mouvement de grève et des manifestations pour le 23 mars.

 

Alors, et les élections régionales… ?

                                                                            Clara Zetkin

Télégramme

 

Martin Malvy brillamment réélu au 2ème  tour entre 65 et 70 % des voix si accord, à 55 % si triangulaire , bravo !

 l’homme est respectable et respecté – stop – la Maggie Thatcher de Montauban largement battue – stop -

le vrai choix du 1er tour n’est plus entre le PS et l’UMP mais à gauche entre le PS qui gouverne tout

et le pluralisme - stop – quelques élus du PS en plus ou en moins ne changeront rien – stop

un groupe important d’élus d’Europe Ecologie et du Front de Gauche est  nécessaire et indispensable – stop -

l’adversaire du PS au 1er  tour n’est pas la dispersion à gauche, bien au contraire – stop -

comprendre ce qui arrive à l’UMP privée de toute dynamique pour le 2ème tour – stop - 

L’adversaire est l’abstention, notamment dans les couches populaires et les jeunes - stop -

 Préparer dés maintenant la rénovation de la Gauche et la construction d’une majorité alternative

à N.Sarkozy en 2012 – stop – battre la Droite mais pas n’importe comment , en lui mettant

« une bonne Gauche »- stop – Modem en voie de disparition c’est bien, ça reposera certains socialistes

- stop – pour que la majorité de Gauche soit utile, il faut que la Gauche combative soit plus forte. La Gauche,

c’est celle qui s’engage aux côtés des mouvements sociaux – stop- liste PS dans le Tarn trop marquée

 par les courants,  sous courants ou autres clans encore très loin de la rénovation promise  - stop -

 on peut voter Europe Ecologie – stop – un conseiller régional écologiste tarnais actif,

toujours mieux qu’un conseiller régional PS muet – stop -  on peut voter Front de Gauche –

mais il faut voter !  – stop – le Front de Gauche  dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit,

utile pour les combats à venir mais dynamique encore à construire – stop - sans sectarisme – stop

Pour le Sud Tarn préférable une conseillère régionale Front de Gauche qu’un Conseiller régional PRG

stop – Pour une Région à Gauche, solidaire, écologique et citoyenne. Pour le maintien

et la relocalisation de l’emploi industriel et agricole. Pour la priorité aux services publics   - stop -

pour information : réunion publique Front de Gauche à Castres  jeudi 11 mars,

20h30, Parc des Expos avec Christian Picquet, Jeanne Jimenez, Nadine Verdier, etc…

Il y a 100 ans, le 8 mars 1910, lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, Clara Zetkin, membre de l’aile gauche du parti social-démocrate allemand, propose la création de la journée internationale des femmes, une journée de manifestation annuelle afin de militer pour le droit de vote, l’égalité entre les sexes et le socialisme. Cette initiative est à l’origine de la journée internationale des droits des femmes.

 

En première ligne contre Frêche

Ils n’ont pas attendu… les ouvriers de la 25ème heure

 

Nulle envie de revenir sur le feuilleton Frêche qui occupe maintenant l’actualité depuis des semaines et fait de cette campagne des Régionales un épisode vraiment peu glorieux de ce que devrait être le véritable enjeu de ces élections régionales.

 D’ailleurs, je me suis déjà exprimé dans ce blog le 14 décembre à ce sujet : «  Georges Frêche : indéfendable et inacceptable »  Déjà plus de 2 mois, comme le temps passe ! Souvenez vous : le Bureau National du Parti Socialiste venait d’accepter de soutenir  « le  roi de Septimanie » comme tête de liste.

 Mais la visite en cette fin de semaine à quelques heures de la reprise de nos cours respectifs,  de deux amis de retour à Montpellier où ils habitent et  travaillent, m’oblige à revenir sur la crise qui secoue le PS.

