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Des questions rarement posées

« Inodore, incolore et sans saveur »

Le titre sur la couverture du dernier Castres Magazine (du 13 septembre au 4 octobre) se veut alléchant : « Enjeux et perspectives » (rien que ça…). Il s’agit sur 3 pages et 4 photos du Maire d’une pseudo-interview de ce dernier. A la lecture, la déception est au rendez vous. La pseudo-interview a-t-elle été réalisée il y a 3 ans, 1 an, à cette rentrée ? A l’évidence le Maire se répète , rabâche les mêmes généralités, en un mot comme dirait un de mes voisins, le Maire radote. Quelle rentrée !

Se faire interviewer par son service de communication, ça donne cela : « Comment expliquer une telle profusion de grands dossiers ? » P.Bugis : «  Il s’agit du résultat d’un travail de fond mené de façon continue .

Cela fait tout de même beaucoup de chantiers simultanés. N’y a -t-il pas risque de surchauffe ? ». P.Bugis : «  Non, car si le rythme des réalisations est soutenu, l’approche reste pragmatique et réaliste (…) Ne pas avancer signifie reculer.(…) Tous nos investissements, toutes nos actions sont mesurés en terme d’efficacité et de faisabilité. »

Inutile d’aller plus loin , tout est à l’avenant. C’est la méthode Coué. Soit le  Maire vit dans sa bulle, entouré de quelques courtisans, soit il se moque des habitants de sa ville.

Donc tout va bien, pas une seule trace d’une interrogation a fortiori d’une critique. Dormez braves gens, le premier magistrat nous berce et nous chante une comptine.

Malheureusement ce que vit au quotidien une grande partie de la population castraise est bien différent de ce qu’il veut nous faire croire, notamment dans un certain nombre de quartiers.

Voici donc les questions rarement posées que je me permets de lui soumettre :

1)      Ne regrettez vous pas d’avoir voté, début des années 90 avec vos amis J.Limouzy et J.Thouroude la privatisation d’un service public local de l’eau en très bon état pour en faire cadeau à la Lyonnaise des eaux ?

2)      Pour quelles raisons allez vous annoncer au prochain Conseil municipal une augmentation des tarifs de l’eau et de l’assainissement de près de 20 % ?

3)      Ne craignez vous pas que la décision que vous avez prise d’installer un hypermarché Leclerc n’affaiblisse gravement le commerce de proximité du quartier de l’Albinque ?

4)      N’êtes vous pas étonné que les villes de Tarbes, Rodez, Montauban, Albi soient concernées par le « Plan Musées en région » ( ministère de la Culture) et non le Musée Goya ? Ne regrettez vous pas d’avoir mis un terme à son projet de rénovation ?

5)      Que comptez vous faire pour engager la Ville dans une véritable dynamique économique, touristique, culturelle…suite au choix de l’UNESCO d’inscrire Albi au Patrimoine mondial de l’Humanité ? Pourquoi une telle discrétion de votre part ? Y a-t-il des joies muettes comme des douleurs muettes ?

6)      Vous parlez souvent de sécurité, il semble toutefois que l’efficacité ne soit pas au rendez vous. Pourquoi n’associez vous jamais le terme de prévention aux termes de dissuasion et de répression ? Croyez vous vraiment, bien sûr en dehors de votre idéologie, que la vidéo surveillance peut remplacer la présence humaine ?

7)      Vos réunions de quartier s’espacent de plus en plus avec à chaque fois moins de monde : au mieux, une fois tous les deux ans par quartier. Pourquoi restez vous à ce point sourd à la demande de création de conseils de quartier ?

8)      Pour vous, la culture se limite-t-elle à quelques concerts confiés à certains producteurs de spectacle et pourquoi avez vous tant de mal à faire connaître le coût financier pour la ville de ces spectacles ?

9)      Pourquoi vous acharnez vous contre l’éducation populaire, notamment les MJC ? Après celle du Centre, celle de Lameilhé ? Quand comptez vous arrêter d’affaiblir toutes les structures qui contribuent au lien social ?

10)  Vous avez supprimé, contrairement à toutes les autres villes du Tarn, la grande Fête des associations. Ne pensez vous pas qu’il serait temps de renouer avec une initiative  qui regroupait plusieurs milliers de personnes ?

Voilà 10 questions, bien sûr il y en a beaucoup d’autres. Deux d’entre elles seront posées au Conseil municipal prévu le 21 septembre.

N.B. Je suis injuste, il y a dans l’interview du service communication une nouvelle importante : « Quelles sont vos rapports avec le député de la circonscription ? » .P.Bugis : «  Ils varient entre mauvais et inexistants ».( Pour un scoop, c’est un scoop…). Cette fois, c’est sûr, me dit mon voisin, notre bon maire radote. Rappelons tout de même que les deux font partie de la même majorité présidentielle, le premier, vice- président de l’UMP, le deuxième, à ce jour, toujours  affilié au Nouveau Centre.

 

P.Bugis fait diversion

Absurde, vous avez dit absurde ? Comme c’est absurde !

 

Pour comprendre ce qui va suivre, lire le 1er épisode dans ce blog : « Nos librairies en danger »  qui relate la triste histoire d’achat de manuels scolaires pour l’enseignement du premier degré. Celui-ci ne se fera plus dans les librairies de notre ville mais par directive de la mairie aux écoles, chez Leclerc.

Il aura fallu presque 8 jours au Maire pour répondre au communiqué de presse des 5 élus du groupe d’opposition municipale  Castres A Gauche Vraiment. Long délai pour mettre au point une curieuse réponse à savoir «  Les absurdités des élus ». Il semble que nous soyons concernés et pour faire bonne mesure, Ph.Folliot qui n’en demandait pas tant, a droit au même traitement

Durant ces quelques jours, le maire a pu juger du fort mécontentement qui se propageait bien évidemment chez les salariés des librairies concernées , de leur clientèle, des petits commerces en centre ville, des enseignants, etc… Cela commençait en effet à faire du bruit dans le Landernau local. Alors, après mûre réflexion sans doute, le maire tente une misérable opération politicienne : déconsidérer les élus qui par leur communiqué rapportent les faits, tous les faits, rien que les faits.

Gros titre dans la Dépêche du Midi en date du 23 juin, «  Tout cela est absurde et je vais vous le prouver » (comprendre enfumer l’opinion publique par quelques arguties juridiques). Il est alors question du «  Code des marchés publics » en oubliant d’ailleurs de préciser au passage que celui-ci prévoit de considérer d’autres facteurs que le facteur financier (conseils, prêts de spécimens, etc…).

 Le problème posé ne se trouve pas à l’évidence dans les chapitres de ce code. Tout est beaucoup plus simple . Il suffit que P.Bugis réponde sereinement et sans insulter personne à 2 questions :

-         1ère question : promesse a-t-elle été faite il y a quelques semaines à l’entreprise Leclerc qu’elle détiendrait bientôt le marché des manuels scolaires sur notre ville ? OUI ou NON ? ( rayer la mention inutile)

-         2ème question : l’entreprise Leclerc a -t-elle été informée de l’offre financière proposée par les librairies ? OUI ou NON ( rayer la mention inutile)

Dans le cas d’espèce(s) (sonnantes et trébuchantes) qui nous intéresse, il ne s’agit pas ici d’ une commission d’appel d’offres avec son exigence de confidentialité ( enveloppes fermées qui ne seront ouvertes qu’au cours de la réunion de la commission). Alors confidentialité ou pas confidentialité ?

La très faible marge concernant la remise , 2 %, entre l’offre Leclerc et l’offre des librairies interroge.

Voilà les deux questions  posées au Maire en toute clarté, droit élémentaire de toute opposition, c’est à celles-ci qu’il doit répondre.

Même méthode

Dans le dernier magazine de la Ville de Castres, la majorité municipale ( ?) écrit que l’opposition a annoncé la fermeture de la halte-garderie de Bisséous. Le problème c’est que personne ne l’a dit ni écrit. Vieille technique de  rhétorique sarkozyenne.

Monique Maynadier, conseillère municipale, attire mon attention sur ce qu’il faut bien appeler ce nouveau mensonge. Elle précise et chacun peut en témoigner que le maire a été simplement interrogé après la fermeture du Centre social de Bisséous et la fin de la gestion de la halte-garderie par la Caf sur le devenir de celle-ci.