Je ne les avais pas vus depuis des années , nous avons mené des combats communs tant syndicalistes que politiques, ils avaient fait comme moi le choix du PS dans la perspective d’y développer un véritable courant de Gauche. Ils allaient vite déchanter car dans les sections du PS, en particulier de l’Hérault : qui n’est pas avec Frêche est promis rapidement à l’exclusion. Nous sommes loin des articles parus dans la presse car il faut avoir vécu l’humiliation, les pressions, les menaces pour se rendre compte de ce que représente un système politique verrouillé et au service d’un seul homme. Et cela dans l’indifférence générale tant le clientélisme à tous les niveaux faisait des ravages.

Chaque section de Montpellier est tenue par un élu ou un membre de sa famille. Toutes les élections internes sont truquées, la fraude y est permanente. Les rapports se succédaient aux rapports en direction de la rue de Solférino sans réaction ou si peu. Il est vrai que les dirigeants socialistes devaient ménager les 5 000 cartes d’adhérents de l’Hérault , les 15 000 cartes de la Région , lâcheté et cynisme à tous les niveaux.

Nul ne peut dire aujourd’hui : «  on ne savait pas ». Tout ce qui apparaît maintenant sur le devant de la scène était alors connu de tous.

Ce qui surprend n’est donc pas que Frêche fasse du Frêche, inutile de revenir sur l’ensemble de ses insultes, de sa violence au quotidien. A ce sujet en 2004, Jacques Molénat dans un livre : «  Le marigot des pouvoirs » écrivait : « Le Maire de Montpellier a même fait naître et prospérer une variété de socialisme à ce point unique : le fréchisme, un OVNI transpolitique qui se joue des frontières partisanes et se déploie sans aucun tabou électoral (…)Avec Frêche, on est en permanence dans l’abus de pouvoir ».

Ce qui étonne, c’est qu’il soit toujours présent. Ce qui étonne, c’est le Parti Socialiste qui a attendu la énième «  provoc » de son Ubu montpelliérain pour enfin lui opposer ( dans les plus mauvaises conditions d’ailleurs) un candidat aux Régionales.

Et encore tous les dirigeants nationaux ne se retrouvent pas dans ce choix. Certains comme Rebsamen ( ex n° 2) pour ne pas le nommer, champion hier toutes catégories de l’exclusion  soutient les exclus d’aujourd’hui , d’autres sont bien timides à l’instar de François Hollande, il est vrai qu’il a soutenu Frêche pendant des années. D’autres se font bien discrets, comme cet ex secrétaire départemental PS de la Haute- Garonne aujourd’hui député européen, qui signait des textes avec le triste sire , premier secrétaire fédéral de l’Hérault, et docteur honoris causa de la fraude tout azimut.

Certes, Frêche représentait l’assurance de conserver une Région étiquetée «  Gauche » . Mais quelle Gauche ?

Dans cette affaire, les socialistes ( pas tous, il fut le rappeler ) ont mis du temps à réaliser que leurs valeurs ne sont pas réductibles au fréchisme mais d’abord une question de contenus et de principes.

Mes deux camarades, ont-ils eu le grand tort d’avoir eu raison trop tôt ? Bien sûr que non . Ils sont tout de même  en droit de demander des comptes à ceux qui regardaient ailleurs ou qui bénéficiaient directement du système Frêche.

Leur combat continue , l’un est aux côtés de René Revol du Parti de Gauche, l’autre à Europe Ecologie ( à cause de Bové). Au 2ème tour, ils seront ensemble ( une fois de plus) pour mettre un terme définitif aux aventures «  du Frechus magnificus ».

On parle beaucoup de rénovation pour le PS, celle-ci tant de fois annoncée sera-t-elle au rendez vous  ( contre le cumul des mandats, etc…) ou alors «  Il faut que tout change pour que rien ne change » ? L’histoire est en train de s’écrire, bon courage les gars !

N.B. Dans le livre de J.Molénat, il est question d’un Me André Ferran, avocat de la ville de Montpellier et ami indéfectible du Maire ( 2004), aujourd’hui il sort un livre : «  De dérive en déraison, Georges Frêche se démasque ».