Elle précise : «  Quand le maire et sa majorité font semblant de découvrir aujourd’hui l’intention de la Caf de fermer le centre social et que se pose la question de l’avenir de la halte-garderie, ils se moquent du monde. L’échéance de fermeture initialement prévue  le 31 décembre 2009 avait été prolongée jusqu’à l’arrivée d’un nouveau directeur. » Beaucoup de personnes du quartier et élus ont œuvré pour empêcher cette fermeture qui aurait été un désastre pour tout le quartier. Monique tient à rajouter qu’il ne faut pas confondre ( comme l’indiquait un titre de la presse) le centre social qui n’est pas sauvé et la halte-garderie. Ce sont deux structures différentes.

Grosses ficelles et petites manœuvres ; il serait bon qu’à l’avenir, la majorité municipale évite (on peut rêver) toute entreprise de désinformation qui ne trompent d’ailleurs que ceux qui veulent vraiment se laisser tromper.

 

Plus C.O. que moi, tu meurs !

Un mauvais feuilleton

 A chaque Conseil municipal, son nouvel épisode. Vous dire que les élus municipaux sont passionnés serait exagéré. Plutôt Derrick que Dexter ( quoique…).

Tout commence il y a quelques mois. Enfer et damnation, le C.O. termine la saison 2008/2009 au fin fond du classement, frôlant la relégation. Le Maire de la ville dont chacun connaît les fréquents emportements, s’écrie : «  Ce club donne une très mauvaise image à notre ville. » Comprendre : il me fait honte (Je résume).

Déclaration pour le moins intempestive qui répondait à la pression du président actuel de la Ligue, ex-président du C.O. demandant une augmentation substantielle de la subvention de la ville. Pour plus d’infos : le C.O . au carrefour. (article paru sur mon blog le 1er juin 2009)

 Le député par l’odeur alléché, sent immédiatement la faute, que dis-je ? le crime. Comment le C.O. , un tel vecteur de reconnaissance de notre ville, ne serait pas assez aidé ! Que l’on dresse les bûchers !

Miracle ! Ne voilà-t-il pas que le club moribond se redresse et marche.

Magnifique saison 2009/2010. En tête du Top 14, le club promis à un quart de finale et plus si affinités. Tous ensemble…tous ensemble…

Si la défaite est souvent solitaire, les victoires sont toutes collectives. En avant ! «  Que le clairon sonne la charge ! » comme dirait l’autre. Allez C.O. !

Mais le péché originel est là, tenace, alors le député (qui vient de rejoindre la confrérie des Centristes du Centre du sénateur Arthuis – respect !- mais rassurez-vous, toujours dans la majorité présidentielle) s’affronte avec vigueur  à chaque Conseil municipal au Maire UMP ( qui hier  ne savait plus que ce parti pouvait exister).

Passionnant, c’est l’occasion de passer en revue les budgets de tous les clubs du Top 14 et pour ceux qui n’auraient pas compris, session de rattrapage au prochain Conseil municipal. Répétitif. Imaginez que chaque mois, vous subissez les mêmes discours ou autres postures…Ubuesque, me direz- vous, oui c’est cela. Vous aurez bien compris que l’augmentation ou pas de la subvention municipale ne sert que de prétexte à des positionnements locaux , sans intérêt. Nous sommes là dans un jeu de rôles qui tourne aujourd’hui à la farce. Carton jaune !

Et pendant ce temps là…

 

N.B. Pour tous les amateurs de rugby, on peut encore pratiquer ce sport et lire l’article – «  Du rugby cassoulet » à l’argent roi – Quand le ballon ovale ne tourne plus rond ( Le Monde diplomatique- Mars 2010) et «  Le rugby au stade-business » ( Bakchich hebdo, 27 /03-2/04)

 

 

IFACturation de …?

IFAC ( Institut de formation, d’animation et de conseil) … connais pas ! 

La presse locale et départementale, notamment La Dépêche du Midi en date du 13 mars 2007, l’Echo du Tarn ( 22-28 mars), la Semaine (23 mars) annonçaient l’adhésion de la Ville de Castres à l’IFAC. 

C’est officiel depuis le 12 mars : «  La Ville de Castres fait désormais partie du réseau constitué par l’IFAC qui vient de créer une antenne en Midi-Pyrénées(…) Pascal Bugis, le Maire de Castres siègera au conseil de cette structure aux côtés de Jean Luc Moudenc, le maire de Toulouse, JA Godfrain, le maire de Millau, B Carayon, le député-maire de Lavaur » ( La Semaine). «  Dernièrement à l’Hôtel de ville de Castres, sous l’impulsion notamment du Maire de Castres et des députés maires de Lavaur et Millau, une délégation régionale a été officialisée lors d’une assemblée constitutive » ( L’Echo du Tarn). 

« La ville adhère à un outil de formation » , sous ce titre La Dépêche du Midi écrit : «  Au-delà d’une décision a priori anodine(…) la ville vient de participer à la création effective depuis le 12 mars de l’IFAC. Le Maire est membre de droit du Conseil d’administration aux côtés des maires de Toulouse, de Lavaur et de Millau (…) D’évidence, elle a plutôt une connotation «  à droite » ce que confirme son directeur national présent ce jour là. 

Salle des mariages - Mairie de Castres

Pour rappel, l’IFAC est une association nationale créée en 1984 par André Santini et Charles Pasqua pour contrer l’influence des structures équivalentes marquées à gauche ( Léo Lagrange, UCPA, les Francas, Fédération des MJC, etc…) 

Elle intervient dans de nombreux domaines comme la formation ( BAFA, métiers de l’enfance, délégués des élèves ), le conseil aux collectivités locales et associations ( interventions sur les politiques et leur mise en œuvre…). Les missions pour les collectivités locales ( gestion de centres socio culturels et de centres de loisir, prévention éducative…) 

Il faudra attendre plus de deux mois soit le 22 mai 2007 pour qu’une délibération soit présentée au Conseil municipal pour entériner l’adhésion et surtout son prix : versement de la cotisation annuelle – commune de plus de 4000 habitants- fixée à 0, 10 € par habitant pour l’année 2007

Je suis intervenu ( voir compte rendu du C.M.) : «  C’est une délibération fort importante à tonalité idéologique forte ». Je m’étonnai qu’il ait fallu attendre deux mois, de la composition du Conseil d’administration ( voir plus haut). Je poursuivais : «  Il y a des intérêts financiers très importants derrière cette appellation IFAC qui méritent toute notre attention. » 

Je faisais remarquer en citant les articles de presse que P.Bugis a voulu marquer sa différence en ce qui concerne l’éducation populaire et remettre en question le travail de ceux qui jusqu’à maintenant étaient chargés de l’animation. Réponse du Maire : «  Bien sûr, je le revendique ». 

Je m’interrogeai alors sur les domaines possibles d’intervention de l’IFAC dans notre ville. Brigitte Desveaux, alors conseillère municipale des Verts, rappela notamment qu’en ce qui concerne le personnel d’animation, il existe déjà un organisme de formation nationale, auquel la mairie cotise au titre de chaque employé, c’est le Centre National de la formation de la Fonction publique. Alors pourquoi confier la formation des animateurs à un organisme qui a une telle connotation idéologique ? Au final, cette délibération fut adoptée à la majorité. 

Fin du premier épisode. 

Coup de théâtre : la Dépêche du Midi en date du 13 février 2010 nous apprend les drôles d’occupation du délégué régional de l’IFAC. En effet, cet ancien élu RPR déjà condamné en Seine et Marne à la prison ferme pour détournement de fonds de différentes associations ( on n’est pas trop regardant à l’UMP), passait son temps à envoyer différents courriers anonymes pour salir le député Philippe Folliot. L’activité du corbeau fut à son comble lors de la campagne électorale des Législatives en 2007. Pris la main sur la souris par une cellule de gendarmerie spécialiste de la cybercriminalité, il est à l’heure actuelle poursuivi en justice et devra comparaître le 12 mai prochain (l’audience prévue en février a en effet été reportée après les élections régionales). 

Un nouvel article de la Dépêche du Midi en date du 2 mars nous apprend que P.Bugis, le maire UMP de Castres et vice-président de l’IFAC, aussitôt informé a envoyé sa lettre de démission aux instances nationales de l’association. «  A l’époque on m’avait pressé ( sic !) de rentrer dans cette structure jugée à droite en me disant que cela pourrait ouvrir des possibilités de gestion éventuelle de structures dédiées à la jeunesse sur la ville ». Le Maire de Castres ajoute : «   qu’il n’a finalement jamais fait appel ( re-sic !) aux services de l’IFAC sur sa commune. L’adhésion était davantage politique qu’effective ». 

 Il faut préciser que B.Carayon, député-maire UMP de Lavaur préside l’IFAC Midi-Pyrénées ( il est alors en campagne dans la 4ème circonscription). 

Précisons encore : J.Thouroude, adjoint UMP, actuelle tête de liste aux élections régionales fait également partie du Conseil d’administration de l’IFAC ( alors en campagne dans la 3ème circonscription). 

Aujourd’hui, nos édiles UMP quittent précipitamment le navire IFAC. «  Je ne me souvenais même plus que j’en étais le vice-président » P Bugis. 

B.Carayon affirme «  n’avoir participé à aucune réunion de cette association » dont il est pourtant le président . 

Fin du deuxième épisode. 

  

Avant d’écrire les épisodes suivants qui comprendront comme vous le devinez sans doute des rebondissements certains, c’est le propre de tout feuilleton, on peut se poser et vous devez vous les poser quelques questions : 

Qui est donc le «  on » qui  a « pressé » le maire de Castres à adhérer ? 

Pourquoi verser une cotisation annuelle de 4 500 € soit 13 500 € depuis 2007 à une association sans faire appel à ses services ? 

Peut-on en l’occurrence croire que l’IFAC ne soit pas intervenue d’une manière ou d’une autre contre espèces sonnantes et trébuchantes ? 

Peut-on envisager un seul instant que les trois responsables UMP n’étaient pas au courant des agissements du corbeau pendant la campagne législative ? Beaucoup de candidats à ces élections furent en effet approchés par celui-ci et son acolyte ( ancien élu municipal) pour qu’ils participent à la déstabilisation de la candidature Folliot. 

Comment est- ce possible qu’une association ne soit de fait dirigée en Midi Pyrénées que par des responsables de l’UMP ? 

Accessoirement, je m’interroge également sur le report du procès, » le corbeau  » ou  » le délinquant multirécidiviste chevronné »  (comme on le dit à l’UMP) a sans doute beaucoup de choses à nous apprendre… 

En tout état de cause, la ville de Castres devra répondre à des questions précises dans ses rapports passés et présents avec l’IFAC ,en toute transparence bien sûr. 

A tout seigneur, tout honneur, le président de l’IFAC en Midi-Pyrénées, B. Carayon atteint soudainement d’amnésie, a lui également sans doute beaucoup de précisions à apporter. 

Nous sommes loin de l’épilogue… 

 

Pour que vive LO BOLEGASON

Notez le dés maintenant :  les  5 conseillers municipaux du groupe :

« la Gauche Rassemblée pour un réel changement »

et l’association « Castres A Gauche Vraiment »

vous invitent à l’occasion des vœux et pour partager la galette républicaine

le LUNDI 18 JANVIER , Maison des Associations et des Syndicats

à partir de 18 h.

Lundi 4 janvier ( rentrée scolaire), comme annoncé dans mon article paru sur ce blog  en date du 21 décembre  : «  Coup de tonnerre au Bolegason », je demande un rendez vous au Maire via son cabinet. Réponse rapide : je serai reçu le lendemain à 16h. Merci qui ? Merci Mr Le Maire.

Face à l’émotion soulevée par le non renouvellement du contrat du directeur , je désire entendre clairement quelles sont les raisons de cette décision pour le moins brutale et incompréhensible.

 

P.Bugis m’explique qu’il n’a rien à reprocher quant à la qualité de la programmation du Centre Culturel Musical et Multimédia, bien au contraire, il pense même qu’il sera difficile de retrouver un tel professionnalisme et une telle diversité d’activités.

 

Il insiste sur les mauvaises relations entretenues entre Marc Tison et la nouvelle présidente au conseil d’administration, sans doute aussi des rapports tendus avec le directeur général des services. Il met en cause une volonté d’indépendance du Centre qu’il distingue de l’autonomie nécessaire. Il insiste sur les demandes répétées d’augmentation du budget de fonctionnement formulé par le directeur. Il précise alors qu’il vaut mieux ne pas renouveler un contrat déjà vieux de 10 ans, temps considéré parait il comme long dans ce secteur d’activité. Il laisse enfin penser qu’il a pu exister des rapports parfois tendus avec certains «  groupes de répétition ». Il vaut donc mieux ne pas renouveler le contrat aujourd’hui que d’aller vers une éventuelle crise dans un ou deux ans.

Le Maire affirme que les missions du Bolegason restent et resteront inchangées tant pour la programmation, les publics ciblés, etc…

L’entretien eut le mérite d’une certaine ( croyons le) franchise, je suis très loin de partager la plupart des arguments avancés. Il est indéniable que le Centre fut depuis 10 ans géré d’une manière très professionnelle répondant ainsi à la définition précise de ses missions définies en son temps par notamment le ministère de la Culture.

 

Où se situe donc le curseur entre indépendance et autonomie ?

 A l’exemple d’une scène culturelle, d’un théâtre, le « politique » n’a pas à intervenir. Il peut juste rappeler ce que doivent être les missions d’un service public de la culture ( élargissement des publics, etc…) ce que faisait d’ailleurs très bien Marc Tison, en relation avec des établissements scolaires, l’école de musique, etc…

Se battre pour obtenir un budget plus important est la règle du jeu, d’autant plus que la somme versée par la Communauté d’agglomération a été revue à la baisse avec pour conséquence le non fonctionnement de l’espace multimédia et une certaine limitation de sa programmation.

Ces dernières années, il a fallu beaucoup de pugnacité vis à vis de la Communauté d’agglomération pour que le budget ne baisse pas encore.

 

Il est pour le moins curieux que la nouvelle vice- présidente du Conseil d’administration soit la déléguée au service de la collecte des déchets et du tri sélectif ( tout un programme !). Le tri sélectif s’appliquerait-il aussi à la Culture ?

Ce n’est pas lui faire offense mais force est de constater qu’il serait plus judicieux d’avoir à la tête du Bolegason une élue ou un élu en phase avec le secteur culturel. Cela lui permettrait plus facilement de comprendre les attentes et les besoins d’un responsable culturel.

Qu’en pense donc la maire-adjointe déléguée à la Culture de Castres ? bien silencieuse sur ce dossier.

Il faut souligner que pendant 10 ans, il n’y eut aucun incident à l’intérieur et à l’extérieur du Bolegason alors que la Droite avait promis, quand je présentais le dossier, l’apocalypse : attroupements de jeunes, bagarres, nuisances diverses, etc…

Rajoutons que lo Bolegason est donné en exemple dans toute la région et bien au-delà.

 

La Droite entre 1996 et 2001 a tout fait pour critiquer le projet. Je ne peux m’empêcher de citer ce que disait alors au Conseil municipal , le 8 juillet 1996 le conseiller municipal Front National : « La délibération portant le titre de Projet de lieu de pratiques musicales actuelles, je trouve que la somme pour cette étude est relativement importante pour un domaine pour lequel les médecins sont de plus en plus critiques, et les « psy » de tous ordres émettent des avis très inquiets alors sans aller au delà je voterai contre ».

Ce que disait tout haut alors le Front National était partagé par une partie de la Droite qui ne peut concevoir que la jeunesse puisse avoir des lieux de qualité pour la Culture.

 

J’espère qu’après des années où Lo Bolegason a su montrer son savoir-faire, qu’il n’y aura pas une régression concernant les pratiques culturelles .

A toutes celles et ceux qui fréquentent Lo Bolegason, à tous les groupes musicaux qui utilisent les studios de répétition de savoir se rassembler et faire preuve d’une grande  vigilance.

Il en va de l’avenir de la Culture dans notre ville bien affaiblie depuis des années.

J’apporte tout mon soutien et ma sympathie à Marc Tison pour l’ensemble du travail accompli.

Pour éviter de faux procès et agir en toute transparence, il suffit que le Maire associe des membres de l’Opposition aux travaux du conseil d’administration. Chiche !